CLIMAT
Posté le 19.12.2007 par ecoville
Le Japon détient le triste record de la catastrophe ayant causé le plus de dommages. Le coût du tremblement de terre qui a ravagé en juillet la région de Niiagata est estimé à plus de 7,5 milliards d'euros.
Crédit : REUTERS
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Posté le 19.12.2007 par ecoville
Des militants de Greenpeace le 17 décembre 2007 devant le bâtiment de l'Union européenne à Bruxelles Photo: Dominique Faget/AFP
La "révolution verte" annoncée il y a deux mois tarde à se réaliser, estiment syndicats et écologistes, inquiets du décalage entre le discours et les actes, alors qu'un point d'étape du Grenelle de l'environnement se tient jeudi.
Le gouvernement réunit jeudi tous les acteurs du Grenelle pour évoquer l'ensemble de ce qui a été fait depuis deux mois, indique-t-on au ministère de l'Ecologie.
Ce point d'étape sera précédé d'une "table ronde finale" sur le traitement des déchets, un sujet sur lequel le Grenelle n'avait pas eu le temps de conclure fin octobre.
La mise en oeuvre des premières décisions du Grenelle suscite des frictions avec les ONG qui reprochent au gouvernement un manque de concertation et une réduction des ambitions.
Ainsi, l'application du bonus-malus, visant à pénaliser les voitures les plus polluantes, ne porte que sur l'achat du véhicule au lieu de la taxe annuelle annoncée.
Nicolas Sarkozy, en visite mardi en Camargue sur le thème de l'environnement, a promis que les engagements du Grenelle seraient "scrupuleusement respectés".
"Je ne me laisserai arrêter par personne (...) je ne veux pas qu'à la fin de mon quinquennat, on dise qu'il a beaucoup parlé et peu décidé", a souligné le chef de l'Etat.
"Le démarrage est poussif mais on ne va pas jeter le bébé avec l'eau du bain", commente Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération France nature environnement (FNE - 3.000 associations).
Le Grenelle a mis sur la table "tous les dossiers environnement pour lesquels les gouvernements des vingt dernières années se sont refilés la patate chaude", ce qui a mis sous pression le gouvernement actuel qui a hérité de ces dossiers, "dans un contexte d'attente et d'espoirs très forts nés du Grenelle", explique-t-il.
Les OGM figurent parmi les points chauds. Les écologistes qui souhaitaient un moratoire sur les cultures de maïs OGM en France, n'ont pas apprécié que le gouvernement décide un simple gel jusqu'au 9 février des semis de maïs OGM, le temps d'adopter une nouvelle loi.
Une décision "ridicule", selon les ONG, puisqu'il n'y a pas de culture en hiver.
Du coup, l'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF) et la Confédération paysanne ont décidé de se retirer des travaux du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM qui vient d'être mis en place et doit se prononcer sur le maïs OGM Mon 810, le seul actuellement cultivé en France. FNE menace de faire de même.
Les ONG continuent de demander au gouvernement d'activer la clause de sauvegarde à Bruxelles qui permet à un état membre d'interdire la culture d'un OGM autorisé au plan communautaire.
Au delà, l'Alliance, FNE et la Fondation Nicolas Hulot, ainsi que la CGT et la CFTC ont demandé au gouvernement de "se ressaisir" en estimant dans une déclaration commune que les récentes mesures annoncées dans les transports (projet de construction d'autoroute, réduction de certains services de fret SNCF, compensations financières pour le transport routier, appel au développement du trafic aérien à bas coût) vont à l'encontre du Grenelle.
L'Association des régions de France (ARF) "inquiète" d'une "panne" dans le processus, a de son côté demandé au gouvernement de "passer aux actes".
En définitive, seul le patronat n'a pas donné de la voix contre la mise en oeuvre du Grenelle.
Sur le plan européen, les écologistes reprochent à la France de ne pas respecter ses engagements en faveur de l'environnement, dans les discussions sur la répartition des quotas de pêche à Bruxelles ou sur le projet de directive européenne sur les sols pollués.
