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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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12.05.2008
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LES AVIONS S'Y METTENT !!!

Posté le 18.04.2008 par ecoville
L'aile volante, l'avion du futur selon Boeing et la Nasa. (Photo Boeing / NASA)
Les compagnies aériennes privilégient déjà les appareils sobres en kérosène. D'ici à un demi-siècle, de nouvelles solutions techniques s'imposeront. À la fois pour pallier le déclin de l'or noir et lutter contre l'effet de serre.

C'est un double défi que les compagnies aériennes doivent relever. D'une part, la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et en particulier de CO2. D'autre part, la raréfaction annoncée du kérosène, le carburant utilisé actuellement et obtenu par raffinage du pétrole. Ces deux défis ne sont pas antino­miques. Les recherches en cours peuvent déboucher sur une solution synthétisant ces deux contraintes. Le plus délicat est plutôt de gérer les étapes intermédiaires : il faudra un bon demi-siècle avant que ne vole un avion vraiment «écolo» affranchi du pétrole.
Des gains immédiats
Les compagnies aériennes pouvant investir 2 milliards de dollars par an, comme Air France-KLM, renouvellent leurs flottes avec des avions consommant et polluant moins. On cite souvent la consommation de 2,9 litres par 100 km et par passager de l'Airbus A380, ce qui représente un gain de 17% par rapport au Boeing 747, le plus gros porteur de la génération précédente. Même l'Airbus A 320, qui fête en 2008 ses 20 ans de service, a évolué. Les derniers modèles, équipés des moteurs Snecma CFM56 Tech Insertion, consomment 1,6% de moins et génèrent des émissions d'oxyde d'azote diminuées de 20%. En termes de bruit, les diminutions sont également importantes.

Des gains importants et quasi immédiats sont possibles si l'on gère mieux l'espace aérien. L'organisme européen Eurocontrol estime qu'en 2006, 441 millions de kilomètres de plus ont été parcourus dans la zone Europe par les avions de ligne, faute de pouvoir utiliser des routes directes d'un aéroport à un autre. Bilan écologique : 4,7 milliards de tonnes de CO2 en plus. Il y a deux causes à ce gaspillage. La première, c'est l'émiettement des centres de contrôle aérien, qui gèrent parfois des espaces de la taille d'un département. Ce qui impose des changements de route et le passage par des points d'entrée, véritables entonnoirs.

La deuxième cause est la réservation par les militaires d'un tiers des espaces aériens. Des solutions de gestion mixte par des contrôleurs civils et militaires existent, comme en Allemagne. L'utilisation d'un avion, même peu récent, peut donc être optimisée. La récente grève des contrôleurs aériens de la région parisienne face à une réorganisation de la circulation, en vue notamment de réduire les nuisances, montre que des barrières corporatives doivent aussi être levées.

Les pilotes sont plus réceptifs aux solutions nouvelles dès qu'une formation adaptée a été mise en place. C'est le cas des approches à descente continue effectuées avec moteurs réduits au lieu de celles «en escalier » exigeant des remises de gaz. L'économie de carburant peut atteindre 500 kg avec un gros-porteur, soit près de deux tonnes de CO2. Même au sol, il est possible de limiter les rejets. Des moteurs électriques intégrés aux roues sont étudiés pour que l'avion se déplace réacteurs arrêtés sur les taxiways.
Retour aux hélices
Si les émissions de gaz à effet de serre par le transport aérien sont faibles 2 ou 3% du total, selon les chiffres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) , celles-ci sont susceptibles de beaucoup augmenter en valeur relative d'ici à 2020.

Le trafic aérien doit en effet croître d'environ 5% par an (7,4% en 2007), ce qui devrait doubler les rejets avec les avions actuels. Pour endiguer cette hausse, l'Union européenne a retenu les objectifs pour 2020 du programme de recherche Acare : les avions mis en service devront émettre 50% de moins de CO2 que ceux qui volent actuellement.
Plus légers, moins gourmands
Traquer les poids superflus est un défi permanent pour les avion­neurs, ce qui explique l'utilisation de plus en plus importante de matériaux composites, par exemple sur le Boeing 787 et l'Airbus A350. La consommation des moteurs dépend en effet de la masse transportée. Ainsi, entre Paris et Tokyo, il faut 500 kg de carburant pour transporter une tonne.

