DECHET
Posté le 19.10.2007 par ecoville
Mesure 12 : De la consommation durable à l’école
Mesure 3 du groupe de travail 4 : "Adopter des modes de production et de consommation durables"
D’où vient le lait consommé au petit-déjeuner ? A quoi ressemble le thon avant d’être découpé en ces tranches et ces miettes que les petits adorent ? Alors que 76% de la population française habite en ville, ce n’est pas sûr que tous les enfants le sachent. C’est pourquoi, le groupe de travail 4 chargé d’encourager la consommation durable propose de mettre en place dès 2008 un module ciblé sur l’écologie et la consommation durable dans les programmes scolaires.
« Les enfants sont au même temps les futurs acteurs de la consommation responsable et les premiers concernés, car c’est leur avenir qui se prépare », explique Yves Paccalet, président de Green Cross-France et membre du groupe de travail 4. « Le problème est que ceux qui établissent les programmes scolaires n’ont pas toujours un grand sens pédagogique : il faut qu’on fasse rêver les enfants avec la nature ! » , conclut Yves Paccalet.
Dynamiser l’enseignement
L'éducation à l'environnement fait partie intégrante, depuis la rentrée 2004, de la formation des élèves de la maternelle au lycée, selon une circulaire publiée en juillet 2004. Cet enseignement n’est pas une nouvelle discipline mais un sujet transversal par lequel toutes les matières sont concernées.
De plus, les enseignants manquent parfois du matériel et des outils nécessaires pour faire de l’écologie un sujet ludique et stimulant pour les enfants. Le groupe 4 veut donner un statut plus clair à cette thématique centrale dans la formation des citoyens de demain.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
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Posté le 19.10.2007 par ecoville
L’environnement est par définition un enjeu global, mais souvent la coopération internationale s’impose surtout pour des raisons économiques. C’est ce qui souligne le groupe de travail 3 dans ses recommandations concernant les produits chimiques. Dans le souci d’assurer une concurrence loyale entre produits européens et produits importés, le groupe 3 demande que les importateurs soient obligés de préciser la composition chimique des produits qu’ils commercialisent.
"Le règlement européen sur les substances chimiques (REACH), impose aujourd’hui que soient contrôlés les articles qui relarguent intentionnellement des substances chimiques (comme les stylos qui relarguent de l’encre et les feux d’artifices, des métaux) mais fait l’impasse sur les autres produits", explique Jean Pelin, directeur général de l’Union des industries chimiques. Alors quand nos vêtements, nos jouets ou nos meubles viennent d’un pays hors union européenne, nous n’en connaissons pas toujours la composition.
C’est grave quand on sait que certains produits chimiques peuvent favoriser de graves problèmes de santé (impuissance, cancers, troubles reproductifs…). C’est grave aussi quand les entreprises françaises décident de délocaliser pour faire face à la concurrence de pays où les règlements sont moins stricts, voire inexistants, comme le craint Jean Pelin. Pour le groupe 3, la solution passe par une convention internationale sur le modèle de REACH. A la France de faire pression en ce sens lors de sa présidence de l’Union européenne au deuxième semestre 2008.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 17.10.2007 par ecoville
On dit parfois des États-Unis que c'est une nation d'hyperconsommateurs qui polluent la terre en la souillant de montagnes d'ordures. Pourtant, une tendance opposée est en train de balayer le pays, à la faveur d'une prise de conscience aiguë des conséquences du réchauffement climatique et de l'état inquiétant de l'environnement. Tous les éléments de la société, qu'il s'agisse d'associations civiles, de municipalités, des milieux industriels ou de simples particuliers, ont décidé de s'impliquer.
Neil Seldman, président de l'Institute for Local Self-Reliance (l'Institut de l'autonomie à l'échelle locale), qui a son siège à Washington, affirme que le mouvement en faveur du recyclage a pris un bel essor, en particulier dans les secteurs du bâtiment et de la démolition.
« Je dirais qu'à l'heure actuelle, quelque 80 % des déchets de la construction et de la démolition sont réutilisés. C'est une progression de 25 % par rapport à la situation qu'on pouvait observer il y a cinq ou six ans », a-t-il dit à l'USINFO.
