Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : Vanderlei Almeida/AFP
Le président brésilien Lula brandit des échantillons de biocarburants lors d' une visite du centre de recherche de Petrobras, en octobre 2007 à Rio de Janeiro.
En position d'accusé pour sa production massive de biocarburants, le Brésil tente de convaincre que celle-ci n'est en rien responsable de la flambée des denrées alimentaires qui provoque troubles et émeutes dans les pays les plus pauvres.
Les accusations les plus vives sont venues du Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, le Suisse Jean Ziegler, qui a accusé les biocarburants d'être "un crime contre l'Humanité". Ces déclarations fracassantes au journal français Libération ont été largement reprises par la presse brésilienne.
De manière plus diplomatique, le Premier ministre britannique Gordon Brown comme le directeur de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont demandé de mesurer l'impact des biocarburants sur les prix alimentaires.
Ces critiques sont relayées par des mouvements influents de paysans comme Via Campesina, qui a réclamé un "moratoire" sur les biocarburants, lors d'un Forum à Brasilia, qui s'est tenu en marge de la 30ème Conférence régionale de la FAO.
Cette réunion, qui sera officiellement ouverte mercredi par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, rassemble jusqu'à vendredi trente-trois pays latino-américains.
Depuis lundi, les travaux préparatoires ont été dominés par la crise alimentaire mondiale dont "les conséquences seront terribles" dans les pays pauvres si les prix continuent à grimper, selon le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn.
La montée des critiques dans le monde contre l'extension des surfaces agricoles consacrées à la production des biocarburants est particulièrement sensible au Brésil, déjà sur la sellette pour la déforestation de l'Amazonie.
Les biocarburants, considérés jusqu'à maintenant comme une des meilleures alternatives à l'essence pour enrayer le réchauffement climatique, sont de plus en plus tenus pour responsables - au moins partiellement - de la flambée des denrées alimentaires de base.
Via Campesina, par exemple, affirme que la production de biocarburants détourne une partie des terres qui devraient être consacrées à des cultures vivrières.
Face aux critiques, le Brésil, qui s'enorgueillit d'être le second producteur mondial d'éthanol après les Etats-unis, fait front. Aujourd'hui, "les Chinois mangent, les Indiens mangent, le Brésiliens mangent", a lancé le président Lula, en voyage officiel aux Pays-Bas, en expliquant que le nombre croissant de bouches à nourrir était la cause principale de la hausse des prix.
Le directeur international de la très puissante compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, Jorge Zelada, a aussi affirmé mardi à la presse que "la production de canne à sucre ne prend pas la place de la production alimentaire".
L'influente Association de l'industrie de la canne à sucre souligne de son côté que les champs de canne destinés à la production d'éthanol ne représentent qu'un peu plus de 1% des terres arables du pays et que leur extension ces dernières années n'a pas empêché le Brésil d'être devenu un des grands exportateurs de viande de boeuf, de poulet, de soja ou de jus d'orange.
Le Brésil est ainsi, avec l'Argentine, le principal gagnant de la hausse des produits agricoles, à la différence de la grande majorité des pays latino-américains.
Ceux-ci ont réaffirmé à Brasilia que leur priorité était de garantir la sécurité alimentaire. Mais, peut-être dans un souci de ne pas froisser leur grand voisin, ils ont affirmé, comme le représentant du Venezuela, qu'il fallait aussi "prendre en compte les besoins en matière d'énergie".
Par Aldo GAMBOABRASILIA (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : David Mcnew/AFP/Getty Images/Archives
Les principales économies de la planète se retrouvent jeudi à Paris pour deux jours de discussions informelles sur la lutte contre le changement climatique, initiées par les Etats-Unis qui ont annoncé mercredi qu'ils entendaient freiner leurs émissions polluantes à partir de 2025.
Après un premier sommet en septembre 2007 à Washington suivi d'une réunion d'experts en janvier à Hawaï, la troisième édition des "MEM" ("Major economies meeting") devait être plus particulièrement consacrée aux possibilités de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) par secteur de production (ciment, sidérurgie, électricité...) et aux transferts de technologie.
