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ecoville
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CLIMAT

SAN DIEGO !!!

Posté le 23.10.2007 par ecoville
Sylvain Hauser ¦ Au Qualcomm Stadium de San Diego. Des milliers d'évacués s'apprêtent à passer la nuit à la belle étoile.

«Ça fait plus de dix ans que je n'ai pas fait de camping.» Allongé sur son matelas, Steve tente de garder le sourire. Pourtant, «pas évident de trouver le sommeil quand on se demande si sa maison sera encore debout le lendemain».
Comme plus de 250.000 habitants du comté de San Diego, Steve a dû abandonner sa demeure, lundi à l'aube, sous la menace des incendies qui ravagent le sud de la Californie depuis ce week-end. Dans sa voiture, il a emmené «quelques vêtements, et surtout des papiers important de la banque et de l'assurance». Au cas où.

Avec sa femme Judith –quarante ans de mariage cette année, précise-t-elle–, ils ont d'abord trouvé refuge chez des amis, avant de devoir reprendre la route. «L'odeur âcre de la fumée était terrible. L'atmosphère presque irrespirable», explique cette native de l'Ohio.

Plusieurs milliers de réfugiés

Pour le couple, direction le Qualcomm Stadium, habituel théâtre des exploits des San Diego Chargers, l'équipe de football américain de la ville. Ici, les secours s'organisent avec l'aide de centaines de volontaires et de soldats.

Un talkie-walkie dans une main, le major Drake estime que «plusieurs milliers de réfugiés devraient arriver». «Heureusement, ajoute-t-il, à la différence de la Nouvelle-Orléans lors de l'ouragan Katerina, nous avons la chance d'avoir un climat très agréable, même fin octobre.» Cette nuit, la température ne devrait en effet pas descendre sous les 20°C.

Latinos et asiatiques

Il y a cependant une similitude avec Katerina. Ceux qui s'apprêtent à dormir à la belle étoile sont essentiellement les plus défavorisés: Mexicains, Asiatiques et personne âgées. «No english», s'excuse une femme au regard fatigué. Pablo, son neveu, fait office de traducteur. Ils ont dû évacuer la région de Rancho Bernardo, au nord-est de San Diego, à 5 h ce matin. Ils n'ont presque rien emmené et «prient pour tout retrouver intact».

Matelas, couvertures, nourriture… Tout provient d'un élan de générosité sans précédent. Un train continu de voitures décharge des tonnes de matériel. Les scouts de San Diego ne savent plus où donner de la tête. Eau, jus de fruits, conserves, pizzas toutes chaudes, croquettes pour chats, peluches… «le plus dur, c'est de faire le tri», confie l'un d'entre deux, pendant que plusieurs autres sont occupés à monter des tentes.

Austin, 11 ans tout juste, maîtrise la technique. Cinq minutes à peine, et il passe à la suivante. Interdit cependant d'aller planter des sardines dans le pré des Chargers: les tentes sont installées dans les travées du stade, à l'abri.

Les yeux rivés sur les écrans de télé

Sandhaye, arrivée d'Inde l'année dernière, tente, elle, d'occuper sa fille de 2 ans. «Elle ne comprend pas vraiment ce qui se passe», raconte la mère. Un peu plus loin, deux étudiants Slovaques rassurent leur famille via Internet, un adolescent écoute son iPod. Certains toussent. D'autres se frottent les yeux.

Sur une scène improvisée, un groupe de quinquagénaire jouent un «Johnny Be Good» endiablé, pour «remonter le moral des gens», explique le guitariste. Si quelques uns dansent, la majorité a les yeux rivés sur les dizaines d'écrans de télévision, regardant avec anxiété la mise à jour des cartes des incendies.

Les mêmes images de flammes et de maisons brûlées tournent en boucle, et les présentateurs du journal rappellent combien la Californie du sud souffre du manque d'eau. Un peu plus bas, on peut entendre le bruit régulier de l'arrosage automatique de la pelouse.

Sylvain Hauser ¦ Au Qualcomm Stadium de San Diego. Des milliers d'évacués s'apprêtent à passer la nuit à la belle étoile.



De notre correspondant à San Diego, Philippe Berry


20Minutes.fr, éditions du 23/10/2007 - 08h30

dernière mise à jour : 23/10/2007 - 09h24

PACCALET !!!

Posté le 22.10.2007 par ecoville
"Indispensable de montrer que nous ne sommes qu’une part de cette terre"
Yves Paccalet, président de Green Cross-France et membre du groupe de travail 4

Que pensez-vous de la mesure qui prévoit d’introduire dès 2008 un module ciblé sur l’écologie et la consommation durable dans les programmes scolaires ?

