CLIMAT
Posté le 08.04.2008 par ecoville
Du chikungunya dans le Kerala, en Inde. Des épidémies sans précédent de choléra au Bangladesh. Des canicules, qui, comme en 2003, peuvent tuer jusqu’à 70 000 personnes en Europe. Une multiplication de crises d’asthme chez les enfants. Du paludisme jusque sur les hauts plateaux de l’est africain. Des «ceintures de méningite» en Afrique subsaharienne. «La magnitude et les conséquences des changements climatiques sur la santé sont déjà sensibles, et elles seront lourdes, très lourdes, confie à Libération Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Nos projections font état, sur la seule transmission du paludisme ou de la dengue, d’une hausse de 35 % d’ici à 2030.»
Chaos. Le climat est un facteur supplémentaire de mortalité, avertit donc l’OMS, qui, pour la première fois, a fait du changement climatique le thème de la Journée mondiale de la santé, hier, qui coïncidait cette année avec le 60e anniversaire de l’organisation onusienne. Il y a urgence. Car le chaos annoncé «atteint les fondements même des systèmes de santé», estime sa directrice générale, Margaret Chan.
Afrique. Il y a trois ans, l’OMS avait prévenu que le réchauffement (vagues de sécheresse, intempéries ou catastrophes) était à l’origine de 150 000 morts et 5 millions de malades chaque année. «Le problème, c’est que si l’opinion publique a pris conscience des enjeux environnementaux du changement climatique, dit Maria Neira, elle en sous-estime encore l’impact sanitaire.»
Tous les pays de la planète sont concernés (le virus du Nil occidental a explosé en Amérique du Nord depuis le tournant du millénaire), mais les plus pauvres, à commencer par ceux d’Afrique subsaharienne, seront les plus frappés alors que leur système de santé publique est déficient ou convalescent. Conséquence : «Les avancées réalisées pour parvenir aux objectifs du millénaire (qui visent à réduire de 50 % la pauvreté dans le monde d’ici à 2015, ndlr) peuvent être compromises», redoute Maria Neira.
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Posté le 08.04.2008 par ecoville
Le principal spécialiste du climat à la Nasa tire la sonnette d'alarme. Selon James Hansen, qui dirige l'Institut Goddard d'études spatiales de l'agence gouvernementale américaine, le réchauffement climatique plonge déjà la planète dans la crise et le secteur énergétique tente d'en cacher l'ampleur au public. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère ont atteint un niveau dangereux, soit 385 parts par million (ppm). Or, selon le scientifique, l'énergie fossile, qui pourvoit à 90% de notre énergie, est en grande partie responsable des émissions de CO2.
«C'est un business tellement énorme qu'il a infiltré le gouvernement américain», explique le spécialiste dans un article publié par le magazine «Science». Ainsi, l'industrie, relayée par les responsables de l'administration américaine, induirait en erreur le public sur les causes du changement climatique.
Le scientifique en appelle donc à l'Union européenne, qu'il enjoint de revoir son objectif en matière de réduction d'émissions de CO2, fixé actuellement à 550 ppm. Il doit être ramené à 350 ppm si «l'humanité entend préserver une planète similaire à celle sur laquelle s'est développée la civilisation». Hansen ajoute qu'il faut mettre hors service d'ici à 2030 toutes les centrales à charbon et taxer leurs émissions d'ici là. Selon lui, il faut également interdire la construction de nouvelles centrales si celles-ci ne prévoient pas de système pour emprisonner leurs émissions de CO2.
Pauline Mouhanna (avec AFP)
20 Minutes, éditions du 08/04/2008 - 07h23
dernière mise à jour : 08/04/2008 - 09h43
Posté le 07.04.2008 par ecoville
L'entrée de l'A16, près de Boulogne-sur-Mer. AFP PHOTO MICKAEL TASSART
L'alerte Orange a été levée, mais les perturbations routières continuent.
Météo France a levé en milieu de journée l'alerte Orange (niveau 3 sur 4) émise pour 16 départements du nord et de l'est en raison de la neige et du verglas. Quelques averses de neige persistent sur le département des Vosges, mais sont en cours d'atténuation.
Selon l'institut, on a relevé 2 à 5 cm sur les départements qui étaient en vigilance orange , avec des pics à 30 cm localement. «Sans parler de « grand beau temps», sur l'ensemble des régions l'après-midi devrait se dérouler sous un ciel simplement porteur de quelques averses de pluie», indique pour sa part Bison-Futé.
