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ecoville
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CLIMAT

BRAD ET ANGELINA !!!

Posté le 14.11.2007 par ecoville
Reuters ¦ Brad Pitt et Angelina Jolie à la Mostra de Venise, le 3 septembre 2007

Brad Pitt et Angelina Jolie ont acheté une île dans un archipel artificiel construit au large de Dubaï où le couple veut promouvoir un mode de vie écologique, selon un quotidien de l'émirat paru mercredi.

L'île, aux contours de l'Ethiopie, fait partie d'un méga-projet immobilier de 300 îles baptisé «Le Monde» encore en construction, a précisé Emirates Today. Le couple d'acteurs, vedettes en 2005 du film «Mr. and Mrs. Smith», veulent utiliser cette île comme un lieu d'exposition sur les questions environnementales pour encourager les gens à vivre plus écologiquement, selon le quotidien anglophone.

Les représentants américains du couple et plusieurs sources fiables ont confirmé la réalisation de la vente, mais la société immobilière publique Nakheel, promoteur du projet, n'a pas souhaité commenté cette information, a ajouté le journal. Brad Pitt, 43 ans, et Angelina Jolie, 32 ans, sont les parents adoptifs du Cambodgien Maddox, six ans, du Vietnamien Pax, 3 ans, de l'Ethiopienne Zahara, 2 ans, et les parents biologiques de Shiloh, la cadette, 16 mois.

Le couple aura notamment pour voisins le milliardaire Richard Branson et le chanteur Rod Stewart, qui ont déjà acheté une partie du «Monde». Ce projet, en cours d'achèvement, couvre 5,5 millions de m2, dont 930.000 m2 de plage. Les prix des îles varient de 23 millions à 135 millions de dirhams (4,3 millions à 25 millions d'euros). Elles mesureront entre 11.148 et 41.806 m2, et seront séparées les unes des autres d'environ 100 mètres.

Dubaï, l'un des sept membres de la fédération des Emirats arabes unis, s'est imposé en quelques années comme centre d'affaires et de tourisme où s'élèvent des dizaines de projets grandioses, dont «Burj Dubai» (en arabe, la Tour de Dubaï), appelée à devenir la plus grande tour du monde lorsqu'elle sera terminée fin 2008.

Reuters ¦ Brad Pitt et Angelina Jolie à la Mostra de Venise, le 3 septembre 2007




20Minutes.fr, éditions du 14/11/2007 - 09h51

dernière mise à jour : 14/11/2007 - 09h54



--

NICOLAS HULOT ET MAUD FONTENOY 3 !!!

Posté le 14.11.2007 par ecoville
Partie (III)

N. H. - Maud a raison de s’adresser aux enfants de cette manière. Comme pour les adultes, il ne faut pas les culpabiliser mais les responsabiliser. Faire en sorte que chacun s’interroge sur ce qu’il peut faire à son niveau. Mais attention de ne pas se donner bonne conscience uniquement par de petits gestes. Ils sont à la fois importants et insuffisants. Il faudra aller plus loin, et que la société opère de vrais changements. Je ne suis pas irréprochable, et c’est sans doute plus facile pour moi que pour d’autres, mais j’ai, par exemple, installé des panneaux solaires pour mon eau chaude.
Il faut progresser chaque fois que l’on en a la possibilité. Privilégier les modifications écologiques dès lors que la société nous en donne le choix. Regardons ce qui vient de se passer à Paris avec le Vélib’. Quand la société nous donne des options faciles, il faut l’encourager.
Pour revenir aux enfants, on peut aussi leur enseigner des principes simples. Préférer le commerce équitable et en expliquer la raison, expliquer qu’ôter la vie n’est pas une source de jeu ou de plaisir, que le moindre insecte à droit au respect absolu et que ce respect est une partie intrinsèque de l’éducation et vaut pour tout. Le respect des autres, de la différence, des races et des cultures. Le fondement de l’écologie, c’est le respect de la vie.

Vous semblez tous deux inquiets pour l’avenir de nos enfants…
N. H. - Oui, car je ne voudrais pas qu’ils vivent ce que je crains. Ils ne comprendraient pas et ne seraient pas responsables. Les phénomènes qui pourraient leur arriver en milieu de ce siècle, notamment la pénurie alimentaire, seraient trop cruels. Ils représentent la deuxième génération d’Occidentaux qui n’a pas vécu de guerre et ils ne sont pas psychologiquement préparés.
Je voudrais leur éviter les conflits, qu’ils vivent dans une société d’harmonie et connaissent un siècle où l’homme redonne une finalité à son génie. Ça paraît très utopique, mais c’est le seul choix pour lequel une société doit opter. Donner du sens au progrès. Il va bien falloir que l’on se désintoxique.

