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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
Dernière mise à jour :
08.07.2008
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DECHET

OGM IS BACK !!!

Posté le 09.02.2008 par ecoville
Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Un champ de maïs transgénique


Le Sénat a adopté en première lecture ce vendredi le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), dans une rédaction remaniée qui, selon les Verts, revient à «enterrer l'esprit de Grenelle».

«Avec ou sans OGM»

Alors qu'un relatif consensus s'était dégagé en faveur d'une loi lors du Grenelle de l'Environnement, où scientifiques et représentants de la société civile avaient pu dialoguer sur un pied d'égalité, l'affrontement entre partisans et adversaires des OGM a repris au Sénat.

Les premiers entendaient garantir «la liberté de consommer et de produire des OGM (...) ou de ne pas le faire», les seconds se sont battus pied à pied pour défendre la liberté de produire «sans OGM». Le compromis s'est fait sur la formule «avec ou sans».

En revanche, le Sénat a fait un certain nombre d'entorses au consensus de Grenelle en décidant de créer, au lieu d'une «Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés», un «Haut conseil des biotechnologies», qui sera présidé par un scientifique.
«Délit de fauchage»

Le projet de loi vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive européenne de 2001, que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national.

A cette fin, il soumet la mise en culture, le stockage et le transport d'OGM «au respect de conditions techniques notamment relatives aux distances entre cultures ou à leur isolement, visant à prévenir la présence accidentelle d'OGM dans d'autres productions«.

Une des disposition les plus controversée a été l'instauration, à l'initiative du rapporteur Jean Bizet (UMP) d'un «délit de fauchage», passible de deux ans de prison et 75.000 euros d'amende, en cas de destruction ou de dégradation d'une parcelle de culture de plantes transgéniques.

Examiné les 2 et 3 avril à l'Assemblée

Baume sur la plaie, les sénateurs ont accepté la proposition des Verts que soient pris en compte les risques encourus par les apiculteurs dont la production serait affectée par le voisinage de cultures transgéniques. Ils sont explicitement mentionnés parmi les exploitants agricoles qui, dans ce cas, devraient être indemnisés.
Adopté par 186 voix contre 128, celles de la gauche, le projet de loi sera examiné à l'Assemblée nationale les 2 et 3 avril.

Jean-Pierre Muller AFP/Archives ¦ Un champ de maïs transgénique



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 08/02/2008 - 18h50

dernière mise à jour : 08/02/2008 - 18h50



--

105 MILLIONS !!!

Posté le 05.02.2008 par ecoville


Près de 105 millions de personnes sont affectées par ces conditions météorologiques exceptionnelles qui ont déjà provoqué la mort de 64 personnes et blessé des milliers d'autres.

Crédit : REUTERS

DEVELOPPEMENT DU CAPTAGE !!!

Posté le 01.02.2008 par ecoville
La première convention destinée à favoriser le développement de l'agriculture bio dans les zones de captage d'eau a été signée hier à Dourdan (Essonne) entre les agriculteurs bio d'Ile-de-France et l'Agence de l'eau Seine-Normandie.

Le contrat vise à « développer les pratiques favorables à la protection de l'eau et à réduire la quantité de nitrates et de pesticides dans l'eau », a précisé la direction de l'Agence de l'eau Seine-Normandie à 20 Minutes. En Ile-de-France, c'est 70 % des nappes souterraines et 60 % des eaux de surface qui sont touchées. L'agriculture bio, qui occupe actuellement 0,7 % de la surface cultivée en Ile-de-France, devrait se développer de manière significative. La région consomme 50 % des produits bio importés en France.



A. Vau - ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 01/02/2008 - 07h10

dernière mise à jour : 01/02/2008 - 07h10

DEBRITS SPACIAUX !!!

Posté le 29.01.2008 par ecoville
Illustration de la collision entre le satellite Cerise et un débris spatial. En juillet 1996, le satellite Cerise a été endommagé lors d'une collision avec un débris provenant de l'explosion, dix ans plus tôt, d'un étage d'Ariane. Photo: CNES/ill./DUCROS David, 1998


On n'en est qu'aux prémices, mais l'idée d'une gestion durable des débris spatiaux qui polluent les orbites terrestres commence à se transformer en volonté de réglementer. Aujourd'hui, "c'est un vrai problème" expliquait lundi Fernand Alby, responsable du dossier au Centre National d'Etudes Spatiales. Il s'agissait de dresser le bilan d'un colloque qui a réuni ce week-end une soixantaine d'intervenants (agences, opérateurs…) dans le but de "réfléchir aux règles".

