CLIMAT
Posté le 03.05.2008 par ecoville
Steve Helber AFP/Pool/Archives ¦ Après le passage d'une tornade à Suffolk, en Virginie, le 29 avril 2008
Au moins sept personnes ont été tuées, dont une adolescente de 15 ans, vendredi dans l'Arkansas (sud), où près d'une vingtaine de tornades se sont abattues causant d'importants dégâts, ont indiqué les autorités locales.
Deux personnes ont été tuées lorsqu'une tornade a frappé leur maison de plein fouet à Conway County, une zone rurale au nord-ouest de Little Rock, la capitale de cet Etat du sud des Etats-Unis, selon les responsables des secours locaux.
Une adolescente de 15 ans a d'autre part été tuée dans son sommeil par un arbre qui est tombé sur sa chambre à 04H30 du matin à Siloam Springs dans le nord-ouest de cet Etat du centre du pays, selon le journal local, l'Arkansas Democrat-Gazette, citant la police.
Son frère de 10 ans qui dormait dans la même chambre a été légèrement blessé et hospitalisé, a ajouté la source policière citée par le journal.
Par ailleurs, la police locale a également confirmé la mort de trois autres personnes de la même famille dans la région voisine de Van Buren County. "Leur maison a été totalement détruite" a déclaré sur CNN Bradley Scott, le shérif local qui a indiqué que six autres personnes avaient été hospitalisées.
Au moins une autre personne a également trouvé la mort dans la ville voisine de Hensley, tandis que d'importants dégâts ont été relevés dans la ville de Damascus et au moins une centaine de maisons ont été détruites à Cleburne County.
Il s'agit de la troisième vague de tornades à frapper la région cette année, ont précisé les autorités locales. Le 5 février dernier, une puissante tornade avait tué 13 personnes et fait des dizaines de blessés dans l'Arkansas. En avril, plusieurs tornades ont également frappé le centre de cet Etat, faisant des dégâts mais pas de victimes.
Dix-neuf tornades en tout ont balayé pendant la nuit quatre Etats du centre et du sud des Etats-Unis, le Kansas, l'Oklahoma, le Missouri et l'Arkansas, et se dirigeaient vers l'Illinois, au nord, a précisé la chaîne ABC.
"Les rues sont difficiles d'accès et certaines sont coupées. Il y a énormément de dégâts un peu partout" a déclaré pour sa part Robert King, porte-parole de la police de Gladstone, dans le Missouri au journal Kansas City Star.
Steve Helber AFP/Pool/Archives ¦ Après le passage d'une tornade à Suffolk, en Virginie, le 29 avril 2008
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 03/05/2008 - 09h48
dernière mise à jour : 03/05/2008 - 10h18
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Posté le 02.05.2008 par ecoville
Crédits photo : Cedric PASQUINI/REA
Le ralentissement de la circulation océanique donnerait dix ans de répit au climat.
Une nouvelle fois, le Gulf Stream, ou plutôt la circulation thermohaline dont ce courant transatlantique n'est qu'une branche, provoque des remous. Le réchauffement pourrait, en effet, être partiellement compensé pendant dix ans par une baisse des températures océaniques en Europe et en Amérique du Nord. Telle est la conclusion plutôt provocatrice d'une étude publiée jeudi dans la revue Nature.
L'équipe de chercheurs menée par Noel Keenlyside, du Leibniz Institute of Marine Science en Allemagne, fonde cette affirmation sur les résultats d'un nouveau modèle qu'elle a mis au point. Celui-ci permet de mieux connaître l'impact sur le réchauffement de la circulation thermohaline, également baptisé «tapis roulant». Ce courant part des tropiques et remonte vers les hautes latitudes où, une fois refroidies et salées, les eaux plongent en profondeur avant de redescendre vers le sud. Selon eux, ce courant devrait se ralentir. Avec pour effet un refroidissement des eaux de l'Atlantique nord. Leur constat se base sur les relevés de la température de surface des eaux. Or les scientifiques pensaient jusqu'à présent que seule l'observation des eaux en profondeur permettrait d'alimenter les modèles.
«Nos résultats montrent que les températures globales risquent de se stabiliser ou se refroidir au cours des dix années à venir du fait de fluctuations naturelles, mais à long terme les températures devraient continuer à augmenter», concluent les scientifiques. En clair, le répit pour la planète ne serait que de dix ans. Une évolution susceptible de tempérer ouragans, canicules et intempéries. Sans pour autant altérer la tendance à long terme au réchauffement.