M. F. - Je ne suis pas aussi calée que Nicolas, qui suit son combat depuis trente ans. Il a le don de trouver les mots justes et clairs. Mais je partage ses inquiétudes et j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice. Je veux que mes futurs enfants puissent s’émerveiller de la nature et voyager comme ils le souhaiteront. Je désire leur transmettre une planète en bon état.
D’où le message que je ne cesse de leur donner : faites les choses, ayez des rêves, ne baissez jamais les bras, ne laissez personne vous dire que c’est impossible… L’humain a une capacité, une énergie et un pouvoir qu’il ne mesure pas. Il peut les utiliser au profit de la planète.
N. H. - C’est le paradoxe de notre époque. On n’a jamais été aussi brillants, étincelants. Il y a des gens géniaux dans tous les pays du monde. Mais on se gâche ! On ne les mobilise pas pour l’amélioration durable de la condition humaine.
Donc, cette fois-ci, l’alerte est vraiment donnée ?
N. H. - L’alerte est un temps révolu. Ceux qui ne veulent pas entendre, il faut les laisser tomber. Après, il y a la mobilisation, et là, individuellement, on peut déjà faire énormément. Car il ne faut pas s’exclure de l’effort et se dédouaner systématiquement sur le dos d’un système ou d’une société. Il faut se prendre en charge et retrouver la notion de choix.
M. F. - Nous croyons aux capacités de l’être humain et nous avons foi en lui pour la protection de l’environnement.
(1) Vient de paraître aux éditions Arthaud.

CATASTROPHE !!!

Posté le 12.11.2007 par ecoville
Craintes de catastrophe écologique après des naufrages en mer Noire
Un cargo échoué après la tempête dans le détroit de Kertch, le 12 novembre 2007

Tempête en Mer Noire : 5 navires ont sombré Photo: Anibal Maiz/AFP


Trois corps ont été rejetés lundi sur les côtes de la mer Noire et 20 marins étaient portés disparus après une violente tempête qui a provoqué le naufrage de cinq cargos dont un transportait du mazout et trois du soufre, faisant craindre une catastrophe écologique.

Les trois corps ont été trouvés près du cap de Touzla, dans le sud de la Russie, a précisé le ministère des Situations d'urgence.

"Nous recherchons cinq autres marins", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la cellule de crise établie à Port Kavkaz, port de commerce situé à environ 1.200 kilomètres au sud de Moscou.

Les sauveteurs commençaient également à constater des dommages écologiques dus aux 1.300 tonnes de mazout sorties du bateau citerne russe Volganeft-139, qui s'est brisé en deux pendant la tempête de dimanche.

"Nous ramassons des oiseaux morts le long de la côte", a indiqué la porte-parole. Quelque 3.000 tonnes de mazout restaient encore dans le Volganeft 139.

Port Kavkaz a été le lieu le plus touché par la tempête au cours de laquelle des vagues de cinq mètres se sont abattues sur le nord de la mer Noire. Trois navires chargés de soufre, le Volgodonsk, le Nakhitchevan et le Kovel ont coulé près du port.

Quelque 300 kilomètres plus à l'ouest, au large de l'Ukraine, les sauveteurs recherchaient toujours 15 autres marins disparus après le naufrage du Hajj Ishmail, un navire battant pavillon géorgien et transportant 5.600 tonnes de ferraille.

Il s'agit de 13 Syriens, un Tunisien et un Egyptien, selon le porte-parole de l'antenne du ministère ukrainien des Situations d'urgence en Crimée, Volodymyr Ivanov.

Les conditions météorologiques restaient difficiles dans la région où de la neige, de la pluie et des rafales de vent allant jusqu'à 20 mètres par seconde étaient attendues mardi.

"Les opérations de sauvetage et d'observation du milieu marin sont compliquées par les conditions météorologiques défavorables", a déclaré le ministère russe des Situations d'urgence dans un communiqué.

Oleg Mitvol, le très médiatique numéro deux de l'agence de surveillance écologique du gouvernement russe, Rosprirodnadzor, était attendu lundi dans la région, où la Russie et l'Ukraine voisine ont établi une cellule commune de crise.

Trois navires transportant du soufre ont coulé dimanche dans le détroit de Kertch, un important point de passage des oiseaux migrateurs en route vers le sud en cette période de l'année mais aussi habitat des tortues de la mer Noire.

M. Mitvol, a fait état dimanche soir d'un "incident écologique sérieux", alors que plusieurs ONG de défense de l'environnement ont dénoncé "une catastrophe écologique", estimant que le mazout et le soufre risquaient de polluer gravement l'eau et les côtes.

