DECHET
Posté le 29.05.2008 par ecoville
Photo : XAVIER THOUVENOT/METRO LYON
La première interdiction de consommer du poisson pêché dans le Rhône date de septembre 2005.
L'Affsa s'y met
Le 2e comité de suivi et d’information sur les PCB s’est tenu hier à Lyon. Alain Chabrolle, vice-président de la Frapna (Fédération régionale de la protection de la nature) engagé depuis trois ans dans ce dossier, s’est félicité de “la mise en œuvre d’études très importantes, notamment l’étude d’impact sanitaire de l’Afssa sur les pêcheurs consommateurs”. A partir d’octobre, l’étude sera menée sur
6 sites en France, avec 150 participants par site.
santé. PCB… un nom au son peu rassurant qui nous renvoie à l’interdiction de consommer les poissons du Rhône ou les anguilles de la Somme. Des études ont même montré que les ours polaires sont contaminés par des PCB ! Et l’homme dans tout ça ? “En France, aucune étude n’a jamais été menée pour savoir si l’homme est imprégné ou pas. On ne pouvait pas en rester là”, affirme Guillaume Llorca, responsable investigations au WWF-France.
L’ONG a ainsi financé une initiative des médecins de l’Asep (Association santé environnement Provence) pour réaliser une première étude d’imprégnation sur l’homme. Les résultats sont dévoilés aujourd’hui à Marseille, mais on en connaît déjà les grandes lignes.
Trois catégories analysées
L’Asep a réalisé des prélèvements sur 60 personnes réparties en trois catégories : une population consommant des poissons d’eau douce du Rhône et de son estuaire au moins une fois par semaine, une population résidant sur les rives du Rhône ne consommant pas ou très peu de poissons et une population témoin, de représentation nationale. “Globalement, il y a une différence significative entre les gens qui consomment régulièrement du poisson du Rhône et les gens qui habitent le long du fleuve, mais qui n’en consomment pas, les premiers ayant quatre fois plus de PCB que les seconds”, explique Patrice Halimi, secrétaire général de l’Asep.
Les risques pour la santé
Les analyses de la population témoin ont permis de relever ce qu’on appelle le “bruit de fond”, c’est-à-dire le taux d’imprégnation de la population générale. “Il se situe entre 5 et 20 picogrammes par gramme de matière grasse”, constate Patrice Halimi. On serait donc tous contaminés.
Quels risques pour la santé ? Les PCB sont classés comme cancérigènes potentiels par l’Organisation mondiale de la santé. Des études menées en Espagne ont montré que des personnes avec un taux de PCB double par rapport au “bruit de fond” ont 30% de probabilité en plus de développer un cancer du colorectal. Pas de panique pour autant : “Il y a une différence entre maladie et facteur de risque”, explique Patrice Halimi. “Qui fume n’aura pas nécessairement un cancer, mais, en tant que médecin de terrain, connaître l’exposition de la population me permettra de mieux conseiller mes patients.” C’est cette exigence qui a motivé les médecins à engager cette étude partielle, mais qui aboutit à tirer la sonnette d’alarme, en attendant l’étude d’envergure que va mener l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (voir encadré) dont les résultats ne devraient pas être connus avant quatre ans.
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Metrofrance.com
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Posté le 29.05.2008 par ecoville
Les 10 plus hautes tours du monde
28/05/2008
6- Pentominium (Dubaï)
516 mètres
Le Pentominium est un gratte-ciel actuellement en construction à Dubaï et destiné exclusivement à un usage exclusivement résidentiel. Chaque appartement occupera un étage ou une moitié d'étage, soit plus de 600 m2.
Crédit : DR
Posté le 27.05.2008 par ecoville
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Bien que 90 % des salariés européens déclare avoir pris conscience de l’impact écologique du gaspillage papier en entreprise, une nouvelle étude européenne montre que les comportements des salariés vis à vis des impressions n'évolue que trop faiblement, rejetant la faute sur les autres collègues...