Pourquoi ? Parce que les orbites utiles sont encombrées de milliers de débris de taille observable issus de toutes les missions spatiales humaines et que le risque de collision avec les satellites fonctionnels est grandissant.

"Nous engageons des manœuvres d'évitement sur des satellites du CNES presque tous les mois", ajoute Fernand Alby. "Il existe des scénarios de collisions en cascade, chaque collision générant de multiples nouveaux débris."

Des missiles anti-satellite très polluants
Pour autant, l'événement qui créa la plus grande quantité de débris spatiaux n'était pas un accident : en janvier 2007, la Chine a réalisé un essai de missile anti-satellite qui propulse 2300 débris de taille observable, 35000 d'au moins 1 centimètre et des millions de plus petits. Le problème ? Cette explosion a eu lieu à une altitude relativement élevée (850 kilomètres), largement fréquentée par les satellites du monde entier, et qui augmente, de fait, la durée de vie des débris avant leur désintégration dans l'atmosphère. Ceux-ci resteront au dessus de nos têtes au moins 35 ans.

Fernand Alby affirme que les risques de collision ont augmenté de 30% depuis l'essai chinois.
Car le gros problème, aujourd'hui, c'est que l'homme est incapable de nettoyer plus vite qu'il n'encombre. A vrai dire, il est même quasiment incapable de nettoyer. Alors que le nombre d'objets en orbite basse ou géostationnaire augmente de 100 à 150 par an, les mesures les plus efficaces consistent à déplacer les satellites en fin de vie sur des orbites cimetières. Mais pas à les faire disparaître. Ces opérations comportent d'ailleurs une part de risque non négligeable de générer de nouveaux débris, voir une collision.

Depuis 2003 et la désorbitation du satellite Sport 1, le CNES veut montrer l'exemple pour un espace propre. Mais le travail est colossal et les problèmes techniques sont légion. "Une future loi française devrait combler un vide en ce sens" ajoute Fernand Alby, "et l'on remarque que les principes de l'ONU, qui s'appliquent sur la base du volontariat, apparaissent dans les législations nationales".

Illustration de la collision entre le satellite Cerise et un débris spatial. En juillet 1996, le satellite Cerise a été endommagé lors d'une collision avec un débris provenant de l'explosion, dix ans plus tôt, d'un étage d'Ariane. Illustration de la collision entre le satellite Cerise et un débris spatial. En juillet 1996, le satellite Cerise a été endommagé lors d'une collision avec un débris provenant de l'explosion, dix ans plus tôt, d'un étage d'Ariane.
Photo: CNES/ill./DUCROS David, 1998

Nicolas Richoffer Nicolas Richoffer
Metrofrance.com

PLUS DE SAC PLASTIQUE EN CHINE !!!

Posté le 25.01.2008 par ecoville
Plus de sac plastique

A partir du 1er juin, les sacs plastiques seront payants en Chine. Ainsi, le pays prend ses responsabilités en matières de lutte contre la pollution. Même si, et ce n'est un secret pour personne, le fait de devoir payer ses sachets, constituera un petit revenu non négligeable pour les grandes surfaces et surtout le fait de ne plus les donner gratuitement, leur permettra de réaliser d'importantes économies...

http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-fin-pro...

BIO VICTIME DE SON SUCCES

Posté le 24.01.2008 par ecoville
L'alimentation bio est victime de son succès: en Europe, la production ne peut plus répondre à une demande en forte croissance, tandis qu'aux yeux de certains, la démocratisation du segment trahit ses idéaux.

Croissance de 15% du chiffre d'affaires du secteur en Allemagne l'an dernier, de près de 10% en France, multiplication des enseignes "tout bio" et lancement par la grande distribution de lignes bio: l'engouement pour les produits cultivés ou élevés proprement, qui a commencé comme la marotte de quelques écologistes forcenés, surtout d'Europe du nord, fait de plus en plus d'adeptes.

Au salon agricole allemand Grüne Woche ("Semaine verte"), qui se tient à Berlin du 18 au 27 janvier, le bio occupe un hall entier et les visiteurs se pressent devant les stands de saucisse bio avant de s'accorder un verre de vin, bio bien sûr.

Revers de la médaille: en Europe, la production ne suit pas. Fruits, légumes ou encore miel doivent donc être importés, par exemple de Turquie ou d'Amérique Latine. Et "cela pose un problème de crédibilité", commente Alexander Rogge, de la fédération française du commerce et de la distribution (FCD).