Vladimir Sliviak, chef de l'organisation Ekozachtchita (Défense écologique) a estimé que "la pollution devra être nettoyée pendant une longue période de temps et ses conséquences se feront sentir pendant un an ou plus encore".

Interrogé à ce sujet, un expert français a expliqué que la pollution des mers occasionnée par le soufre, comme celle redoutée après les naufrages de plusieurs cargos en Mer Noire, est généralement limitée et localisée.

"Au contact de l'eau, il va former une sorte de pâte qui se déposera sur le fond et sera, avec le temps, recouverte par les sédiments", explique Michel Girin, directeur du Centre de documentation, de recherches et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), basé à Brest.

"Il n'y a aucun risque de dispersion, les dégâts écologiques devraient être limités et localisés. Sauf à prendre du soufre sur la tête bien sûr: tout ce qui est directement touché - des coquilles Saint-Jacques déposées au fond par exemple - risque d'être détruit", ajoute-t-il.

Les sauveteurs ont pu mettre hors de danger 35 membres d'équipage des navires pris dans la tempête, indiquait sur son site internet le ministère des Situations d'Urgence.

La mer Noire est bordée par la Bulgarie, la Géorgie, la Roumanie, la Russie, la Turquie et l'Ukraine et reliée à la Méditerranée par le détroit du Bosphore.
Par Dario THUBURN PORT KAVKAZ (Russie) (AFP)
© 2007 AFP

METRO 2 !!!

Posté le 12.11.2007 par ecoville
Les astuces de Metro pour sauver la planète
Les 83 éditions de Metro réparties dans 23 pays imaginent ce que deviendrait la planète si leurs dix-neuf millions de lecteurs faisaient chacun un petit effort pour l'environnement...



NETTOYER PROPREMENT

20. Si tous les lecteurs de Metro dans le monde utilisaient de la lessive sans phosphates pour nettoyer leur linge, la planète économiserait en une semaine 5 tonnes de phosphates, soit l’équivalent du poids de cinq éléphants d’Asie.

21. Si 20 millions de personnes lavaient leur linge à l’eau froide, on pourrait économiser
205 GWh, soit un tiers de la consommation hebdomadaire électrique d’une ville comme Paris. Laver à 40 °C plutôt qu’à 60 °C vous permet d’utiliser deux fois moins d’énergie.

22. Si tous les lecteurs de Metro utilisaient du vinaigre plutôt que des produits détergents, cela éviterait que l’on rejette 11 millions de litres produits toxiques dans la nature.

23. Si 20 millions de personnes utilisaient du papier absorbant recyclé, on pourrait sauver
92 400 arbres par an, soit 4 200 tonnes de bois.
Metro Montréal




METTEZ-VOUS A LA MODE ÉCOLO


24. Succombez à la mode vintage ! Si tous les lecteurs de Metro achetaient leurs tee-shirts dans des boutiques de fripes, non seulement ils porteraient quelque chose d’unique et de cool, mais le monde économiserait 140 millions de tonnes d’eau, juste pour la production du coton.

25. Emportez votre propre sac de courses ! Marc Jacobs, Stella McCartney et Anya Hindmarch font partie des nombreux couturiers qui ont fabriqué des sacs sympas et respectueux de l’environnement. Si tous les lecteurs de Metro évitaient les sacs plastique pour leurs courses, le monde sauverait des milliers de tortues marines, de baleines et d’autres mammifères marins qui meurent chaque année pour avoir mangé ces sacs, croyant que c’était de la nourriture – sans compter les milliers de litres d’huile que ça économiserait. Chaque sac réutilisable de qualité que
vous utilisez peut éliminer une moyenne de 1 000 sacs plastiques pendant sa durée de vie.
Metro Suède




VIVE L’AGRICULTURE VERTE


26. L’élevage représente 80% des émissions de CO2 de l’agriculture. Chaque fois que vous faites un repas végétarien, vous réduisez vos émissions de CO2 de moitié.

27. Si, lors d’un repas, on remplaçait de temps en temps le riz par des pommes de terre, cela générerait huit fois moins de CO2. Et si les 20 millions de lecteurs de Metro prenaient tous, lors d’un déjeuner, des pommes de terre au lieu de riz, cela équivaudrait à une reduction de 12,5 millions de kilos de CO2.

28. Ne gaspillez pas la nourriture. Dans certains pays, jusqu’à 10% de la nourriture comestible sont jetés aux ordures. Si tout était consommé, cela ferait diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 2,5%. En effet, dans une décharge, ce surplus de nourriture produit du methane, un gaz à effet de serre 20 fois plus nocif que le CO2.