Avec l'arrivée de l'informatique, on pensait et on affirmait que les consommations de papier diminueraient significativement. Si certaines opérations ont profité de cette révolution, l'importance de l'impression papier n'a pas confirmé cette assertion.
Lexmark et Ipsos ont publié le 13 mai les résultats d’une étude réalisée auprès de 5676 salariés interrogés dans 13 pays européens sur leurs comportements et leurs habitudes en matière d’impression sur le lieu de travail. Cette étude reprend une partie des indicateurs établis lors d’une précédente enquête menée début 2006 dans six pays d’Europe sur les attitudes des salariés face au gaspillage papier et de son impact économique et environnemental. Les résultats de cette nouvelle étude montrent qu'en deux ans les comportements et les habitudes des employés européens ont évolué.
Le gaspillage papier en Europe ne diminue que de façon limitée
Le nombre moyen de pages imprimées au travail par les salariés européens a diminué au cours des deux dernières années mais cette réduction reste faible et le nombre de pages imprimées demeure élevé avec 31 pages imprimées par salarié en 2007 contre 34 en 2006. Ce qui représente sur l'année plus de 35 kg de papier imprimé.
L’évolution du nombre de pages imprimées varie selon les secteurs d’activité. Le commerce qui était le secteur d’activités qui imprimait le plus il y a deux ans avec 47 pages imprimées par salarié par jour, voit le nombre de pages imprimées par salarié diminuer en deux ans pour passer à 34 pages. En revanche, le secteur des services est désormais le premier consommateur de papier avec 36 pages imprimées par jour par salarié bien que le nombre de pages imprimées ait diminué en deux ans (moins dix pages).
Les trois pays européens où les employés salariés sont les plus nombreux à estimer qu’il y a encore beaucoup d’impressions inutiles dans leur entreprise sont la Pologne (84%), l’Autriche (61%) et la France (60%). En revanche, ce palmarès change quelque peu quand il s’agit de juger sa contribution personnelle au gaspillage: la Pologne arrive en tête mais avec un score plus faible (51%), suivie de l’Autriche (32%) et de la Suède (32%). Ces résultats montrent que le décalage persiste entre la perception du gaspillage dans l’entreprise et de la contribution personnelle de chaque salarié au gaspillage papier. Au niveau européen, plus d’un salarié sur deux estime que le nombre d’impressions inutiles est toujours trop important dans leur entreprise mais, d’un point de vue personnel, seul un quart d’entre eux a l’impression de contribuer au gaspillage. Un comportement relativement classique quant il s'agit de porter un jugement sur soi-même : le comportement d'autrui est davantage mis en cause que le nôtre.
De plus, les pays les plus conscients de leur impact environnemental sont aussi ceux dont les employés se jugent le plus sévèrement.
En France, même si 60% des salariés déplorent toujours autant le nombre d’impressions inutiles dans l’entreprise, le nombre de pages imprimées par salarié par jour a diminué de 31 à 28 depuis 2006. Les salariés français sont plutôt de bons élèves comparés à la moyenne européenne de 31 pages par jour par salarié mais des efforts restent à fournir pour rivaliser avec les 20 pages de leurs homologues norvégiens.
Les directions des entreprises peinent à montrer l'exemple
D’après les résultats de cette nouvelle étude Lexmark / Ipsos, près de la moitié des entreprises européennes (49%) a revu sa politique d’impression en 2007.
La grande majorité des salariés européens (90%) est consciente des conséquences du gaspillage de papier sur l’environnement. Pourtant, parmi les entreprises ayant modifié leur politique d’impression, moins de la moitié a encouragé ses salariés à réduire le nombre de pages qu’ils impriment. Elles sont encore moins nombreuses à promouvoir ce changement en prônant l’utilisation d’imprimantes multifonctions (MFPs) ou l’impression recto-verso par défaut.
Parmi toutes les entreprises qui ont adopté une stratégie de réduction des impressions, seules 12% ont investi dans des solutions d’impression par identifiant personnel qui permet à chaque salarié de se responsabiliser et gérer ses impression personnelles. Il n’est pas surprenant dès lors, que deux tiers des salariés européens (62%) pensent encore pouvoir réduire leurs impressions de 30% tout en restant productifs.
