Publié le 23/04/2009 à 12:00 par ecoville
L’agroécologie permet d’accroître la matière organique dans les sols et donc de produire mieux et plus.
Photo : © Andrea Allori
Que ferait-on sans les vers de terre ? “Lorsqu’on parle de biodiversité, on parle rarement de ces bestioles, souligne Denis Loyer, directeur adjoint des opérations techniques à l’Agence française de développement (AFD), et pourtant, elles ont un rôle essentiel dans la production de nourriture.” Les vers de terre sont en effet un seul long tube digestif qui transforme les déchets organiques (comme les résidus de culture) en un puissant fertilisant. C’est le principe du compostage !
Arrêter le labour
Si les pesticides peuvent nuire à ces discrètes créatures, leur pire ennemi est le labour de la terre. Les vers sont les victimes des tracteurs, des charrues et des oiseaux et la microvie des sols est tuée par les rayons UV. “La différence est énorme : là où la terre est labourée, on trouve jusqu’à 50 kg de vers par hectare contre 2 à 4 tonnes où l’on ne laboure pas”, souligne Denis Loyer. Après plus d’un demi-siècle d’agriculture intensive, beaucoup de sols sont aujourd’hui biologiquement morts, avec un maigre 1% de matière organique.
Pour prévenir les inondations
Les engrais chimiques sont alors utilisés pour alimenter les plantes, mais ils ne reconstituent pas le capital de fertilité des sols. De plus, les vers labourent la terre en profondeur, creusant des galeries qui permettent à l’eau de pluie d’y pénétrer au lieu de s’écouler. C’est aussi bien une garantie contre les inondations qu’un moyen de ne pas gaspiller d’eau là où il n’y en a pas. “Cette agriculture sans labour, ou agroécologie, s’impose comme l’une des solutions d’avenir pour nourrir le monde, selon Denis Loyer. La superficie cultivée ainsi augmente de 15% par an.”
Lutter contre le réchauffement climatique
C’est une bonne nouvelle… Et pas seulement pour les vers ! En effet, dans les cercles très sérieux des experts du climat, on regarde de plus en plus vers les sols pour lutter contre le réchauffement. “La matière organique, c’est du carbone. Or, l’agroécologie permet d’accroître la matière organique dans les sols, entraînant la retenue d’environ trois tonnes de CO2 par ha et par an de l’atmosphère”, souligne Denis Loyer. Pour mémoire, une voiture émet environ trois tonnes de CO2 par an. Comme les arbres qui emprisonnent du carbone pendant leur croissance, les sols stockent du CO2 au fur et à mesure qu’ils s’enrichissent en matière organique. C’est pourquoi certains experts estiment que le développement de l’agroécologie pourrait permettre une baisse du carbone dans l’atmosphère aussi importante que si l’on enrayait la déforestation.
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Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 23/04/2009 à 12:00 par ecoville
Harrison Ford
Photo : Conservation International
Il a immortalisé Indiana Jones. Il a été élu l'homme le plus sexy de la planète par People Magazine. L'acteur charismatique Harrison Ford est aussi un écologiste de longue date. Récemment il a épilé sa poitrine à la cire dans un spot télé pour l'ONG américaine Conservation International (CI) afin de… montrer les effets de la déforestation (voir la vidéo en fin de papier). Aujourd'hui, il annonce le lancement d'une nouvelle campagne de communication du mouvement "Team Earth" (initié par CI), l'équipe pour la terre, sous le slogan : “Malheureusement, la biodiversité disparaît plus vite que nos entreprises". Les affiches seront bientôt placardées sur les vitrines vides des plus grandes métropoles.
En quoi consiste le mouvement Team Earth?
Nous souhaitons réunir les gens de tous les secteurs - les jeunes, les entreprises, les politiques – autour du débat environnemental. Le bien commun ne peut être atteint avec la seule action individuelle, aussi bien que vous agissiez dans votre quotidien. Il faut fédérer les gens autour de projets communs, concrets, pour protéger les espèces animales, les forêts, les écosystèmes marins et permettent à tous de vivre dans un environnement sain et préservé.