C’est une mesure que je voudrais voir réalisée dès maintenant, car cela fait 30 ans que je propose que l’on fasse découvrir l’écologie aux enfants dès la maternelle. Il est indispensable de montrer à l’enfant, à l’adolescent et à l’adulte même, que nous ne sommes qu’une part de cette terre et qu’il faut vivre en préservant notre « terre-mère ». Mais attention, ce n’est pas parce qu’on va éduquer les enfants à l’écologie qu’on doit déresponsabiliser les parents.

En quoi consisterait l’enseignement proposé ?
Il faut que l’enseignement se fasse de façon responsable mais ludique. Il a quantité de sujets qui intéressent les enfants, notamment lorsqu’on parle d’animaux comme les dauphins, les orangs-outangs, les tigres… Ça peut se faire de façon très marrante. Le problème est que ceux qui établissent les programmes n’ont pas toujours un grand sens pédagogique : il faut qu’on fasse rêver les enfants avec la nature !

En ville, les enfants sont en effet souvent très éloignés de la nature….
Actuellement, 50% des habitants de la terre habitent en ville. On a la fausse impression d’être coupés de la nature. Il est parfois difficile de faire de la pédagogie avec des enfants qui n’ont jamais vu un papillon ou qui ne savent pas que le lait est produit par des vaches qui mangent de l’herbe et qu’il ne sort pas tout fait d’une pompe… Dans les pays occidentaux où les gens ont accès à Internet et à la télé, il faut arriver à profiter de ces moyens pour rapprocher les enfants d’une nature éloignée. Aujourd’hui, souvent ces technologies ont l’effet contraire.

Pensez-vous que, par les enfants, on puisse aboutir à un changement de mentalités ?
On ne peut pas continuer cette fuite en avant vers une consommation matérielle qui est tout simplement non durable et qui mène au désastre planétaire. Il faut que les sollicitations qu’on donne aux enfants soient les bonnes pour qu’ils cessent d’être esclaves des objets de consommation. Les enfants sont au même temps les futurs acteurs de la consommation responsable et les premiers concernés, car c’est leur avenir qui se prépare.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

MISERE !!!

Posté le 18.10.2007 par ecoville
François Guillot AFP ¦ Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées, le 17 octobre 2006 au Trocadéro à Paris, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère

Le changement climatique est partout. Après avoir valu un Prix Nobel à l’ex-vice président des Etats-Unis Al Gore vendredi dernier, il s’impose comme préoccupation majeure lors de la Journée internationale de la pauvreté ce mercredi.

L’ONG Care inquiète

L'ONG Care a ainsi mis l'accent sur ses «conséquences dramatiques» sur les populations les plus pauvres. «Ces trois derniers mois, de graves inondations sans précédent ont sévi en Afrique et Asie», rappelle l'ONG dans un communiqué. «Près de 30 pays et environ 70 millions de personnes ont été sévèrement affectés et une fois encore, ces catastrophes ont eu un impact disproportionné sur les populations les plus vulnérables».

«Quand on demande aux populations les plus pauvres avec lesquelles nous travaillons quels sont les plus gros risques auxquels elles sont confrontées, elles listent les précipitations accrues, les sécheresses plus longues et les inondations croissantes», explique Olivier Braunsteffer, directeur des programmes de Care France.

Et de rappeler que le Panel Intergouvernemental sur le Changement Climatique (PICC), lui aussi nobélisé avec Gore, prévoit par exemple une réduction de moitié de la production alimentaire en Afrique d'ici à 2020 en raison des effets des changements climatiques.

Le roi de Suède aussi

Le roi Carl XVI Gustaf de Suède a également tiré la sonnette d'alarme mercredi sur le changement climatique devant la conférence générale de l'Unesco à Paris. «La dégradation environnementale est un frein à la croissance économique et accroît la pauvreté», a affirmé à la tribune le souverain suédois.

Lutter contre «l'antagonisme entre croissance économique et réduction de la pauvreté d'une part, et mesures de protection de l'environnement de l'autre» est «le défi que nous devons relever aujourd'hui», a-t-il ajouté.

François Guillot AFP ¦ Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées, le 17 octobre 2006 au Trocadéro à Paris, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère



C. F. avec AFP


20Minutes.fr, éditions du 17/10/2007 - 18h21

dernière mise à jour : 17/10/2007 - 18h21

AL GORE !!!