Les bonnes pratiques en matières d'impression
- Modérer la consommation de papier. Dans les bureaux, l'imprimante, de plus en plus accessible, nous pousse à "sortir" de nombreux documents numériques, au cas où. Or, trop souvent ces impressions sont inexploitées tout en négligeant le formidable moyen de stockage qu'est notre ordinateur via une bonne gestion de nos fichiers. Il en résulte un important gâchis puisque chaque année selon l'ADEME, nous consommons, au total, environ 80 kg de papier par personne.
- Utiliser du papier recyclé. Faîtes connaître le papier recyclé à votre service achats, et/ou achetez-en pour votre consommation personnelle. Plus de 40% du bois exploité commercialement sert à la fabrication de papier. Or, le papier recyclé nécessite 20 fois moins d'arbres, 10 fois moins d'eau et 2 fois moins d'énergie que le papier blanc ordinaire, pour un prix quasi identique.
- Utiliser le verso des feuilles imprimées. Quasiment toutes les feuilles que nous utilisons ne sont imprimées que sur le recto. Or, nous en jetons des quantités importantes puisque par exemple, le papier constitue 80% des déchets produits par une administration. Pourquoi ne pas conserver ces feuilles comme brouillon en se réservant le verso ? Faites l'expérience et vous verrez le nombre de feuilles de brouillon qui s'accumulent ainsi et que vous pourrez même utiliser pour des ré-impression en mode brouillon sur le verso ! Mieux encore : imprimer directement en mode recto-verso si votre imprimante le permet.
- Publier une charte environnementale. Moins de la moitié des entreprises européennes dispose d’une telle charte : 78% en Suède, 34% seulement en Italie selon l'enquête Lexmark / Ipsos
- Près de deux tiers des salariés européens estiment qu’ils pourraient diminuer leurs impressions d’un tiers tout en restant productif. Les entreprises devraient essayer de mieux cerner leurs besoins et créer des initiatives pour soutenir leurs bonnes intentions.
- L’éducation est clé dans la réussite d’une stratégie de réduction des impressions : un tiers des salariés européens (33%) travaillant dans une entreprise n’ayant pas modifié sa politique d’impression récemment ne voit pas de raison de changer leurs habitudes d’impression et plus de la moitié (54%) estime que l’impression n’est pas une priorité pour leur entreprise.
En savoir plus
Notes
Etude réalisée par Ipsos auprès de 5676 salariés interrogés dans 13 pays européens sur leurs comportements et leurs habitudes en matière d’impression sur le lieu de travail. Les interviews ont été réalisées par téléphone et sur Internet du 24 octobre au 17 novembre 2007 auprès de salariés issus d’échantillons représentatifs de chacun des pays suivants : France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Suède, Norvège, Danemark, Autriche, Belgique, Pays-Bas, Pologne et Portugal.
Référence
Observatoire des comportements durables des salariés européens - IPSOS
Liens
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Auteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)
Posté le 27.05.2008 par ecoville
Barrasford (Royaume-Uni), envoyé spécial
Trois renflements du sol, couverts d'herbes folles, dans un coin abandonné de carrière. Rien de plus banal, apparemment. Sauf pour David Manning, professeur de géologie à l'université de Newcastle (Royaume-Uni), pour qui ils ont été la source d'une très grande surprise. Ces tumulus concrétisent une expérience que le scientifique mène depuis 2002 dans cette carrière de matériaux pour travaux routiers.
David Manning y testait un mélange de compost et de poussières de carrière, afin d'évaluer s'il ferait une bonne couverture après la fermeture de la carrière. En 2007, revenant sur le site, il a constaté que s'étaient formés des cristaux de carbonate de calcium, c'est-à-dire de craie, dans des proportions tout à fait inattendues. Une analyse ultérieure a montré que les carbonates provenaient des plantes, et non de la roche.