Par Emmanuel ANGLEYS PARIS (AFP)
© 2007 AFP
Posté le 18.12.2007 par ecoville
Le président français Nicolas Sarkozy (C), Jean-Louis Borloo (2eD) et la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (2eG) visitent le parc régional de Camargue, le 18 décembre 2007.
Crédit : REUTERS
Posté le 14.12.2007 par ecoville
Anne Chaon AFP/archives ¦ La baie de Quervain au Groënland, photographiée le 10 septembre 2007, subit en première ligne les effets du réchauffement climatique
La conférence de Bali a dépassé vendredi le délai que lui avait fixé l'ONU la veille sans perspective d'accord. En cause: le nouveau texte proposé, jugé «scandaleux» par les pays en développement et l'Union européenne notamment car vidé de sa substance.
Plus d’objectif chiffré
Ce texte, soumis par la présidence indonésienne de la conférence, gomme toute référence chiffrée et spécifique aux recommandations du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (Giec). A ainsi disparu la réduction préconisée de 25 à 40% des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'ici 2020, qui n'était pourtant pas présentée comme un objectif mais comme une «ligne directrice» dans les précédentes versions.
Il est seulement noté que les émissions doivent «culminer d'ici 10 à 15 ans pour être ensuite réduites à des niveaux très bas, bien en dessous des niveaux de 2000». Un flou censé contenter la majorité perçu comme un texte à minima par l’Union Européenne.
Ambitions différentes
«L'UE, en particulier la France, le Portugal et l'Allemagne avec quelques autres du G77 (pays en développement) et des petits Etats insulaires jugent l'ambition insuffisante et qu'il y a un fossé entre les discours (en plénière) et ce qu'on a sous les yeux», s’est indigné le ministre allemand de l'environnement Sigmar Gabriel.
Le ministre français Jean-Louis Borloo a explicitement souhaité que la mention des «25/40» figure dans l'accord «pour envoyer un signal ambitieux».
A l'inverse, Paula Dobriansky, chef de la délégation américaine dont l'administration est hostile à toute référence chiffrée, «a vivement remercié la présidence indonésienne pour sa nouvelle proposition».
Ultimes tractations
Pour sortir de l'impasse, l'Indonésie a chargé les ministres australien et argentin, qui président un groupe informel composé d'une vingtaine de ministres, de rechercher un consensus. Et compte tenu des divergences entre l'UE et les Etats-Unis, «essayer de trouver quelque chose au milieu qui les rendent tous heureux».
La conférence doit théoriquement être conclue à 11h (française). Le délai fixé plus tôt par le patron de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), Yvo de Boer, avait pour but d’accélérer les discussions.
Résolument optimiste, Yvo de Boer mise désormais sur «un sentiment d'urgence croissant» pour convaincre les délégations de finaliser un accord pour lancer les négociations sur l’après-Kyoto, qui expire en 2012. «Il y a une telle pression de l'opinion publique, je ne crois pas que les ministres (de l'Environnement) vont quitter cette conférence sans lancer un processus et tout le monde travaille très dur: personne ne veut être le pays qui a tout fait rater», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Il reste peu de temps pour le prouver.
Anne Chaon AFP/archives ¦ La baie de Quervain au Groënland, photographiée le 10 septembre 2007, subit en première ligne les effets du réchauffement climatique
Sa. C. avec AFP
20Minutes.fr, éditions du 14/12/2007 - 08h39
dernière mise à jour : 14/12/2007 - 08h42
Posté le 13.12.2007 par ecoville
Mardi 11 décembre, des militants écologistes ont offert aux délégués de la conférence un gâteau géant pour fêter le dixième anniversaire du protocole de Kyoto.
Crédit : AFP
Posté le 13.12.2007 par ecoville
NewsOK.com ¦ Intempéries dans le centre des Etats-Unis, le 9 et 10 décembre
Une violente tempête hivernale a fait rage jusqu’à ce mercredi sur le centre des Etats-Unis, provoquant la mort d’au moins 24 personnes dans des accidents de la route et privant d'électricité un million de foyers, selon un décompte de la chaîne ABC News.