Posté le 15.10.2007 par ecoville
Al Gore, un révolutionnaire très convenable
LE MONDE | 13.10.07 | 14h02 • Mis à jour le 13.10.07 | 14h02


Al Gore n'a plus besoin de se présenter à la présidence des Etats-Unis. Sa revanche est accomplie. En sept ans, l'ancien perdant de l'élection de novembre 2000 aura connu un retournement de fortune extraordinaire. Les honneurs s'accumulent : un Oscar pour son film Une vérité qui dérange, la tête des meilleures ventes pour son livre The Assault on Reason, un Emmy (la principale récompense du petit écran) pour sa chaîne de télévision Current TV... Et maintenant le Nobel de la paix. Une situation inverse à celle du gagnant de 2000, George Bush - plus le temps passe, plus les louanges se font rares...


Sept ans exactement après l'élection qui a vu le sort des Etats-Unis suspendu à une décision de la Cour suprême, Albert Arnold Gore, 59 ans, "l'ex-futur président", selon son expression favorite, est couronné pour son engagement à "éveiller les consciences sur les risques que présentent les changements climatiques", une cause qui le préoccupe depuis plus de vingt ans et qui lui avait déjà valu d'être surnommé "Ozone Man" par George Bush père en 1992. Quand il est revenu au Congrès en mars, pour la première fois depuis décembre 2000, plusieurs de ses anciens collègues avaient quasiment la larme à l'oeil : vingt ans déjà depuis la première audition organisée par Al Gore sur le changement climatique.

A entendre Davis Guggenheim, le réalisateur de Une vérité qui dérange, Al Gore est doué d'une sorte de "prescience" des phénomènes de demain. Il n'y paraît pas. L'homme a l'allure balourde et une biographie de notable : huit ans à la Chambre des représentants, huit ans au Sénat, huit ans à la vice-présidence. Il a grandi à Carthage, une localité de 2 500 habitants dans le Tennessee, et à Washington, à Saint Albans, une école huppée à l'ombre de la cathédrale nationale, où l'on commence l'office par une injonction aux "hommes du futur" à prendre leur part dans le "service de Dieu et de la nation". En 2000, le cinéaste Woody Allen le décrivait comme "falot", "empoté", "verbeux" et "guindé" (tout en expliquant qu'il voterait bien évidemment pour lui). Les journalistes politiques le jugeaient emphatique, pompeux. Rien du portrait d'un agitateur d'avant-garde.

Al Gore a pourtant été aux avant-postes des innovations des vingt dernières années. En 1991, il a attaché son nom à une loi qui a abouti au développement des réseaux sur le Net (contrairement à un sarcasme répandu, il n'a pas affirmé avoir "inventé l'Internet" mais avoir "pris l'initiative dans la création de l'Internet"). En 2005, il a créé une télévision alternative, Current TV, censée pratiquer la démocratie tous azimuts. Fini les émissions imposées d'en-haut, le diktat des annonceurs. Sur la télé d'Al Gore - qui n'y paraît personnellement jamais -, la base crée le contenu. La chaîne a 38 millions d'abonnés.

L'homme qui n'osait pas, quand il était candidat, désavouer trop rudement les créationnistes, a publié cette année un brûlot, où il explique que les médias mettent en danger la démocratie en ignorant les débats d'idées - et les faits - au profit du bagout et du divertissement. Comme on s'en doute, la presse n'a pas beaucoup apprécié le livre. "Beaucoup d'ouvrages d'hommes politiques sont en fait écrits par d'autres. Nous avons au moins la certitude que ce n'est pas le cas de celui-ci. Seul Al Gore aurait pu écrire un tel livre", a résumé le Washington Post. Dans le magazine Reason, le critique Michael Moynihan a de son côté reproché à M. Gore de dénoncer les politiciens qui jouent sur les peurs de l'électeur "tout en affirmant que Manhattan va bientôt être engloutie par l'Atlantique". The Assault on Reason (L'Assaut contre la raison) n'en est pas moins devenu un best-seller.

Al Gore a toujours été un personnage à part. Etudiant à Harvard, il s'est engagé au Vietnam, à un moment où la jeunesse était plutôt pacifiste. Il est vrai que son père, le sénateur Albert Gore Senior - quatorze ans à la Chambre, dix-huit ans au Sénat -, avait pris position contre la guerre et qu'il était en passe d'être battu aux élections de 1970. Gore junior n'a passé que six mois au front, et comme journaliste. Mais quand il est revenu, il s'est inscrit en théologie à l'université Vanderbilt. Des années plus tard, un journaliste du New York Times a tenté de comprendre le parcours religieux d'un homme qui était baptiste dans le Sud et méthodiste à Washington. "Vous considérez-vous comme born-again (chrétien re-né> ?, a-t-il demandé. - Je n'en parle jamais sauf si on me pose directement une question qui contient cette expression, a répondu le vice-président, parce que les gens attachent de nombreuses significations à ce mot." Silence. Le journaliste a reposé la question. "Born-again ? Al Gore a répondu d'un mot : - Oui", et l'affaire en est restée là.