Que vous a poussé à adhérer à ce mouvement ?
Je suis passionné par les questions d'environnement depuis très longtemps, c'était donc naturel de vouloir participer. Je siège au conseil d'administration de Conservation International, c'est un poste qui me permet d'agir concrètement.
Etes-vous vert dans votre vie quotidienne ?
J'essaie. Je recycle et je fais attention dans ma vie quotidienne. Je pilote un avion, mais je compense mes émissions en achetant des crédits carbone. Je dois toutefois avouer que je ne suis pas persuadé de l'efficacité du principe de la compensation carbone.
A part les économies d'énergie, que peut faire chacun de nous pour préserver la planète ?
Il faut préserver les sources d'eau et éviter le gaspillage, réduire nos déchets, éviter d'acheter des produits qui contiennent des substances toxiques. La Terre ne peut plus suivre notre rythme de consommation des ressources naturelles et il faut que nous nous unissons pour devenir une force politique qui puisse faire en sorte que les politiques se saisissent du problème. Il faut qu'il soit clair pour eux que l'environnement est une priorité.
Publié le 23/04/2009 à 12:00 par ecoville
Le forage, propulsé par un compresseur à haute pression, atteindra 1.800 mètres de profondeur à la mi-mai
Photo : Vincent Michelon / Metro
Le sol tremble un peu autour du chantier de forage, coincé entre le périphérique et Aubervilliers, aux abords des ZAC Claude-Bernard et MacDonald (XIXe). De puissants moteurs font tourner inlassablement les tiges de forage, parvenues à 1 700 mètres sous la terre, et des nuages de vapeur remontent du puits.
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C’est le nombre de réseaux de géothermie utilisés aujourd’hui dans la région. Six projets (l’équivalent de 30 000 logements) sont en cours, soit un investissement de 22 millions d’euros pour l’Ademe et la Région sur la période 2008-2013. Le Grenelle de l’environnement a recommandé une multiplication par six de la géothermie d’ici à 2020.
De l’eau à 57 degrés
Depuis le lancement du forage, fin mars, la machine a percé quelques mètres de craie, puis du marbre, de l’argile et du calcaire. “Ensuite, à 800 mètres, il a fallu traverser la nappe de l’Albien, une zone de sable où se trouvait une plage, il y a près de cent millions d’années”, s’enthousiasme Daniel Lallemand, directeur général de la société de forage Cofor, qui œuvre pour la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) et la Ville. Aujourd’hui, ce que nous creusons est plus dur : ça a cent soixante millions d’années”. Mais la mission de la foreuse n’est pas archéologique. Elle cherche, à 1 800 mètres de profondeur, une nappe d’eau souterraine nommée le Dogger, qu’elle devrait atteindre à la mi-mai, à raison de cinq mètres à l’heure. Une eau dont la température se situe entre 57 et 78 degrés, et qui sera reliée à une centrale géothermique en surface pour chauffer, à l’horizon 2011, l’équivalent de 10 000 habitants dans le XIXe arrondissement, sur les ZAC Claude-Bernard, Mac-Donald ou encore les quartiers Curial et la Villette. Cette eau, très corrosive, ne sera pas rejetée en surface : la centrale va la réinjecter sous terre, ce qui a nécessité le forage d’un second puits.