« Le secteur de ce qu'on appelle la déconstruction, consistant à démolir des immeubles délicatement, à la main, afin d'en préserver les matériaux encore en parfait état et réutilisables, a également bien démarré. L'essor du recyclage des déchets de construction et de démolition a ajouté des quantités énormes de matériaux recyclés. »
Ces matériaux peuvent ensuite servir à la construction de nouveaux bâtiments aussi bien qu'à la rénovation, autre secteur qui a le vent en poupe.
Les progrès de la technique du ramassage des ordures ont eu pour effet d'augmenter, eux aussi, la capacité de recyclage. Un particulier peut à présent placer toutes les matières recyclables à jeter, notamment le verre, le plastique et le papier, dans une poubelle spéciale sur roues que les éboueurs peuvent ramasser mécaniquement dans des camions spécialement conçus à cet effet.
« Le recyclage est devenu plus pratique, et donc plus de gens y participent », a déclaré M. Seldman. « Certes, cela exige la création de dispositifs de tri, mais les progrès techniques dans ce domaine ont été remarquables. »
« Les activités de recyclage et la guerre contre le gaspillage non seulement contribuent à conserver les ressources, à réduire les déchets et à économiser de l'argent, mais elles peuvent également contribuer à la lutte contre les changements climatiques mondiaux », a affirmé à l'USINFO Mme Roxanne Smith, l'une des porte-parole de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).
L'EPA s'associe à diverses organisations ainsi qu'aux pouvoirs publics locaux afin de favoriser une meilleure gestion des déchets grâce notamment à son programme anti-déchets volontaire « WasteWise » qui offre « des outils et des ressources aux collectivités qui cherchent des solutions économiquement viables pour réduire les déchets ainsi que les émissions de gaz à effet de serre », a dit Mme Smith.
Les municipalités ont, de leur côté, décidé d'interdire certains types de déchets. San Francisco a été la première ville des États-Unis à proscrire, en mars dernier, l'emploi des sachets en plastique. Oakland, également en Californie, a emboîté le pas et d'autres municipalités envisagent de faire de même, en dépit de procès intentés par les fabricants de sachets en plastique. En juillet, la Californie a exigé que les grands magasins installent sur place des dispositifs de recyclage de sacs en plastique.
Des commerces sensibles aux questions écologiques, tels que les chaînes de supermarchés Trader Joe's et Whole Foods, offrent des incitations financières aux clients qui fournissent leurs propres sachets d'emballage.
« Le mouvement du recyclage avance maintenant jusqu'au point zéro de gaspillage », a affirmé M. Seldman. « Jusqu'ici, on parlait de le réduire de 25, 50 ou 60 %. Maintenant l'objectif de certaines villes a grimpé à 100 %, de toute façon à 90 % d'ici à 2025. On est déjà arrivé à 62 % et on espère passer à 75 % d'ici une dizaine d'années. »
Municipalités et particuliers négocient avec des entreprises pour éliminer les matières toxiques des produits qu'elles fabriquent. Ces négociations ont parfois abouti. « Certaines entreprises commencent maintenant à fabriquer des ordinateurs "propres" », sous la pression de l'Europe qui a interdit la fabrication d'ordinateurs contenant des matières toxiques, a indiqué M. Seldman. Ainsi, la négociation avec l'industrie est la première étape. « Si elle n'aboutit pas, ce sont les citoyens qui prennent les choses en main. »
Posté le 17.10.2007 par ecoville
Destruction d’anciens commerces: pharmacie, boulangerie, vieux supermarché… Ranguin et ses 10 000 habitants vont vivre dans quelques semaines au rythme des travaux de réhabilitation que va connaître ce quartier de l'ouest cannois si populaire et si cher à mon cœur – c'est le mien. Depuis la construction, il y a plus d'un an, de la nouvelle médiathèque qui offre une collection de 40 000 ouvrages, tous les espoirs étaient tournés vers l'édification d’un nouveau centre commercial, en l'occurrence à l'enseigne Edouard Leclerc, en remplacement de l’actuel, qui vient de souffler sa trentième et unième bougie.
Bien que le projet d'implantation d'un Leclerc n'ait pas fait l’unanimité parmi les habitants du quartier, cet ensemble voué à la consommation ne pourra qu'embellir et redynamiser une portion de la ville délaissée depuis trop longtemps. Mais en attendant le début des travaux pharaoniques, prévu pour la fin de l'année, médecins et auto-école seront les premiers à emménager dans des magasins temporaires fraîchement installés en bordure de la médiathèque.
