CLIMAT
Posté le 22.05.2008 par ecoville
Un Indien se protège des pluies diluviennes avec une poche en plastique, New Delhi, le 21 mai 2008.
Crédit : M. VATSYAYANA / AFP
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Posté le 20.05.2008 par ecoville
Photo : Arte
Des gisements de gaz en mer de Barents sont déjà exploités par la Norvège grâce au réchauffement climatique.
Le changement climatique menace la paix dans le monde. C’est le constat que fait Arte, ce mardi soir, dans un Thema consacré aux guerres du climat. Ce n’est pas de la science-fiction car déjà aujourd’hui les tensions montent là où les effets du réchauffement climatique se font sentir. La fonte de la banquise ouvre une nouvelle mer aux convoitises des pays riverains : l’accès à d’importantes réserves de gaz naturel et de pétrole risque de devenir source de tension, notamment entre la Russie et le Canada.
Après les perspectives de conflits liés aux richesses libérées des glaces, Thema poursuit son tour du monde des lignes de fracture par là où c’est la pauvreté qui guette. En Afrique, le lac Tchad, source de nourriture pour environ 20 millions de personnes, risque de disparaître en vingt ans, si rien n’est fait. Au Bangladesh, les inondations et la montée du niveau de la mer chassent déjà par millions les populations côtières vers la misère des bidonvilles de la capitale Dacca. La question des réfugiés climatiques se pose : ils pourraient être 150 millions en 2050. Où vont-ils aller ?
Dans la célèbre académie militaire de Westpoint, aux Etats-Unis, la question est prise très au sérieux. Des formations spécifiques ont été mises en place, notamment après que le cyclone Katrina ait montré à quel point même les pays riches sont vulnérables face aux aléas de la météo. Dans une alternance de reportages et d’analyses de grands experts internationaux, l’enquête menée par Arte nous met face à une réalité dure à voire, indispensable à comprendre. C’est un défi qui s’impose à l’humanité toute entière.
Thema : Les guerres du climat
Mardi 20 mai, 21 heures, sur Arte
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 16.05.2008 par ecoville
Les glaciers immaculés qui font la beauté de la Cordillère blanche, au coeur des Andes, sont-ils menacés de disparition ? Les scientifiques ne prédisent rien de bon à cette chaîne glaciaire tropicale - la plus haute et la plus grande du monde - située au nord de Lima, la capitale péruvienne.
"Le dernier inventaire montre que les glaciers de la Cordillère blanche ont perdu le quart de leur superficie entre 1970 et 2003, mais le plus grave est que 10 % d'entre eux ont disparu entre 1997 et 2003, ce qui montre une accélération du phénomène de fonte", avertit Robert Gallaire, responsable au Pérou du programme Great Ice, une unité de recherche de l'Institut français de recherche pour le développement (IRD), créée en partenariat avec l'Institut péruvien des ressources naturelles. En 2003, les glaciers de la Cordillère blanche ne s'étendaient plus que sur quelque 500 km2, contre 700 km2 trente-trois ans plus tôt.
URGENCE DE LA SITUATION
"Selon les études réalisées par l'IRD en Bolivie et au Pérou depuis 1991, les glaciers andins perdent entre 0,8 et 1 m d'épaisseur chaque année et leur front recule de 10 à 12 m par an", résume l'hydrologue, qui affirme que "les glaciers de la zone situés à moins de 5 300 m sont condamnés à disparaître d'ici vingt ans".
Cette situation est liée au réchauffement climatique, thème dont débattront les chefs d'Etat et de gouvernement de 56 pays - dont François Fillon pour la France - réunis à Lima, vendredi 16 et samedi 17 mai, à l'occasion du 5e sommet Amérique latine-Caraïbes-Union européenne.
"Les glaciers andins réagissent plus rapidement et plus fortement au changement climatique que ceux des autres régions, car ils sont situés sous les tropiques, où il y a davantage de radiations", explique Robert Gallaire, qu'inquiètent les répercussions du phénomène sur les populations locales : "Dans les Andes, les glaciers participent de manière significative à la ressource en eau, beaucoup plus que dans les pays tempérés."