29. Utilisez le fumier comme source d’énergie. En achetant une voiture fonctionnant au gaz produit par du fumier, les emissions de CO2 sont réduites de 95%.
Metro Finlande



UN JARDIN VRAIMENT VERT

30. Plantez un petit arbre dans le jardin de votre maison. Si tous les lecteurs de Metro faisaient pareil, ils fourniraient à la planète plus de 40 millions de kilos quotidiens d’oxygène.

31. Si vous mettez quelques vers dans vos déchets organiques, vous pourrez récolter
250 grammes d’engrais chaque jour pour de nouvelles plantations. Si tous les lecteurs de Metro faisaient pareil, ils produiraient 500 000 kilos d’engrais dans le monde chaque jour.
Metro Chili



JOUER VERT

33. Essayez d’acheter des jouets qui n’ont pas besoin de piles. Celles qui contiennent des métaux lourds toxiques comme le cadmium, le mercure ou le plomb. Ces métaux, s’ils ne sont pas recyclés correctement, sont très polluants. Si tous les lecteurs de Metro achetaient un jouet sans pile (en considérant que chaque jouet a besoin de deux piles pour fonctionner), cela permettrait d’éviter de jeter 4 tonnes de cadmium, 2 tonnes de mercure et 40 tonnes de plomb.

34. Emmenez vos enfants pour une balade à pied ou à vélo dans le parc, et laissez votre voiture à la maison. Si chaque lecteur de Metro faisait ce geste, cela représenterait une réduction de 60,2 millions de kg des émissions de CO2 (en prenant comme référence une voiture économique parcourant 20 km dans la journée). Pour absorber une telle quantité de CO2, il faudrait planter 295 000 arbres, sur une surface équivalente à 370 terrains de football.

35. Jouez avec vos enfants plutôt que de les laisser regarder la télévision. En éteignant un téléviseur couleur de 36 cm pendant cinq heures, on economise 0,3 kWh, ce qui signifie que les lecteurs de Metro peuvent économiser de cette manière 6 millions de kWh. Pour produire une telle quantité d’électricité, un pays comme le Brésil émet 3 620 tonnes de CO2. Et il en faut 186 000 pour compenser ces émissions.

36. Réfléchissez-y à deux fois avant d’acheter un nouveau PC, parce qu’en fabriquant un ordinateur, on émet 1,3 tonne de CO2 dans l’atmosphère. En se gardant de changer leur PC, les lecteurs de Metro peuvent ainsi économiser 26 millions de tonnes de CO2, sachant qu’il faudrait 137 millions d’arbres pour compenser ces émissions, soit l’équivalent d’une forêt qui s’étendrait sur la surface de 201 Central Park new yorkais.

37. Refusez les sacs plastique quand vous achetez un jouet.
Si 20 millions de personnes faisaient ce geste, cela permettrait d’éviter de jeter 20 millions de sacs plastique. Il faut de 10 à 20 ans pour qu’un sac plastique se décompose. Comptez 100 ans pour des plastiques de plus forte densité.
Metro Brésil

Lire la suite
Les astuces des éditions Metro pour sauver la planète (3/3)
Metrofrance.com Metrofrance.com

BANGKOK !!!

Posté le 12.11.2007 par ecoville
Bangkok (Thaïlande) à l’heure de pointe. En février, le Giec a confirmé la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique. Photo: getty

Nobel pour la paix

Le 12 octobre, le Giec avec l’ex-vice-président américain Al Gore se sont vu recompenser du prix Nobel de la paix grâce à leur travail qui a contribué à faire connaître l’état de la planète. Paix et environnement sont des enjeus de plus en plus liés car le réchauffement climatique crée notamment des nouvelles tensions géopolitiques pour l’accès à des ressources qui se rarifient.


Plus de 2500 scientifiques membres du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) se réunissent à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 16 novembre à Valence, en Espagne. A la fin de la semaine sera présenté le rapport de synthèse du quatrième rapport d’évaluation. C’est un travail qui met ensemble trois volets sectoriels précédents, rédigés par groupe de travail.

L’homme responsable
Le groupe 1 a affirmé, en février à Paris, que les activités humaines avaient très probablement une responsabilité dans le réchauffement climatique et il précisait que la température moyenne annuelle du globe s’élèverait d’ici à 2100 de 1,1°C à 6,4°C. A Bruxelles, en avril, le groupe 2 a évalué les conséquences négatives de l’effet de serre sur l’économie et la société.

Enfin, en mai le groupe 3 réuni à Bangkok a jugé nécessaire une réduction de 50 à 85% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d’ici à 2050 et a souligné que la technologie pour ce faire était déjà disponible.