Nouvelles alertes
Dans l'Oklahoma (sud), plus de 618.000 personnes étaient privées de courant, selon les autorités de l'Etat. Et les compagnies d'électricité ont indiqué que cela pourrait prendre une semaine avant que le courant ne soit rétabli.
Dans le Missouri (centre), le Kansas, l’Iowa et l’Illinois (nord), près de 350.000 foyers n'ont également plus d'électricité, selon les autorités.
«Une zone étendue continue d'être concernée par des alertes de tempête hivernale (...) ainsi que des avis de pluies verglaçantes, depuis le nord-ouest du Texas jusqu'à la basse région des grands lacs en passant par les plaines du centre», ont indiqué les services de météorologie nationale (NWS).
Etat d'urgence
Le président américain George W. Bush a approuvé une demande de déclaration d'état d'urgence, qui permettra de débloquer une aide fédérale pour soutenir les sinistrés de la tempête.
NewsOK.com ¦ Intempéries dans le centre des Etats-Unis, le 9 et 10 décembre
Avec AFP
20Minutes.fr, éditions du 12/12/2007 - 17h39
dernière mise à jour : 12/12/2007 - 17h39
Posté le 11.12.2007 par ecoville
Un activiste de Greenpeace déguisé en pingouin manifeste durant la conférence de Bali sur le changement climatique, Indonésie, le 11 décembre 2007.
Crédits : J. SAMAD / REUTERS
Posté le 11.12.2007 par ecoville
NewsOK.com ¦ Intempéries dans le centre des Etats-Unis, le 9 et 10 décembre
Une tempête de pluies verglaçantes, qui traversait lundi le centre des Etats-Unis, a entraîné une série d'accidents de la route, faisant au moins 17 morts, selon ABC News.
«Il y a eu 11 accidents mortels confirmés dans le seul Etat d'Oklahoma (sud) en raison d'accidents de la circulation liés aux conditions météorologiques», a rapporté Dave Nadler, un météorologue du centre régional d'opérations couvrant les Etats du centre et du sud du pays et citant un bilan du département des situations d'urgence de l'Oklahoma.
«Nous devons affronter de 2,5 à 5 centimètres de verglas dans certaines parties de l'Oklahoma et d'importantes coupures de courant: il y a 250.000 foyers sans électricité en Oklahoma, et environ 150.000 dans le sud du Missouri (centre), les deux régions les plus durement touchées pour le moment», a-t-il précisé, évoquant la «pire» catastrophe depuis une douzaine d’années.
Chicago et New York, les prochaines cibles
Selon Dave Nadler, ces mauvaises conditions météorologiques devraient continuer à provoquer de la neige et du verglas dans la région avant de se déplacer vers le nord. Les habitants de Chicago (Illinois, nord) ont été avertis. Les intempéries pourraient ensuite atteindre la côte est des Etats-Unis et toucher New York et Washington vers la fin de la semaine.
Posté le 09.12.2007 par ecoville
Du 3 au 14 décembre se tient la conférence des Nations Unies sur le Changement climatique à Bali, en Indonésie, afin de définir la période post-2012 du protocole de Kyoto. A cette occasion, samedi 8 décembre a lieu à Paris, et dans d'autres grandes villes de France et du monde, une parade inter-associative contre les changements climatiques. Le Réseau Action Climat, les Amis de la Terre, le Réseau Sortir du Nucléaire, la Vélorution et d'autres assiciations écologistes appellent les gouvernements à prendre des engagements forts aux niveaux national et international.
"Du local au global"
Le mot d’ordre pour cette journée du 8 décembre : Du local au global, agissons contre le changement climatique ! "La justice climatique serait de faire des efforts plus importants de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, en solidarité avec les pays en voie de développement", explique Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne changements climatiques aux Amis de la Terre. " Les pays industrialisés, après des années de pollution, ont une dette écologique envers les pays en voie de développement", affirment les associations. Ainsi, pour lutter contre les changements climatiques au niveau global, elles demandent que les pays industrialisés s’engagent à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici à 2020.