Cette observation a conduit le géologue à penser qu'il y avait là un moyen totalement nouveau d'absorber du gaz carbonique : la stimulation du processus naturel de fixation de carbone par les plantes. Les plantes absorbent le CO2 par photosynthèse, on le sait. Mais elles en exsudent une partie sous forme d'acide organique. Pourquoi ? "C'est le résultat d'un stress, explique David Manning. Quand elles manquent de nourriture, elles relâchent un acide qui va dissoudre la roche sous-jacente et libérer des éléments nutritifs, comme le phosphore."
Dans la plupart des sols, ce carbone retourne dans l'atmosphère. Mais dans ceux qui sont riches en calcium, l'acide, qui contient le carbone, réagit avec le calcium en formant des carbonates de calcium qui se déposent sous les racines. Des analyses isotopiques ont montré que ce piégeage de carbone est conséquent : il pourrait ainsi atteindre 150 kg par an et par hectare dans un champ de blé.
Les carbonates du sol restent stables pendant de très longues périodes et constituent donc un puits géologique quasi permanent de carbone. "On pourrait les utiliser, de manière passive, de la même manière qu'on utilise les roselières, dans le lagunage, pour capter les métaux lourds des eaux polluées", affirme David Manning.
En enrichissant les sols en calcium, on pourrait en effet stimuler ce processus. Ce calcium pourrait provenir des carrières de roches volcaniques, qui en produisent de grandes quantités à travers les poussières qu'elles génèrent. Les chantiers de démolition seraient susceptibles de constituer une autre source de calcium, tout comme la sidérurgie.
UN MODÈLE INFORMATIQUE
Selon David Manning, les 2,5 millions d'hectares de blé cultivés en Angleterre pourraient ainsi absorber 14 millions de tonnes de CO2, soit près de 3 % des émissions du pays. Mais on pourrait aussi fixer le carbone dans les terrains de restauration végétale des carrières ou des chantiers.
Reste à faire vérifier la validité de la méthode par un réseau de laboratoires. Les chercheurs vont constituer des sols artificiels, fortement enrichis en calcium, et y faire pousser du blé, du lupin et du sedum (une plante grasse), afin de mesurer les quantités de carbone fixées. Cela permettra d'élaborer un modèle informatique définissant la vitesse et l'importance de la formation de carbonate de calcium dans des sols de différentes compositions. " Cette méthode de lutte contre le changement climatique pourrait être très peu onéreuse", estime David Manning.
Cette expérimentation montre bien le nouvel intérêt que suscitent les sols, dont les climatologues découvrent qu'ils sont un acteur majeur du cycle du carbone. Les sols de la planète contiennent plus de gaz carbonique que l'atmosphère et la végétation terrestre : 1 500 milliards de tonnes pour les sols organiques et 720 pour les sols carbonatés, contre 500 dans toute la végétation.
Hervé Kempf
Posté le 27.05.2008 par ecoville
Photo : Thomas Coex/AFP
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et le président de la Fédération française de tennis Christian Bîmes, ont lancé lundi à Roland-Garros l'opération "Balle jaune" qui consiste à récupérer les balles usagées pour les recycler.
Accompagné pour l'occasion des joueurs français Gilles Simon et Mathilde Johansson, MM. Borloo et Bîmes ont déposé des balles de tennis dans un container placé dans l'enceinte de Roland-Garros et qui servira à la collecte durant la quinzaine du tournoi.
Toutes les balles récupérées seront recyclées et reconverties en sols sportifs qui, dans le cadre de cette opération, seront mis à disposition d'enfants en difficultés via l'association "Premiers de cordée".
L'objectif est de récolter 80.000 balles à la fin de la compétition. Environ 14 millions de balles sont produites chaque année en France et leur dégradation naturelle prend plusieurs siècles.
"Ces petites balles jaunes, c'est pour sauver la balle bleue, la planète, a expliqué le ministre. Cette histoire de balle, c'est très important. Tout le monde a une balle de tennis chez soi, une vieille balle qui traîne. Il faut que des millions de Français prennent l'habitude, que ça déclenche d'autres gestes dans d'autres comportements de la vie. C'est pour ça que c'est particulièrement important."
