Posté le 20.04.2008 par ecoville
Curieux ou affamé ? Cet ours polaire semble en tout cas chercher le contact avec un être humain. La scène se passe en Alaska. L’homme en revenant vers sa voiture, ne s’attendait pas à trouver un plantigrade allongé sur le toit de son 4x4. Après avoir tourné plusieurs fois autour du véhicule pour échapper aux griffes de l’animal, il réussira à se réfugier dans une voiture se trouvant à proximité. Cette image résume parfaitement le grignotage des territoires autrefois réservés à l’espèce animale. Aujourd’hui, ces genres de face-à-face sont de plus en plus fréquents dans le Grand Nord. (Nilson/The Sun/Sipa)
Posté le 20.04.2008 par ecoville
(DR)
Trier le verre, c'est bien. Bien réaliser ce tri, c'est mieux. Tels sont désormais les deux messages qu'Eco-Emballages et les grands industriels du verre tentent de faire passer.
Aujourd'hui, six bouteilles sur dix sont recyclées. Cela représente 2 millions de tonnes sur environ 3,5 millions de tonnes de verre d'emballage. «C'est moins bien que dans les pays du Nord où l'on recycle environ 75% du verre, mais c'est un peu mieux que les pays du Sud où l'on est plutôt en dessous», explique Michel Gardes, le président de la Chambre syndicale du verre. Cela correspond à l'exigence européenne d'un taux de 60% d'ici à la fin de cette année, mais il y a une marge de progrès : 1,5 million de tonnes sont toujours dispersées dans la nature ou gaspillées dans les usines d'incinération.
Le verre fait partie de ces rares matériaux réutilisables à l'infini. Avec des avantages écologiques évidents. «Une tonne recyclée, c'est près de 500 kg de CO2 évités et autant de matière première économisée», précise Valérie Herren-schmidt-Munoz, responsable des plastiques et du verre au sein d'Eco-Emballages. «En quantité, les efforts doivent porter sur les grandes villes, car le tri n'est pas toujours facile dans les immeubles, ajoute Michel Gardes. D'un point de vue géographique, c'est le sud de la France qui est prioritaire.»
Les professionnels espèrent aussi trouver le moyen de mieux sensibiliser les Français à la qualité du tri. À l'usine Samin, filiale de Saint-Gobain, à Châteaubernard (Charente), où l'on broie le verre pour le transformer en calcin (les débris de verre qui seront fondus pour refaire des emballages), l'un des responsables se désole. «Les gens, dit-il, n'ont bien souvent pas compris que l'on ne pouvait recycler que le verre d'emballage, autrement dit les bouteilles, les flacons, les pots pour les conserves ou la moutarde.» Certains croient pourtant bien faire en glissant dans les bacs, ou le plat en porcelaine cassé, leur pare-brise en miettes, les vieilles ampoules, un phare de voiture, un miroir… Sans compter les couvercles qui sont laissés sur les pots ou les bouchons dans les bouteilles vides. «Malgré les apparences, tous ces objets n'ont pas la même composition chimique que le verre d'emballage», insiste Richard Mailler, directeur de la programmation logistique et du recyclage chez Saint-Gobain emballage.
Nouveaux flacons
Les erreurs d'aiguillage nécessitent un tri particulièrement minutieux dans l'usine. Malgré tout, des petites particules réussissent toujours à franchir tous les barrages. Lorsque le calcin fondu sera de nouveau transformé en bouteilles, ces petits grains étrangers fragiliseront les nouveaux flacons qui sortiront des presses. À l'usine Saint-Gobain de Cognac, «sur cent tonnes de bouteilles, il y a environ deux tonnes qui sont inexploitables à cause du mauvaiscalcin», rappelle Richard Mailler. Aujourd'hui, dans le verre d'emballage, le calcin représente 53% de la matière première. Un résultat que les responsables espèrent améliorer avec en tête un exemple qu'ils aimeraient bien généraliser : les bouteilles de champagne, qui sont constituées à plus de 90% de verre recyclé.
Posté le 20.04.2008 par ecoville
La France est, parmi les pays industrialisés, le deuxième consommateur de substances pharmaceutiques après les États-Unis. Des produits qui finissent en partie dans les cours d'eau. Crédits photo : Laurent GRANDGUILLOT/REA
Des scientifiques s'alarment de l'effet de ces molécules difficiles à éliminer.