Résultats «encourageants»
Tout en jugeant ces résultats «encourageants» sur l'amélioration des prévisions, Richard Wood, climatologue au Met Office britannique, estime dans un commentaire à ce sujet dans la revue Nature, que «des points substantiels méritent clarification». Et de mettre en garde : «La circulation thermohaline ne dépend pas seulement de la température, mais également de la salinité des océans.»
Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un ralentissement de ce courant océanique est avancée, relançant les spéculations sur les risques de refroidissement qu'un tel phénomène est susceptible d'induire. C'est le chercheur Harry Bryden, du Centre océanographique national britannique, qui l'avait lancée avec fracas en 2005. Si l'on en croit ses travaux, le courant, ou dérive, Atlantique nord aurait déjà perdu un tiers de son intensité depuis le milieu des années 1950. Paul Tréguer, directeur scientifique du réseau européen de chercheurs Eur-Oceans, est réservé sur ce point. Selon lui, la dérive Atlantique nord n'est pas, contrairement à une idée reçue, la seule responsable de la douceur de nos côtes. On estime en effet généralement que ce courant justifie les 15 °C de différence de température hivernale existant entre Paris et Montréal, pourtant situées aux mêmes latitudes. Or, pour Paul Tréguer, son rôle serait limité à 20 % dans l'évolution des températures d'ici à 2050, les 80 % restants étant à ses yeux imputables à la circulation atmosphérique. De quoi limiter la portée de ces travaux sur les températures futures du Vieux Continent.
Posté le 01.05.2008 par ecoville
Photo : Stephane de Sakutin/AFP
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a bouclé mercredi "dans les délais" le projet de loi d'orientation du Grenelle de l'Environnement, mais les écologistes s'inquiètent du flou sur les moyens à mettre en place.
Ce projet de loi "reprend fidèlement les conclusions" du Grenelle et sera soumis au Parlement avant l'été comme le président de la République s'y était engagé, a déclaré M. Borloo lors de sa présentation à la presse.
"Nous avons besoin de cette révolution écologique", a-t-il plaidé. Il faut rentrer dans une économie sobre: on ne peut pas continuer comme cela avec le prix du pétrole qui explose, les émissions de CO2 qui continuent d'augmenter".
"L'ensemble du chantier est un programme d'investissements qui sera fondé pour l'essentiel sur les économies d'énergie induites" et devrait créer environ 500.000 emplois d'ici 2020, a-t-il ajouté.
"Une société économe en électricité, en fuel, en eau, en déchets, en énergie, c'est une société qui dépense moins d'argent", a-t-il martelé.
Le secteur du bâtiment, environ un quart des émissions de gaz à effet de serre en France et 40% de l'energie consommée, est visé en priorité.
De nouvelles normes d'isolation vont être imposées dans le neuf.
Un gros effort de rénovation va être entrepris dans l'ancien afin de réduire "d'au moins 38%" d'ici 2020 les consommations énergétiques du parc actuel.
"L'Etat va montrer l'exemple, a indiqué M. Borloo: 120 millions de m2 de bâtiments publics seront réhabilités, financés par les économies d'énergie ainsi réalisées".
Les particuliers seront incités à suivre le mouvement: "quand vous isolez votre logement, vous consommez moins de chauffage et votre facture se réduit", a-t-il commenté.
Côté transports, la priorité ira au rail: l'Etat entend créer 2.000 km de lignes supplémentaires pour les trains à grande vitesse (TGV) d'ici 2020 pour relier les capitales régionales.
Dans l'agriculture, l'objectif est d'augmenter la part du bio à 6% des surfaces cultivés en 2013 contre 2% actuellement et à 20% en 2020, tandis que les 30 produits phytopharmaceutiques "les plus préoccupants" seront retirés du marché d'ici fin 2008.
Ce projet de loi est conforme au Grenelle, reconnaissent les associations écologistes, mais elles s'inquiétent du flou concernant les moyens.
"On n'a peu ou pas de moyens mis en avant par l'Etat pour réussir ce changement de civilisation", a estimé Yannick Jadot, de Greenpeace.
Par exemple, dans le bâtiment, "il n'y a aucune aucune précision sur les outils que l'Etat mettra à disposition des propriétaires pour les aider à rénover leurs bâtiments", a-t-il indiqué.
Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE - 3.000 associations), "il va falloir trouver des financements. Le chantier ne fait que commencer et il est gigantesque".