Dans un milieu très moutonnier, Al Gore a pris des positions singulières. En 1990, il a été l'un des seuls sénateurs démocrates à voter pour la guerre du Golfe après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein. Il a été l'une des rares figures à s'opposer à l'intervention en Irak.

Son discours, le 23 septembre 2002 à San Francisco, a été mis au compte d'une aigreur restée vive à l'encontre de George Bush. A la relecture, le texte prend un autre sens. Il y met en garde contre le danger de bondir "d'une mission inachevée (l'Afghanistan> à une autre (l'Irak>" et le "chaos" qui pourrait éventuellement succéder à une victoire militaire, ce qui "présenterait pour les Etats-Unis un danger plus grand que celui que constitue Saddam Hussein actuellement".

Après sa défaite, Gore s'est reconverti dans les affaires. Il a considérablement augmenté sa fortune, en devenant membre du conseil d'administration d'Apple, conseiller de Google, et en créant sa firme d'investissements. Il aura réussi tout, sauf la présidence. Peut-être est-ce justement parce qu'il était promis dès l'enfance à devenir président, presque programmé ? Dès 1988, il a cherché à obtenir la nomination démocrate. Il a remporté la victoire dans sept Etats mais il n'avait pas le soutien de Hollywood qui reprochait à sa femme, Tipper, sa campagne contre la violence et le sexe dans le monde du spectacle. Il avait été devancé par Michael Dukakis.

Al Gore comptait faire une nouvelle tentative lorsque son fils, Albert III, le dernier de ses quatre enfants, a été renversé par une voiture à l'âge de 6 ans. Le petit garçon est resté des mois entre la vie et la mort. Al Gore a pris ses distances avec la politique. Et c'est au chevet de son fils qu'il a commencé son premier livre sur l'environnement Sauver la planète Terre (Albin Michel), sorti en 1992. Un best-seller, déjà, traduit en 33 langues.

Depuis la sortie du film Une vérité qui dérange, Al Gore parcourt la planète en VRP de l'urgence écologique. Il l'a montré à Tony Blair, à Sir Richard Branson, le PDG de Virgin, qu'il espère faire renoncer à envoyer des navettes hautement consommatrices de carburant dans l'espace. Al Gore fréquente les stars mais n'est jamais passé à la rubrique "people", à l'exception d'une petite incursion cet été lorsque son fils, âgé désormais de 25 ans, a été arrêté pour excès de vitesse avec de la marijuana dans sa voiture. Sur les tapis rouges, l'ancien vice-président a toujours l'air emprunté.

Après le passage de l'ouragan Katrina, en septembre 2005, il a affrété personnellement un avion pour aller chercher 270 patients immobilisés sans électricité à l'hôpital de la Charité à La Nouvelle-Orléans. Le docteur David Kline, désespéré, avait fait appel à lui, ne sachant plus vers qui se tourner. Le Dr Kline était le chirurgien qui avait soigné le fils d'Al Gore après son accident. L'ancien vice-président a payé la location de l'avion. Deux groupes de 140 et 130 malades ont été transportés dans le Tennessee. Al Gore n'en a jamais parlé.
Corine Lesnes

SANS FRUITS NI LEGUMES !!!

Posté le 13.10.2007 par ecoville
Sur l'ensemble de la planète, les abeilles sont en déclin (Le Monde du 30 août). Ces pollinisatrices essentielles peuvent-elles disparaître ?

Il y a cinq ans, j'aurais considéré cette hypothèse comme totalement futuriste. Aujourd'hui, je la prends au sérieux, car le déclin se mesure désormais à l'échelle mondiale. Chez les populations sauvages comme chez l'abeille domestique.


PROGRAMME EUROPÉEN

Alarm, le programme européen sur la biodiversité (www.alarmproject.net), a pour objectif, sur cinq ans (2004-2008), d'évaluer les risques encourus par la biodiversité et l'impact potentiel de son déclin à l'échelle de l'Europe. Alarm comprend quatre modules : changements climatiques, produits chimiques, espèces invasives et pollinisateurs. C'est à ce dernier module que participe le laboratoire de pollinisation entomophile de l'INRA d'Avignon, sous la responsabilité de Bernard Vaissière.