"Les glaciers sont des réservoirs d'eau à l'état solide", rappelle Marco Zapata, de l'Institut péruvien des ressources naturelles. "On peut penser que, dans un futur proche, cette eau ne sera plus disponible pour les cultures, la production hydroélectrique, l'alimentation en eau de villes comme Lima, La Paz en Bolivie ou Quito en Equateur", prévient Robert Gallaire.
Le problème devrait s'accentuer durant la saison sèche, d'avril à octobre, lorsque les rivières sont surtout alimentées par les glaciers. "En ce moment, les glaciers fondent et les agriculteurs ont l'impression d'avoir plus d'eau, mais tout cela est très temporaire", précise Robert Gallaire, qui insiste sur l'urgence de la situation dans des pays comme la Bolivie ou le Pérou.
Chrystelle Barbier
Posté le 16.05.2008 par ecoville
20 Minutes ¦ 20060307-SCI-ANTARCTIQUE
Au cours du dernier million d’années, la quantité de gaz à effet de serre susceptibles d’accélérer le réchauffement global n’a jamais été aussi élevée que maintenant. C’est ce que confirment deux nouvelle études publiée jeudi dans Nature par les glaciologues et les paléoclimatologues du projet européen Epica (European Project for Ice Coring in Antarctica).
La carotte à remonter le temps
Le projet Epica a consisté à forer les glaces «éternelles» de l’Antarctique jusqu’à une profondeur de 3270 m. En analysant la composition chimique des bulles d’air prisonnières des carottes de glaces ainsi extraites, deux équipes ont ainsi pu reconstituer l’évolution de la concentration atmosphérique en gaz carbonique (CO2) et en en méthane sur des centaines de milliers d’années. Les données recueillies vont permettre aux climatologues d’affiner leurs modèles climatiques, notamment d’étudier les liens, pas toujours bien compris, entre la température et le niveau des gaz à effet de serre (GES).
Point de non retour
Première constatation: à l’heure actuelle, les quantités mesurée de CO2 atmosphérique dépassent d’au moins 28% les maxima relevées au cours des 800.000 dernières années. Quant au méthane, qui génère un effet de serre 20 fois important que le CO2, sa concentration actuelle dépasse de 134% ses records passés.
Ce qui fait écrire au paléoclimatologue Thomas Stocker, de l’Université de Berne (Suisse), qui a participé aux deux études: «Il est désormais clair que nous avons perturbé l’équilibre des gaz à effet de serre dans l’atmosphère jusqu’à un point qui aura forcément des conséquences».
Réchauffement sans effet de serre
Les auteurs de ces études se sont également aperçus qu’au cours de la dernière glaciation, certaines phases de réchauffement ou de refroidissement rapide ont pu avoir lieu sans qu’on observe de variation notable des concentrations de méthane ou de CO2. Les chercheurs supposent que ces changements climatiques ont pour origine des variations des flux océaniques tels que le Gulf Stream.
20 Minutes ¦ 20060307-SCI-ANTARCTIQUE
Yaroslav Pigenet
20Minutes.fr, éditions du 16/05/2008 - 08h44
dernière mise à jour : 16/05/2008 - 08h44
Posté le 16.05.2008 par ecoville
La météo a fait des siennes jeudi soir aux deux extrémités de la France. De fortes pluies orageuses ont éclaté dans le Nord-Pas-de-Calais, entraînant des inondations de caves et de certains axes routiers de la région, ont indiqué les pompiers à l'AFP.
Dans le Nord, les intempéries ont essentiellement touché l'agglomération lilloise, où les fortes pluies et les inondations ont entraîné jusqu'à 50 à 70 kilomètres d'embouteillage sur les axes routiers entrant ou sortant de Lille.
Voitures bloquées à Lille
Environ 70 personnes ont dû être évacuées sur le périphérique, dont certains tronçons ont été inondés et où de nombreuses voitures ont été bloquées par la montée des eaux, ont précisé les pompiers. Aucune victime n'est à déplorer.
A Toulouse, un orage de grêle aussi violent qu'inhabituel s'est abattu sur la Ville Rose en fin de journée, la recouvrant d'un manteau blanc, décrit «la Dépêche du Midi».