Ces conditions ont d'ores et déjà fortement perturbé la circulation lundi matin. Dans le Pas-de-Calais, sur l'autoroute A16, un tronçon entre Isques et Boulogne-sur-Mer était impraticable dans les deux sens et des déviations ont été mises en place. Des poids-lourds étaient bloqués sur le côté de l'autoroute.
Dans la Somme, sur l'autoroute A28, la circulation a été complètement coupée entre Abbeville et Rouen entre 04h15 et 06H15 après un accident de poids lourd, qui « s'est mis en porte-feuille ». Un accident similaire de poids lourd sur l'A28, dans l'autre sens, s'est produit vers 06H30, rendant le trafic difficile. Plusieurs routes départementales étaient également enneigées dans le secteur notamment de Péronne et Ham, de même que dans l'Oise. Dans l'Aube, trois accidents de poids lourds se sont produits sur l'A5, «certainement liés aux intempéries».
Posté le 06.04.2008 par ecoville
Désintégration de la plate-forme de Wilkins
crédit : Jim Elliot, British Antarctic Survey
Alors que l'ensemble de l'Antarctique semble encore relativement épargné par le réchauffement climatique, la plus grande banquise permanente de l'Antarctique s'est de nouveau disloquée : un morceau équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris s'est désintégré.
D'après un communiqué commun du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) de l'Université du Colorado, du British Antarctic Survey (BAS) et du Earth Dynamic System Research Center du National Cheng Kung University (NCKU) à Taiwan, des images satellite du NSIDC révèle qu'un plateau de glace commence à se disloquer en raison d'un réchauffement rapide de l'Antarctique.
Il s'agit du plateau de glace de Wilkins, la plus grande banquise permanente de l'Antarctique, située au sud-ouest de la péninsule Antarctique, à environ 1000 km au sud de l'Amérique du Sud. Le plateau de glace de Wilkins couvre une superficie de 16 000 km², c'est à dire la taille de l'Irlande du Nord.
Bien que stable durant une grande partie du siècle dernier, celui-ci à commencer à fondre dans les années 90. En 1998, plus de 1000 km² de glace se sont désintégrés en quelques mois. Or, les images satellite montrent que le plateau de glace de Wilkins se disloque de nouveau sur son flanc sud-ouest depuis le 28 février 2008 : un "morceau" de banquise de plus 41 km de long sur 2,5 de large, soit plus de 100 km² s'est détaché. Selon les dernières images satellite, cette désintégration porte dorénavant sur un pan de glace de 414 km2, soir près de quatre fois la superficie de Paris.
Heureusement, avec l'arrivée de l'hiver austral, les chercheurs ne s'attendent pas à ce que cette banquise poursuive sa retraite dans les prochains mois, le prochain redoux risque par contre d'être décisif
L'ouest de la péninsule Antarctique connaît un réchauffement sans précédent
Ces phénomènes, qui inquiètent les scientifiques, sont surveillés de près car leur accélération pourrait contribuer, d'une manière générale, à augmenter le niveau des océans, bien que dans le cas de la banquise, l'élévation soit très marginale.
La désintégration d'une partie du plateau de Wilkins témoigne d'une saison de fonte particulièrement active : "nous pensons que le plateau Wilkins existe depuis quelques centaines d'années mais l'air chaud et les vagues de l'océan provoquent sa dislocation", a expliqué Ted Scambos glaciologue à l'Université du Colorado.
Or, au cours des 50 dernières années, l'ouest de la péninsule Antarctique a connu la plus grande augmentation de la température sur la Terre, avec une hausse de 0,5 degré Celsius par décennie. Ainsi, cette région de l'Antarctique connaît un réchauffement sans précédent depuis un demi-siècle, comme en témoignent le retrait de plusieurs plates-formes de glace durant ces 30 dernières années et l'effondrement total de six d'entres elles : Prince Gustav Channel, Larsen Inlet, Larsen A, Larsen B, Wordie, Muller et le plateau de glace Jones.
Posté le 05.04.2008 par ecoville
La Nina devrait refroidir l'année 2008
Caroline de Malet
04/04/2008 | Mise à jour : 21:11 | Commentaires 10
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Ce phénomène qui se produit dans l'océan Pacifique au niveau de l'équateur devrait avoir un impact limité en Europe. Météo France table sur un printemps chaud.
LES SCEPTIQUES du changement climatique vont en faire des gorges chaudes. L'année sera froide, a annoncé le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Michel Jarraud, dans une interview à la BBC. L'information, communiquée par l'OMM voici un mois et demi, était jusqu'alors passée totalement inaperçue.