D'autres containers ont été installés dans les clubs de tennis de France et une dizaine d'autres opérations du même genre auront lieu avec l'objectif, à terme, de récupérer cinquante pour cent des balles fabriquées en France.
La FFT a également signé lundi un engagement sur trois ans pour un programme environnemental qui débutera par un "bilan carbone" sur les émissions de gaz à effet de serre lors de Roland-Garros.
Après le rugby, la FFT est la deuxième fédération sportive à s'engager sur des actions éco-responsables et M. Borloo a demandé au secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, que toutes les fédérations de sport soient sollicitées pour prendre de telles initiatives.
© 2008 AFP
Posté le 27.05.2008 par ecoville
Photo : tm_lv/flickr.com
Nettoyage de printemps
Votre appartement sent le renfermé ? Les rayons de soleil font ressortir toute la poussière accumulée dans votre maison ? La solution, c'est un grand nettoyage de printemps. Nos 7 conseils pour faire le propre dans sa maison sans trop polluer.
1. Trier ses vêtements d'hiver avant de ressortir ses tenues légères
2. Retourner son matelas et laver sa couette
3. Chasser les poussières...
4. ... et les fuites
5. Faire le point sur l'électricité
6. Nettoyer les sols en profondeur
7. Aérer au maximum
1. Premier réflexe : faire le tri dans ses vêtements d'hiver entre tout ce qui a "vécu", ce qui sera toujours d'actualité l'année prochaine et ce qui mérite un détour par le pressing (comme son manteau par exemple).
Pour certains vêtements un peu usés, un petit détour par la case "couture" pour réparer un accroc ou remettre un bouton suffira amplement à le rendre apte à passer une année supplémentaire. Economique... et écologique puisqu'on jette moins. Une fois le tri réalisé, il ne reste plus qu'à ranger tous ses vêtements chauds pour la durée de l'été et à ressortir les tenues légères.
2. Un lit propre
Du côté du lit, il faut penser à retourner le matelas. C'est l'occasion de l'aérer et de le secouer pour enlever la poussière, le mieux étant de le laisser dehors une journée. Si ce n'est pas possible, un petit coup d'aspirateur des deux côtés sera bénéfique. Même chose pour la couette qui a besoin d'être nettoyée régulièrement pour lutter contre les acariens. Un petit tour à la laverie automatique près de chez soi avec des noix de lavage ou une lessive écologique fera l'affaire. Et pour le séchage, pourquoi ne pas profiter du soleil au balcon ou dans le jardin ?
3. Chasser les poussières
Un coup d'aspirateur et de chiffon partout dans la maison ne sera pas un luxe. Et pour ce nettoyage de printemps, tous les coins et recoins doivent être visités. Le dessus des placards, le dessous de l'évier, les plinthes et interrupteurs, les lustres, les radiateurs, les bibliothèques... rien ne doit être laissé au hasard.
L'utilisation d'un simple bout de tissu en coton est suffisante pour faire office de chiffon. Et comme produit dépoussiérant, optez pour un produit écologique non allergène ou créer vous-même votre produit en mélangeant de la cire d'abeille et des huiles essentielles pour l'odeur.
4. Chasser les fuites
Passer partout dans la maison est une bonne opportunité pour identifier d'éventuelles fuites d'eau. En passant l'aspirateur dans les recoins, autant en profiter pour jeter un coup d'oeil sur les tuyaux et s'assurer qu'aucune trace humide n'est apparue et qu'aucun robinet ne goutte (ce qui correspond en moyenne à 120 litres d'eau gaspillés par jour).
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Si c'est le cas, tentez la réparation minute ou direction un magasin de bricolage pour changer la pièce usagée. Par la même occasion, pourquoi ne pas en profiter pour installer des aérateurs d'eau. Pour un coût moyen de 10 euros environ, cet embout, qui injecte de minuscules bulles d’air dans l’eau en sortie de robinet, permet de réduire le débit d’eau de 30 à 40%.