CULTURES TROPICALES

Cacao, vanille, courges et potirons, melons et pastèques, fruits de la passion, annones et sapotilles, noix du Brésil et de macadamia : toutes ces cultures tropicales sont totalement dépendantes des pollinisateurs pour leur production de fruits et de graines. A moins d'être fécondées par la main de l'homme.
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Sur tous les continents, et de plus en plus souvent, les productrices de miel meurent dans des proportions trop importantes à la sortie de l'hiver. En Europe, nombre d'apiculteurs ont dû mettre la clé sous la porte. Aux Etats-Unis, où l'on parle d'un "syndrome d'effondrement des colonies", 25 % du cheptel aurait disparu pendant l'hiver 2006-2007. En ce qui concerne les abeilles sauvages (soit mille espèces différentes en France), le doute a subsisté plus longtemps. Mais le débat a été récemment tranché par deux publications scientifiques. La première, parue dans Science en juillet 2006, démontre que les populations en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas ont considérablement baissé depuis la fin des années 1970. La seconde, émanant de l'Académie des sciences des Etats-Unis, concluait en octobre 2006 au déclin significatif des pollinisateurs en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis, Mexique).

S'il n'y a plus d'abeilles dans le monde, que se passera-t-il ?

Un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Actuellement, plus de 80 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde et 80 % également des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes : des abeilles, pour l'essentiel. Le plus souvent, d'autres agents, comme le vent ou l'autopollinisation passive, contribuent également à leur reproduction sexuée. Mais, sans les butineuses, la plupart des cultures n'atteignent plus une production satisfaisante. C'est le cas de nombreuses espèces sauvages (romarin, thym, lavande, moutarde), des arbres fruitiers (pommiers, poiriers, abricotiers, amandiers), des grandes cultures oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses, des cultures maraîchères (cucurbitacées, tomates, fraises). Et aussi des semences de crucifères (radis, choux, navets), d'ombellifères (carottes, céleri, persil) et d'alliacées (oignons, poireaux). Difficile d'imaginer un repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près !

Un monde sans fleurs, sans fruits ni légumes, est-ce cela qui nous menace ?

Il y a un an, une étude internationale a évalué, pour la première fois à cette échelle, la dépendance aux pollinisateurs de la production agricole mondiale. Elle s'est intéressée aux 115 cultures les plus importantes, directement utilisées pour l'alimentation humaine dans plus de 200 pays. Conclusion : rapportée au tonnage, 35 % de la production de nourriture dépend des insectes.

Concrètement, la disparition des abeilles ne signifie donc pas que l'espèce humaine mourra de faim, puisque 60 % des cultures - principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz - ne sont pas concernées. Mais la diversité alimentaire en serait profondément altérée.

Pourra-t-on suppléer, par la technique ou l'élevage, à l'absence des pollinisateurs naturels ?

Aucune des solutions envisagées n'est satisfaisante. Polliniser les cultures par des espèces d'élevage, comme on le fait déjà avec des bourdons pour les tomates sous serre ? Peu réaliste en plein champ. Les polliniser manuellement, à l'instar de ce qui est mis en oeuvre pour la vanille ? Non rentable à grande échelle. Augmenter techniquement la pollinisation par le vent ? Plusieurs entreprises s'y sont déjà essayées dans le monde, qui avec des hélicoptères, qui avec des machines secouant les plantes... Mais aucune méthode n'a jamais été retrouvée sur le marché.

Dans certains cas, d'autres espèces pollinisatrices - des mouches, par exemple - viendront peut-être remplacer les abeilles. Et certaines variétés végétales, moins dépendantes des insectes que celles que nous avons sélectionnées depuis des siècles, prendront peut-être leur essor. Enfin, certaines cultures peuvent produire des fruits sans fécondation, soit de façon spontanée (la banane), soit grâce à la pulvérisation d'hormones spécifiques (tomate, courgette). Mais ces techniques sont loin d'être applicables à toutes les espèces, et les conséquences sur la qualité gustative des fruits sont parfois catastrophiques.

Que faire pour tenter d'enrayer le déclin des abeilles ?

Les causes de leur régression sont connues : élimination de leurs sites de nidification, raréfaction des plantes qui leur fournissent nectar et pollen, maladies et parasites... Et, surtout, épandage de pesticides, particulièrement destructeurs pour les abeilles. Celles-ci, en effet, possèdent très peu de gènes de détoxification, comme l'a confirmé tout récemment le séquençage du génome de l'abeille domestique.

Comment agir ? En ce qui concerne la réduction et la fragmentation de leurs habitats, on peut tout à fait renverser la tendance. Si on se contente de faucher les talus une fois par an, si on préserve un peu mieux les prairies naturelles, si on optimise l'utilisation des jachères fleuries, les abeilles se porteront déjà mieux. De même si l'on prend des mesures plus efficaces d'un continent à un autre contre les espèces invasives, tel le frelon asiatique. Mais, avant tout, il faut réduire l'usage des pesticides. Les agriculteurs comme les jardiniers doivent prendre conscience que les abeilles sont totalement démunies vis-à-vis de ces produits toxiques. Et qu'elles sont de précieuses auxiliaires de leurs cultures, à protéger en priorité.