C’est cher, mais rentable
Le recours à la géothermie a une visée écologique : il doit permettre d’éviter l’émission de 14 000 tonnes de CO2 par an, soit 62,5% de gaz à effet de serre en moins dans ce secteur de la capitale. Le coût du chantier est élevé : 31 millions d’euros, dont 5,5 millions venant de la Région et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Pour Michel Vampouille, vice-président (Verts) à la Région chargé de l’Environnement, il est néanmoins justifié : “Le retour sur investissement est raisonnable, comme pour la plupart des énergies renouvelables en Ile-de-France. Il s’agit d’une ressource stable, dont le prix ne changera pas d’ici à trente ans, contrairement aux énergies fossiles. L’enjeu n’est pas financier : la vraie difficulté est de trouver les professionnels. Les foreurs, mobilisés par la prospection pétrolière, sont souvent indisponibles”. Le potentiel de la géothermie est illimité : un simple bâtiment peut être alimenté par le creusement d’un puits de 140 mètres lors de sa construction. Reste à encourager les maîtres d’œuvre, souvent inquiets de ne pas trouver au terme du forage, la source de chaleur espérée. Un risque actuellement estimé entre 10 et 20%. Pour cela, la Région et l’Ademe ont créé un fonds de garantie qui financera 90% du forage si les machines ont creusé pour rien.
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Vincent Michelon
Vincent Michelon
Metrofrance.com, à Paris
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Le calvaire vécu quotidiennement, à Rocquencourt, par les quelque 40 000 automobilistes utilisateurs du pont qui enjambe l’A 13 touche à sa fin. Si les conditions météorologiques le permettent, c’est en effet cette nuit que la Direction interdépartementale des routes de l’Ile-de-France (Dirif) mettra en service le nouveau pont supportant la N 186 dans le sens Saint-Germain - Versailles.
Fini, donc, le chassé-croisé des flux de circulation sur un seul et même pont. Maintenant, chaque grande voie de circulation retrouvera son propre pont. Pièce maîtresse de l’échangeur de Rocquencourt, cet édifice arrive après une phase de construction ultrarapide, une petite quinzaine de mois. « Cela faisait effectivement partie de notre cahier des charges, faire vite afin de pénaliser le moins les automobilistes. » Résultat, poursuit Jean Moulin, chef de projet maîtrise d’ouvrage pour l’échangeur de Rocquencourt, « ces travaux de réalisation du nouveau pont auraient dû initialement se terminer en toute fin d’année, voire début 2010. Au lieu de cela, en incluant le paramètre gêne de l’usager dans nos négociations avec les entreprises chargées de la construction de cet ouvrage d’art, ce sont pas moins de cinq mois qui ont été gagnés ».
Des automobilistes impatients
Et il fallait bien cela pour faire passer la pilule, car de l’aveu même de la Dirif, « nous avons reçu via notre site Internet pas mal de commentaires d’automobilistes impatients de voir les travaux arriver à leur terme. L’accès de l’A 13 pour les personnes venant de Saint-Germain-en-Laye était c’est vrai parfois problématique aux heures de pointe ». Côté chantier, et cela ne saute pas forcément aux yeux lorsque l’on enjambe l’A 13, via la N 186, il n’existe pas à cet emplacement un pont, mais bien deux ! « Et c’est celui qui datait de l’entre-deux-guerres qui a été détruit pour céder la place à celui qui entre en service cette nuit. »
L’autre pont, poursuit Jean Moulin, « a été réalisé dans les années 1970. Il a été accolé au premier, et chaque pont s’est alors retrouvé avec un flux de circulation unique, l’un vers Versailles, l’autre en direction de Saint-Germain-en-Laye ». En attendant, demain, l’échangeur de Rocquencourt devrait tourner la page de l’un de ces chantiers, mais il en reste encore deux autres toujours en cours : l’élargissement de l’A 13 et la réalisation d’une nouvelle bretelle d’accès dans le sens Paris-Versailles. Normalement, « elle devrait entrer en service d’ici un mois et demi. » Fini, alors, l’obligation de se diriger vers Saint-Germain-en-Laye pour faire ensuite demi-tour à un feu rouge provisoire. L’accès à Versailles-Le Chesnay se fera directement via une bretelle de sortie toute neuve et, en plus cerise sur le gâteau sans feu rouge.