"C'est seulement quand les projets de loi Grenelle II et III" qui doivent décliner les modalités techniques et réglementaires de ces objectifs, seront rédigés "qu'on pourra calculer combien tout cela va coûter", a-t-il fait remarquer.
La loi d'orientation (Grenelle I) devait être présentée mercredi au Conseil économique et social, puis au Conseil d'Etat avant d'être examinée en Conseil des ministres fin mai avec le paquet Grenelle II, consacré aux dispositions réglementaires dans le bâtiment et les transports, pour une première lecture à l'Assemblée nationale avant l'été.
Un Grenelle III, concernant notamment l'agriculture, arrivera au Parlement à l'automne.
Par Emmanuel ANGLEYSPARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 24.04.2008 par ecoville
Un gondolier aide son embarcation à passer sous un pont de Venise après les crues, Italie, le 20 avril 2008.
Source : STRINGER / REUTERS
Posté le 21.04.2008 par ecoville
Jose Navarro AFP ¦ Des personnes passent sur une avalanche qui a coupé la route d'accès au village de Gavarnie, le 20 avril 2008.
Le village de Gavarnie (Hautes-Pyrénées) est bloqué depuis dimanche après-midi par une forte avalanche qui a coupé sa route d'accès, enfouie sous une coulée de neige de 15 m d'épaisseur et 50 m de large, mais n'a "a priori" pas fait de victimes, selon des sources concordantes.
L'avalanche s'est produite vers 17H00 sur la RD 921, reliant Lourdes à Gavarnie, à un kilomètre en aval de la commune célèbre pour son cirque.
"Il n'y a pas de victime dénombrée à ce stade et les témoignages laissent espérer qu'il n'y en a pas. Il n'y a pas de personne portée manquante, la circulation était faible à ce moment-là: on a des raisons de penser qu'il n'y a pas de victime, mais aucune certitude", a indiqué à l'AFP la préfecture des Hautes-Pyrénées.
Les CRS-montagne ont également estimé qu'"a priori" aucun véhicule n'a été pris dans la coulée, soulignant toutefois que vu la hauteur de neige, il était difficile pour l'instant de dire s'il y avait ou non des victimes. "C'est en déneigeant qu'on aura la certitude qu'aucune voiture n'a été emportée par l'avalanche", ont précisé les secouristes.
Un hélicoptère de la sécurité civile a survolé dans la soirée "la zone d'où est partie l'avalanche afin de s'assurer qu'elle est réellement purgée". Une fois la zone sécurisée, les équipes de déneigement, une pelle mécanique, un bulldozer et une dameuse de la station de ski de Gavarnie, ont commencé leur travail.
Dans la soirée, une cinquantaine de personnes ont pu traverser à pied la coulée de neige pour quitter ou rejoindre Gavarnie.
Selon les secouristes, c'est "un cumul d'enneigement depuis quelques jours sur le pic de Piméné (2801 mètres) qui a provoqué ce départ d'avalanche", dont l'intensité a surpris les habitants.
"C'est une grosse avalanche, ce n'était pas arrivé de mémoire depuis 1978 et 1991. Avec du recul, c'est une grosse frayeur", a expliqué à l'AFP le maire de Gavarnie, Christian Bruzaud, précisant que le village devait être bloqué au moins jusqu'à lundi.
Jose Navarro AFP ¦ Des personnes passent sur une avalanche qui a coupé la route d'accès au village de Gavarnie, le 20 avril 2008.
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 20/04/2008 - 20h48
dernière mise à jour : 21/04/2008 - 14h02
Posté le 20.04.2008 par ecoville
Des voitures roulent sur l'autoroute Srinagar-Leh réouverte à la circulation après que de violentes chutes de neige l'aient recouverte, Cachemire, le 15 avril 2008.
Source : D. ISHMAIL / REUTERS
Posté le 20.04.2008 par ecoville
(DR)
Le mimosa des jardins envahit le massif de l'Estérel, ce qui amène à créer de nouvelles réserves biologiques pour l'observer et le contrôler.
«Acacia dealbata», le mimosa, est devenu envahissant dans le massif de l'Estérel. Cette plante qui est à l'origine de nombreuses festivités au début de l'année sur la Côte d'Azur est aujourd'hui indésirable dans la nature, alors qu'elle a été importée d'Australie à la fin du XIXe siècle pour orner nos jardins.