Le président George Bush a assigné mercredi soir aux Etats-Unis l'objectif d'arrêter la croissance de leurs émissions d'ici à 2025, puis de les inverser, sans toutefois fois annoncer de nouvelle mesure, précise ou contraignante.
Les MEM, qui réunissent le G8 des pays les plus industrialisés et les grandes économies émergentes notamment, représentent 80% des émissions mondiales de GES, dont près de la moitié pour la Chine et les Etats-Unis.
Les Etats-Unis restent le seul pays industrialisé à ce jour à ne pas avoir ratifié le Procotole de Kyoto, qui n'impose d'engagements contraignants qu'aux pays développés. M. Bush a réaffirmé mercredi son hostilité à des "réductions soudaines et drastiques qui n'ont aucune chance de se réaliser et toutes les chances de nuire à notre économie"
A Paris, où l'arrivée de James Connaughton, l'un des piliers de la délégation américaine a été décalée d'une journée, l'ambassadeur français pour le climat Brice Lalonde avait auparavant dit s'attendre à une "annonce partielle, liée aux négociations complexes entre la présidence et le Sénat" américains.
En fin de mandat et en pleine période électorale pour le scrutin présidentiel de novembre, l'administration américaine semble vouloir multiplier les déclarations apaisantes.
En février, un haut responsable de la Maison Blanche avait assuré que son pays était "prêt à intégrer un accord international contraignant de réduction des émissions (...) au sein duquel toutes les grandes économies prendraient des engagements similaires".
Les Etats-Unis espèrent obtenir des MEM la publication d'une "déclaration des leaders", sans doute lors du sommet du G8 en juillet au Japon. Un comité de rédaction a d'ailleurs été créé à cette fin à Hawai.
Considéré initialement avec méfiance par l'Union européenne et ls émergents, qui craignaient un parasitage des négociations sous l'égide de l'ONU, le forum des MEM est désormais perçu comme un dialogue utile.
Mais la Chine, l'Inde ou le Brésil ne manquent pas une occasion de rappeler que l'ONU reste la seule enceinte de négociations.
"Les pays émergents sont ouverts à la discussion. Mais la hâte (des Etats-Unis) à sortir une déclaration des MEM risque de mettre ce processus en danger", a estimé M. Lalonde qui craint que la "pression" finisse par susciter la "méfiance" .
Outre le G8, les MEM concernent les "Big Five" émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée, l'Indonésie et l'Australie. Soit 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) et 80% de la consommation d'énergie.
Par Anne CHAONPARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 17.04.2008 par ecoville
Saul Loeb AFP/Archives ¦ Le président américain George W. Bush, le 14 avril 2008 à Washington
George W. Bush est toujours aussi réfractaire à des objectifs de réduction chiffrés. Mercredi, il a annoncé que les Etats-Unis allaient arrêter la croissance de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2025.
Sauf que par rapport aux objectifs de réduction de Kyoto, les engagements du président américain sont bien timides. Le protocole appelle les pays industrialisés qui l'ont ratifié à diminuer leurs émissions de 5% pour la période 2008-2012 par rapport à 1990. Avec un objectif à l'horizon 2025, sans même s'avancer en termes de réductions chiffrés, les Etats-Unis ne mettent décidément pas la barre trop haut.
Cette annonce intervient alors que s'ouvre ce jeudi à Paris le Major Economies Meeting (MEM) ou réunion des gros pollueurs. Lancé en septembre par les Etats-Unis, le MEM rassemble les huit pays les plus industrialisés du G8, cinq pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée du Sud, l'Indonésie et l'Australie. Soit 80% des émissions de GES.
Saul Loeb AFP/Archives ¦ Le président américain George W. Bush, le 14 avril 2008 à Washington
- ©2008 20 minutes
20 Minutes, éditions du 17/04/2008 - 06h55
dernière mise à jour : 17/04/2008 - 08h42
Posté le 15.04.2008 par ecoville
La compagnie publique Petrobras aurait mis la main sur un gisement de pétrole capable de satisfaire la consommation mondiale pendant un an.