Dans le cadre du programme de recherche européen Alarm sur la biodiversité, votre équipe est chargée d'évaluer l'impact agronomique et économique des pollinisateurs sur l'agriculture européenne. Quelles sont les premières conclusions de cette étude ?

Il apparaît que l'impact des pollinisateurs est considérable : au niveau mondial, il représente environ 10 % du chiffre d'affaires de l'ensemble de l'agriculture. Et les pays qui en sont les plus dépendants sont les pays développés.
Propos recueillis par Catherine Vincent

ARCTIQUE !!!

Posté le 13.10.2007 par ecoville
Un dirigeable pour ausculter la banquise malade du réchauffement climatique


Pour la première fois en plus de 80 ans, la banquise de l'Océan Arctique, menacée par le réchauffement climatique, sera auscultée en 2008 grâce à un dirigeable présenté vendredi dans le sud de la France par l'explorateur Jean-Louis Etienne.

Long de 54 mètres et haut de 17,5 mètres, le dirigeable, construit par les Russes, emmènera l'équipe de M. Etienne au-dessus de l'Arctique, du Spitzberg à l'Alaska, durant tout le mois d'avril 2008 pour mesurer l'épaisseur de la banquise. Son départ est prévu le 1er mars 2008 de Paris.

"Le dernier vol en dirigeable au-dessus de l'Arctique a été effectué par le Norvégien Amundsen et remonte à 1926!", a rappelé M. Etienne, premier homme à avoir rallié le Pôle nord en solitaire en 1986, pour souligner le caractère exceptionnel de cette mission internationale.

"Je suis particulièrement heureux que la Russie prenne part à ce projet", a déclaré le vice-président de la Douma, Artour Tchilingarov, également présent à Marignane (sud).

M. Tchilingarov était le chef de l'expédition qui a planté un drapeau russe sous le pôle Nord début août en revendiquant la souveraineté de Moscou sur une partie de l'Arctique et suscitant une polémique avec le Canada et les Etats-Unis notamment.

"La banquise est en régression dramatique aujourd'hui. On connaît la surface qui disparaît grâce aux satellites mais on a aussi besoin de connaître son épaisseur", a expliqué M. Etienne.

La superficie de la banquise a atteint son niveau minimum record de 4,13 millions de km2 en septembre, selon les experts de l'institut de recherche américain National Snow and Ice center à Boulder (Colorado, ouest). L'épaisseur de la banquise serait de 2,5 à 3 mètres en moyenne.

Les mesures contribueront aux études effectuées dans le cadre de l'année polaire internationale (API, 2007-2008), le plus vaste programme de recherche au monde consacré aux régions polaires.

Le coût de l'opération est estimé à 4 millions d'euros sur quatre ans, financés en partie par un groupe pétrolier français, sans compter la construction du dirigeable évaluée à 3,5 millions d'euros.
Photo: AFPTV

MARIGNANE (AFP)
© 2007 AFP

MONT BLANC !!!

Posté le 13.10.2007 par ecoville
Martin Bureau AFP ¦ Le Mont-Blanc vu du côté italien le 13 juin 2007