5. Un point sur l'électricité
Pour limiter sa consommation d'électricité, il faut s'imposer un dépoussiérage régulier des convecteurs (meilleur transfert de la chaleur) mais aussi dégivrer son réfrigérateur tous les trois mois. Un nettoyage complet de celui-ci avec du jus de citron ou de l'eau vinaigrée est fortement conseillé pour ce nettoyage de printemps. Si vous avez accès à la grille située à l'arrière du frigo, un petit coup de chiffon lui fera le plus grand bien car le compresseur sera moins sollicité.
Dans le même ordre d'idée, c'est l'occasion de prendre son courage à deux mains et de nettoyer manuellement son four pour éviter au maximum les pyrolyses, très gourmandes en électricité. Là encore, de l'eau vinaigrée et beaucoup d'huile de coude sont recommandées.
6. Un nettoyage écologique pour ses sols
Optez pour des produits écologiques pour nettoyer vos sols. De la cire d'abeille écologique ou de l'huile de lin pour les parquets, de la pierre d'argile pour les carrelages et salles de bain. C'est un excellent nettoyant naturel, particulièrement efficace contre les traces d'eau et de tartre et pour faire les vitres. Enfin, pour donner de l'éclat à son carrelage, un peu de vinaigre blanc.
7. Faire circuler l'air
Pour venir à bout des mauvaises odeurs mais aussi et surtout faire disparaître tous les produits toxiques volatiles qui se sont accumulés dans l'air confiné de votre appartement ou de votre maison, une seule solution : aérer. C'est simple, parfaitement écologique et cela permet d'assainir considérablement son environnement. Dès qu'il fait beau et suffisamment chaud, il ne faut pas hésiter à ouvrir en grand ses fenêtres et à faire circuler l'air.
Florence Santrot
Florence Santrot
Metrofrance.com
Posté le 23.05.2008 par ecoville
AFP
Dans le bassin du Congo, le trafic de bois illégal continue de prospérer.
LIBONGO (Cameroun) ENVOYÉE SPÉCIALE
Pour atteindre Libongo, l'avion a survolé longtemps la forêt avant de se poser sur la piste de terre rouge, dessinant une longue traînée dans cet océan végétal. Ici, aux confins orientaux du Cameroun, à la frontière de la République centrafricaine, commence le fief de la Société d'exploitations forestières et agricoles du Cameroun (Sefac). Douala est à deux journées de pistes cabossées. La concession de 400 000 hectares appartient aux Dajelli, une famille italienne dont le fils, Roberto, raconte que son père a découvert l'endroit lors d'un voyage en pirogue. C'était à la fin des années 1960. Depuis, l'histoire des Dajelli et de Libongo sont indissociables et le village vit au gré de la demande mondiale pour les essences tropicales.
SUR LE MEME SUJET
Reportage Un vaste trafic de bois exotiques sévit au Cameroun €
Forum Afrique
Chiffres
CRÉÉ EN 1993, le Forest Stewardship Council (FSC) ou Conseil de bonne gestion forestière est un organisme indépendant composé d'ONG et de forestiers. Son objectif est de promouvoir une exploitation "environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable".
10 PRINCIPES environnementaux et sociaux doivent être respectés pour obtenir le label FSC, qui est considéré comme le label le plus exigeant.
7 % DES SUPERFICIES forestières dédiées à la production sont certifiés FSC dans le monde. Cela représente 103 millions d'hectares. La moitié sont des forêts boréales et 12 % sont tropicales. Les surfaces certifiées, encore très minoritaires, sont néanmoins en forte progression.
La Sefac fait partie des rares concessions à avoir choisi de faire certifier son bois par le label FSC (Forest Stewardship Council). Caution pour les acheteurs européens que la forêt est exploitée de façon durable et que l'entreprise traite ses salariés avec un minimum d'égards. Au total, moins de 1 % des surfaces sont certifiées au Cameroun. Un confetti parmi les 6,5 millions d'hectares confiés à des entreprises, pour la plupart européennes et depuis peu chinoises. "Dans des pays où le trafic de bois est monnaie courante, la certification garantit que la forêt n'est pas pillée", explique Jean Bakouma de l'organisation de protection de la nature WWF (World Wild Foundation) qui encourage cette démarche dans le bassin du Congo. Sur le terrain, l'ONG a dépêché une équipe pour aider l'entreprise à atteindre les standards du FSC. Le travail a duré quatre ans.