Que peut-on attendre d'un tel chantier ? De l'emploi, bien sûr, et une attractivité accrue pour Ranguin, où vivent plus de 3500 familles. Depuis quelques temps, nous voyons des jeunes couples, pour la plupart salariés en centre-ville, venir s’installer à Ranguin. Ce futur centre commercial, conçu par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, sera unique en son genre dans le département. Il ne ressemblera pas à une « boîte, mais à un complexe lumineux (…) avec de larges baies vitrées », explique Luc Geydan, directeur adjoint du pôle architecture, aménagement et projets urbains à la mairie de Cannes. Parallèlement, un parc de cinq hectares baptisé « Coulée Verte » sortira de terre. Il offrira des aires de pique-nique, un parcours de santé, des jeux de boules et une multitude de terrains sportifs.
Des mauvaises langues, il faut les appeler ainsi, s’opposent à ce projet avec pour seul argument les nuisances sonores que provoqueraient les camions de livraison, alors qu’à ce jour l’actuelle enseigne (ED) est elle aussi livrée une à deux fois par semaine. Pareil pour la boulangerie, le pressing relais de la Redoute, la pharmacie, etc. Le développement de Ranguin vaut bien quelques bruits de moteurs.
Halim Derres (BondyCannes)
Interview de Pierre*, responsable associatif, habitant de Ranguin
Tu habites depuis plus de quinze ans au Ranguin, qu’attends-tu de la rénovation du quartier ?
J’attends tout simplement que ce quartier, qui est avant tout très populaire, le soit encore plus et que l’on sorte enfin des stéréotypes.
Quels stéréotypes ?
Tu sais, on a beau habiter Cannes, les stéréotypes existent et l’amalgame est vite fait entre Arabes, Noirs et immigration, islam et islamisme, cités et voitures brûlées. On pourrait en citer plein tellement il y en a. Malheureusement, nous vivons dans une société où l’ignorance de l’autre et la peur de l’autre rendent notre quotidien morose. Dieu merci, Ranguin est très paisible à vivre. La preuve, les émeutes de 2005 ne se sont pas fait ressentir ici.
Et toi, alors, quelles sont tes attentes ?
J’attends que Ranguin se redynamise et fasse venir à lui de nouveaux habitants, car le plus malheureux, aujourd'hui, c'est de voir les plus anciens partir du quartier. C’est un peu comme si on coupait les racines à un arbre, c’est toute la mémoire de Ranguin qui disparaît.
Propos recueillis par H. D.
* Pierre est un prénom d’empreint. La personne interrogée ne souhaite pas apparaître sous sa vraie identité.
Posté le 16.10.2007 par ecoville
Des substances toxiques trouvées dans l'iPhone
L'iPhone contiendrait de nombreuses substances dangereuses pour la santé et l'environnement.
Des analyses commandées par Greenpeace ont révélé la présence de substances toxiques dans l'antenne et le casque de l'iPhone. Photo: DR
L'iPhone contiendrait de nombreuses substances dangereuses pour la santé et l'environnement, d'après un rapport publié lundi par l'organisation écologique Greenpeace. Un test commandé à un laboratoire scientifique britannique a révélé la présence de matériaux toxiques dans le téléphone multifonctions d'Apple, comme des composés bromés ou des phtalates.
D'après les analyses réalisées, le brome constitue environ 10% du poids total du circuit imprimé flexible de l'antenne de l'appareil. "La présence en fortes proportions de brome dans les composants électroniques soulève des préoccupations liées à l'élimination ou au recyclage de l'iPhone une fois obsolète" explique Greenpeace dans un communiqué.
Le casque vendu avec l'iPhone contiendrait pour sa part un mélange d'esters de phtalates. Ces plastifiants toxiques utilisés pour assouplir certains objets, peuvent affecter le développement sexuel chez l'homme. Ils sont d'ailleurs bannis de tous les jouets ou articles de puériculture en Europe.
L'autre carton rouge adressé à Apple concerne la batterie de l'iPhone. Greenpeace dénonce le fait que celle-ci soit soudée au combiné. Cette disposition très critiquée par l'organisation rendrait le recyclage ou l'élimination de la batterie de l'iPhone plus difficile.