Le gisement repéré par la compagnie publique Petrobras et ses partenaires, l'espagnol Repsol et le britannique BG Group au large de Sao Paolo, pourrait constituer la plus grande découverte du genre des trente dernières années. Carioca, comme ils l'ont baptisé, contiendrait 33 milliards de barils d'équivalent pétrole, de quoi satisfaire pendant un an la consommation mondiale au rythme de 2008 estimé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Le chiffre de 33 milliards de barils avancé par Lima est imprécis. Il peut s'agir de réserves récupérables ou du volume total. Dans certains cas, les réserves récupérables, peuvent ne représenter qu'un quart du total. A Tupi, le précédent gisement découvert par Petrobas, les réserves récupérables sont estimées entre cinq et huit milliards de brut léger, un pétrole de haute qualité. Lors de la découverte de Tupi, les géologues avaient avancé la théorie que le gisement pourrait avoir un voisin plus grand et riche en brut léger et gaz naturel. Si les estimations sont confirmées, le Brésil augmentera de 50 % ses réserves et entrera ainsi dans le cercle fermé des grands pays exportateurs, devant le Nigeria.
Le Brésil nouveau membre de l'Opep ?
Pour le Brésil, c'est une découverte majeure. Elle fait suite à celle, toute récente, d'un autre gisement nommé Tupi, intervenue en novembre dernier. Elle recèlerait des réserves cinq fois supérieures à cette dernière. Au niveau, mondial, le champ pétrolier pourrait constituer le troisième plus important en termes d'activité. Cependant, ces informations ont été délivrées par Haroldo Lima, le patron de l'agence brésilienne de pétrole. Petrobas a refusé de confirmer ces estimations, indiquant que le processus d'évaluation du potentiel du champ n'était pas terminé.
La bourse a en tout cas plébiscite la nouvelle : l'action de Repsol progressait de près de 10% à la Bourse de Madrid. La compagnie possède 25% du gisement. BG Group prenait pour sa part 5.56%.
Posté le 15.04.2008 par ecoville
Photo : null/AFP
La centrale nucléaire de Chooz, dans le nord de la France, le 25 juillet 2006.
Le commissaire européen à l'Energie Andris Piebalgs a souligné mardi le rôle joué par l'énergie nucléaire dans les efforts de l'Union européenne pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
"L'énergie nucléaire apporte une importante contribution à notre combat contre le changement climatique et à notre sécurité d'approvisionnement en énergie", a indiqué le commissaire, cité dans un communiqué.
"Mais nous avons besoin de renforcer la coopération entre les Etats membres de l'UE sur les problèmes liés à la sûreté et à la sécurité des installations nucléaires, et au traitement des déchets", a-t-il poursuivi.
Dans son communiqué, la Commission dit aussi examiner des moyens de régler des problèmes liées au financement et aux autorisations de centrales nucléaires.
Bruxelles relève en effet que l'UE aura "besoin d'investissements substantiels" pour remplacer ses vieilles centrales nucléaires, dont beaucoup arriveront en fin de vie avant 2030.
Les pays de l'UE se sont engagés à réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport à 1990, notamment en développant les énergies renouvelables.
La France en particulier a appelé à plusieurs reprises à ce que le nucléaire soit davantage pris en compte dans le plan climat européen.
BRUXELLES (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 15.04.2008 par ecoville
Photo : Justin Sullivan/AFP/Getty Images/Archives
Le Golden Gate Bridge, à San Francisco, en août 2007
L'Etat de Californie, dans l'ouest des Etats-Unis, a "plus de 99% de risques" d'être touché dans les 30 prochaines années par un séisme de magnitude supérieure à 6,7, susceptible de provoquer des dégâts majeurs, a annoncé lundi l'Institut de géophysique américain (USGS).
Dans une nouvelle étude combinant des données rassemblées par des sismologues, des géologues et des spécialistes de la géodésie, l'USGS a déterminé les probabilités de voir des tremblements de terre frapper l'Etat américain le plus peuplé, strié de failles parmi les plus actives au monde.
Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw), qui est directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de glissement sur la faille). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort.
La probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude supérieure à 7,5 dans les 30 prochaines années a été établie à 46%, et "un tel séisme est davantage susceptible de se produire dans la partie sud de l'Etat", où se trouve Los Angeles et son agglomération (plus de 16 millions d'habitants), selon la même source.