Le document qui sortira de l’assemblée plénière de Valence servira de base de travail aux politiques du monde entier qui se réuniront en décembre à Bali pour les négociations sur la réduction des gaz à effet de serre pour l’après-2012, la deuxième phase du protocole de Kyoto (2013-2017). C’est l’avenir de la planète qui est à l’ordre du jour.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com

GIEC !!!

Posté le 12.11.2007 par ecoville
Hausse des températures, montée des océans, multiplication des canicules et fonte accélérée de la banquise. Autant de diagnostics sur lesquels le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) revient à partir d'aujourd'hui et jusqu'à samedi à Valence (Espagne). Objectif : la publication d'« un résumé à l'intention des décideurs », qui doit notamment éclairer la communauté internationale sur les suites à donner au protocole de Kyoto, lors de la conférence des Nations unies de Bali, en décembre.

Dans ce document, les experts du Giec, qui ont obtenu le Prix Nobel de la paix 2007 avec Al Gore, reprendront pour l'essentiel les évaluations présentées précédemment, notamment la responsabilité des gaz à effet de serre dans l'augmentation de la température depuis cent ans (+ 0,74 °C) et l'augmentation de la température mondiale de + 1,1 °C à 6,4 °C par rapport à 1980-1999 d'ici à 2100. Mais certains scientifiques ont alerté sur le fait que le rapport pourrait déjà être en deçà des dernières études. Ainsi, la dérive de la goélette Tara dans les glaces du pôle Nord s'est, elle, produite deux fois plus vite que prévu, du fait d'une fonte plus rapide de la banquise.



- ©2007 20 minutes


20 Minutes, éditions du 12/11/2007 - 07h07

dernière mise à jour : 12/11/2007 - 07h07

PLAN B !!!

Posté le 12.11.2007 par ecoville
"Nous avons tous un rôle à jouer"
Lester Brown, président fondateur de l’Earth Policy Institute de Washington aux Etats-Unis.
Lester Russell Brown.

Lester Brown
Photo : DR

Qui est Lester Brown?

Le Washington Post l’a appelé "l’un des penseurs les plus influents du monde ». Lester Russell Brown (né en 1934) est un analyste environnemental qui a écrit plusieurs ouvrages sur les enjeux écologiques dont « Le Plan B. Pour un pacte écologique mondial», paru en France le 7 novembre aux éditions Calmann-Lévy.
Il est le fondateur du Worldwatch Institute et président fondateur de l’Earth Policy Institute, une organisation à but non-lucratif créée en mai 2001 pour proposer aux politiques une feuille de route pour atteindre une économie durable du point de vue environnemental.

Le Plan B, pour un pacte écologique mondial
Lester Brown
Traduction : Pierre-Yves Langaretti
415 pages, 20 euros




Le prix du baril de brut s’approche des 100 dollars, pensez-vous que nous soyons à un tournant ?
Oui, et cela dépend de plusieurs facteurs. Premièrement, la possibilité que le pic de la production mondiale de pétrole ait été touché l’année dernière, selon des récentes analyses. Si c’est le cas, cela signifie que le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est bien différent de celui que nous avons toujours connu où la production de pétrole augmentait constamment. Cela crée une situation inédite car désormais, pour qu’un pays puisse avoir plus de pétrole, un autre doit en avoir moins. Ce phénomène s’accompagne des conséquences indirectes de la production d’agrocarburants sur le prix des denrées alimentaires : l’effort des Etats-Unis dpour réduire son insécurité énergétique mène à une insécurité alimentaire globale sur une échelle qui sera encore pire l’année prochaine. Troisièmement, nous avons le changement climatique. Nous avons ainsi un ensemble de menaces très fortes sur notre civilisation. Si nous ne parviendrons pas à y répondre de manière efficace, notre civilisation sera en danger. Notre civilisation est aujourd’hui globale, par conséquent, soit nous réussirons tous ensemble, soit nous échouerons et nous nous effondrons ensemble.

Pouvez-vous confirmer que le pic de la production mondiale de pétrole a été atteint en 2006 ?
Nous pouvons affirmer que pendant les premiers neufs mois de 2007, la production mondiale de pétrole est inférieure à celle de 2006, d’environ 300 000 barils ce qui peut paraître faible par rapport aux 85 millions totals. Mais le plus gros producteur mondial, l’Arabie Saoudite, a vu sa production se réduire de 6% l’année dernière. Si l’Arabie Saoudite a atteint le pic et est maintenant sur une trajextoire déscendante, une majorité des autres pays producteurs sont dans la même situation. Il existe encore des pays comme la Russie où la production croit, mais il est désormais difficile de soutenir une croissance dans la production mondiale car, depuis deux décennies, aucun champ pétrolifère majeur n’a été découvert. Nous sommes donc en face d’un pic probable de la production en 2006, même si cela reste incertain.