C'est la troisième fois que Greenpeace procède à des analyses de produits Apple depuis 2006. Récemment, des tests menés sur un ordinateur MacBook Pro et un iPod Nano ont révélé la présence de retardateurs de flamme bromés et de PVC dans certains composants. Les résultats avaient d'ailleurs relégué Apple au dernier rang du baromètre écologique des marques high-tech réalisé par Greenpeace.
En mai 2007, le fabricant californien avait réagi aux attaques de Greenpeace en lançant le plan "A Greener Apple" ("Un Apple plus vert"), visant à réduire la présence de produits polluants et toxiques de ses appareils.
"Steve Jobs a manqué l'appel pour faire, avec l'iPhone, ses premiers pas vers des produits Apple plus vert" a commenté Yannick Vicaire, responsable de la campagne Toxiques de Greenpeace International. "Apple ne semble pas donner les gages attendus d'un leadership environnemental dans l'industrie électronique alors que ses concurrents comme Nokia vendent déjà des portables exempts de PVC" a-t-il ajouté.
RelaxNews RelaxNews
Relaxnews.com
Posté le 15.10.2007 par ecoville
Mesure 7 : atteindre un bon état écologique de 2/3 des masses d’eau de surface
Mesure 2 du groupe 2 (Préserver la biodiversité et les ressources naturelles)...
En chiffres
440 : Chaque année, la France reçoit en moyenne 440 milliards de m3 de précipitations.
32 : Les prélèvements d'eau annuels s'établissent à environ 32 milliards de m3.
3% : Sur 624 points d’observation de la qualité des eaux de surface,
3 % seulement ne contiennent pas de pesticides (Ifen 2002)
40% : Le PCB, pyralène, est présent dans près de 40% des 852 sites analysés. 10% présentent une forte contamination.
Le groupe 2, qui s’occupe de la préservation de la biodiversité mais aussi de la gestion des ressources naturelles, souhaite que 2/3 des eaux de surface (fleuves et rivières) soient en bon état écologique en 2015. C’est un objectif “ambitieux”, selon Guy Fradin, directeur de l’agence eau seine Normandie, mais pas irréaliste.
Comment faire
En premier lieu, il faut réduire l’usage des pesticides. Pour une partie du groupe, il faut agir vite et de façon radicale. Concrètement, cela signifie diviser par deux l’usage des pesticides les plus polluants d’ici à 2017. Mais pour la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et l’APCA (Assemblée Permanente des Chambres d'agriculture) un délai aussi serré pourrait être difficile à tenir pour certaines productions agricoles.
Deuxièmement, il faut restaurer les milieux aquatiques, ce qui représente un enjeu très fort pour Guy Fradin. « Il faut faire en sorte que les milieux aquatiques soient en mesure de fonctionner tous seuls par leurs capacités auto épuratrices », explique-t-il. Quand la nature reprend ses espaces, elle a en effet une forte capacité à se nettoyer toute seule ; la biodiversité est sauvegardée et le bon état écologique des eaux peut ainsi être atteinte plus vite.
Pour réduire la pollution, le groupe table sur la mise à norme de toutes les stations d’épuration des eaux résiduaires urbaines avant 2012.
L’action sur la qualité des eux doit être accompagnée par une meilleure gestion des prélèvements d’eau aux quantités disponibles. C’est pourquoi le groupe veut développer la lutte contre les gaspillages et favoriser les économies d’eau. Pour que ce soit possible, il faut la contribution de tout le monde.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 11.10.2007 par ecoville
La secrétaire d'État à l'Écologie a annoncé des mesures pour traiter la pollution par les PCB connue depuis la fin des années 1980.
EN 1986, Gilles Monod était chercheur à l'Inra de Lyon. Son laboratoire avait effectué des analyses montrant qu'à certains endroits le lit du Rhône et les poissons étaient abondamment contaminés par les PCB, plus connus sous le nom du pyralène (interdits depuis 1987). Quatre ans plus tard, en 1990, il expliquait pourquoi le dossier avait été en partie enterré alors que la contamination existait toujours. Son texte se trouve sur Internet. Il expliquait la paralysie des pouvoirs publics par les rivalités dans le pilotage de la crise, l'incompréhension, la méfiance quand ce n'est pas l'hostilité entre leurs différents représentants.