Artères inondées à Toulouse
Dans plusieurs rues, les égouts ne sont pas arrivés à évacuer la pluie, les bouches étant obstruées par l'épaisseur de la couche de grêlons. Plusieurs artères se sont ainsi retrouvées inondées, précise le quotidien, qui ajoute que sur la rocade, des ralentissements et des bouchons se sont formés. Les pompiers ont effectué près de 300 interventions dans la nuit de jeudi à vendredi. Là non plus, aucun blessé n'est à déplorer. Les internautes ont été nombreux à saisir caméra ou téléphone portable pour partager ces images de déluge.
Météo France prévoit encore des orages sur toute la moitié ouest du pays, ainsi que des précipitations sur la partie est.
C. F. (avec agence)
20Minutes.fr, éditions du 16/05/2008 - 08h45
dernière mise à jour : 16/05/2008 - 10h27
Posté le 15.05.2008 par ecoville
Photo : Bruno Ferrandez/AFP
Pour éviter la déshydratation, un soignant donne à boire à une patiente à l'hôpital de Montbard lors de fortes chaleurs en juillet 2006
Le plan national canicule 2008, qui vient de faire l'objet d'une circulaire aux préfets et directeurs régionaux de l'hospitalisation, met en avant la prévention par une série de mesures de régulation dans les hôpitaux, selon le ministère de la Santé.
"Dès aujourd'hui", indique le ministère, le dispositif "établissements de santé en tension", qui intègre la coordination des établissements pendant les périodes estivales, avec pour objectif d'adapter les capacités aux besoins, est activé.
"Un ensemble de mesures préventives et maîtrisées" doivent permettre de "faire l'économie du déclenchement du plan blanc", dispositif d'urgence en cas d'afflux de patients: organisation de sorties anticipées, ajouts de lits supplémentaires dans certains services, liens avec les médecins libéraux pour contrôler le recours aux urgences...
L'attention a été portée cette année, précise le ministère, sur une "plus forte implication des acteurs locaux et une consolidation des échanges d'informations".
La circulaire ministérielle, envoyée le 13 mai, décline par ailleurs les trois niveaux du plan.
Le niveau de veille saisonnière, automatiquement déclenché du 1er juin au 31 août, implique un point météorologique quotidien au ministère avec, si nécessaire, une alerte des départements. Le numéro vert d'information 0 800 06 66 66 entre en vigueur.
Le second niveau, dit de "mise en garde et d'action", est déclenché par les préfets des départements concernés quand les conditions météorologiques l'exigent et conduit à la mise en oeuvre de mesures de prévention dans les établissements de santé, médico-sociaux, les communes.
Certains médias peuvent être réquisitionnés pour diffuser des messages de prévention. Le dispositif a été revu, selon le ministère, pour mieux cibler le public à risque (travailleurs et personnes âgées).
Enfin, le niveau de "mobilisation maximale" est déclenché sur instruction du Premier ministre dans le cas où la canicule est aggravée par d'autres facteurs, pénurie d'eau potable, saturation des établissements de santé, rupture de l'alimentation électrique, par exemple.
Par ailleurs, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) a diffusé cette semaine plus de deux millions d'exemplaires d'un dépliant et plus de 150.000 affichettes précisant les consignes à respecter en cas de forte chaleur.
La canicule de l'été 2003 avait causé la mort de quelque 15.000 personnes en France.
© 2008 AFP
Posté le 12.05.2008 par ecoville
Photo : Olivier Morin/AFP
Vue du sismographe du centre d'observation des séismes à Strasbourg prise le 05 décembre 2004
Le violent séisme qui s'est produit lundi dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine) est lié à une poussée du plateau tibétain vers le Nord et l'Est, ont expliqué des spécialistes de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP).
"Il va certainement y avoir beaucoup de répliques" de ce tremblement de terre dont la magnitude a atteint selon les sources entre 7,5 et 7,8 sur l'échelle ouverte de Richter, a souligné Paul Tapponnier, de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP).
Les séismes sont nombreux et meurtriers sur le pourtour du plateau tibétain, soulevé par la pénétration de l'Inde dans la plaque eurasienne, qui a débuté il y a 50 millions d'années. C'est ce vaste mouvement qui a créé la chaîne himalayenne, qui culmine à 8.848 mètres et dont l'élévation se poursuit encore aujourd'hui.