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Marseille à seulement quatre heures quarante de Fontainebleau. Un rêve qui va se concrétiser à partir du 5 juillet, grâce à un arrêt du TGV Yonne-Méditerranée. Le but étant le développement touristique de la ligne. Depuis 1996, ce TGV part à vide du Val-de-Marne et dessert Melun avant de filer vers le Sud. Mais cette liaison coûte très cher car elle est encore peu connue et le train part souvent à vide.
Le conseil général de l’Yonne et la région Bourgogne ont ainsi versé 2 millions d’euros en 2008 à la SNCF pour combler le déficit.
D’où l’idée de l’Yonne de lancer un partenariat avec la commune de Fontainebleau. Guy Bourrasse, élu divers droite de ce département, explique la stratégie : « Au départ, le projet avait été lancé pour désenclaver notre région en visant la clientèle d’affaires, notamment entre la Seine-et-Marne et l’Yonne, pendant la semaine. Mais on s’est aperçu qu’il fallait aussi cibler les voyageurs intéressés exclusivement par le tourisme. D’où l’idée de Fontainebleau, une destination phare dans le Sud Seine-et-Marne. »
La nouvelle enthousiasme Frédéric Valletoux, le maire UMP. « Cela élargit notre horizon de développement économique et touristique. On va essayer de conquérir des visiteurs potentiels qui pourront par exemple venir passer un week-end à Fontainebleau, avant d’aller à Paris. Nous allons travailler avec le comité départemental du tourisme, les chambres de commerce de Seine-et-Marne et des grandes villes situées sur cet axe. C’est aussi un argument pour le développement d’actions culturelles avec le château par exemple. »
Pour le maire, cet arrêt du TGV rendra aussi « service à de nombreuses familles qui veulent partir en vacances dans le Sud ou à la montagne ». Philippe Schwab, directeur de l’office du tourisme, est ravi : « Cela va compenser le désavantage que nous avions par rapport au château de Versailles, plus proche de Paris. De plus, on peut proposer des tas d’idées pour que les touristes restent un week-end dans la cité impériale. Il faut vite trouver une solution d’accueil des touristes à la gare de Fontainebleau-Avon. Pour l’instant il n’y a rien pour les guider. »
« Proposer des idées pour que les touristes restent un week-end dans la cité impériale »
Du 5 juillet au 24 août, ce TGV s’arrêtera en gare, tous les matins à 7 h 40, sauf le dimanche, en direction de Marseille. Au retour, ce sera tous les soirs (17 h 40 au départ de Marseille). Après l’été, il passera deux fois par semaine. Le samedi et le lundi matin à l’aller, le dimanche et le lundi soir au retour.
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
« Bonjour, je vis dans le Val-de-Marne et je suis à la recherche d’une Amap dans le département ou pas trop loin . Si vous en connaissez une ou si vous êtes motivés pour en créer une, je suis là et d’autres personnes sont derrière moi ! » C’est un extrait d’un témoignage trouvé sur un forum Internet illustrant bien la déferlante Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) dans le département.
L’Amap représente un système d’achat direct et solidaire avec des agriculteurs, souvent organisés en association. Avec une tendance qui s’affirme de plus en plus, celle des produits bio. En moyenne, chaque semaine, pour une famille, les paniers dans les Amap reviennent à 18 € . La dernière association en date vient de se constituer à Créteil et, compte tenu de l’importante demande des « consomm’acteurs », l’association les Paniers de Créteil envisage de créer un second point de livraison dans la commune. « C’est vite monté en puissance. Nous envisagions d’arrêter les inscriptions à 50 mais, face au rush, nous sommes allés jusqu’à 61 abonnements », ajoute Marie-Anne Baros, présidente de l’association cristolienne.