Vingt ans après, l'affaire est de nouveau sur la place publique. En juin 2007, le Cemagref a sorti un rapport montrant que plusieurs espèces de poissons sont contaminées par les PCB, largement au-dessus de nouvelles normes de 2006. Les PCB se déposent dans les sédiments et les poissons en ingèrent quand ils fouillent la vase. Ces produits s'accumulent dans les graisses, peuvent indirectement favoriser le déclenchement de cancer et sont reconnus pour provoquer des problèmes de fertilité et une dégradation du système immunitaire. L'interdiction de consommer du poisson a été décidée cet été sur une grande partie du Rhône.
Depuis, la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) et FNE (France nature environnement) ont fait le siège du ministère de l'Écologie et ont fait entendre leur voix lors des réunions du « Grenelle de l'environnement » pour que les pollutions des cours d'eau par les PCB soient prises en compte. Les associations ont été entendues. Hier à Lyon, la secrétaire d'État à l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé toute une série de nouvelles mesures. « C'est le début d'une gestion plus transparente et plus concertée », a-t-elle assuré avant de présider la première réunion du comité de pilotage chargé de suivre le dossier PCB. Pour la première fois, les pêcheurs professionnels et amateurs sont représentés sur un sujet qui les concerne au premier chef, aux côtés d'élus et d'industriels.
850 points de mesures
L'entreprise Trédi Séché, basée à Saint-Vulbas (Ain) qui appartenait à l'État jusqu'en 2002 et qui était chargée d'éliminer les pyralènes, est généralement considérée comme la source principale de PCB dans le Rhône. Mais il pourrait y en avoir d'autres. Des recherches vont être entreprises afin de cartographier avec précision les pollutions aux PCB dans le bassin du fleuve. Un programme d'actions pluriannuelles devrait proposer des mesures de gestion. Les perspectives de décontamination paraissent toutefois très limitées, le déplacement des sédiments risquant de remettre les PCB en suspension dans l'eau.
Hier soir, la direction de l'eau a rendu publique une carte des pollutions aux PCB dans les sédiments des cours d'eau français. Elle a été réalisée à partir de 850 points de mesures effectuées par le réseau de surveillance de la qualité des eaux. « Cette carte a surtout une valeur symbolique, tempère Alain Chabrolle, de la Frapna. Il faut voir ce qui peut être fait dans les lits les plus pollués et mesurer surtout la contamination des poissons. »
On devrait savoir bientôt si l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments conseille de lever, maintenir ou encadrer l'interdiction de manger du poisson.
forums Réagir dans le forum
Posté le 11.10.2007 par ecoville
La pollution a réduit d'un an l'espérance de vie en Europe, selon l'AEE
De la fumée s'échappe des cheminées d'une usine à Paris Photo: Joel Saget/AFP/archives
L'Europe doit prendre des mesures énergiques contre la pollution qui a réduit de près d'un an l'espérance de vie de sa population et compromis la croissance des enfants, selon un rapport de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), diffusé mercredi à Belgrade
"On estime que les niveaux actuels, surtout d'oxyde d'azote, de particules fines et d'ozone au sol, réduisent l'espérance de vie moyenne dans les pays d'Europe occidentale et centrale de près d'un an et compromettent la croissance des enfants", souligne le rapport, intitulé "L'environnement en Europe".
Ce document de 440 pages a été présenté à Belgrade dans le cadre d'une conférence réunissant 56 pays, organisée sous les auspices de la commission économique des Nations unies pour l'Europe (CEE-ONU).
Il établit un état de l'environnement dans 53 pays dont la population totale dépasse 870 millions de personnes, une région qui comprend l'Europe de l'Est, le Caucase et l'Asie centrale, l'Europe du Sud-Est, ainsi que l'Europe occidentale et centrale.
Dans cette région, "plus de 100 millions de personnes n'ont accès ni à de l'eau potable ni à des installations sanitaires de qualité", tandis qu'au cours des 15 dernières années "la qualité de l'approvisionnement en eau et des installations sanitaires s'est détériorée" en particulier en Europe de l'Est, Caucase, Asie centrale et Europe du Sud-Est.