"La probabilité de voir un tremblement de terre de magnitude 6,7 ou plus frapper la région de Los Angeles dans les 30 ans est de 67%, et dans la région de la Baie (de San Francisco) de 63%", a précisé l'USGS.
"De tels tremblements de terre peuvent être meurtriers, comme l'a prouvé le séisme de 1989 de Loma Prieta (près de San Francisco), de magnitude 6,9 ou celui de 1994 à Northridge (proche de Los Angeles), de magnitude 6,7" et qui avait fait 60 morts, a rappelé l'USGS.
Le tremblement de terre de 1989 avait provoqué l'effondrement d'une partie du tablier supérieur du pont reliant San Francisco à Oakland (est) et tué 63 personnes.
La principale faille traversant la Californie du nord au sud est la célèbre faille de San Andreas, qui en certains endroits, comme dans le comté de Riverside à 150 km à l'est de Los Angeles, n'a pas bougé depuis 300 ans alors que ses ruptures s'effectuent en moyenne tous les 150 ans. La probabilité d'un séisme majeur d'ici 2038 dans cette région est de 59%, a estimé l'USGS.
Des scientifiques ont dit que cette portion de la faille était "enceinte de dix mois". "Il faut comprendre que c'est une grossesse très longue et très avancée", a affirmé le chef du centre d'étude des séismes de Californie du sud, Tom Jordan.
Début 2007, des scientifiques avaient établi que le séisme de grande ampleur promis à la Californie, surnommé le "Big One", ferait pour environ 150 milliards de dollars de dégâts, le dixième du PIB de l'Etat.
Le dernier "Big One" à avoir frappé la région, le tremblement de terre d'El Tejon au nord de Los Angeles, s'était produit en 1857. Sa magnitude était de 7,9, mais il n'avait tué que deux personnes.
La Californie à l'époque ne comptait que 360.000 âmes, un chiffre qui a centuplé depuis. Aujourd'hui, ce type de tremblement de terre ferait environ 150 morts et 5.000 blessés, selon les sismologues.
LOS ANGELES (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 14.04.2008 par ecoville
Photo : Frederick Florin/AFP
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Les publicitaires ont signé vendredi avec le gouvernement une charte prônant une publicité "éco-responsable", mais les associations de consommateurs et de défense de l'environnement semblent dubitatives face à cette démarche.
Un véhicule tout-terrain dévalant une plage, une publicité qui suggère de prendre sa voiture pour une courte distance ou qui vante les vertus écologiques d'un produit qui ne l'est pas: ces messages doivent disparaître des médias français, selon cette charte qui découle du Grenelle de l'environnement.
"Nous fixons deux règles fondamentales", explique à l'AFP Jean-Pierre Teyssier, président du Bureau de vérification de la publicité (BVP), organisme d'autorégulation de la profession: "les annonceurs ne peuvent pas dire des choses fausses au consommateur, par exemple que leur produit est éco-compatible s'il ne l'est pas, et les représentations publicitaires ne doivent pas inciter à des comportements incivils ou contraires à la protection de l'environnement".
Désormais, le BVP devra être consulté avant toute campagne utilisant des arguments écologiques.
Parmi les autres signataires, l'Union des annonceurs (UDA), le Syndicat national de la publicité télévisée (SNPTV) et la Fédération nationale de la presse française (FNPF).
Côté gouvernement, la menace est à peine voilée: "réussissons cette mutation à défaut de quoi nous serions obligés d'aller vers une Haute autorité" de la publicité, a prévenu le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en signant le texte.
"S'il s'avérait lors du bilan qui sera établi à l'issue de la première année de fonctionnement (...) que la nouvelle régulation professionnelle de la publicité n'a pas produit les effets escomptés, le gouvernement proposerait au Parlement de légiférer sur le sujet", précise la charte.
L'accord fait passer le BVP d'un système d'autorégulation par les seuls professionnels à une corégulation avec les associations de consommateurs et environnementales.
Il se dote d'un jury de déontologie publicitaire, organisme de sanction composé de membres indépendants, et d'un conseil paritaire de la publicité, lieu de dialogue composé pour moitié de représentants d'associations et même présidé par l'un d'eux, un point qui a suscité des réticences chez les publicitaires.