Quelles sont les conséquences de la production d’agrocarburants sur la sécurité alimentaire mondiale ?
Les premières augmentations du prix du pétrole dans les années 1970 ont fait surgir aux Etats-Unis l’idée d’utiliser le surplus de la production agricole pour fabriquer du carburant, de l’éthanol, notamment. Aujourd’hui, nous n’avons pas un excédent de production, mais nous avons une industrie de l’éthanol qui croit à pas de géant. Depuis l’ouragan Katrina, qui fit monter le prix du gazole à 3$ le gallon, il y a eu des investissements fous dans l’industrie de l’éthanol. Par conséquent, les distilleries d’éthanol utilisent aujourd’hui près de 20% de la production céréalière américaine, et ce pourcentage va s’approcher à 30% l’année prochaine. A travers le monde, le prix de biens tels le blé, le mais, le riz et le sojà montent et avec eux celle de la base de notre alimentation : la pain, les pâtes, la tortilla au Mexique et la bière. Au même temps que nous avons développé la capacité de transformer les céréales en carburant, leur prix suit le cours du baril de pétrole. Nous avions une économie alimentaire et une économie énergétique séparées. Elles commencent désormais à fusionner: le prix des denrées alimentaires continuera d’augmenter à moins que quelqu’un n’intervienne et jusqu’à maintenant, personne ne l’a fait. Nous sommes face à une compétition croissante entre les 840 millions de personnes qui conduisent une automobile et les deux milliards de personnes les plus pauvres dans le monde sont en compétition pour les mêmes biens. J’ai calculé que le revenu moyen d’un propriétaire d’automobile dans le monde est de 30 000 $, alors que celui des 2 milliards de pauvres est sous les 3 000 $. Il est facile de voir qui va gagner si on laisse la régulation au marché.

A tout cela on ajoute la changement climatique…
Plusieurs rapports qui ont été publiés à la fin de l’été sont alarmants. Début septembre, les glaciers de Groenland fondaient à un rythme sans précédent. Si nous ne bougeons pas vite, le niveau des océans pourrait s’élever de sept mètres : la plupart des ville cotières seraient en partie inondées. On est face à des phénomènes qu’on n’a jamais observé auparavant. Les experts affirment que il faut travailler dans le but de contenir la hausse des temperatures dans les 2° d’ici à la fin du siècle ou sinon nous serons confrontés à un changement climatique dangereux. Quand nous voyons ce qu’il se passe aux températures actuelles, je pense que nous sommes déjà cenfrontés ce danger. Nous sommes dans un moment de notre histoire où il faut se mobiliser : les recherches que nous avons effectué nous amènent à penser qu’il faut réduire nos émissions en CO2 de 80% d’ici à 2020 et non d’ici à 2050 comme le soutiennent d’autres chercheurs.

Quelle sorte de mobilisation entendez-vous ?
Un énorme effort doit être porté sur l’efficacité énergétique des bâtiments et sur développement des énergies renouvelables, tout particulièrement sur l’énergie éolienne. Il faut restructurer la fiscalité en baissant les taxes sur le revenu et en créant une taxe carbone. Au final, nous payerons le même, mais les entreprises seront encouragées à investir dans des secteurs moins polluants.
Nous devons nous attaquer à la pauvreté, source de grande pression démographique sur les ressources de la planète. Il faut investir dans l’éducation et les services sanitaires des pays las plus pauvres. Nous avons les moyens pour le faire, car il suffirait du sixième du budget militaire mondial, soit 160 milliards de dollars par an, pour mettre en œuvre les politiques nécessaires. Cet argent représente à mes yeux le véritable budget de la défense car c’est cela qui va assurer notre sécurité et non des armes ultra- sophistiquées.
Les véritables menaces qui pèsent sur nos sociétés aujourd’hui sont la pauvreté, la démographie et les problèmes environnementaux.

Pour récolter des fonds, il faut faire des choix politiques. Qui peut prendre ce genre de décision ?
Les gouvernements et en particulier le gouvernement américain. Les choses vont changer que ce soit un démocrate ou un républicain qui remporte l’élection présidentielle. Le problème est quand cela va changer et si le changement sera assez rapide. On doit faire vite car on ne connaît pas l’échéance que la nature va nous donner. C’est elle qui décide du temps et nous devons espérer qu’il ne soit pas trop tard.