Antibiotiques, hormones, anticancéreux… ces médicaments envahissent insidieusement les rivières. L'eau de nos fleuves est pourtant de plus en plus transparente. «Dans les années 1960, c'était des cloaques infâmes», rappelle Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de l'Écologie. Les stations d'épuration étaient l'exception et les industries déversaient leurs eaux usées dans les fleuves en toute impunité.
Après s'être occupé des déchets les plus grossiers, on s'est aperçu qu'ils ne faisaient que cacher des pollutions plus diffuses. «On est passé de milligrammes par litre à des mesures en microgrammes par litre», poursuit Pascal Berteaud. C'est ainsi que sont entrés dans la danse les métaux lourds, les pesticides, les PCB… des produits plus compliqués à détecter. Au mieux plus sophistiqués à traiter, au pire quasiment impossibles à éliminer tels que les PCB stockés dans les sédiments.
Aujourd'hui, de nouvelles pollutions, guère plus réjouissantes que les précédentes, émergent. Il s'agit notamment des médicaments qui s'évaluent en nanogrammes par litre.
On a ainsi observé des poissons qui changeaient de sexe. «Il y a certes beaucoup plus de poissons aujourd'hui dans la Seine qu'il y a quelques années, mais ils ne sont pas tous en très bonne santé. On constate beaucoup d'altération génétique», constate Jean-Marie Mouchel, professeur spécialiste de l'eau à l'université de Jussieu. Certains scientifiques s'alarment. La prise de conscience est intervenue car les méthodes d'analyse se sont améliorées. En cause, les rejets humains bien sûr mais également ceux des hôpitaux, de l'industrie pharmaceutique ou, pire, des élevages. «Depuis que des campagnes de prélèvements ont été lancées dans différents pays du monde, on trouve des traces de médicaments partout et tout le temps», souligne Jean-Marie Haguenoer, membre de l'Académie de pharmacie, en charge d'un rapport sur cette question.
Recherches insuffisantes
«Le plus préoccupant, ce sont les produits de type anticancéreux, les hormones et les antibiotiques», poursuit le scientifique. Certaines stations d'épuration peuvent détruire en grande partie les molécules entrant dans la composition de médicaments, mais parfois «c'est seulement 40 %», s'inquiète-t-il.
Jean-Marc Audic, l'un des responsables du centre de recherche de Suez-Environnement, abonde. «La majorité des composés sont éliminés à plus de 70 % par les stations d'épuration, en particulier par les plus récentes. Mais il y en a qui résistent, comme certains perturbateurs endocriniens ou encore les herbicides», explique-t-il. Autant de composés que l'on retrouve dans les boues des stations. Que se passe-t-il alors si celles-ci sont épandues dans les champs ? «On ne connaît pas l'impact», poursuit Jean-Marie Haguenoer. «Ce qui est effrayant avec les médicaments, c'est qu'il s'agit de molécules actives faites pour agir sur le vivant», ajoute Marie-Hélène Tusseau, chercheuse au Cemagref.
Quant à savoir si ces traces de médicaments peuvent se retrouver dans l'eau potable, la réponse n'est pas évidente. «Il n'y a pas de souci avec les traitements les plus performants», affirme Jean-Marc Audic. «La vérité est que l'on ne sait pas trop», estime un chercheur. «Dans l'état actuel des connaissances, je ne pense pas qu'il y ait des risques majeurs. Il faudrait des années pour que l'on absorbe l'équivalent d'un traitement complet», estime Jean-Marie Haguenoer. Mais l'urgence à accroître les recherches est évidente. D'abord parce que nous sommes dans les pays industrialisés le deuxième consommateur de médicaments après les États-Unis. Une consommation qui augmente de 3 à 4 % par an.
Seules quatre ou cinq équipes travaillent directement sur cette question. «Il faut en faire une priorité en matière de risque environnemental et éventuellement pour l'homme», poursuit le membre de l'Académie de pharmacie. Sachant qu'en arrière-plan pointe une autre source de pollution : les nanoparticules qui entrent aujourd'hui dans la composition de milliers de produits.
Posté le 20.04.2008 par ecoville
(DR)
Le mimosa des jardins envahit le massif de l'Estérel, ce qui amène à créer de nouvelles réserves biologiques pour l'observer et le contrôler.
«Acacia dealbata», le mimosa, est devenu envahissant dans le massif de l'Estérel. Cette plante qui est à l'origine de nombreuses festivités au début de l'année sur la Côte d'Azur est aujourd'hui indésirable dans la nature, alors qu'elle a été importée d'Australie à la fin du XIXe siècle pour orner nos jardins.