Des aliments de saison frais , de qualité et variés
Les Paniers de Créteil fait donc le lien entre des producteurs de fruits et légumes bio du val de Loire et des habitants de la ville. Cela permet à ces derniers d’obtenir des aliments de saison frais, de qualité et variés. Des étals des hypermarchés aux paniers des Amap, ils sont de plus en plus nombreux à s’investir essentiellement pour des raisons sanitaires. « Nous avons pas mal de jeunes couples avec des enfants. J’ai le sentiment que, avec l’arrivée des enfants, ils prennent conscience de la nécessité de manger sain », poursuit la responsable.
Le Choeur bio, l’Amap récemment constituée pour Nogent-Le Perreux, démarrera, quant à elle, ses premières distributions à la mi-mai. Les adhésions sont déjà lancées pour les familles qui souhaitent s’inscrire, soit une trentaine dans un premier temps * . L’agriculteur retenu qui produit essentiellement des légumes et quelques fruits bio est installé dans la Marne et travaille déjà avec les Amap de Fontenay-sous-Bois.
En revanche, les livraisons commencent ce mois-ci aux Paniers des Bordes. Cette association regroupe des habitants du Nord 94 et du Sud 93. Son objet consiste d’abord à soutenir le projet d’installation d’une production maraîchère bio à destination d’Amap dans le domaine des Bordes, un vaste espace vert à Chennevières, et y à participer. La mise en place d’une exploitation agricole prenant un certain temps, en attendant, un partenariat a été passé avec un agriculteur de Seine-et-Marne. Quoi qu’il en soit, les trois sous-groupes de Champigny, Saint-Maur et Noisy-le-Grand sont déjà complets.
* Le Choeur bio : amapnlp/gmail.com. Les Paniers de Créteil : lespaniersdecreteil/gmail.com ; les Paniers des Bordes : amap.champigny/yahoo.fr.
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Le Parisien
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Imaginez une balade à vélo entre Stains et Villepinte sur une piste ombragée, au milieu de grands arbres... Les plus sportifs pourraient même pousser jusqu’à Noisy-le-Grand, en traversant la forêt de Bondy. Un trajet impensable aujourd’hui, dans un département silloné surtout de voies rapides, mais qui pourrait devenir possible dans quelques années.
Alors que le conseil général vient d’adopter son Agenda 21, il lance un projet de chemins verts pour relier entre eux l’ensemble des parcs départementaux. Un premier tronçon de cinq kilomètres de long sera ouvert au cours de l’été prochain entre Le Blanc-Mesnil et Aulnay, en passant par les parcs Ballanger et du Sausset.
De quoi s’agit-il ? La trame verte est une voie de circulation douce, un réseau réservé aux cyclistes et piétons, planté de végétation. Elle sera reliée à d’autres axes de promenade afin de valoriser des territoires délaissés le long des canaux de l’Ourcq et de Saint-Denis.
Un couloir écologique
Mais ce maillage du département profitera également à d’autres voyageurs : il permettra aux animaux de circuler d’espace vert en espace vert , pour casser l’enclavement qui menace les espèces des milieux urbains. Il s’agit de former un couloir écologique entre les parcs pour stimuler la biodiversité.
« Ce sera aussi l’occasion de mettre en oeuvre la nouvelle gestion durable des eaux pluviales », rappelle-t-on au conseil général. Dans le passé, l’eau de pluie était recueillie dans des réservoirs souterrains. « Mais cela n’empêchait pas les inondations ». Avec ces chemins, les aménageurs plantent des barrières végétales qui absorbent et retiennent une partie de l’eau.
Quand aux inondations saisonnières, elles sont désormais mieux acceptées. Sur les espaces verts, le surplus d’eau gagne les prairies basses, disperse les graines et humidifie le sol. Une stratégie durable de gestion de l’eau pluviale qui allège le coût du retraitement.
Pour l’heure, le projet prend la forme de deux axes, l’un au nord et l’autre au sud du département.
L’arc nord, en cours de réalisation, reliera la Seine à l’ouest au parc de la Poudrerie à Sevran, via les parcs de La Courneuve et du Sausset.