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* Séisme en Chine : des milliers de morts
"Le Tibet est chassé vers l'Est. Il chevauche la Chine du Sud et localement le bassin du Sichuan", a indiqué M. Tapponnier, un spécialiste de la tectonique de cette région.
"La secousse de lundi, dans la chaîne des Longmenshan au nord-ouest de la capitale du Sichuan, Chengdu, s'est produite sur une bordure du plateau tibétain "dont la géologie est particulièrement complexe", a déclaré pour sa part Robin Lacassin, directeur du département tectonique de l'IPGP.
"Il y a plusieurs grandes failles bien marquées, par exemple sur le front de l'Himalaya, ou le long de la bordure nord-ouest du Tibet. Certaines sont assez anciennes, et probablement celle qui a cassé", a ajouté ce spécialiste.
Selon les premières indications, "on semble être dans un mécanisme de type chevauchant, avec un côté de la faille qui monte par rapport à l'autre", a encore dit M. Lacassin.
De nombreux tremblements meurtriers sont survenus au 20e siècle sur le pourtour du Tibet. Le plus dévastateur fut celui, de magnitude 8,5 sur l'échelle de Richter, qui fit 230.000 morts en 1920 dans la province du Gansu (nord-ouest). En 1970, un séisme au Yunnan (sud-ouest) avait fait plus de 15.000 morts.
PARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 12.05.2008 par ecoville
AFP/Archives ¦ Photo satellite d'une tornade dans le golfe du Mexique le 12 juin 2006
L'aide commençait à affluer lundi dans les trois Etats du centre et du sud-est des Etats-Unis frappés par de violentes tornades qui ont fait au moins 22 morts et de nombreux blessés au cours du week-end.
Les tornades, qui ont provoqué de sérieux dégâts matériels samedi et dimanche, ont fait 14 morts dans le Missouri (centre), 6 morts dans l'Oklahoma (sud), et 2 morts en Géorgie (sud-est), selon les autorités.
Les chaînes américaines ont montré des scènes impressionnantes de dévastations, avec des maisons entièrement détruites, des voitures retournées et des arbres arrachés.
Le président George W. Bush a exprimé dimanche sa solidarité avec les victimes et a promis une aide fédérale. Ce jour de "Fête des Mères est un triste jour pour ceux qui ont perdu la vie dans l'Oklahoma, le Missouri et en Géorgie à cause des tornades", a-t-il dit avant de monter à Waco (Texas, sud) dans l'avion qui devait le ramener à Washington après le mariage de sa fille Jenna.
"Les autorités fédérales se démèneront pour aider, (et) je serai en contact avec les gouverneurs pour offrir toute l'assistance fédérale possible", a ajouté M. Bush, qui selon des responsables de la Maison Blanche a téléphoné par la suite aux gouverneurs des trois Etats touchés.
Le Missouri, où les tornades ont fait 14 morts, a été l'Etat le plus touché.
"Nous continuons les opérations de recherche", a indiqué dimanche soir à l'AFP Susie Stonner, porte-parole des services d'urgence de cet Etat, ajoutant que certains blessés se trouvaient "à l'hôpital dans un état critique".
Dans l'Oklahoma (sud), plusieurs tornades se déplaçant entre 55 et 70 km/h ont fait au moins 6 morts à Picher dans le comté d'Ottawa, selon un communiqué rendu public dimanche soir par les autorités locales, révisant à la baisse un précédent bilan de 7 morts. Il s'agit de quatre femmes et deux hommes, précise le communiqué.
Environ 150 blessés ont été enregistrés dans le nord-est et le sud-est de l'Etat, selon la même source.
L'Agence fédérale américaine de gestion des situations de crise (Fema) doit se rendre sur place lundi pour évaluer les dégâts, ajoute le document.
"On dirait une zone de guerre", a déclaré Michelann Ooten, porte-parole des services d'urgence de l'Oklahoma, citée par CNN.
Les autorités locales rapportent également que à certains endroits "seules les fondations en béton ont subsisté".
Les intempéries ont également fait deux morts en Géorgie. Lisa Janak, porte-parole des services de secours a indiqué à l'AFP que la petite ville de Kite, où vivent quelques 1.000 habitants dans le centre de l'Etat, avait été rayée de la carte.
"D'après les informations dont je dispose, elle a été complètement détruite", a-t-elle déclaré à l'AFP.