En attendant cet horizon du demi-siècle, des moteurs plus économiques, à défaut d'être moins bruyants, sont à l'étude, faisant appel à des hélices (propfan) qui apparaîtront peut-être sur les prochains moyen-courriers, successeurs des Boeing 737 et Airbus A320. Pratt & Whitney a testé avec satisfaction au banc d'essai en décembre son geared turbofan, un réacteur à réducteur faisant tourner des hélices extérieures, consommant de 10 à 12% de moins.

L'avion de demain sera conçu en fonction du carburant dispo­nible, même si pendant une période de transition des clones du kérosène sont envisagés pour les réacteurs actuels. Les spécialistes regardent avec intérêt les essais d'un A380 fonctionnant au GTL, un carburant obtenu à partir du gaz naturel. Un Boeing 747 a aussi testé dans ses réacteurs du biocarburant.
Aile volante
Emporter un maximum d'énergie en un minimum de volume et surtout de masse est le défi technique posé par les aéronefs. Les réservoirs très particuliers exigés par l'hydrogène s'intègrent bien au profil aérodynamique d'une aile volante qui pourrait utiliser les aéroports existants, selon une étude la Nasa. La génération de gros-porteurs qui succédera à celle de l'Airbus A380 aura sans doute cette silhouette futuriste. Des prob lèmes techniques restent à résoudre, car l'hydrogène est inflammable, même en petite quantité dans l'air. Les réservoirs vides d'un avion seraient alors des bombes…

La pile à combustible est une autre voie de recherche. L'avion électrique Solar Impulse avec lequel Bertrand Piccard veut ­faire le tour du monde, trouverait alors une application, mais l'électricité serait alors fabriquée à bord.

Restent les considérations écologiques, qui pourront être déterminantes, surtout si un coût de pollution est associé à un coût d'élaboration d'un carburant émettant des gaz à effet de serre. Si l'hydrogène ne produit pas de CO2, il dégage de la vapeur d'eau. C'est en quantité infime par rapport à l'évaporation des océans, mais elle doit être prise en compte dans le bilan global.

PLAGES !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : FB/Metro

250 m3 de sable transitent chaque heure dans la conduite, installée entre la drague et la plage.

Les premiers aficionados de la bronzette sont déjà là, offerts aux rayons printaniers mais déjà brûlants du soleil cannois. Impassibles. Sur la plage, pourtant, une pelle mécanique opère le réensablement désormais annuel du littoral. Entamé mardi à Zamenhof (une parcelle de la Croisette placée en régie municipale), il durera un mois et couvrira l’ensemble du domaine cannois, de Gazanière jusqu’au bout de la Bocca.

Mieux que le GPS
Expérimentée dès 2004 et reconduite depuis par la municipalité, la méthode utilisée a fait ses preuves. Sur une drague, qui opère jusqu’à 250 mètres du bord, un désagrégateur va racler des gisements de sable situés entre cinq et sept mètres de profondeur, aspire les “matériaux” et les rejette sur la plage, via une pompe et une conduite émergée. “La ville de Cannes a fait une cartographie, et nous agissons en fonction sur des endroits très précis grâce au DGPS (un système encore plus précis que le traditionnel GPS, ndlr)”, expliquent des responsables de l’opération.

Un chantier non-stop
Sur la terre ferme, la pelle répartit le sable ainsi amené. “On le nivelle par rapport à certains points de repère”, indique Christian Lambert, le chef de ce chantier organisé en trois huit. La pompe fonctionne en effet vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de jour comme de nuit, et une quinzaine de personnes se relaient en mer comme sur le rivage. “Depuis que l’on mène cette opération, nous avons pu récupérer entre deux et trois mètres de plage, précise Thierry Palazetti, le directeur du service des espaces publics. Le fait de creuser les bancs de sable sous-marins pourrait aussi avoir pour effet de diminuer la houle, et donc de freiner l’érosion du littoral.”