Mais les associations ne semblent pas convaincues: "les chartes, nous n'y croyons pas trop car il n'y a pas de caractère obligatoire", commente Reine-Claude Mader, présidente de Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), qui a plaidé, en vain, pour une "autorité de sanction législative".
Dans un communiqué, l'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF) estime que "l'essentiel de la profession semble plus tentée de surfer sur la vague que de participer à cette nécessaire révolution des modes de vie et de comportement".
Soulignant l'insuffisance, selon elle, de la réforme du BVP, elle précise qu'"aucune des ONG de l'Alliance n'a souhaité siéger dans le dispositif".
"Les associations sont un peu partagées sur la main tendue par le BVP, qui nous semble un peu molle", renchérit Julien Allaire, responsable des questions de transports et de mobilité du Réseau Action Climat: "nous attendons de voir".
"Ce n'est pas exactement ce que nous voulions mais il y a de réelles avancées", reconnaît Bruno Genty, responsable déchets à France Nature Environnement, qui aurait aimé "qu'en cas de manquement, le responsable soit contraint de mobiliser un budget équivalent (à la publicité en cause, ndlr) pour faire connaître les raisons de son retrait".
PARIS (AFP)
© 2008 AFP
Posté le 14.04.2008 par ecoville
Photo : Giec
Lors de sa 28e session à Budapest, le Giec a publié un rapport technique sur l'eau et le changement climatique.
La réunion annuelle du le Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC) a eu lieu du 9 au 10 avril à Budapest (Hongrie). Un rapport y a été publié mettant en garde contre les inondations et les sécheresses à venir. Le président du groupe, l’économiste indien Rajendra Pachauri, a répondu aux questions de Szonja Krezinger, Metro Hongrie.
Quelles sont les principales questions que vous avez abordées pendant cette session du Giec ?
Nous avons publié un rapport technique sur le changement climatique et l’eau. Les circuits de l’eau auront tendance à se modifier à cause du changement climatique : dans certaines régions, la quantité d’eau augmentera à cause de la pluie et dans d’autres elle diminuera, entraînant des inondations et des sécheresses. Ces modifications affecteront le monde entier ainsi que la qualité de l’eau disponible. Nous avons également abordé la question de la structure du Giec, comment la rendre plus efficace, et nous avons décidé de donner à notre prochain rapport une orientation plus régionale prêtant plus d’attention aux impacts socio-économiques du changement climatique.
Les inondations et les sécheresses dont vous parlez, elles arriveraient quand ?
Nous ne sommes pas en mesure de dire quand exactement, mais il est certain que des ds inondations et des sécheresses auront lieu.
Le Giec prépare-t-il un nouveau rapport sur le changement climatique?
Le cinquième rapport est prévu pour 2014.
Il y a encore nombre de pays qui émettent d’importantes quantités de CO2 comme l’Inde et la Chine qui ne sont pas soumis aux exigences du traité de Kyoto. Que pouvez-vous leur dire, comment faire en sorte qu’ils adhèrent à des objectifs de réduction ?
La seule façon de convaincre est de leur montrer que les pays développés remplissent leurs obligations. Il y a d’énormes différences entre les pays. En Inde, des milliers de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Dans ces conditions difficiles comment prétendre qu’on accepte des réductions imposées de leurs émissions de gaz à effet de serre ? Je pense que la seule façon pour obtenir l’adhésion des pays en voie de développement est de commencer par agir soi-même.
Comment peut chacun de nous avec son style de vie, apporter sa contribution à la lutte contre le changement climatique ?
Ce que chacun de nous fait est extrêmement important. Des petits gestes comme l’utilisation d’ampoules à basse consommation ou le fait de mettre un pull de plus lorsqu’il fait froid ont une grande importance. Il nous faut de la bonne volonté, mais elle ne nous suffira pas si elle n’est pas accompagné de l’innovation technologique nécessaire à changer notre société en une société sobre en carbone.
Szonja Krezinger, Metro Hongrie
Posté le 14.04.2008 par ecoville
Selon greenquiz.org, " un tiers de la forêt mondiale a disparu depuis que l'homme a cultivé ses tous premiers champs il y a 10 000 ans. La déforestation n'a d'ailleurs cessé d'augmenter. Ainsi, de nos jours, 13 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année à travers le monde. C'est à dire l'équivalent de la surface de la Grèce".