Car si l'étiquette bio renvoie au sens strict à un mode de production qui n'a pas recours aux engrais et pesticides et qui respecte certaines normes d'alimentation des animaux, elle est aussi pour beaucoup une profession de foi en un mode de vie sain et respectueux de l'environnement.

Un idéal qui s'accomode mal du transport en avion sur des milliers de kilomètres de tomates chiliennes ou d'agneau néo-zélandais, générateur de pollution atmosphérique.

"Pour beaucoup, les produits bio ce sont des produits de la région", résume Rainer Mihr, rédacteur en chef du mensuel allemand des professionnels de l'alimentation Lebensmittel Praxis.

En outre, "qu'en est-il de la qualité, de la certification?" des produits importés, s'interroge Uli Schnier, qui dirige le comité "agriculture bio" du secteur néerlandais de la distribution. Comment être sûr en effet que les fruits secs turcs sont soumis aux même critères que, par exemple, les produits français labellisés AB (agriculture biologique)?

Au-delà de la seule question de l'importation, pour les puristes c'est toute la démocratisation du secteur qui pose problème.

"Nous nous félicitons que tout le secteur du commerce, y compris la grande distribution, ait rejoint le mouvement", assure Alexander Gerber, qui dirige la fédération allemande du commerce alimentaire écologique. Néanmoins, trouver du bio dans les rayons de tous les supermarchés et de discounters comme Aldi ou Lidl lui cause des états d'âme.

"De nos jours, la qualité n'est considérée que du pur point de vue de la matière", déplore-t-il, or le bio est beaucoup plus que cela, il repose sur "le respect de l'environnement et de la nature" au sens large et est lié à "une qualité émotionnelle".

"Bio ce n'est pas une question d'absence d'élément toxique, c'est quelque chose qui se concentre sur tout le processus d'élaboration", renchérit Wolfgang Gutberlet, patron de la chaîne de supermarchés allemande tegut.

Ainsi la saucisse bio vendue dans certains supermarchés est certes confectionnée à partir de viande estampillée bio. Mais elle contient quand même des substances de maturation, rejetées par la stricte orthodoxie bio, explique M. Gerber, pour qui, au final, on n'est jamais mieux servi en bio que dans les magasins spécialisés.

Un avis que ne partage pas M. Schnier: "dans les petits magasins bio ça pue, les pommes de terre sont toutes fripées, vous y allez une fois et après plus jamais".
Par Mathilde RICHTER BERLIN (AFP)
© 2008 AFP

SALON PLANETE DURABLE !!!

Posté le 24.01.2008 par ecoville
Le salon Planète durable aura lieu du 10 au 13 avril 2008, Porte de Versailles à Paris. Photo: DR

Le site
Plus d'infos sur le salon sur le Web

Vous organisez cette année le premier salon Planète durable. En quoi espérez-vous innover par rapport à d'autres salons du vivre écolo ?

Depuis trop longtemps,les écolos ont une image "baba-cool" et les salons spéçialisés sont, à tort ou à raison, considérés comme des lieux de rencontres de militants altremodialistes avec un coté un peu rebarbatif et culpabilisant. Aujourd'hui les choses ont bien changé et l'éco-consommationn est devenue la solution d'avenir pour tous. Ainsi, nous devrons tous modifier nos habitudes mais ces changements ne doivent pas être considérés comme des contraites. Vivre mieux demain sera un plaisir car tous les acteurs de notre économie ont de propositions de produits à forte de plus-value environnementale bien plus plaisants que les produits existants et les premières conclusions du Grenelle de l'environnement encouragent toutes les sociètés à travailler en ce sens. L'ambition de Planète Durable est de présenter des nouveaux produits correspondant à tous les compartiments de notre quotidien. Ces produits sont plus beaux, plus sexys, plus design et innovants et le salon en sera la vitrine. Nous travaillons sur le design et sur l'image du salon et nous recherchons aussi des animations qui plairont aux visiteurs. Ainsi, nous avons déjà prévu de créer un sustainable dance floor (boîte de nuit écologique dont les mouvements des danseurs produiront de l'énergie) mais nous proposerons aussi des conférences en partenariat avec Nature et Découvertes qui permettrons par exemple de "briquer" sa maison en vert ou de découvrir des trucs et astuces utilisables facilement dans son quotidien. Ce ton et cette ambiance positifs donneront à tous l'envie d'adhérer à une démarche de progrès.

Que trouvera-t-on au salon ?