L’opération, dont le coût s’élève cette année à 750 000 euros, devrait permettre d’ajouter 40 000 m3 de cet or blond sur les plages, et ainsi leur de redonner de leur superbe.

Fabien Binacchi

Fabien Binacchi
Metrofrance.com, à Cannes

DEUXIEME VIE !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
Ce nouveau logo va permettre aux particuliers de reconnaître les démolisseurs et les broyeurs agréés.

Chaque année en France, 1,5 million de véhicules deviennent hors d’usage (VHU). Cela représente entre 1,4 et 2 millions de tonnes de déchets dont une bonne partie est composée de pièces et de matériaux valorisables. Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, avec le concours de l’ADEME, vient de lancer une campagne pour informer les détenteurs de VHU de leurs obligations et de faciliter l’identification des démolisseurs-broyeurs agréés.

Des déchets dangereux
S’ils ne sont pas correctement traités, les VHU peuvent en effet être dangereux pour l’environnement. Outre les pneus, les pare-chocs et la carrosserie, ces rebuts contiennent des déchets dangereux comme le plomb contenu dans les batteries, les huiles de vidange et autres qui peuvent polluer l’eau et le sol. Pour identifier les professionnels agréés, un nouveau logo a été mis en place. Les propriétaires de VHU qui abandonneraient leur véhicule dans la nature ou l’amèneraient dans une “casse” non agréée risquent une peine jusqu’à deux ans d’emprisonnement et jusqu’à 75 000 euros d’amende.
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* Un site pour tout savoir sur le recyclage des VHU : www.recyclermavoiture.fr

Nadia Loddo

Nadia Loddo
Metrofrance.com

POLLUTION MAISON !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : F.Santrot/Metro

Le matelas et les oreillers sont les principaux supports des allergènes et des acariens.

Maison, lieu de travail… les citadins passent de 70 à 90% de leur temps à l’intérieur et respirent un air pas toujours très sain. Avec l'utilisation accrue de produits chimiques à usage domestique et de nouveaux matériaux, la qualité de l’air est souvent pire à l’intérieur qu’à l’extérieur. Selon les scientifiques, l’environnement domestique fait partie des causes expliquant l’augmentation du nombre d’allergiques et d’asthmatiques en France. Aujourd'hui, un Français sur cinq souffre d'allergie.

Selon une récente étude TNS Healthcare réalisée pour les laboratoires UCB, 80% des Français ont conscience que la qualité de l'air influe sur leur santé. Mais, les sources de pollution restent mal identifiées. Ainsi, 27% des Français estiment que l’air intérieur des habitations est meilleur que l’air extérieur. Un chiffre qui monte à 36% chez les habitants des villes de plus de 100 000 habitants et ceux de la région parisienne. Environ 14% déclarent même ne pas avoir de polluant chimique chez eux. Selon une autre étude du Credoc, seulement 26% des Français émettent des inquiétudes face aux risques d’allergie liés à la pollution intérieure.

Chimie et acariens

Par habitat, on compte en moyenne cinquante composés polluants. Parmi les plus courants : les composés organiques volatiles (COV), le formaldéhyde et les éthers de glycol. Les COV se retrouvent, par exemple, dans les colles, les laques, les bois agglomérés, les contreplaqués, etc. Très irritants, ils favorisent ou aggravent les allergies et l’asthme. Les éthers de glycol, utilisés dans la peinture, les produits ménagers, provoquent, eux, des allergies de contact et de l’eczéma.
Les bio-contaminants représentent l’autre source de pollution intérieure pouvant provoquer des allergies. Les acariens, les moisissures et les blattes sont ainsi responsables des maladies allergiques chez 15 à 20% de la population.
Judith Korber