Les forêts d'Afrique centrale forment le deuxième massif tropical au monde. Leur préservation est un enjeu majeur pour l'avenir de la biodiversité. Jusqu'à présent, la déforestation y a été mieux contenue qu'en Amérique du Sud mais les besoins de la Chine exercent une pression croissante.
La Sefac n'a pas toujours été la concession modèle qu'elle veut incarner aujourd'hui. Au début de la décennie, Greenpeace a dénoncé à plusieurs reprises des opérations de coupes illégales. Pourquoi cette conversion ? "A l'avenir, seuls ceux qui fourniront du bois propre pourront continuer d'exploiter", pronostique Roberto Dajelli. A ce jour, le marché n'est pas au rendez-vous. Seuls les Pays-Bas exigent du bois certifié pour la réalisation de leurs chantiers publics. Mais ce n'est pas la seule raison. La luxuriance des jungles tropicales gravées dans les mémoires semble ici déjà un lointain souvenir. "On repasse depuis trente ans sur les mêmes parcelles", raconte un vieil ouvrier. Les troncs de très grand diamètre se font rares et le ciel ne disparaît jamais très longtemps lorsqu'on s'aventure sous les cimes
Au début de l'exploitation, seul était coupé le sapeli, un bois rouge et cher, capable d'amortir les 1 200 kilomètres à parcourir pour atteindre les bateaux qui emportent la marchandise vers l'Europe. Puis s'est ajouté l'ayous, un bois blanc de moindre valeur mais abondant. Il est désormais question de piocher dans d'autres essences comme le fraké ou le tali. Mesure de précaution.
"Nous devons préserver les ressources", insiste Oumar Abakar, l'ingénieur chargé de l'aménagement. Il montre une pile de rapports : protocole de Kyoto sur le climat, convention sur la biodiversité, conférence de Rio sur le développement durable... "Je lis tout", raconte-t-il fièrement. Avec le processus de certification, il a été formé pendant six mois à la gestion durable. Inventaire des parcelles, suivi des essences, mise en défense des zones sensibles comme l'abord des rivières guident la nouvelle politique d'exploitation. Le nombre d'arbres coupés est passé de 8 000 par an à environ 6 000. Le label contraint à un suivi écologique plus exigeant que la loi camerounaise. Même si, déplore Jean Bakouma, "c'est la forêt entière qu'il faut protéger et pas seulement le bois commercialisable".
La certification a ses limites. Séraphin Ngoumbé en sait quelque chose. Le sociologue est chargé d'améliorer la politique sociale de l'entreprise. Le résultat reste relatif. Les 6 000 habitants de Libongo et de ses alentours ont gagné d'avoir enfin un médecin à demeure. Ce ne sera pas trop pour traiter la quarantaine de malades que reçoit chaque jour l'infirmerie du village. Paludisme, fièvre typhoïde, sida... Libongo connaît tous les maux de l'Afrique. Auxquels s'ajoute ici la pneumoconiose, la maladie des coupeurs de bois, dont les poumons sont emplis de sciure.
"L'entreprise nous a demandé des efforts pour obtenir son label, nous n'avons rien reçu en retour et nous avons peur que l'arrivée de nouvelles machines fasse partir des hommes", se plaint Roger, un mécanicien. Du lundi au samedi, les ouvriers chargés de la coupe continuent de dormir en forêt sous des tentes de fortune, au milieu des moustiques et de l'humidité. Pour des salaires misérables, même si, dit-on, ici on paie un peu mieux qu'ailleurs.
Mais le véritable crève-coeur de Séraphin Ngoumbé, ce sont les Pygmées de la tribu baka, échoués à la périphérie de Libongo. Expulsés de la forêt qui est toute leur histoire. Dans tout le bassin du Congo, le sort des peuples autochtones est la face la plus douloureuse de l'exploitation forestière. Sur le papier, la loi camerounaise leur accorde un droit d'usage de la forêt. Sur le terrain, celui-ci est rarement respecté. "Nous avons établi avec les Bakas les cartes des espaces auxquels ils doivent garder accès pour se nourrir", se défend le sociologue sans contester qu'il faudrait beaucoup plus pour sauver ces populations en péril.