L’arc sud, en cours d’étude, reliera la forêt de Bondy à la corniche des forts de Romainville tandis qu’un barreau fera le lien avec le parc de la Haute-Ile de Neuilly-sur-Marne et le bois Saint-Martin de Noisy-le-Grand, à l’extrême sud du département.
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Ce sont les bons côtés de la crise. Dernière grande ville touchée par le déclin du marché immobilier, Paris connaît une chute des prix qui semble s’inscrire dans la durée. Selon le baromètre trimestriel Meilleursagents.com, les tarifs de ventes ont reculé de 7,1 % en moyenne dans la capitale entre le 1 e r janvier et le 31 mars.
Une baisse qui succède à une autre : au dernier trimestre de 2008, le montant des transactions avait déjà plongé de 5,9 %. Aujourd’hui, le prix moyen au m 2 s’établit à 6 016 € contre 6 622 € début octobre ! Même les VII e et XI e arrondissements jusqu’ici épargnés sont pris dans la tempête.
La rive droite plus touchée. C’est au nord de la Seine que la valse des étiquettes est la plus importante. Bonnet d’âne pour le XVII e qui affiche un recul de 8 %, suivi de peu par le XX e (- 7,9 %), le XVI e (- 7,8 %) le XVIII e et le XIX e (- 7,6 %). En tête des arrondissements les plus résistants, on trouve l’inamovible VI e (- 2,8 %), le V e (- 3,7 %) et le II e (- 3,7 %). Nouveauté : le VII e (- 4,3 %) et le XI e (- 6 %) n’échappent pas au marasme ambiant. Des transactions au compte-gouttes. Autre signe qui ne trompe pas : la baisse du nombre des transactions (qui précède toujours une baisse des prix). Selon les chiffres de la chambre des notaires de Paris, le volume des ventes a chuté d’environ 40 % entre octobre et décembre. Une tendance qui « semble légèrement s’inverser depuis quelques semaines, mais sans conséquence pour le moment », indique M e Delesalle, en charge des statistiques auprès de la chambre. Il reste que les biens de très bonne qualité continuent de trouver preneur rapidement.
Le juste prix. Pour la plupart des professionnels, cette plongée dans le rouge est plutôt une bonne nouvelle. « Ce n’est pas une crise au sens strict : c’est plutôt une correction », estime M e Delesalle. « Le marché était devenu un peu fou. Aujourd’hui, on vend et on achète au juste prix », juge Catherine Rousset, de l’agence immobilière C3A (XVII e ). Une situation qui devrait perdurer plusieurs mois : selon les estimations, l’année 2009 pourrait voir une baisse des prix à Paris comprise entre 5 % et 15 %. Profitez-en avant qu’il ne soit trop tard…
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Le Parisien
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
L'étiquette énergie affichée chez les concessionnaires indique au consommateur les émissions au kilomètre sur une échelle de A à G, A étant le niveau plus faible.
Photo : Relaxnews
En Europe
La France a été en 2008 le deuxième meilleur élève européen en matière d'émissions CO2. Les voitures vendues l'année dernière dans l'Hexagone émettaient en moyenne 140 g de CO2/km. Seul le Portugal fait mieux avec une moyenne à 138 g de CO2/km. La moyenne européenne était de 154 g/km en 2008, contre 159 g/km en 2007. Ces chiffres s'appliquent toujours au marché des voitures neuves, et non pas à l'ensemble du parc automobile du pays.
"2008 est une année historique", a affirmé confiant Matthieu Orphelin, représentant la présidence de l'Ademe (l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), lors de la présentation du palmarès 2009 des véhicules en fonction de leurs émissions de CO2 ce matin. Les émissions moyennes des véhicules mises sur le marché en France ont en effet baissé de 9 grammes, passant de 149g/CO2 par kilomètre en 2007 à 140 grammes en 2008. Or, "on table normalement sur une réduction d'un gramme par an", a souligné cet expert.