Judith Korber
Metrofrance.com

AEROPORT D'ORLY SE RENOUVELLE !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
Se servir de ses ressources pour voler de ses propres ailes. Installé sur une importante nappe d'eau chaude, Orly veut être le premier aéroport d'Europe à chauffer ses bâtiments à la géothermie. Aéroports de Paris souhaite installer, d'ici à 2011, un dispositif d'exploitation pour chauffer une partie du site existant, ainsi que le futur centre immobilier de Coeur d'Orly. La nappe d'eau, de 74 °C, se situe à 1700 m de profondeur. Selon les premières études de faisabilité, il serait possible d'exploiter un débit de 250 m3/h. « Nous allons creuser deux puits, l'un pour extraire l'eau chaude, l'autre pour la réinjecter dans la nappe (voir infographie) », explique Patrice Hardel, directeur de l'aéroport. L'eau circulerait dans les bâtiments à une température « d'environ 40 °C » et permettrait de les chauffer de « 6-7 °C ». « Il faudra évidemment compléter avec une chaudière à gaz, ou bien avec le réseau de chaleur provenant de l'usine d'incinération d'ordures ménagères de Rungis, qui assure déjà 15 % des besoins de la plate-forme. La géothermie en fournira, elle, 25 %, ce qui veut dire que 40 % de l'énergie de l'aéroport sera non fossile », souligne Patrice Hardel. La géothermie pourrait permettre d'économiser 3 600 tonnes équivalent pétrole, et de 7 000 à 8000 tonnes d'émission de CO2.

Le coût de l'investissement sera de l'ordre de 11 millions d'euros. « Mais les frais de fonctionnement sont faibles. Au vu de l'augmentation du prix du pétrole, nous aurons un rapide retour sur investissement », estime le directeur de la plate-forme. L'eau issue de la géothermie étant très corrosive, un échangeur en titane sera installé pour y résister. Ceci afin d'éviter de rénover le système dans quelques années, un problème qui s'est posé sur les sites exploités dans les années 1970 et 1980.



Mickaël Bosredon - ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 17/04/2008 - 06h55

dernière mise à jour : 17/04/2008 - 06h55

BRUIT AEROPORT !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
AP
L'Acnusa estime que les mesures prises dans la foulée du Grenelle de l'environnement pour améliorer la situation des riverains des aéroports restent "insuffisantes".

Le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, s'engage à "étudier" et "prendre en compte" les recommandations de l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa) qui vient de publier son rapport annuel. L'Acnusa estime que les mesures prises dans la foulée du Grenelle de l'environnement pour améliorer la situation des riverains des aéroports restent "insuffisantes" et souligne que le système actuel d'aide à l'insonorisation des logements des riverains est "bien trop complexe pour répondre à l'ampleur du chantier". L'objectif du ministère de l'écologie annoncé le 4 décembre est d'insonoriser près de 7 000 logements par an en comptant sur 64 millions d'euros de recettes de la Taxe sur les nuisances sonores aéroportuaires (TNSA) revalorisée. En 2007, le montant de la TNSA a atteint 50,4 millions d'euros.

Les riverains des dix principaux aéroports français, dont le logement est situé à l'intérieur du Plan de gêne sonore (PGS), peuvent bénéficier d'une aide plafonnée à 80 % du montant des travaux, financée par cette taxe payée par les compagnies aériennes. Mais l'Acnusa estime qu'en raison de sa complexité, la procédure d'obtention de ces aides aboutit à "une grande disproportion entre le nombre de logements éligibles et le nombre de dossiers déposés". Ainsi, sur 110 000 logements éligibles, seuls 3 020 dossiers ont été déposés en 2007.

"PROPOS INUTILEMENT POLÉMIQUES"

Le secrétaire d'Etat a rappelé dimanche, dans un communiqué, que la réduction de la gêne sonore subie par les riverains des aéroports est un "engagement fort du Grenelle de l'environnement" et que les mesures prises dans la foulée constituent des "avancées importantes". Il rappelle qu'un décret est en cours de préparation pour "faciliter la procédure d'obtention des aides d'insonorisation".

Pour M. Bussereau, le rapport de l'Acnusa "montre l'importance des progrès réalisés dans la lutte contre les nuisances sonores, qu'il s'agisse de l'aide à l'insonorisation ou du relèvement des trajectoires en région parisienne". Il s'étonne cependant que "les propos de l'Acnusa, inutilement polémique, ne reflètent pas la réalité équilibrée de son propre rapport d'activité".