"Découvrir les solutions pour un monde meilleurs", telle est notre promesse. Ainsi nous aurons 4 pôles au salon. Le premier sera constitué de stands où les exposants présenteront des produits à réelle plus-value environementale. Le second est un pôle de conférences où chacun pourra trouver une réponse à ses interrogations sur le "consommer mieux pour la planète".
Le troisième sera un village où seront à la vente un certain nombre de produits (mode, alimentation,etc...). Le quatrième sera le pôle animation ( tests divers , mini dicothéque verte).

Vous avez établi une charte éthique pour l'organisation du salon. En quoi consiste-t-elle ?

C'est une première...Nous nous sommes entourés d'experts parmi lesquels l'ADEME, mais aussi Ernst and Young, Novethic, Graines de Changement, Mouvement Vraiment Durable, France Nature environnement e le Comité 21 avec qui nous avons dévelopé une charte exposants. Ainsi chaque exposant répondra à un questionaire et le comité déthique jugera du bien fondé de l'offre. Mais ce n'est pas tout, nous nous appliquerons aussi cette charte et nous réaliserons le bilan carbone du salon. Nous mettrons donc tout en oeuvre pour réaliser un salon éco-concu. Notre objectifest de trouver des solutions dont tous les acteurs de nos métiers pourront profiter à terme.

L'écoconception d'un salon, est-ce que ça coûte plus cher ?

Nous travaillons avec un budget équivalent à tout aure salon et nous choisissons des solutions qui ne sont pas forcement plus couteuses. Par exemple, la moquette ignifugiée d'un salon n'est pas facile à éliminer par incinérations donc elle es enfouie dans la plupart des cas. Des centaines de milliers de m² de moquette sont donc stockées sous nos pieds. Nous avons choisi de louer une moquette an dalle qui sera réutilisée dans un autre salon après avoir été nettoyée. Evidement c'est plus cher, mais pour rester dans notre budget nous n'en mettrons pas partout. Ce procédè donnera au salon un look différent et plus gai car, grâce aux dalles de toutes les couleurs on pourra faire des zones originales et différenciées. Nous travaillons ainsi sur tous les postes et nous fixons nos choix en ayant toujours en tête notre objectif d'innovation et de design mais sans jamais oiblier l'environnement. Nous sommes là pour prouver que ça marche.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

TAIWAN ET LA FRANCE !!!

Posté le 21.01.2008 par ecoville
Un réacteur nucléaire à Taïwan Photo: Sam Yeh/AFP


Taïwan envisage de transporter vers la France ses déchets nucléaires alors que ses deux sites de stockage arriveront à saturation d'ici à 2011, a rapporté dimanche la presse taïwanaise.

La compagnie d'électricité publique taïwanaise Taiwan Power Company (Taipower) a demandé l'an passé aux autorités à pouvoir accroître ses capacités de stockage sur ses deux sites mais n'a pour le moment pas reçu l'autorisation, a indiqué le journal de Taïwan China Times.

S'il était approuvé, ce projet d'extension des capacités de stockage pourrait déclencher une vague de protestation des mouvements environnementalistes, selon le journal.

Comme solution, Taipower envisage de faire transporter en France ses déchets radioactifs. Le groupe nucléaire français Areva a déjà soumis une proposition à Taipower, toujours selon le journal.

Taipower exploite trois centrales nucléaires, dont la première a été inaugurée en 1978 et en construit une quatrième.

Taipower avait envisagé par le passé d'expédier ses déchets nucléaires vers la Corée du Nord mais avait dû faire machine arrière face à la réaction de la Corée du Sud et de mouvements antinucléaires.
TAIPEI (AFP)
© 2008 AFP

SKIER MIEUX !!!

Posté le 21.01.2008 par ecoville
Vue de la station de ski d'Avoriaz où les voitures sont interdites, le 20 janvier 2007 Photo: Jean-Pierre Clatot/AFP


Des stations de ski en Europe et en Amérique du Nord confrontées au réchauffement climatique qui menace l'enneigement multiplient les initiatives "vertes" destinées à préserver leur fond de commerce, l'or blanc.

Fonte des glaciers du Mont Blanc, amincissement de la banquise de l'Arctique, disparition des espèces végétales des montagnes: les effets ravageurs du réchauffement ne font guère de doute, selon les participants à un Forum international qui s'est achevé vendredi à Avoriaz (Haute-Savoie).

Si la première édition du forum s'était déroulée en plein débat sur les conséquences d'un hiver historiquement doux en France, la neige est tombée en abondance en début de saison, amenant Avoriaz à ouvrir ses domaines skiables dès le 24 novembre.