Afin d'essayer de contrôler sa progression dans le massif de l'Estérel, qui comprenait déjà trois réserves biologiques d'un total de 490 hectares, l'Office national des forêts (ONF) et la marque d'hygiène beauté Ushuaïa vont créer une réserve biologique supplémentaire de 800 hectares qui devrait être officialisée avant la fin 2009. Cela permettra en outre d'observer et de conserver la biodiversité de ce massif déjà protégé, mais fragilisé par la grande fréquentation humaine et les nombreux feux de forêt. Après un feu, il faut attendre une dizaine d'années pour que la végétation reprenne ses droits, un peu plus longtemps pour que les arbres repoussent. Quand le mimosa est sec, il favorise le feu. «Ici après l'incendie de 1987 c'était la Lune», témoigne Bernard Vietta de l'ONF. «Maintenant presque tout a repoussé en dépit des nombreux autres sinistres.»
Paradoxalement, le feu permet une germination en masse des graines du mimosa restées en latence dans le sol, ce qui constitue un véritable cercle vicieux pour la dissémination de cette plante qui se propage déjà facilement par le vent et le ruissellement.
De nombreuses coulées de mimosa visibles dans les fonds de vallons risquent de chasser la flore exceptionnelle de ce massif volcanique formé de forêts et de maquis et d'où émergent de surprenantes roches rouge orangé. Il y a au moins douze espèces d'orchidées sauvages dont trois Serapia sont protégées : les paviflora, neglecta et cordigera; plus trente-six plantes aromatiques, dont l'ail de Sicile, des plantes rares comme l'osmonde royale, une belle fougère à fleur blanche qui pousse également dans les fonds de vallons.
Le mimosa est une plante buissonnante très résistante. Elle aime la chaleur, mais supporte aussi le gel jusqu'à moins 8°. L'éradiquer n'est pas possible parce qu'il colonise rapidement par voie végétative. «Sur 100 m2, on peut le contrôler, sinon c'est impossible», témoigne Laurent Marsol de l'agence ONF du Var.
La biodiversité du massif menacée
Pour ce faire, il faut couper les drageons en n'en laissant subsister qu'un seul qui deviendra un «tire-sève». Ainsi les racines des autres drageons s'étiolent. Reste à planter d'autres arbres à côté. En poussant, ils couperont le soleil au mimosa, qui en a besoin et, en principe, disparaîtra.
«Ce type d'invasion compte parmi les plus dommageables pour la Côte d'Azur», confirme Frédéric Médail, professeur en écologie. La plante est à l'origine d'une diminution de la biodiversité. Des études ont montré que l'on trouve environ 24 espèces différentes dans les plantations de chêne-liège alors qu'on en relève seulement 10 dans les endroits où pousse le mimosa. Celui-ci forme un taillis impénétrable avec des arbres qui font 2 à 3 mètres de racines par an et colonisent rapidement les sols. En outre, ils l'acidifient quand la litière de feuilles se dépose sur le sol. Il s'agit bien d'une plante envahissante qui modifie toute la structure et la dynamique de l'écosystème. Et le changement climatique devrait amplifier le phénomène.
Mais quand on passe en février dans l'Estérel, les mimosas sont en fleur. C'est beau et ça sent bon, les espèces envahissantes savent se montrer séduisantes.
«Actuellement, il a été recensé une quarantaine de ces espèces en France, mais il n'existe pas de réglementation, excepté pour la jussie», explique Eric Joly, directeur du Jardin des Plantes à Paris. Cette plante étouffe notamment toute vie sous-marine dans les points d'eau qu'elle colonise.
Posté le 19.04.2008 par ecoville
D.R.
Chaque jour, 160 hectares de terre ou de bois disparaissent en France au profit d'habitations.
Qu'est-ce que l'étalement urbain ?
L'étalement urbain se produit quand l'urbanisation s'étend à une vitesse plus rapide que la croissance de la population. Observé dans tous les pays développés, ce phénomène se traduit par une augmentation de l'espace "consommé" par habitant. Terres agricoles et bois sont transformés en habitat, en zones commerciales ou industrielles et en infrastructures de transport.
L'Allemagne veut diviser par quatre sa consommation d'espace
En 2002, le gouvernement allemand s'est fixé l'objectif de limiter la consommation d'espace sur son territoire à 30 hectares par jour en 2020. Il s'agit d'une sévère diminution par rapport au chiffre actuel, qui est de 120 ha, en légère décrue depuis 2004.