DEVELOPPEMENT DURABLE !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
(Photo NASA)
DOSSIER SPECIAL - Le développement durable, c'est l'affaire de tous mais nous avons beaucoup à apprendre. À commencer par les bons gestes quotidiens pour polluer moins; apprendre, en quelque sorte, de bonnes manières envers notre planète.

La définition classique du développement durable provient du rapport Bruntland de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de 1987, qui a popularisé le concept : «Le développement durable est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins».

Suite aux premiers chocs pétroliers des années 70, les pays développés ont pris conscience que leur prospérité était basée sur l'utilisation intensive de ressources naturelles qui ne sont pas inépuisables, ce qui les a poussé à s'orienter vers d'autres formes d'énergies. Or ce n'est que depuis le début du nouveau millénaire que le développement durable est devenu un véritable enjeu politique, économique, écologique et social.

Ce thème touche désormais tous les aspects de notre vie quotidienne, les domaines d'application concernant l'ensemble des activités humaines (transport, immobilier, agriculture, habitudes alimentaires ou énergétiques etc.).

Puis-je apporter ma pierre à l'édifice en restant chez moi ? De quelle façon les industriels s'impliquent-ils ? Quelles solutions sont envisagées pour remplacer ce cher (dans tous les sens du terme) et vieux pétrole ? Le dossier suivant présente quelques unes des nombreuses pistes qui traitent du développement durable, un thème connu par tous, mais dont les applications concrètes peuvent encore rester floues pour la plupart d'entre nous.

Une tendance de fond

» Le développement durable, opportunité ou menace ?

Développement durable, éco­développement, contribution à l'amélioration de l'environnement… Selon une étude de la société de conseil Accenture réalisée auprès de grands groupes français, 82% d'entre eux considèrent que le développement durable est un facteur de différenciation.

» Adoptez le système… «D»

D… comme développement durable. Voici dix gestes simples pour se mettre au vert à la maison comme au bureau sans pour autant bouleverser votre vie quotidienne. Un peu de bon sens et des économies à la clé.

» Des labels pour y voir clair

On s'est habitué à leur présence sur les emballages depuis maintenant quelques années. Mais il faut bien le reconnaître, on ne sait pas toujours ce que signifient ces différents pictogrammes.

Les industries s'adaptent

» Quand le verre est trié

Trier le verre, c'est bien. Bien réaliser ce tri, c'est mieux. Tels sont désormais les deux messages qu'Eco-Emballages et les grands industriels du verre tentent de faire passer.

» Les avions vont réduire les gaz

Les compagnies aériennes privilégient déjà les appareils sobres en kérosène. D'ici à un demi-siècle, de nouvelles solutions techniques s'imposeront. À la fois pour pallier le déclin de l'or noir et lutter contre l'effet de serre.

» Metaleurop, cinq ans après

Dans le Pas-de-Calais, l'usine de transformation de plomb et de zinc défrayait la chronique en 2003. Sa faillite jetait une lumière crue sur 150 ans de pollution qu'on s'attache aujourd'hui à effacer.

A SAVOIR !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
D… comme développement durable. Voici dix gestes simples pour se mettre au vert à la maison comme au bureau sans pour autant bouleverser votre vie quotidienne. Un peu de bon sens et des économies à la clé.

À la maison
1. Je change mes ampoules. Vos éclairages consomment de 400 à 600 kWh. On peut diviser ces chiffres par deux. En utilisant des appareils d'éclairage plus efficaces et en remplaçant toutes les lampes à incandescence (halogènes et filaments) par des lampes basse tension et des tubes néon. Les ampoules «vertes» ont une consommation cinq fois inférieure, car elles ne transforment pas l'énergie en chaleur mais en lumière. Si chaque Français remplaçait une seule ampoule classique par une fluo compacte, 36 milliards de kWh seraient économisés. Mais la meilleure lumière est celle du jour : il faut la laisser entrer au maximum dans les lieux de travail comme la cuisine par de grandes ouvertures et installer les lieux de lecture près des fenêtres.