Mais n'en déplaise à Claude Allègre qui affirmait dans Le Point la semaine dernière que la baisse moyenne des températures en 2007 était imputable au changement climatique, la cause de ce phénomène est tout autre. Elle tient en deux mots : La Nina, qui sévit depuis l'été dernier.
Ce phénomène qui naît d'un refroidissement des eaux équatoriales de l'océan Pacifique se manifeste certaines années par des effets contraires à ceux entraînés, d'autres années, par El Nino. Il naît d'un renforcement des alizés dans l'océan Pacifique Ouest qui, déplaçant les eaux chaudes de surface de cette région en direction du continent asiatique, provoquent un renforcement de la remontée d'eau, amenant ainsi en surface plus d'eau froide qu'à l'accoutumée. Si El Nino entraîne en général un réchauffement, La Nina suscite habituellement de fortes pluies en Indonésie, en Malaisie, en Australie et en Afrique, mais aussi des sécheresses en Amérique du Sud, des tempêtes dans l'Atlantique tropical et des vagues de froid en Amérique du Nord.
Cette année, La Nina a commencé à se manifester en juin et juillet 2007. C'est ce phénomène qui explique les inondations terribles qui ont frappé l'Afrique au cours de l'automne 2007, mais également les pluies torrentielles qui ont inondé l'Australie ou encore les températures glaciales que certaines régions de Chine ont connues.
Persistance
Il n'empêche que « le signal La Nina, qui part du Pacifique Ouest et passe par l'Alaska et les Caraïbes avant d'arriver en Europe, arrive chez nous relativement faible », explique Jean-Pierre Céron, directeur adjoint de la climatologie. En clair, son influence, une fois arrivée aux latitudes moyennes, est limitée. Il reste que le Met Office britannique rappelle que cette anomalie climatique explique en partie l'hiver doux et pluvieux qu'a connu la Grande-Bretagne.
De fait, ce n'est pas tant la présence d'un phénomène Nina que Michel Jarraud a tenu à signaler, mais sa persistance. « Habituellement, ce dérèglement climatique, qui survient au début de l'été, dure entre neuf et douze mois », rappelle Rupa Kumar Kolli, chef des applications et services du climat mondial. Ayant démarré en juin 2007, ce phénomène est susceptible de se prolonger pendant l'été, a tenu à mettre en garde Michel Jarraud.
Combien de temps cet épisode se prolongera-t-il encore ? Il est rare qu'un tel dérèglement climatique dure plus d'un ou deux ans, comme cela a été le cas de 1998 à 2000. Aussi les experts de l'OMM semblent exclure qu'un scénario comparable se reproduise en 2008.
Or, La Nina est cette année une des plus violentes que nous ayons connues depuis l'épisode 1988-1989. La température de surface dans le Pacifique se situe en effet entre 1,5 °C et 2 °C en deçà des normales saisonnières. Il reste que son effet s'affaiblit avec le temps.
D'aucuns ne manqueront pas de s'interroger sur le lien que l'on peut établir entre cette anomalie et le changement climatique. Refroidissement ? Réchauffement ? De quoi y perdre son latin. De fait, ce refroidissement passager ne remet absolument pas en cause la tendance globale au réchauffement depuis 1998, insiste Michel Jarraud. D'ailleurs, de tels épisodes s'inscrivent dans la variabilité naturelle du climat d'une année sur l'autre. Et de marteler : « Quand on parle du changement climatique, il convient non pas de regarder une année précise, mais des tendances lourdes sur une assez longue période. »
D'ailleurs, les prévisions saisonnières de Météo France tablent sur un printemps plus chaud que les normales saisonnières en avril, mai et juin. Les experts du Hadley Centre britannique tablent sur un prochain record de température d'ici moins de 5 ans, probablement associé à un épisode d'El Nino.
Posté le 31.03.2008 par ecoville
Menace de sécheresse en Paca
A quelques mois de l’été, le niveau des nappes phréatiques et des cours d’eau est très bas en raison des faibles précipitations depuis septembre.
Le comité régional de vigilance a annoncé vendredi que le niveau des précipitations en Provence-Alpes-Côte d’Azur était toujours déficitaire, à 75% de la normale depuis le 1er septembre 2007, et a appelé à la prudence dans l’usage de l’eau. “Cette année encore, vigilance”, réclame dans un communiqué le comité, qui s’est réuni la semaine dernière à la préfecture de Région. Le comité a constaté un “déficit particulièrement marqué” dans l’est des Bouches-du-Rhône et l’ouest du Var, dans l’est des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence.