Cet objectif des 30 ha a été rappelé dans divers textes officiels et fait partie du contrat de coalition signé en novembre 2005 entre les chrétiens-démocrates d'Angela Merkel et le SPD. Il n'est cependant pas ancré dans la législation et n'est donc pas contraignant. Le gouvernement fédéral tente plutôt d'influencer les collectivités territoriales qui décident de la planification urbaine.
En France, le président Nicolas Sarkozy a déclaré le 25 octobre 2007 : "Nous allons envisager un programme national de lutte contre "l'artificialisation" des sols." Un groupe de suivi du Grenelle de l'environnement travaille sur ce thème.
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En France, l'extension de ces surfaces a ainsi atteint 6 900 km2 entre 1992 et 2004, soit une augmentation de 20 %, alors que la population ne croissait, dans le même temps, que de 6 %. Ces 6 900 km2 représentent une superficie supérieure à celle d'un département français.
Quelles nuisances cause-t-il ?
Les quelque 160 hectares "artificialisés" chaque jour en France le sont à 80 % au détriment de l'agriculture, au moment où l'on sort d'une situation de surproduction agricole. L'urbanisation rend difficile l'installation des jeunes agriculteurs et menace l'agriculture périurbaine, nuisant au développement des circuits courts de commercialisation des produits agricoles.
L'effet sur l'environnement est important. Le territoire est fragmenté, notamment par les infrastructures de transport. Les écosystèmes sont parcellisés, ce qui nuit à la santé des populations de faune et de flore. Par ailleurs, les sols imperméabilisés (par le bitume, le béton, etc.) limitent l'infiltration de l'eau dans le sous-sol, aggravant par ruissellement les risques d'inondation.
L'étalement urbain contraint les habitants à de fréquents déplacements du domicile vers le lieu de travail et vers les zones commerciales : le transport collectif ne pouvant être rentable sur des zones d'habitat dispersé, les automobiles (et les émissions de gaz à effet de serre) sont plus nombreuses.
Quelles sont les causes de l'étalement urbain ?
L'augmentation des inégalités de revenus a permis aux plus riches d'investir les centres urbains. Les sociologues observent ainsi que le prix du foncier décroît à mesure que l'on s'éloigne du centre : "Les catégories populaires tendent à partir de plus en plus loin. Au centre, les cadres supérieurs, autour les cadres moyens, en banlieue proche les professions intermédiaires et les employés, et enfin, loin du rural, les ouvriers. Les pavillons sont les nouveaux territoires de la classe ouvrière", résume le géographe Christophe Guilluy, dans la revue Vacarme (no 42).
D'autres évolutions sociales jouent cependant, comme l'augmentation du nombre de divorces et de retraités ayant plusieurs résidences. Entre 1992 et 2004, le nombre de ménages a crû de 15 %, alors que la population n'augmentait que de 6 %. Un autre élément important est la préférence pour l'habitat individuel dans nos sociétés. Elle est encouragée par une fiscalité et des aides publiques favorables au développement périurbain. Celui-ci a aussi été stimulé par le prix relativement bas des carburants depuis la fin des années 1980, qui a permis d'alléger le coût du transport automobile du domicile au travail.
Quelles sont les solutions envisagées ?
La redistribution des revenus modifierait beaucoup les données du problème. Elle relève de choix politiques globaux.
Par ailleurs, les analystes promeuvent une politique foncière volontariste qui vise une maîtrise des terrains dans un cadre intercommunal et recoure notamment à l'instrument de la préemption par les communes.
Une politique d'appui à l'agriculture périurbaine est également évoquée. La recherche d'une densification plus importante est une troisième piste d'action.
Hervé Kempf
Posté le 18.04.2008 par ecoville
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
D'après de nouvelles estimations présentées à l'occasion de la conférence de l'Union européenne des géosciences(1), le réchauffement climatique pourrait élever le niveau des océans de 80 cm à 1,5 m d'ici à la fin du siècle. Des estimations bien plus pessimistes que celles formulées dans le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat (GIEC).
Ces prévisions s'appuient sur les travaux du laboratoire océanographique britannique Proudman, dont l'une des chercheuses, Svetlana Jevrejeva, a évoqué le rythme accéléré de hausse du niveau des océans. Après 2 cm au XVIIIe siècle, 6 cm au XIXe et 19 cm au siècle dernier, le niveau pourrait s'élever de 80 cm à 1,5 m d'ici à 2100.
Or, le GIEC dans son rapport définitif rendu public fin 2007 estime que la hausse devrait être comprise entre 18 cm et 59 cm. Il s'agit de "sous-estimations" selon Simon Holgate, également chercheur au laboratoire Proudman.