Le Mont-Blanc n'a jamais été aussi haut avec 4810,90 m mesurés les 15 et 16 septembre 2007 car il a gagné 2,15 m en deux ans, ont annoncé samedi les géomètres experts de Haute-Savoie à Chamonix au cours de leur assemblée générale.
"La hauteur, mais aussi le volume du Mont-Blanc ont considérablement augmenté, car la neige s'est agglutinée sur le sommet au cours des deux dernières années", a indiqué à l'AFP un des experts, Philippe Borrel.
Le volume de glace, au dessus de 4.800 m d'altitude, avait été calculé pour la première fois en 2003 et les géomètres avaient trouvé 14.600 m3. Il avait baissé à 14.300 m3 en 2005 mais il a presque doublé en 2007 avec 24.100 m3.
Pour le météorologue chamoniard Yan Giezendanner, "il n'y a globalement pas d'augmentation du volume des précipitations sur les Alpes mais le climat change, nous enregistrons une plus grande fréquence des vents d'ouest qui amènent de la pluie avec des températures plus élevées".
"Cela apporte en été de la neige collante au-dessus de 4.00O m d'altitude qui se fixe sur la montagne et augmente le volume et la hauteur du Mont-Blanc", explique-t-il.
En hiver, la neige est très froide, ne colle pas, est balayée par les vents et n'a pas d'influence sur la taille du Mont-Blanc.
"Nous assistons donc à un phénomène curieux avec le réchauffement climatique dans les Alpes, les glaciers d'altitude grossissent alors que ceux situés en moyenne altitude fondent, rétrécissent et sont menacés de disparition", ajoute M. Giezendanner.
C'est la quatrième campagne organisée depuis 2001, où les géomètres avaient mesuré le Mont-Blanc à 4.810,40 m, et non pas 4.807 m comme on le croyait auparavant. En 2003, la mesure avait été de 4808,45 m et de 4808,75 m en septembre 2005.
La nouvelle mesure a été réalisée par un groupe de scientifiques, étudiants, géomètres-experts et guides, soutenus par l'ordre national des géomètres, l'Institut national géographique (IGN) et Leica Geosystems, qui ont effectué des mesures GPS, aux mêmes endroits qu'en 2001, 2003 et 2005.
En mai 2004, le sommet rocheux du Mont-blanc a été mesuré à 4.792 mètres à l'aide d'instruments radar et de carottages, par les scientifiques du laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement du CNRS de Grenoble en collaboration avec des spécialistes de l'institut technique fédéral (ETH) de l'université de Zurich.
Les géomètres ont programmé une mission topographique tous les deux ans afin d'étudier régulièrement l'évolution du Mont-Blanc.

Martin Bureau AFP ¦ Le Mont-Blanc vu du côté italien le 13 juin 2007




20Minutes.fr, éditions du 13/10/2007 - 12h59

dernière mise à jour : 13/10/2007 - 13h04

AL GORE !!!

Posté le 13.10.2007 par ecoville
Justin Sullivan AFP/GETTY IMAGES ¦ Al Gore le 12 octobre 2007 à Palo Alto en Californie

L'attribution du prix Nobel de la paix à l'ex-vice-président Al Gore a mis en exergue les «ratages» de George W. Bush dans les sept années qui ont suivi sa victoire contre le candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche, jugent les journaux américains de samedi.

Ainsi, pour le Washington Post, l'honneur fait vendredi à Al Gore, conjointement avec le Groupe de l'ONU sur le climat (Giec), est «perçu comme une rebuffade de plus infligée à l'impopulaire président» Bush, dont «l'inaction sur le changement climatique est un des principaux ratages de sa présidence».

«Le triomphe de Gore permet de mesurer le discrédit de George W. Bush», renchérit le Los Angeles Times . Ce qu'a fait l'ancien vice-président à titre «privé» aux côtés d'autres scientifiques aurait dû être et doit être fait par les gouvernements, et «les gouvernements, au premier rang desquels celui de Bush, ont misérablement échoué», écrit quant à lui le New York Times .

Plus surprenant, le Wall Street Journal dans son éditorial consacré au Nobel ne mentionne pas le nom d'Al Gore, mais publie une liste de personnes selon lui méritoires qui n'ont rien obtenu, comme les moines birmans qui ont pris la tête d'un mouvement pour la démocratie et les gens bravant les dangers pour reconstruire l'Irak.

Interrogé sur le fait de savoir si la distinction attribuée à M. Gore allait accroître la pression sur le gouvernement Bush pour changer de politique en matière d'environnement, le porte-parole de la Maison Blanche Tony Fratto a répondu clairement : «Non».

Al Gore a, de son côté, déclaré que s'il avait été élu en 2000, il aurait fait du climat l'une de ses priorités à la Maison Blanche.

Justin Sullivan AFP/GETTY IMAGES ¦ Al Gore le 12 octobre 2007 à Palo Alto en Californie




20Minutes.fr, éditions du 13/10/2007 - 17h28

dernière mise à jour : 13/10/2007 - 17h31

9 ERREURS !!!

Posté le 12.10.2007 par ecoville
AFP ¦ L'ancien vice-président américain Al Gore, lors du tournage du documentaire de Davis Guggenheim, "Une vérité qui dérange"

Deux Oscars et des manquements à la rigueur scientifique. «La vérité qui dérange», le film militant d’Al Gore a été passé au crible par la justice anglaise. Saisie par le chef d’établissement d’un lycée du Kent qui contestait le contenu du film, la «High Court» de Londres, la plus haute juridiction britannique, a répertorié «neuf erreurs» dans l’œuvre à laquelle l’ancien vice-président américain et candidat malheureux à la présidentielle 2000 prêtait sa voix. Neuf vérités dérangeantes qui, selon le juge, ne sont pas totalement validées par la communauté scientifique mondiale.