La Croix rouge américaine a ouvert des abris dans le Missouri et l'Oklahoma, où le gouverneur Brad Henry a décrété dimanche l'état d'urgence, également en vigueur dans le Missouri.
"Nous surmonterons cela en nous ressaisissant, en travaillant ensemble, en s'assurant que nos voisins ont ce qu'il leur faut", a dit le gouverneur Henry, cité par le journal The Oklahoman.
L'Etat a également indiqué qu'environ 2.500 foyers et commerces étaient privés d'electricité, tandis que 8 à 9.000 foyers étaient affectés dans le Missouri et quelque 18.000 Géorgie.
Les services météorologiques nationaux ont enregistré 819 tornades depuis le début de l'année, alors qu'il y en a environ un millier par an habituellement.
AFP/Archives ¦ Photo satellite d'une tornade dans le golfe du Mexique le 12 juin 2006
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 11/05/2008 - 14h04
dernière mise à jour : 12/05/2008 - 14h49
Posté le 09.05.2008 par ecoville
Noah Seelam AFP ¦ Avion indien à destinantion de la Birmanie avant son départ de New Dehli le 8 mai 2008
La Birmanie reste un pays partiellement fermé. Malgré les fortes pressions internationales, la junte militaire au pouvoir ne laisse entrer l'aide étrangère qu'au compte-goutte.
Le bilan de la catastrophe s'alourdit de jour en jour: d'après certaines organisations humanitaires, au moins 100.000 personnes seraient mortes à la suite du passage du cyclone Nargis. Toute la journée de vendredi, suivez l'évolution de la situation en direct sur 20minutes.fr.
12h30: Angela Merkel critique l'attitude de la Chine et de la Russie à l'ONU
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé «irresponsable» vendredi un blocage du Conseil de sécurité de l'ONU où plusieurs pays emmenés par la Chine et la Russie ont refusé de discuter de l'aide humanitaire à la Birmanie. «Je soutiens expressément l'initiative française d'impliquer le Conseil de sécurité dans la crise. Un blocage du Conseil de sécurité est irresponsable», a-t-elle dit dans un communiqué. Merkel a annoncé qu'elle évoquerait cette question au au cours d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
11h30: De fortes pluies prévues pourraient encore aggraver la situation
De fortes pluies annoncées dans la semaine qui vient pourraient encore aggraver la situation en Birmanie, a averti vendredi un porte-parole de l'ONU à Bangkok. «Nos équipes météorologiques nous ont dit qu'il était probable qu'il y ait d'assez fortes pluies dans les sept prochains jours», a indiqué Richard Horsey à l'AFP. «Cela va être un gros problème avec les routes non pavées», a déclaré M. Horsey. «Ces fortes pluies pourraient compliquer les choses pour tous ces gens sans abri». L'ONU a par ailleurs annoncé vouloir lancer un appel de fonds à la communauté internationale afin de venir en aide pendant six mois à 1,5 million de Birmans.
10h: Un avion de l'ONU pillé par la junte birmane
Quatre avions de l'ONU se seraient posés en Birmanie. Mais d'après les révélations du «Point», un de ces avions, rempli de biens alimentaires aurait été pillé à 90% par la junte birmane. L'hebdomadaire explique que les militaires se servent pour assurer la survie de leurs familles, pour revendre ces biens mais aussi pour bien signifier à l'opinion internationale que l'aide qui atterrit en Birmanie est étroitement contrôlée par l'armée locale.
9h40: Un avion de la Croix-Rouge a atteri à Rangoun
L'avion de l'ONG a atterri jeudi soir avec cinq tonnes d'équipement d'urgence à bord. Un second chargement de huit tonnes d'aide a été placé à bord d'un vol commercial au départ de Kuala Lumpur (Malaisie), via Bangkok. Son arrivée est prévue dans la matinée de vendredi, a indiqué la Fédération internationale de la Croix-Rouge. Jeudi, Washington avait annoncé que les autorités birmanes leur avait refusé l'envoi d'un avion humanitaire.