Afin d'essayer de contrôler sa progression dans le massif de l'Estérel, qui comprenait déjà trois réserves biologiques d'un total de 490 hectares, l'Office national des forêts (ONF) et la marque d'hygiène beauté Ushuaïa vont créer une réserve biologique supplémentaire de 800 hectares qui devrait être officialisée avant la fin 2009. Cela permettra en outre d'observer et de conserver la biodiversité de ce massif déjà protégé, mais fragilisé par la grande fréquentation humaine et les nombreux feux de forêt. Après un feu, il faut attendre une dizaine d'années pour que la végétation reprenne ses droits, un peu plus longtemps pour que les arbres repoussent. Quand le mimosa est sec, il favorise le feu. «Ici après l'incendie de 1987 c'était la Lune», témoigne Bernard Vietta de l'ONF. «Maintenant presque tout a repoussé en dépit des nombreux autres sinistres.»
Paradoxalement, le feu permet une germination en masse des graines du mimosa restées en latence dans le sol, ce qui constitue un véritable cercle vicieux pour la dissémination de cette plante qui se propage déjà facilement par le vent et le ruissellement.
De nombreuses coulées de mimosa visibles dans les fonds de vallons risquent de chasser la flore exceptionnelle de ce massif volcanique formé de forêts et de maquis et d'où émergent de surprenantes roches rouge orangé. Il y a au moins douze espèces d'orchidées sauvages dont trois Serapia sont protégées : les paviflora, neglecta et cordigera; plus trente-six plantes aromatiques, dont l'ail de Sicile, des plantes rares comme l'osmonde royale, une belle fougère à fleur blanche qui pousse également dans les fonds de vallons.
Le mimosa est une plante buissonnante très résistante. Elle aime la chaleur, mais supporte aussi le gel jusqu'à moins 8°. L'éradiquer n'est pas possible parce qu'il colonise rapidement par voie végétative. «Sur 100 m2, on peut le contrôler, sinon c'est impossible», témoigne Laurent Marsol de l'agence ONF du Var.
La biodiversité du massif menacée
Pour ce faire, il faut couper les drageons en n'en laissant subsister qu'un seul qui deviendra un «tire-sève». Ainsi les racines des autres drageons s'étiolent. Reste à planter d'autres arbres à côté. En poussant, ils couperont le soleil au mimosa, qui en a besoin et, en principe, disparaîtra.
«Ce type d'invasion compte parmi les plus dommageables pour la Côte d'Azur», confirme Frédéric Médail, professeur en écologie. La plante est à l'origine d'une diminution de la biodiversité. Des études ont montré que l'on trouve environ 24 espèces différentes dans les plantations de chêne-liège alors qu'on en relève seulement 10 dans les endroits où pousse le mimosa. Celui-ci forme un taillis impénétrable avec des arbres qui font 2 à 3 mètres de racines par an et colonisent rapidement les sols. En outre, ils l'acidifient quand la litière de feuilles se dépose sur le sol. Il s'agit bien d'une plante envahissante qui modifie toute la structure et la dynamique de l'écosystème. Et le changement climatique devrait amplifier le phénomène.
Mais quand on passe en février dans l'Estérel, les mimosas sont en fleur. C'est beau et ça sent bon, les espèces envahissantes savent se montrer séduisantes.
«Actuellement, il a été recensé une quarantaine de ces espèces en France, mais il n'existe pas de réglementation, excepté pour la jussie», explique Eric Joly, directeur du Jardin des Plantes à Paris. Cette plante étouffe notamment toute vie sous-marine dans les points d'eau qu'elle colonise.
Posté le 18.04.2008 par ecoville
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
D'après de nouvelles estimations présentées à l'occasion de la conférence de l'Union européenne des géosciences(1), le réchauffement climatique pourrait élever le niveau des océans de 80 cm à 1,5 m d'ici à la fin du siècle. Des estimations bien plus pessimistes que celles formulées dans le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat (GIEC).
Ces prévisions s'appuient sur les travaux du laboratoire océanographique britannique Proudman, dont l'une des chercheuses, Svetlana Jevrejeva, a évoqué le rythme accéléré de hausse du niveau des océans. Après 2 cm au XVIIIe siècle, 6 cm au XIXe et 19 cm au siècle dernier, le niveau pourrait s'élever de 80 cm à 1,5 m d'ici à 2100.
Or, le GIEC dans son rapport définitif rendu public fin 2007 estime que la hausse devrait être comprise entre 18 cm et 59 cm. Il s'agit de "sous-estimations" selon Simon Holgate, également chercheur au laboratoire Proudman.