La précarité énergétique en France
"En France, il faut lutter contre les inégalités environnementales, comme la précarité énergétique. Les foyers les plus vulnérables doivent avoir les moyens de faire des travaux d’efficacité énergétique, car ce sont eux qui ont le plus besoin de faire des économies d’énergie. Le Gouvernement doit mettre en place un programme massif de lutte efficace contre la précarité énergétique », poursuit Cyrielle den Hartigh .
A Paris, à 14h, place du Châtelet débutera un grand défilé, composé de dizaines d’associations. Des actions sont également prévues à Strasbourg, Lille, Bordeaux, Brest, Nantes, Perpignan, Toulouse, Rennes, Lyon, Arras, Marseille, Poitiers, Rouen, Caen et Bergerac.
Nadia Loddo Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 07.12.2007 par ecoville
Al Gore arrive à Oslo, le 7 décembre 2007 Photo: Sigurdson Bjorn/AFP/SCANPIX
Al Gore est arrivé vendredi en Norvège, sur une note "climatiquement correcte", afin d'y recevoir le prix Nobel de la paix qui lui a été décerné conjointement avec le Giec pour leurs efforts visant à accroître les connaissances sur le changement climatique.
Arrivé à Oslo à bord d'un vol des lignes régulières, l'ancien vice-président américain a regagné le centre-ville en empruntant une navette ferroviaire, et non pas une limousine comme il est d'usage.
"Nos amis ici en Norvège nous ont dit que, si l'on met de côté le fait que c'est un grand symbole pour l'environnement, (le train) est en fait plus rapide", a déclaré M. Gore dans le hall de l'aéroport, aux côtés de son épouse Tipper.
"C'est une métaphore sur le défi auquel la communauté mondiale doit aujourd'hui se confronter (...). Certains de nos nouveaux gestes qui sont bons pour l'environnement vont améliorer nos vies à d'autres égards", a-t-il dit devant les caméras de la télévision norvégienne.
M. Gore, 59 ans, et l'Indien Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (Giec), recevront le prix Nobel de la paix des mains du président du comité Nobel, Ole Mjoes, lundi à l'Hôtel de ville d'Oslo.
Al Gore "est probablement l'individu qui a fait le plus pour que l'on comprenne mieux à travers le monde les mesures qui doivent être adoptées", avait déclaré M. Mjoes le 12 octobre, lors de l'attribution du prix.
Ayant contribué à tirer la sonnette d'alarme sur le réchauffement planétaire avec son documentaire "Une vérité qui dérange", M. Gore a de nouveau fait le lien entre lutte contre le changement climatique et paix.
"Il y a aujourd'hui des millions de réfugiés climatiques dans le monde qui ont été obligés de quitter leurs habitations anciennes et de migrer vers des régions occupées par d'autres", a-t-il dit, citant le cas du Darfour.
"La concurrence croissante pour des ressources naturelles qui se raréfient, comme l'eau, (...) débouche sur un risque accru de conflit", a-t-il ajouté.
Evoquant brièvement la conférence en cours à Bali, M. Gore s'est prononcé en faveur de l'entrée en vigueur dès 2010 d'un traité contraignant et "beaucoup plus strict" que le protocole de Kyoto sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement.
Principaux émetteurs de GES de la planète avec la Chine, "les Etats-Unis devraient être le leader naturel face à ce problème", a-t-il aussi réaffirmé.
L'actuel président américain George W. Bush, qui l'avait défait lors d'élections extrêmement serrées en 2000, récuse le protocole de Kyoto que M. Gore avait lui-même négocié alors qu'il était vice-président de Bill Clinton (1993-2001).
Le colauréat du Nobel a néanmoins relevé des "signes très positifs", en citant les nombreux villes et Etats américains qui se sont fixé leurs propres objectifs de réduction des émissions.
OSLO (AFP)
© 2007 AFP