Laurence Caramel
Posté le 18.05.2008 par ecoville
Photo : Mario Laporta/AFP
Des écologistes tentent de d'enlever des déchets d'une rue de Naples, le 18 mai 2008
Le chaos menace à Naples où les habitants excédés incendient les poubelles, jettent des pierres sur les pompiers et barrent les rues avec des immondices à trois jours de l'arrivée de Silvio Berlusconi qui a promis de régler le "scandale" des déchets en Campanie.
Des dizaines de feux de poubelles sont signalés chaque jour dans la région empestant l'atmosphère tandis que la circulation est devenue très difficile en ville où les poubelles barrent de nombreuses chaussées en signe de protestation, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le préfet de Naples a convoqué pour dimanche soir une réunion d'urgence des responsables de la sécurité pour faire face à une situation qualifiée de "proche de l'émeute" ou ressemblant à une "guérilla urbaine" par les journaux italiens.
L'ordre des médecins de la ville a fait part dans un communiqué de sa préoccupation devant la multiplication des rats, des cafards et des insectes et estimé que la situation sanitaire "déjà difficile, menaçait de devenir dramatique".
Les pompiers ont signalé être intervenus 84 fois dans la nuit de samedi à dimanche et doivent parfois être accompagnés par des policiers car la population, incommodée par les odeurs pestilentielles aggravées par la chaleur (jusqu'à 27 degrés centigrades), s'oppose à leurs interventions.
Selon les estimations des médias locaux, 6.000 tonnes d'ordures s'accumulent dans les rues de Naples et près de 50.000 autres tonnes dans les villes et le long des routes de Campanie.
Les plans d'urgence adoptés à la fin janvier lors de la précédente crise par le gouvernement Prodi n'ont pas eu les effets escomptés, souligne dimanche la presse italienne.
Sans collecte différenciée, les rares décharges non saturées encore en activité en Campanie ne peuvent accueillir légalement les déchets. Des décisions de justice interdisent régulièrement aux autorités locales de rouvrir des décharges parce que la croissance anarchique immobilière de Naples les ont placées peu à peu au coeur de quartiers défavorisés.
Dans d'autres cas, ce sont des associations de défense de l'environnement ou de riverains qui s'opposent, parfois par la force, à la réouverture d'anciens sites de stockages ou aux travaux préparatoires à la construction d'usines d'incinération.
L'envoi des déchets par trains spéciaux vers des usines allemandes ou par bateau vers d'autres régions d'Italie ne concerne pas des quantités suffisantes pour résoudre le problème.
Enfin la camorra, la mafia napolitaine, est régulièrement accusée par les autorités de travailler en sous-main pour empêcher toute solution de la crise de façon à pouvoir exploiter pour son compte le juteux marché de l'élimination des déchets.
Silvio Berlusconi qui a fait de la résolution de la crise l'un des thèmes de la campagne qui lui a permis de battre la gauche lors des élections générales des 13 et 14 avril dernier, a convoqué symboliquement pour mercredi à Naples le premier conseil des ministres de son quatrième gouvernement.
La presse italienne lui prête dimanche l'intention de recourir très largement à l'armée pour faire face à la situation et de garder désormais secrets les lieux de stockage des ordures pour éviter les oppositions de toutes sortes auxquels se heurtent aujourd'hui les autorités.
© 2008 AFP
Posté le 16.05.2008 par ecoville
16.05.2008 | Feu vers Lille
«Un feu dans un bloc au Pacot Vandracq à Lambersart jeudi 15 mai 2008»
Posté le 16.05.2008 par ecoville
14.05.2008 | Feu à Dubaï
Michel, un internaute, nous a envoyé cette image avec ce commentaire: «Le feux s'est déclaré à 14h45 heure locale, dans un immeuble dans le quartier de media city»