Et histoire de réparer ces «imprécisions», le film qui sera diffusé dans les collèges d’Angleterre, d’Ecosse et du pays de Galles, devra être accompagné d’un guide étayant les rectifications à apporter au long-métrage. Les professeurs devront mener la contradiction lors des projections pour contrebalancer le point de vue «trop catastrophique» de cette «vérité qui dérange».

Kilimandjaro

Petit tour des principales erreurs qu’aurait commise le nouveau chantre de l’écologie mondiale.

Première assertion qui pose problème selon la «High Court»: l’élévation du niveau de la mer. Sur fond de fonte des glaciers de l’Antarctique et ceux du Groenland, Al Gore affirme que les océans s’élèveront de 6 mètres d’ici à 20 ans. Trop alarmiste selon les autorités judiciaires anglaises pour qui ce niveau sera atteint au mieux à la fin du millénaire. De même que le juge doute du lien direct entre le réchauffement climatique et l’ouragan Katrina, la tempête tropicale qui avait ravagé la Nouvelle-Orléans en 2005. « Il n’y aucune donnée scientifique montrant l’évidence de cette thèse.»

La pollution tue «aussi» les coraux

Autre point d’achoppement: la disparition progressive des neiges, anciennement «éternelles», du mont Kilimandjaro (Tanzanie). Il n’y a aucune raison de penser, dit la cour contrairement à Al Gore, que la fonte des neiges est due au réchauffement climatique et aux activités humaines.

Haro aussi sur les ours polaires qui se noient car ils devaient parcourir 96 kilomètres pour trouver de la banquise. La cour rappelle qu’effectivement des scientifiques ont retrouvé les cadavres de quatre ours noyés mais la cause était une tempête, et non la fonte de la banquise.

Le désaccord porte aussi sur la dégradation des ceintures de corail. Le verdict nuance: ce phénomène n’est pas «entièrement» la conséquence de la hausse des températures à la surface du globe. La haute juridiction pointe du doigt la pollution et la pêche «abusive» des réserves de poissons.

Downing Street gêné aux entournures

La décision de la justice londonienne tombe mal pour Downing Street. Elle embarrasse le gouvernement anglais puisque l’idée de montrer le film d’Al Gore aux élèves britanniques vient du ministère de l’éducation. L’objectif initial était d’alerter les collégiens sur les conséquences des rejets de gaz nocifs par les activités industrielles des êtres humains. Un lien de cause à effet que pourtant ne nie pas la «High Court».

AFP ¦ L'ancien vice-président américain Al Gore, lors du tournage du documentaire de Davis Guggenheim, "Une vérité qui dérange"



M.N


20Minutes.fr, éditions du 11/10/2007 - 17h05

dernière mise à jour : 12/10/2007 - 08h18

CHANGEMENT CLIMATIQUE !!!

Posté le 06.10.2007 par ecoville
Le changement climatique, "conséquence de l'activité humaine aux effets les plus dévastateurs jamais connus sur l'économie", devrait ralentir la croissance mondiale et accélérer l'inflation, avertit la banque Morgan Stanley dans une étude publiée jeudi 4 octobre.

Si "aucune action décisive n'est prise pour limiter le réchauffement climatique" rapidement, l'environnement économique sera propice à une "stagflation", c'est-à-dire une stagnation de la croissance combinée à de l'inflation, estime la banque.


La hausse des prix concernera d'abord l'alimentation, l'eau et les impôts liés au carbone. Le caractère aléatoire des événements climatiques accentuera les incertitudes et se traduira par une hausse des primes de risque, qui nuira aux investissements.

Les pays seront diversement affectés par le changement climatique, en fonction des secteurs qui dominent leur économie, les plus vulnérables étant "l'agriculture, le tourisme, les loisirs, le foncier, et tous les secteurs qui utilisent beaucoup de main-d'oeuvre", juge Morgan Stanley. Les grands pays sont moins sensibles aux retombées économiques du réchauffement car ils disposent d'une plus grande diversité géologique et écologique que les plus petits pays.

Le rôle des politiques publiques est donc crucial pour mettre fin aux utilisations énergétiques inefficaces, selon la banque. "Inventer de nouvelles techniques qui réduisent les émissions de CO2 et développer les technologies existantes sont au coeur des efforts pour contenir le réchauffement climatique", souligne Morgan Stanley.

Pour la banque, des crédits de recherche doivent être accordés aux petites entreprises innovantes qui développent des énergies alternatives. A l'avenir, celles-ci devraient bénéficier aussi d'économies d'échelle et de l'augmentation des prix des biens dont le bilan carbone est mauvais.
Maguy Day (avec AFP)
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