Comment peut-on se mobiliser ?
Nous avons tous un rôle dans la civilisation future. Nous devons devenir actif politiquement en soutenant les hommes politiques qui s’engagent, en les rencontrant et leur faisant part de nos craintes. Je pense aussi qu’il est bien de choisir une cause et de s’investir pleinement, comme le recyclage ou l’interdiction des cultures sous serre. Il est indispensable de faire un effort pour comprendre ce qui se passe.

Nadia Loddo
Metrofrance.com

François Bourboulon
Metrofrance.com

PARI POUR L'AVENIR !!!

Posté le 12.11.2007 par ecoville
Un pari pour l’avenir
Al Gore, prix Nobel de la Paix



J’ai travaillé du mieux que j’ai pu pour livrer ma vision profane de la vérité, aujourd’hui présentée par les scientifiques du monde entier comme la conséquence directe du choc (conflit) entre la civilisation humaine et le système écologique de la Terre.

Dans un futur proche, la prochaine génération nous demandera des comptes. Et lorsqu’ils établiront le bilan de nos actions et de nos carences, ils demanderont : « A quoi pensiez-vous ? Etiez-vous sourds, muets et aveugles face à ce qui se déroulait devant vos yeux ? » Ou bien ils poseront une autre question, et moi, c’est celle-ci que j’aimerais qu’ils posent et celle que je crois sincèrement qu’ils poseront.

Je voudrais que, lorsqu’ils repenseront à 2007 et à ce début de siècle, ils se demandent : « Comment ont-ils trouvé le courage moral de se lever et de faire face la crise que beaucoup disaient impossible à résoudre ? Comment ont-ils réussi à sensibiliser la population mondiale à la menace qui pesait sur notre monde ? Comment ont-ils trouvé le courage d’agir ? »

Nous avons tout ce qu’il faut aujourd’hui pour que ce soit la question que nos enfants se poseront. Et lorsqu’ils tâcheront d’y répondre, je veux qu’ils se disent que nous avons pris conscience que nous disposions de tout ce qu’il nous fallait pour sauvegarder l’intégrité écologique de notre planète, sauf de la volonté politique. Et à un moment, nous avons réalisé qu’en démocratie, la volonté politique est une ressource renouvelable.

Albert A. Gore

ANTARCTIQUE !!!

Posté le 11.11.2007 par ecoville
Ban Ki-Moon en Antarctique le 9 novembre 2007 Photo: Rodrigo Arangua/AFP


Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est rendu vendredi en Antarctique pour une mission d'information sur les effets du réchauffement climatique.

Ban Ki-moon, premier dirigeant de l'ONU à se rendre en Antarctique, et qui a fait une priorité de son mandat de la lutte contre le réchauffement climatique, s'est entretenu avec des scientifiques à la base de l'aviation chilienne d'Eduardo Frei avant de visiter les glaciers de Collins et de rencontrer ses compatriotes, les chercheurs sud-coréens du centre de recherches de Sejong.

Le secrétaire général de l'ONU a survolé la zone à bord d'un appareil de l'armée de l'air chilienne afin de se rendre compte de l'effet du réchauffement climatique global sur les glaciers du continent antarctique.

"Je suis ici en tant que messager pour délivrer un avertissement sur le changement climatique et observer l'impact du phénomène du réchauffement" a indiqué M. Ban Ki-moon à la presse à son arrivée.

Les scientifiques présents sur la base ont notamment présenté au secrétaire général de l'ONU des exemples de la fonte des glaciers en Antarctique et dans le sud des Andes.

Ils ont cité le cas d'une étendue de glace dite Plateforme de Larsen, qui couvrait 400 kilomètres carrés et qui a fondu en 20 jours et celui du glacier de Hannah Point qui a reculé de 120 mètres en quelques années.

"Nous avons des ressources, nous avons des technologies et des financements" pour combattre le réchauffement, a encore déclaré Ban Ki-moon à l'issue de sa brève visite. "Tout ce qui nous manque, c'est la volonté politique. Je suis ici pour galvaniser une telle volonté politique".

"C'est une urgence. Une urgence demande une action d'urgence", a-t-il insisté.

Ban Ki-moon, qui a passé deux heures et demie en Antarctique, doit se rendre dimanche au Brésil pour rencontrer le président Luiz Inacio Lula da Silva.
ILE KING GEORGE (AFP)
© 2007 AFP

CLIMAT !!!

Posté le 07.11.2007 par ecoville
Du XVIe siècle à nos jours, tempêtes, inondations et sécheresses exceptionnelles ont frappé notre pays. C'est la leçon de recherches menées conjointement par des historiens et des climatologues.