De surcroît, cette fourchette est jugée bien optimiste par certains spécialistes comme le directeur de l'Institut Goddard de la NASA, James Hansen ou le professeur Rohling dans un article publié dans la revue Nature Geoscience .
James Hansen précisait l'année dernière(2) que "les calottes sont soumises à des effets non linéaires très importants et à des rétroactions" encore partiellement prises en compte.
Actuellement, l'effet de serre lié aux activités humaines contribue à un forçage radiatif de 2 w/m². Or, il suffirait d'un seul watt supplémentaire pour que la planète se retrouve à la température la plus élevée de la période interglaciaire précédente, où le niveau de la mer était alors supérieur de cinq à six mètres... Selon James Hansen.
L'augmentation du niveau des océans trouve son origine dans la dilatation thermique de l'eau (un corps plus chaud occupe plus de volume) mais aussi dans la fonte quasi généralisée des glaciers continentaux.
Même si les estimations divergent encore sur l'ampleur de l'élévation, les scientifiques s'accordent sur le fait que les régions du monde qui en souffriront le plus seront, comme de coutume, les pays en développement d'Afrique et d'Asie, où les moyens manquent pour édifier des protections contre les inondations. Alors que l'élévation du niveau de la mer et les phénomènes météorologiques plus violents sont déjà une réalité tangible dans les pays asiatiques, des dizaines de millions de réfugiés climatiques supplémentaires sont à prévoir dans le cadre de cette nouvelle étude.
A ce titre, "si (le niveau des mers) augmente d'un mètre, 72 millions de Chinois seront déplacés, ainsi que 10% de la population vietnamienne", a prévenu Svetlana Jevrejeva.
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Posté le 18.04.2008 par ecoville
Auteur non identifié
Selon les scientifiques, les données montrant que la terre se réchauffe sont «incontestables». La constatation de l’augmentation de la température moyenne de l’air et des eaux à l’échelle mondiale, de la fonte des glaces et de l’augmentation du niveau des mers et des océans nous aide à comprendre les problèmes à venir et à nous y préparer. Outre les changements observés, le climat a déjà des conséquences sur la santé. À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Margaret Chan, a souligné aujourd’hui que ces changements attaquent les fondements de la santé publique et nous offrent un aperçu des défis qu’il faudra relever à grande échelle.
Selon le Dr Chan, «le problème essentiel peut se résumer en quelques mots : le changement climatique met directement en péril la santé. La planète va se réchauffer progressivement mais les effets des phénomènes climatiques extrêmes – augmentation du nombre de tempêtes, d’inondations, de sécheresses et de canicules – seront brutaux et durement ressentis. Ces deux évolutions peuvent avoir des répercussions sur des éléments aussi fondamentaux pour la santé que l’air, l’eau, les denrées alimentaires, le logement ou l’absence de maladie», a-t-elle ajouté.
Les êtres humains sont déjà exposés aux effets de maladies sur lesquelles le climat a une influence et qui provoquent déjà des millions de décès. Ainsi, la malnutrition provoque plus de 3,5 millions de décès par an, les maladies diarrhéiques plus d’1,8 million et le paludisme près d’un million.
Les exemples qui suivent nous donnent un aperçu de ce que sera notre avenir:
- Canicule en Europe en 2003 : les estimations semblent indiquer que la canicule de l’été 2003 a provoqué le décès d’environ 70 000 personnes de plus que la normale.
- Fièvre de la Vallée du Rift en Afrique : les flambées importantes de cette maladie sont généralement associées aux pluies, dont la fréquence devrait augmenter sous l’effet du changement climatique.
- Ouragan Katrina en 2005 : cet ouragan a fait plus de 1800 morts et a entraîné le déplacement de milliers d’autres personnes. L’infrastructure sanitaire a aussi été sévèrement touchée ; en effet, plusieurs établissements ont été détruits dans la région.
- Paludisme sur les hauts plateaux de l’Est africain : ces trente dernières années, l’augmentation des températures a également créé des conditions plus propices à la présence de populations de moustiques dans la région, et donc à la transmission du paludisme.
- Épidémies de choléra au Bangladesh : ces épidémies sont étroitement liées aux inondations et à l’insalubrité de l’eau.
Cette évolution et ces événements risquent de devenir plus fréquents et de s’intensifier sous l’effet du changement climatique, même si ce changement n’en est pas le seul responsable. Ils grèveront encore davantage les ressources consacrées à la santé qui, dans certaines régions, sont déjà très limitées.