Même si les flocons sont à nouveau au rendez-vous, le danger du réchauffement de la planète persiste, ont souligné les experts: "le climat est un défi à long terme qui menace notre business", a prévenu Matthew Hamilton, responsable environnement de la station d'Aspen (Colorado).

Dès 2000, de nombreuses stations de ski américaines se sont engagées dans le programme "sustainable slopes" (pentes durables), incitant les touristes à respecter l'environnement et à "compenser" les émissions de CO2 liées à leurs trajets en finançant des projets écologiques.

"Les Etats-Unis n'ont pas signé le protocole de Kyoto, mais paradoxalement leurs stations de ski ont réussi à convaincre leurs actionnaires que la protection de l'environnement est un atout", s'est étonné Bernard Cressens, directeur des programmes de WWF-France (Fonds mondial pour la nature).

"Certains de nos concurrents ont pris une longueur d'avance en choisissant délibérément de mieux gérer leurs ressources naturelles", a constaté Christian Mantei, directeur général d'Odit France, organisme d'ingénierie touristique.

L'Europe commence à s'engager timidement: les stations de ski en France, numéro un mondial des sports d'hiver, ont été invitées en octobre 2007 par l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) à signer une "Charte nationale en faveur du développement durable".

Le respect des engagements de la charte (tri des déchets, préservation de l'architecture traditionnelle, réduction de la consommation d'énergie etc...) se traduira par l'attribution du label "éco-station".

35 stations ont adhéré à la charte, mais seulement 9 d'entre elles ont accepté de se soumettre à un "bilan carbone" qui quantifiera toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à leur activité. Parmi elles figure Avoriaz, première station en France à bannir les voitures.

Principale source de pollution, les transports contribuent pour plus de 78% aux émissions de gaz d'une station, selon une étude de Mountain Riders, association qui organise chaque printemps des nettoyages des pistes de ski.

En Allemagne et Autriche aussi, des initiatives fleurissent: dix communes de Bavière et du Tyrol se sont associées pour préserver la vallée de l'Achen, zone transfrontalière.

"Nous avons renoncé à la neige artificielle. Du coup, des remontées mécaniques ont dû fermer, et nous offrons désormais aux vacanciers des navettes gratuites vers d'autres domaines skiables", a expliqué Wolfgang Wimmer, responsable du projet.

La plupart des exploitants en Europe et aux Etats-Unis continuent à avoir recours à des canons à neige, peu compatibles avec leurs credos écologiques car très gourmands en eau. En France, les stations ont tenté de limiter les dégâts en bannissant dès 2005 un additif contesté, le Snowmax.
Par Brigitte HAGEMANN AVORIAZ (AFP)
© 2008 AFP

NAPLES CAPITAL DES ... !!!

Posté le 15.01.2008 par ecoville
Francesco Pischetola AFP/Archives ¦ Amas de d'ordures non ramassées, le 5 janvier 2008 dans une banlieue de Naples

La région de Naples risque d’être bientôt plus célèbre pour les tonnes d’immondices qui jonchent ses rues que pour le volcan du Vésuve ou les ruines de Pompéi. Depuis 1994, les alertes sont récurrentes mais au mois de décembre dernier, la crise semble avoir atteint son paroxysme avec plus de 100.000 tonnes de déchets dans les rues. Les habitants s’inquiètent des risques sanitaires, pointent du doigt l’impuissance des politiques et la gangrène de la mafia. Notre décryptage.

Qu’est-ce que la crise des déchets à Naples et dans la région de Campanie?

Dans les rues de la région italienne de Campanie, dont Naples est le chef-lieu, près de 100.000 tonnes d’ordures se seraient accumulées au mois de décembre. Rien qu’à Naples, 4.500 tonnes de déchets joncheraient le sol de la ville. Cette estimation de l’agence de presse italienne Ansa publiée au mois de janvier se fonde sur des sources officielles. De fait, le ramassage des déchets est suspendu depuis le 21 décembre dernier. Les éboueurs ont cessé la collecte des ordures, faute d'endroit pour les accueillir.
Par mesure d’hygiène, les écoles avaient été temporairement fermées au mois de décembre. Certaines communes de la région maintiennent à l’heure actuelle ces fermetures. Près de 100.000 enfants seraient encore privés d’école ce lundi.


Les Napolitains ne supportent plus de vivre dans les ordures
envoyé par azg848


Comment en est-on arrivé là?