2. Je débranche la télé. Les fabricants ont pris la liberté d'assimiler le bouton arrêt à un simple mode veille sur les différentes «box», ces boîtiers ADSL, décodeurs satellites, mais aussi sur les téléviseurs modernes. Ces appareils consomment de l'énergie en continu même quand on ne les utilise pas. En restant en veille un téléviseur consomme 1 Wh, incomparablement moins que pendant son fonctionnement (environ 100 Wh), mais le petit témoin lumineux rouge coûte quand même 8 euros par an et par appareil. À titre d'exemple, le mode veille représente en moyenne 90% de la consommation électrique totale d'un magnétoscope.

3. J'adapte ma tenue à la température et non pas l'inverse. On doit pouvoir garder un pull sur soi à la maison en hiver, en se contentant d'une température ambiante de 19 degrés. Ce n'est pas plus difficile que de mettre les radiateurs à fond, mais c'est très efficace. Un degré de gagné, c'est 100 euros économisés chaque année pour 100 m2. En outre, les radiateurs équipés de thermostat vous feront économiser 20% de chauffage.

4. J'utilise un lave-vaisselle. Les lave-vaisselle sont performants et ils ne consomment pas plus de 15 litres d'eau pour un cycle complet de 12 couverts. Alors qu'en laissant l'eau couler pendant cinq minutes, on peut gaspiller 115 litres. En comptant une vaisselle par jour, on économise 36,5 m ³ d'eau, soit 171 euros par an. Côté lave-linge, remplissez-le bien, et sélectionnez les programmes à 40°. Vous consommerez trois fois moins d'énergie qu'à 90°. Tentez aussi de remplacer la lessive par des billes de lavage. Il existe une profusion de techniques différentes très écologiques, des boules en plastique aux noix de lavage naturelles, qui contiennent de la saponine.

5. Je limite ma consommation d'eau. Un Français consomme en moyenne 160 litres d'eau potable par jour, dont moins de 1% est bu. Pour économiser l'eau, la précaution la plus élémentaire consiste à bien fermer les robinets. Un robinet qui goutte, c'est 35 m ³ d'eau perdus par an. Prenez des douches qui consomment quatre fois moins qu'un bain et utilisez un verre à dents au lieu de laisser couler l'eau, vous économiserez déjà 10 litres par jour. Enfin, vous pouvez investir dans des robinets modernes qui mélangent l'eau avec de l'air et faire installer un système de récupération d'eau de pluie.

6. Je réduis mes déchets. Préférez l'eau du robinet à l'eau minérale. Seule une bouteille sur deux est recyclée et la logistique des 6 milliards de litres d'eau en bouteille vendus chaque année représente un énorme nuage de gaz à effet de serre. Apposez une étiquette «Stop pub» sur votre boîte à lettres pour éviter les 40 kg de prospectus qui arrivent chaque année dans les foyers français et qui coûtent 62 euros par an et par personne à détruire. Enfin, triez. Compostez, si vous avez un jardin. 30% de votre poubelle peut être déposée dans un composteur familial.
Au bureau
7. Je mets mon pc en veille. C'est un simple réglage à faire dans les préférences de votre ordinateur pour qu'il se mette tout seul en veille lorsqu'il est inutilisé. Cela fait économiser 200 kWh par an et par machine. Et tous les soirs, bien sûr éteignez votre machine. Idem pour la lumière, le dernier parti éteint tout.

8. J'adopte un mug. Une entreprise de 200 personnes gaspille 60000 gobelets par an. Un vrai problème d'environnement quand on sait que les verres en plastique mettent des centaines d'années à se détériorer. Choisissez-vous un verre réutilisable pour la fontaine à eau et apportez votre mug préféré au bureau pour boire votre petit noir.

9. Je récupère et je recycle. Une page imprimée sur six va à la poubelle. Quand on sait qu'un salarié consomme 80 kg de papier par an, on peut se mettre au papier recyclé. Il est possible de récupérer vos cartouches d'encre d'imprimantes pour qu'elles soient remplies. De même, il existe des réseaux qui récupèrent les vieux téléphones portables. On en jette encore à la poubelle 6 millions chaque année !