Selon le Dr Chan, «le changement climatique est bien un phénomène mondial mais ses conséquences ne seront pas partout les mêmes. En bref, le changement climatique risque d’aggraver des problèmes de santé déjà considérables, en grande partie concentrés dans le monde en développement et difficiles à combattre», a-t-elle ajouté.
Pour tenter de faire face à cette situation, l’OMS coordonne et soutient des travaux de recherche et des évaluations sur les mesures les plus efficaces pour protéger la santé face au changement climatique, notamment pour les populations vulnérables telles que les femmes et les enfants vivant dans les pays en développement, et conseille ses États Membres sur les modifications à apporter à leur système de santé pour protéger leur population.
L’OMS et ses partenaires – dont le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture et l’Organisation météorologique mondiale – conçoivent actuellement un plan de travail et un programme de recherche pour mieux estimer l’ampleur et la nature de la vulnérabilité en matière sanitaire et recenser des stratégies et des outils pour préserver la santé. L’OMS reconnaît la nécessité urgente qu’il y a à soutenir les pays pour qu’ils trouvent les moyens de surmonter les difficultés. L’amélioration des systèmes de surveillance et de prévision et le renforcement des services de santé élémentaires peuvent permettre de protéger la santé. Dans les années à venir, l’OMS collaborera étroitement avec ses États Membres pour trouver des moyens efficaces d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets sur la santé.
Comme l’a dit le Dr Chan, «par son action et son soutien aux États Membres, l’OMS est déterminée à faire tout son possible pour protéger la santé face au changement climatique.»
Posté le 17.04.2008 par ecoville
(Photo NASA)
DOSSIER SPECIAL - Le développement durable, c'est l'affaire de tous mais nous avons beaucoup à apprendre. À commencer par les bons gestes quotidiens pour polluer moins; apprendre, en quelque sorte, de bonnes manières envers notre planète.
La définition classique du développement durable provient du rapport Bruntland de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de 1987, qui a popularisé le concept : «Le développement durable est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins».
Suite aux premiers chocs pétroliers des années 70, les pays développés ont pris conscience que leur prospérité était basée sur l'utilisation intensive de ressources naturelles qui ne sont pas inépuisables, ce qui les a poussé à s'orienter vers d'autres formes d'énergies. Or ce n'est que depuis le début du nouveau millénaire que le développement durable est devenu un véritable enjeu politique, économique, écologique et social.
Ce thème touche désormais tous les aspects de notre vie quotidienne, les domaines d'application concernant l'ensemble des activités humaines (transport, immobilier, agriculture, habitudes alimentaires ou énergétiques etc.).
Puis-je apporter ma pierre à l'édifice en restant chez moi ? De quelle façon les industriels s'impliquent-ils ? Quelles solutions sont envisagées pour remplacer ce cher (dans tous les sens du terme) et vieux pétrole ? Le dossier suivant présente quelques unes des nombreuses pistes qui traitent du développement durable, un thème connu par tous, mais dont les applications concrètes peuvent encore rester floues pour la plupart d'entre nous.
Une tendance de fond
» Le développement durable, opportunité ou menace ?
Développement durable, écodéveloppement, contribution à l'amélioration de l'environnement… Selon une étude de la société de conseil Accenture réalisée auprès de grands groupes français, 82% d'entre eux considèrent que le développement durable est un facteur de différenciation.
» Adoptez le système… «D»
D… comme développement durable. Voici dix gestes simples pour se mettre au vert à la maison comme au bureau sans pour autant bouleverser votre vie quotidienne. Un peu de bon sens et des économies à la clé.
» Des labels pour y voir clair
On s'est habitué à leur présence sur les emballages depuis maintenant quelques années. Mais il faut bien le reconnaître, on ne sait pas toujours ce que signifient ces différents pictogrammes.
Les industries s'adaptent
» Quand le verre est trié
Trier le verre, c'est bien. Bien réaliser ce tri, c'est mieux. Tels sont désormais les deux messages qu'Eco-Emballages et les grands industriels du verre tentent de faire passer.
» Les avions vont réduire les gaz
Les compagnies aériennes privilégient déjà les appareils sobres en kérosène. D'ici à un demi-siècle, de nouvelles solutions techniques s'imposeront. À la fois pour pallier le déclin de l'or noir et lutter contre l'effet de serre.
» Metaleurop, cinq ans après
Dans le Pas-de-Calais, l'usine de transformation de plomb et de zinc défrayait la chronique en 2003. Sa faillite jetait une lumière crue sur 150 ans de pollution qu'on s'attache aujourd'hui à effacer.