En 1996, la principale décharge de Naples, située dans le quartier de Pianura, est saturée et jugée extrêmement polluante par les autorités qui décident de la fermer. Le premier incinérateur de la région n'entrant en fonction qu'en 2009, les déchets sont alors stockés dans d'autres décharges et centres de retraitement, qui sont rapidement saturés. Fin décembre 2007, les éboueurs ne savent plus où mettrent les ordures: dans l'urgence, les autorités italiennes décident de rouvrir le site de Pianura. En attendant, les déchets s'accumulent dans les rues.

Pourquoi les habitants du quartier de Pianura manifestent-ils?

La décision du gouvernement de rouvrir fin décembre la décharge de Pianura a été prise contre l'avis des riverains. Ces derniers – inquiets pour leur santé - ont aussitôt manifesté leur mécontentement en bloquant l’entrée de la décharge et en provoquant des incendies de poubelles. Deux bus ont également été brûlés dans la nuit du 7 au 8 janvier. Plusieurs personnes dont deux pompiers ont été blessés dans les affrontements opposants les manifestants aux forces de l’ordre. Ce week-end, les affrontements se sont poursuivis: 9 personnes ont été arrêtées et 8 policiers ont été blessés.



Quel rôle a joué la mafia locale, «la camorra », dans la crise des déchets?

«La Camorra a compris que les déchets pouvaient rapporter une fortune», explique à l’AFP Massimiliano Marotta, avocat spécialisé dans le contentieux sur les déchets. Elle a infiltré de multiples sociétés gérant le ramassage et les centres de retraitement. Ces centres sont payés par les communes pour ramasser, trier puis compacter dans des lingots de plastique, les déchets destinés à être brûlés. La Camorra a profité du système - un morcellement des acteurs du secteur- et des aides publiques sans jamais investir pour traiter réellement les déchets.

De plus, la région ne dispose pas encore d'incinérateur pour détruire les ordures. Résultat: les déchets sont stockés dans des centres de retraitement, dans l'attente de l'incinérateur, aujourd'hui saturés ou dans des décharges sauvages. Et cela ne risque pas de s'arranger. Selon Massimiliano Marotta, la mafia va continuer à investir le secteur car «une fois l'incinérateur achevé, ces lingots rapporteront encore plus à la Camorra. En les brûlant, les lingots créent du combustible, que l'Italie considère comme une source d'énergie renouvelable, faisant l'objet d'aides d'Etat».


Que fait le gouvernement italien?

Le président du conseil italien Romano Prodi a annoncé mardi 8 janvier la mise en place de trois incinérateurs, dont un est déjà en construction, et de nouvelles décharges. Il a également sollicité l’aide de l’armée pour ramasser les ordures dans les rues de Naples et la situation commence à se normaliser.
Un commissaire extraordinaire, un ancien chef de la police nationale italienne, a été nommé. Il s'occupera de la crise durant les quatre prochains mois.

Combien ça coûte?

Depuis 1994, Naples et sa région sont régulièrement envahis par les ordures. Depuis cette date, l'Etat italien a dépensé un milliard d'euros et nommé huit commissaires ad hoc qui se sont succédé pour régler la crise sans que la situation ne s'améliore. Les conséquences de cette crise se répercutent également sur le dynamisme économique de la ville. «Les pertes pourraient atteindre 500 millions d'euros en raison de l'image dégradée de la Campanie, avec les annulations de séjour dans les chambres d'hôtes à la campagne et de commandes, en provenance de l'Italie et de l'étranger, de produits agro-alimentaires», a indiqué dimanche sur son site Internet la Coldiretti, un des principaux syndicats d'agriculteurs italiens.

L’Italie risque-t-elle des sanctions de l’Union européenne?

La commission a déjà engagé des poursuites à l'encontre de l’Italie au mois de juin dernier. Elle avait adressé à l'Italie un premier avertissement écrit, estimant que la région Campanie constituait «une infraction à la législation communautaire en matière de déchets». Au mois de janvier, un porte-parole de la commission assurait que «la situation était suivie de près par Bruxelles». «La commission continuera de faire pression sur le gouvernement italien en utilisant tous les moyens à sa disposition pour qu’il résolve la crise de déchets», a-t-il affirmé.

Francesco Pischetola AFP/Archives ¦ Amas de d'ordures non ramassées, le 5 janvier 2008 dans une banlieue de Naples



Anne-Louise Sautreuil


20Minutes.fr, éditions du 14/01/2008 - 18h42

dernière mise à jour : 14/01/2008 - 19h31
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