8h30: La junte serait «plus fexible» avec l'aide étrangère
Message rassurant en provenance de Thaïlande, le pays limitrophe où se masse les journalistes étrangers interdits de Birmanie. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères estime que la junte militaire birmane est en train de devenir «plus flexible» à propos de l'aide étrangère aux victimes du cyclone Nargis, après en avoir discuté avec son homologue birman.
4h45: La Birmanie accepte les vivres, mais pas les hommes
La Birmanie n'est «pas prête» à accepter des équipes de secours ainsi que des journalistes, de pays étrangers indique le ministère birman des Affaires étrangères. «Actuellement, la Birmanie donne la priorité à la réception d'aides d'urgence et fait des efforts acharnés pour les faire transporter sans délai par ses propres travailleurs dans les zones affectées». Le gouvernement birman délivre néanmoins des visas aux compte-goutte à des membres d'ONG.
Noah Seelam AFP ¦ Avion indien à destinantion de la Birmanie avant son départ de New Dehli le 8 mai 2008
V.G. (avec agence)
20Minutes.fr, éditions du 09/05/2008 - 10h08
dernière mise à jour : 09/05/2008 - 13h04
Posté le 03.05.2008 par ecoville
AFP/ANOEK DE GROOT
Le koala, animal icône de l'Australie, serait menacé par la hausse des températures.
L'Australie pourrait-elle perdre ses animaux icônes comme le wallaby, le koala ou le petit bilby aux charmantes grandes oreilles ? Les avertissements se multiplient tandis que les scientifiques s'alarment des effets du réchauffement climatique sur la faune locale. Dans un rapport récent, le WWF évoque ainsi le cas de onze espèces, dont le kangourou arboricole et les tortues marines, menacées d'extinction avec la hausse des températures. Le Csiro (équivalent australien du CNRS) a aussi publié en avril un rapport alarmant sur le système national de réserves naturelles.
Uniques, la faune et la flore australiennes ont évolué de façon isolée durant des millions d'années avant que l'arrivée des Européens, à la fin du XVIIIe siècle, ne perturbe les milieux naturels. "Nous avons le taux d'extinction d'animaux le plus élevé au monde", remarque Michael Archer, doyen de la faculté des sciences de Nouvelle-Galles-du-Sud.
On estime que 27 espèces de mammifères ont disparu en deux siècles, sous l'effet des défrichements intensifs et de l'introduction d'espèces nuisibles, comme le chat ou le renard. D'autres espèces ne survivent plus que dans des zones très restreintes, et des centaines sont considérées comme en danger. "Les pressions ici sont donc déjà très importantes, et le réchauffement climatique va faire empirer les choses", avertit Peter Brown, un des auteurs du rapport du Csiro.
Parmi les dangers liés au réchauffement climatique, on note l'augmentation de la fréquence des incendies et la destruction de l'habitat de nombreuses espèces. "Le cacatoès noir pourrait voir disparaître 99 % de son habitat", prévient Tammie Matson, zoologiste pour WWF. Autre motif d'inquiétude, la croissance des animaux nuisibles. Le vénéneux crapaud-buffle, introduit dans les années 1930, était jusqu'ici demeuré dans une moitié nord du pays, plus chaude que le sud. A mesure que les régions plus fraîches se réchaufferont, il pourrait étendre son territoire et menacer davantage encore de lézards et de serpents.
Même dans le cas où l'habitat serait préservé, ce sont les ressources alimentaires qui risquent de manquer. Quand ce ne sont pas tout simplement les plantes qui perdront leurs qualités nutritionnelles. C'est ce qui guette le koala, qui ne figure cependant pas sur la liste des animaux en danger. Avec l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les feuilles d'eucalyptus - son seul menu - deviennent moins nutritives. "A terme, il est possible qu'il ne parvienne plus à se nourrir", affirme Lesley Hughes, professeur de biologie à l'université Macquarie et spécialiste de la question du changement climatique.
En réaction, le Csiro et le WWF préconisent le développement de nouvelles zones de conservation, alors que 11 % du territoire est déjà protégé. Le ministère de l'environnement a d'ailleurs fait un pas en ce sens en annonçant un plan de 106 millions d'euros pour le système national de réserves. "Il faudrait également privilégier les espèces locales pour le secteur agricole", plaide Michael Archer, qui propose, par exemple, d'opter pour la viande de kangourou afin de remplacer celle des moutons, accusés d'endommager les sols.