Depuis 2000 "la plupart des émissions polluantes ont augmenté de 10 % en raison de la reprise économique" en Europe de l'Est, dans le Caucase et en Asie centrale, souligne le rapport.
Il attire également l'attention sur "plusieurs aspects préoccupants tels que la surpêche, l'eutrophisation et des pressions grandissantes sur les zones côtières". Même si le nombre de marées noires accidentelles a diminué dans les mers européennes, "les rejets d'hydrocarbures dans le cadre des activités de routine demeurent importants", indique-t-il.
En ce qui concerne la biodiversité, "plus de 700 espèces européennes sont menacées d'extinction (...) à cause de la destruction, de la dégradation et de la perturbation de leurs habitats".
"Nous devons renforcer la volonté d'agir sur les problématiques environnementales dans la région paneuropéenne", a souligné devant la presse Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE.
"Pour ce faire, il importe que nous comprenions mieux les problèmes qui se posent, leur nature et leur répartition parmi les différentes sociétés et générations", a-t-elle ajouté.
BELGRADE (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 10.10.2007 par ecoville
Stop au mythe des incinérateurs
Serge Orru, directeur du WWF France
Photo: DR
Les Français trient plus et mieux leurs déchets. Pourtant, l’incinération reste le traitement réservé à 42% des déchets. Seuls 18 % sont recyclés, contre 61% en Allemagne ou 47% en Suisse. Un incinérateur transforme nos déchets en d’autres déchets, certes plus discrets parce que dilués ou concentrés, mais pourtant hautement toxiques et cancérigènes : fumées, poussières et résidus sont rejetés dans l’air malgré le lavage des fumées, mais aussi et surtout “stockés” sous nos routes ou dans des décharges de “première classe”. Les points noirs environnementaux et sanitaires de cette logique sont clairement décrits par Dany Dietman dans le film réalisé par le WWF France et Artisan 14 diffusé sur le site Internet http://evenements.wwf.fr.
L’incinération empêche le développement d’alternatives respectueuses de l’environnement et de la santé. Les solutions existent pourtant : recyclage, réutilisation, compostage et méthanisation, réduction à la source. La première mesure à prendre est d’arrêter de céder à la facilité consistant à continuer à construire des incinérateurs et à les alimenter toujours avec un même volume de déchets. Lors du Grenelle de l’environnement, le WWF a demandé avec l’Alliance pour la planète, un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs. Mais cette mesure ne fait pas l’unanimité, loin de là !
Pour les 138 incinérateurs existants – le plus grand parc d’Europe – qui maillent déjà l’Hexagone, nous demandons un contrôle permanent et indépendant. Il faut, en parallèle, continuer à développer le tri sélectif et le recyclage. Au contraire de l’aberration qu’est l’incinération, le tri sélectif et le recyclage sont des solutions plus écologiques, plus économiques et créatrices d’emploi. La collecte sélective génère dix fois plus d’emplois que l’incinération. Alors pourquoi continuer à construire des incinérateurs ?
La durée de vie d’un téléphone portable ou d’un ordinateur est devenue inférieure à celle d’un stylo bille. Les emballages ménagers occupent une place croissante dans nos poubelles. En un an, la France produit un volume de déchets équivalant à la taille du mont Blanc ! Cette logique du jetable est entretenue par le mythe du feu purificateur des incinérateurs.
En amont du développement des autres filières de traitement, l’une des solutions est la réduction à la source de la quantité de déchets à traiter. Elle consiste à concevoir autrement les produits, à allonger leur durée de vie, à faciliter leur réparation, à passer du produit au service... à passer du jetable au durable.
Serge Orru
Posté le 09.10.2007 par ecoville
Grand nettoyage d'automne dans le monde les 13 et 14 octobre
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement et Google invitent le public à nettoyer la planète.
Photo: DR
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), en partenariat avec Google, lance les 13 et 14 octobre prochains un grand nettoyage d'automne à travers le monde.
Chacun est invité à prendre des initiatives locales, seul ou en groupe, et à les inscrire sur le site Internet du PNUE. Celles-ci seront ensuite affichés sur Google Map sous forme de photos et vidéo "donnant une plateforme internationale à chaque initiative locale", explique le PNUE.
RelaxNews
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