LA FRANCE a connu de nombreux épisodes climatiques extrêmes dans le passé. Les documents que l'historien Emmanuel Garnier exhume et analyse depuis deux ans, commencent à s'empiler et donnent une vision assez nette du climat des trois derniers siècles. « Durant les mois de May, Juin et Juillet de cette année, il fit de si grandes et continuelles pluies que les eaux furent continuellement hautes. Au mois de Juillet, la rivière estoit fort avant dans la place de Grève (place de l'Hôtel de Ville) », peut-on lire, par exemple, dans une délibération du Bureau de Paris (le conseil municipal) datée de 1567.

Mais les documents sont parfois beaucoup plus surprenants. Ainsi, le 26 février 1780, les paroissiens de Besançon demandent à leur curé d'écrire à l'évêque pour qu'il excommunie les chenilles processionnaires qui ont fait des ravages dans les arbres fruitiers des environs.

Trois jours plus tard, une sorcière accusée d'être la cause de cette invasion, était brûlée sur un bûcher. En Europe centrale, de 1570 à 1630, on estime qu'entre 3 000 et 4 000 de ces femmes ont été brûlées. Christophe Pfister, le grand historien suisse du climat, en est arrivé à considérer les bûchers comme des indicateurs de désordres climatiques...

Quant aux chenilles, on notera que les chercheurs de l'Inra ont calculé qu'avec l'augmentation des températures, la processionnaire du pin remonte actuellement chaque année de cinq kilomètres vers le nord de la France. Il y a deux cents ans, l'histoire nous apprend donc que l'espèce proche, la processionnaire du chêne, était déjà présente en Franche-Comté au moment de grandes chaleurs. Emmanuel Garnier est l'historien attitré du projet Ophélie (Observations phénologiques pour reconstruire le climat de l'Europe). Un projet qui fait une grande place aux historiens car les données météorologiques ne remontent pas avant la fin du XIXe siècle et les mesures effectuées par quelques savants à partir de la fin du XVIIIe siècle sont rares. Ophélie vise donc à reconstituer le climat passé de la France à partir d'événements périodiques comme les dates des bans de vendanges, de moissons, de cueillettes des arbres fruitiers et de fenaisons. En effet, de 1500 à 1900 environ, toutes ces activités étaient conduites collectivement et soigneusement consignées.

Les longues séries de données ne sont pas la seule source. Emmanuel Garnier s'attache aussi à retrouver la trace de tous les événements climatiques extrêmes qu'a traversés notre pays. Les documents sont innombrables et beaucoup n'avaient jamais été explorés. On peut citer ainsi les délibérations municipales, les processions religieuses organisées à l'occasion d'inondations, de pluies ou de sécheresse prolongées, les livres de raison, les archives des amirautés, les ex-voto, les mercuriales consignant les prix des denrées. « Les ponts et les moulins constituent aussi de magnifiques observatoires du climat », souligne aussi l'historien. Il a souhaité varier au maximum son champ d'investigation tout en le limitant géographiquement à la Normandie, la Franche-Comté, la Région parisienne, les Vosges, l'Alsace, le Lyonnais, la Savoie et le Languedoc-Roussillon.

Émotion et mobilisation

« Un réchauffement était déjà palpable dès le XVIIIe siècle », note Emmanuel Garnier avec prudence, qui a repris le flambeau d'Emmanuel Le Roy Ladurie. Quant aux événements exceptionnels, ils n'ont pas attendu le réchauffement actuel pour se manifester. Ainsi, au cours du XVIe et du XVIIe siècle, on dénombre à Paris pas moins de trente-huit processions météorologiques à sainte Geneviève. De même, du XVIIe siècle à nos jours, il y a eu en tout vingt-sept tempêtes ayant occasionné des dégâts majeurs. Et les ex-voto montrent des inondations très impressionnantes

Le projet Ophélie est mené en collaboration avec le laboratoire des sciences du climat (LSCE), de Saclay. À mi-parcours, la moisson scientifique s'annonce prometteuse. « La première chose qui sera faite avec les données phénologiques sera de comprendre comment elles répondent aux variations climatiques, explique Pascal Yiou, le climatologue du LSCE qui a lancé le projet. Les chroniques devraient permettre de reconstruire des séquences continues d'événements extrêmes comme les sécheresses et les précipitations intenses. »

Les témoignages montrent l'énorme émotion suscitée par tous ces épisodes mais aussi la mobilisation des populations. « Les gens d'alors étaient beaucoup plus forts que nous et très bien organisés pour faire face aux difficultés », souligne Christophe Pfister. L'une des principales leçons à retenir, selon lui.
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