Un mois de février trop sec
Alors que janvier a été normalement arrosé, le mois de février a été déficitaire dans l’ensemble de la Région : 21% de la normale à Toulon, et 88% à Marignane. Les débits des cours d’eau “sont un peu meilleurs qu’au début 2007” mais “restent néanmoins à des niveaux faibles, que l’on ne voit que tous les dix ans”, toujours selon le comité. Quant aux nappes alluviales, “elles sont en dessous, voire très en dessous pour certaines, des niveaux saisonniers attendus, à l’exception de la zone de Saint-Martin-de-Crau”, en Camargue.
Metrofrance.com
Metrofrance.com
Posté le 29.03.2008 par ecoville
Rhône/gel: "une catastrophe" (Barnier)
Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a déclaré aujourd'hui à Valence que l'épisode de gel qui a frappé les arboriculteurs de la vallée du Rhône durant le week-end de Pâques, était "une catastrophe équivalente à celle de 1975" de par son ampleur géographique.
"Cette catastrophe a un caractère exceptionnel du fait de son étendue qui va de Lyon à Nîmes et touche trois régions, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d'azur et Languedoc-Roussillon", a souligné le ministre après avoir visité une exploitation sinistrée à Chateauneuf-sur-Isère (Drôme).
Il a annoncé qu'une cellule de crise allait être mise en place dans chacun des huit départements concernés : Rhône, Loire, Isère, Drôme, Ardèche, Vaucluse, Gard et Bouches-du-Rhône.
Source: AFP
Posté le 28.03.2008 par ecoville
À peine créé, déjà marginalisé ? Le Fonds d'adaptation au changement climatique, lancé à l'occasion de la conférence des Nations unies sur le climat de Bali, en décembre 2007, a de bonnes raisons de se poser la question, alors qu'il est réuni pour la première fois, du mercredi 26 au vendredi 28 mars, à Bonn (Allemagne). La Banque mondiale vient en effet d'annoncer son intention de créer sa propre enveloppe de financement pour traiter de l'adaptation au réchauffement.
CHIFFRES
86 MILLIARDS DE DOLLARS
(55 milliards d'euros) par an, c'est le montant qu'il faudrait mobiliser, selon l'ONU, pour parer aux effets du réchauffement climatique.
280 MILLIONS DE DOLLARS
(178 millions d'euros) ont été engagés depuis 2001 dans les pays en développement, afin de financer des projets d'adaptation, par le Fonds pour l'environnement mondial, rattaché aux Nations unies.
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L'Afrique du Sud, se faisant l'écho de nombreux pays en développement, a dénoncé ce qui est perçu comme une tentative de contournement du dispositif onusien. Aux yeux de ces derniers, l'initiative de la Banque mondiale pose problème à deux titres.
Financier d'abord : l'institution dirigée par l'Américain Robert Zoellick va se tourner vers les mêmes pays donateurs que le Fonds d'adaptation pour lever des capitaux. Le mécanisme de financement approuvé à Bali doit recevoir l'équivalent de 2 % des investissements générés par les Mécanismes de développement propre (MDP), ces projets qui permettent aux entreprises d'obtenir des quotas d'émission de gaz carbonique en utilisant des technologies moins polluantes dans les pays en développement.
Or, explique Monique Barbut, du Fonds mondial pour l'environnement, qui assure le secrétariat du Fonds d'adaptation, "avant que les MDP ne montent en puissance, ces 2 % ne nous procureront pas plus de 70 millions de dollars (44,5 millions d'euros), quand nous estimons qu'il en faudrait entre 200 et 500 millions d'ici à fin 2009 pour entreprendre un travail sérieux."
Mais l'essentiel n'est pas là. Les pays les plus pauvres redoutent surtout de voir la lutte contre le changement climatique s'inscrire dans le schéma traditionnel de l'aide au développement, où quelques pays donateurs décident des politiques à mener par les récipiendaires de l'aide. Or le Fonds d'adaptation a brisé cette règle en donnant aux pays du Sud davantage de voix au sein de son conseil d'administration. Les pays les plus exposés aux effets du réchauffement revendiquent la maîtrise des projets qui seront engagés pour remédier à une situation dont ils ne sont pas responsables.
"PROJET TRÈS DIFFÉRENT"
Pour sa part, la Banque mondiale se défend de vouloir affaiblir le processus engagé à Bali. "Notre projet est très différent, explique Warren Evans, directeur environnement de l'institution. Il est ciblé sur moins d'une dizaine de pays où nous voulons mettre en oeuvre des programmes pilotes qui nous permettront d'affiner les meilleures réponses au changement climatique." Cela pour répondre au manque de connaissances auquel sont confrontés les experts pour pouvoir agir. "Le réchauffement est un problème central pour le développement, nous devons le prendre en compte maintenant", insiste-t-il.