10. J'organise des réunions… téléphoniques. Trop de cadres prennent l'avion pour un simple rendez-vous ou une seule réunion… Les équipements de visioconférence sont parfaitement au point et leur achat (a fortiori leur location) est rentabilisé dès la première utilisation, si l'on compare avec un déplacement.

CA CONTINUE A GRIMPER !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
DR)
La chute inattendue des stocks pétroliers aux Etats-Unis a donné une impulsion significative aux cours de l'or noir.

Depuis lundi, les cours du pétrole volent de record en record. Cette tendance s'est poursuivie et même accélérée mercredi, notamment après la publication d'une baisse surprise des stocks pétroliers de brut américain. Le baril de «light sweet crude» a ainsi dépassé la barre des 115 dollars, à 115,07 dollars. Par la suite, il s'est replié pour terminer la séance à 114,93 dollars. Dans son sillage, le baril de Brent a également touché de nouveaux sommets, à 112,79 dollars le baril.

A la surprise générale, les stocks hebdomadaires de brut aux Etats Unis sont ressortis en baisse durant la semaine terminée au 11 avril, de 2.3 millions de barils, portant ainsi le total des stocks à 313.7 millions de barils. Les analystes s'attendaient au contraire une progression de 1,8 million de barils.

Mardi, le baril de WTI avait clôturé au niveau jamais vu de 114.08 dollars, les courtiers ayant mal accueilli un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) selon lequel la production russe a baissé cette année, pour la première fois en dix ans.

GARD AU SOLEIL !!!

Posté le 17.04.2008 par ecoville
Photo : Pascal Guyot/AFP

Installation d'un rouleau de panneaux photovoltaïques, le 15 avril 2008 sur le toit d'un entrepôt de Laudun dans le Gard.

La plus grande centrale photovoltaïque d'Europe qui, avec ses 2.560 panneaux solaires, produira l'équivalent de la consommation annuelle de 500 ménages, sera installée en juillet sur le toit d'un entrepôt de Laudun, dans le Gard, à Laudun.

Les panneaux photovoltaïques sont en cours d'installation sur le toit de cet entrepôt que FM Logistic va exploiter pour le compte de l'enseigne Carrefour.

Installés à plat sur la toiture, les panneaux produiront 1,6 Mégawatt (MW) par an et couvriront près de 30.000 m2, sur une surface totale de toiture de quelque 55.000 m2, ont expliqué les responsables du projet, mardi, lors d'une visite du chantier.

L'investissement, de quelque 8 millions d'euros, est financé par la société espagnole Akuo.

L'électricité produite sera couplée au réseau EDF dans sa totalité, a indiqué lors de la visite Pierre Orsatti, le directeur de NG Concept, la division construction de FM Logistic. Akuo facturera la vente de l'électricité à EDF pendant vingt ans.

Le marché du solaire photovoltaïque en France a représenté en 2007 une puissance d'environ 45 MW, selon l'association des entreprises du secteur.

"L'objectif à l'horizon 2020 est de 7.000 MW", a déclaré à Laudun Arnaud Mine, le président de la filière photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables. "Ce sont des objectifs ambitieux", a-t-il ajouté, précisant que "l'Allemagne a installé l'an dernier environ 1.200 MW" en photovoltaïque alors que la France en a installé de l'ordre de 20 MW.

Dans le cadre du développement des énergies renouvelables, la Commission européenne a fixé au mois de janvier, à chaque pays, une part à atteindre dans sa consommation énergétique totale d'ici 2020. Pour la France, cette part d'énergies renouvelables a été fixée à 23%, contre 10,3% en 2005.

"Il faut que toutes les filières -biomasse, éolien, photovoltaïque...- apportent leur contribution pour arriver à cet objectifs de 23%", a souligné M. Mine.

Pour le photovoltaïque, il faut "une démarche volontariste des pouvoirs publics", a-t-il ajouté. Aussi faut-il notamment que "le tarif qu'EDF reverse aux producteurs - 55 cts le kw/h - soit maintenu, qu'on ne le diminue pas ou qu'on ne le supprime pas".

LAUDUN (AFP)
© 2008 AFP
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