Voici une idée originale et concrète pour lutter contre la déforestation. Le site associatif greenquiz.org pose tous les jours une question sur l’environnement et l’écologie. L’internaute peut répondre gratuitement, sans inscription préalable, en choisissant parmi 4 solutions au choix. Toutes les 100 bonnes réponses, l’association s’engage à planter un arbre dans le cadre d’un projet de reforestation, qui a lieu sur les côtes Indonésiennes.
Une minute pour la planète
C’est l'ONG française Planète Urgence, adhérente au programme de reforestation lancé par l'ONU, qui mène l’opération sur le terrain. La publicité faite sur le site finance la plantation des arbres. On en est aujourd’hui à près de 2 100. « A chaque minute qui passe, 25 hectares de la forêt mondiale disparaissent », selon greenquiz.org alors, consacrons une petite minute tous les jours pour lutter contre. L’association loi 1901 Greensight, qui est à l’origine de greenquiz.org, cherche également des bénévoles. Que vous soyez graphistes, webmasters ou branché écologie pour vérifier ou proposer des questions, vous pouvez aider.
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* Visitez le site : www.greenquizz.org
Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Posté le 14.04.2008 par ecoville
REUTERS/NOAA/Handout ¦ L’ouragan Dean, à l’approche du Mexique, vu de l’espace.
En 2008, les américains de la Côte Est et les habitants des Antilles doivent s’attendre à voir passer plus de cyclones qu’en temps normal : c’est en tout cas ce qu’annoncent William Gray et son équipe de météorologistes du Tropical Meteorology Project de l’Université du Colorado (Etats-Unis) dans leur rapport prévisionnel annuel sur les tempêtes tropicales Atlantique.
Huit cyclones, dont quatre violents
«Les tendances océaniques et atmosphériques indiquent que nous aurons probablement une saison cyclonique active dans le bassin Atlantique» affirme William Gray dans ce rapport. Il prévoit que de juin à novembre 2008, 15 tempêtes tropicales atteindront une taille suffisante pour être nommées (comme Ivan ou Katrina). Huit d’entre elles deviendront des cyclones, dont quatre atteignant au moins la catégorie 3 sur l’échelle de Saffir/Simpson.
Des conditions similaires à 2000
D’après les chercheurs, la température -actuellement élevée- de l’océan Atlantique combinée avec l’atténuation attendue du phénomène La Niña dans le pacifique tropical crée des conditions très favorables à une saison cyclonique 2008 très active. Ces conditions seraient similaires à celles observées avant les saisons cycloniques 1950, 1989, 1999, et 2000.
D’autres prévisions à venir
«Selon nos dernières prévisions, la probabilité qu’un ouragan majeur entraîne des précipitations sur la côte US est cette année de 69%, à comparer à la probabilité moyenne de 52% observée sur les 100 dernières années» précise Phil Klotzbach, qui a participé à l’étude. Des mises à jour de ces prévisions seront publiées par l’équipe le 3 juin, puis le 5 aout, puis le 2 septembre.
Prédictions floues
Même s’ils reconnaissent l’intérêt scientifique des travaux de Gray, certains météorologues se déclarent néanmoins très sceptiques quant à la validité pratique de ses prédictions. Ils rappellent notamment que précédemment, Gray et Klotzbach ont nettement surestimés l’intensité des saisons 2006 et 2007 et qu’ils n’ont en revanche pas vu venir la catastrophique saison 2005.
«Ces travaux sont très sérieux et très utiles car, grâce à de puissantes méthodes statistiques, ils permettent de découvrir et tester un grand nombre de nouveaux prédicteurs météorologiques» assure Fabrice Chauvin, chercheur à MétéoFrance «Toutefois leur outil me semble pour l’instant plus adapté à une prévision moyenne sur 10 ans qu’à une prévision spécifique pour une saison donnée»
REUTERS/NOAA/Handout ¦ L’ouragan Dean, à l’approche du Mexique, vu de l’espace.
Yaroslav Pigenet
20Minutes.fr, éditions du 14/04/2008 - 12h23
dernière mise à jour : 14/04/2008 - 13h19