Le fonds de la Banque mondiale, baptisé "Programme pilote pour faire face aux changements climatiques", ambitionne de lever entre 300 et 500 millions de dollars (190 à 320 millions d'euros). Le Royaume-Uni aurait déjà répondu à l'appel. Son architecture sera débattue au lendemain de l'assemblée de printemps de la Banque mondiale, mi-avril à Washington.
Un autre Fonds pour les technologies propres, doté de 5 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros), est aussi sur les rails. Les Etats-Unis y contribueraient à hauteur de 2 milliards de dollars, le Royaume-Uni pour 1,6 milliard. Le Japon, qui n'a pas encore précisé le montant de sa participation, figurerait parmi les principaux bailleurs.
Cette polémique intervient alors que la Banque mondiale cherche à se positionner comme un acteur incontournable de la question du climat. M. Evans a entrepris une tournée des grands pays en développement pour apaiser leurs inquiétudes.
Laurence Caramel
Posté le 26.03.2008 par ecoville
Reuters/HO
Les images satellite rassemblées par le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado montrent que l'effondrement a commencé le 28 février quand un gros iceberg mesurant 41 km par 2,4 km s'est détaché d'un bord sud-ouest du plateau, entraînant d'autres morceaux.
Un énorme pan de la banquise antarctique, équivalent à peu près de quatre fois la superficie de la ville de Paris, a commencé à s'effondrer sous l'effet de la rapidité du réchauffement climatique, a indiqué, mardi 25 mars, le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC – National Snow and Ice Data Center).
Selon des images satellite, cette désintégration porte déjà sur un pan de glace de 415 km2 faisant partie du plateau Wilkins et a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest. Ce mouvement a déclenché la désintégration d'un bloc de 569 km2 du plateau Wilkins, dont 415 km2 ont déjà disparu.
Le plateau Wilkins est une vaste banquise qui s'étend sur 13 000 km2 au sud-ouest de la péninsule antarctique, région la plus au nord du continent, à environ 1 600 km de la pointe sud de l'Amérique du Sud.
"Bloc par bloc, la glace dégringole et s'émiette dans l'océan, a indiqué Ted Scambos, responsable scientifique du NSIDC. Le plateau n'est pas seulement en train de se fissurer avec quelques morceaux qui se détachent, mais il se disloque complètement. On ne voit pas très souvent ce genre de phénomène."
CONSÉQUENCE DU RÉCHAUFFEMENT
Selon M. Scambos, une grande partie de la banquise n'est plus soutenue que par une fine couche de glace, qui pourrait, en cas d'effondrement, conduire à la disparition de près de la moitié du plateau Wilkins dans les prochaines années. "Si les glaces continuent à reculer, cette bande de glace pourrait se désintégrer, et nous perdrions alors probablement la moitié de la banquise de cette région au cours des prochaines années", estime-t-il.
Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe, avec une hausse de 0,5 °C tous les dix ans.
"Nous pensons que le plateau Wilkins existe depuis quelques centaines d'années mais l'air chaud et les vagues de l'océan provoquent sa dislocation", a expliqué Ted Scambos, qui a constaté pour la première fois cette désintégration en mars.
L'été touchant à sa fin dans l'Antarctique, les scientifiques ne prévoient pas davantage de désintégration du plateau Wilkins dans les prochains mois. "Le spectacle est terminé pour cette saison, mais en janvier prochain nous allons observer attentivement pour voir si le Wilkins va continuer à se disloquer", a ajouté ce scientifique.
Ces dernières années, la banquise bordant la péninsule antarctique a connu une dislocation rapide. En 1995, le plateau Larsen A, long de 75 km et large de 37 km, s'est décroché puis fragmenté en icebergs dans la mer de Weddell. Le 19 mars 2002, un satellite de la NASA observait l'effondrement de Larsen B, d'une surface de 3 850 km2 et 200 mètres de haut, qui contenait 720 milliards de tonnes de glace.
La fonte accélérée des glaces de l'Antarctique – plus de 13 000 km2 de banquise ont disparu en cinquante ans – pourrait contribuer de façon importante à la montée du niveau des océans. Selon certaines projections au rythme actuel (+ 3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d'ici à la fin du siècle.
Posté le 25.03.2008 par ecoville
Des habitants se rafraichissent sous une chute d'eau au barrage de Wawa près de la ville de Montalban, en raison des fortes chaleurs qui sévissent aux Philippines, le 22 mars 2008.
Source : REUTERS/Romeo Ranoco