Comment expliquer l'engouement des Français pour la voiture vertueuse ? Le bonus malus est "le facteur le plus important", selon Matthieu Orphelin. En 2008, 63% des voitures vendues en France émettaient moins de 140g, soit 13 points de plus qu'en 2007 où ce chiffre était de 50%. En même temps, la vente de 4x4 a chuté de 27%. Cet instrument de fiscalité verte mis en place début 2008 a également entraîné une stabilité des ventes de véhicules neufs en France (-0,7% en 2008) alors que l’Espagne accusait une baisse de plus de 28% de ses ventes.
"Sur les dix meilleures ventes 2008 de voitures portant l'étiquette énergie A ou B (les plus faibles émetteurs, ndlr), huit sont français", a également constaté l'Ademe (Clio, 207, C3 et C4). Mais à la tête des constructeurs les plus propres sur le marché français on retrouve… Fiat. La maison italienne affiche des émissions moyennes de 133g/CO2/km contre les 135 et 136 de ses concurrents PSA et Renault. Sur le marché européen, PSA reprend la tête du classement constructeur avec 140g/km contre 141 pour Fiat.
Si aujourd'hui l'effort des constructeurs paye, ce n'est pas qu'à cause des préoccupations écologiques des Français. Pour l'Ademe, l'augmentation du prix de l'énergie à l'été 2008, puis la crise économique et enfin la prime à la casse en fin d'année ont beaucoup joué sur le choix du consommateur. Avoir une voiture plus économe est désormais une priorité, reste à savoir que les émissions réelles des voitures sont plus élevées que celles annoncées par l'Ademe qui fait référence aux données de l'homologation. Pour moins consommer la solution reste toujours l'écoconduite… ou mieux, un utilisation au compte goutte !
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Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par ecoville
Jana Revedin, architecte installée entre Venise et l’Autriche, est à l’origine de la création du grand prix international d'architecture durable.
Photo : DR
“Ce prix a vocation à stimuler l’échange entre Nord et Sud.”
Les cinq lauréats de l'édition 2009 du grand prix international d'architecture durable viennent d'être annoncés (lire l'article). Jana Redevin, commissaire du prix explique le sens de ce projet mené par la Cité de l'architecture et du patrimoine en partenariat avec le conseil général des Yvelines et l'Epamsa (Etablissement public d'aménagement du Mantois Seine Aval).
Quel est l’objectif de ce prix ?
Le but est de créer une communauté internationale d’architectes, bien sûr de grand talent, mais qui ont aussi une démarche pour un projet écologique et durable. Depuis la première édition en 2007, c’est un prix global qui a vocation à stimuler l’échange et le débat entre les pays du Nord et les pays du Sud, et qui donne de la visibilité à des personnages qui se battent déjà pour une nouvelle éthique dans l’architecture.
Une collection est aussi en train d’être réalisée...
Oui, on a marié l’idée de ce global award avec la conception d’une collection manifeste dans les Yvelines où le président du conseil général souhaite faire connaître ces architectes de talent. A l’automne, un jury proposera à l’un des cinq lauréats de réaliser un projet public dans l’une des 51 communes de la Seine aval. C’est une région problématique où on retrouve à la fois des quartiers issus du développement residentiel des années 70 mais aussi des chateaux et villages historiques.
Quelles sont les tendances de l’architecture durable aujourd’hui ?
Ici en Europe, l’architecture durable semble se définir par l’efficacité énergétique. Or, il y a d’autres pays où l’on privilégie d’autres critères : le respect des traditions, du climat, l’utilisation de matériaux locaux. On revient à une architecture qui respecte les besoins de l’homme et de son environnement. Avec ce prix, nous souhaitons ouvrir le regard sur ces multiples facettes du durable.
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Nadia Loddo
Nadia Loddo
Metrofrance.com