De surcroît, cette fourchette est jugée bien optimiste par certains spécialistes comme le directeur de l'Institut Goddard de la NASA, James Hansen ou le professeur Rohling dans un article publié dans la revue Nature Geoscience .
James Hansen précisait l'année dernière(2) que "les calottes sont soumises à des effets non linéaires très importants et à des rétroactions" encore partiellement prises en compte.
Actuellement, l'effet de serre lié aux activités humaines contribue à un forçage radiatif de 2 w/m². Or, il suffirait d'un seul watt supplémentaire pour que la planète se retrouve à la température la plus élevée de la période interglaciaire précédente, où le niveau de la mer était alors supérieur de cinq à six mètres... Selon James Hansen.
L'augmentation du niveau des océans trouve son origine dans la dilatation thermique de l'eau (un corps plus chaud occupe plus de volume) mais aussi dans la fonte quasi généralisée des glaciers continentaux.
Même si les estimations divergent encore sur l'ampleur de l'élévation, les scientifiques s'accordent sur le fait que les régions du monde qui en souffriront le plus seront, comme de coutume, les pays en développement d'Afrique et d'Asie, où les moyens manquent pour édifier des protections contre les inondations. Alors que l'élévation du niveau de la mer et les phénomènes météorologiques plus violents sont déjà une réalité tangible dans les pays asiatiques, des dizaines de millions de réfugiés climatiques supplémentaires sont à prévoir dans le cadre de cette nouvelle étude.
A ce titre, "si (le niveau des mers) augmente d'un mètre, 72 millions de Chinois seront déplacés, ainsi que 10% de la population vietnamienne", a prévenu Svetlana Jevrejeva.
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Posté le 18.04.2008 par ecoville
crédit : Commission Européenne
La Commission européenne se félicite de l'adoption de la directive concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe. Cette directive s'inspire rigoureusement de la proposition de la Commission de septembre 2005 et témoigne de la ferme détermination de l'Union européenne à améliorer la qualité de l'air en fixant des normes contraignantes pour les particules fines PM2.5.
M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a déclaré à ce propos : «L'Union européenne a franchi aujourd'hui une étape décisive dans la lutte contre l'une des causes essentielles des problèmes en matière de santé et d'environnement. Les citoyens européens sont préoccupés par la pollution de l'air. La nouvelle directive sur la qualité de l'air est destinée à répondre à cette préoccupation en établissant des normes ambitieuses mais réalistes concernant la pollution due aux particules fines PM2.5 dans l'Union européenne».
Des normes pour réduire les concentrations de particules fines
La directive adoptée aujourd'hui fusionne quatre directives et une décision du Conseil en une unique directive sur la qualité de l’air. Elle fixe des normes et des dates butoir pour la réduction des concentrations de particules fines, qui, au même titre que les particules plus grosses connues sous le code PM10 et déjà réglementées, comptent parmi les polluants les plus dangereux pour la santé humaine.
En vertu de la directive, les États membres seront tenus de réduire, d’ici à 2020, l’exposition aux PM2.5 en zone urbaine de 20 % en moyenne par rapport aux chiffres de 2010. Elle leur impose de ramener les niveaux d'exposition au-dessous de 20 microgrammes/m3 d'ici 2015 dans ces zones. Sur l’ensemble de leur territoire, les États membres devront respecter le plafond de 25 microgrammes/m³ fixé pour les PM2.5. Cette valeur cible doit être atteinte en 2015 ou, dans la mesure du possible, dès 2010.
Une plus grande souplesse pour le respect des normes de qualité de l'air
La nouvelle directive établit de nouveaux objectifs en ce qui concerne les particules fines PM2.5 sans modifier les normes de qualité de l'air existantes. Elle accorde toutefois aux États membres une plus grande souplesse pour le respect de certaines de ces normes dans les secteurs où cela leur est difficile. Vingt-cinq des vingt-sept États membres de l’Union européenne éprouvent en effet des difficultés à respecter les plafonds applicables aux PM10, qui sont dépassés dans au moins une partie de leur territoire.
Les délais d’application des normes PM10 peuvent être reportés de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la directive (soit mi-2011), ou de cinq ans au maximum pour le dioxyde d'azote et le benzène (2010-2015), pourvu que la législation communautaire applicable, en matière par exemple de prévention de la pollution industrielle et de lutte contre cette pollution (IPPC) soit pleinement mise en œuvre et que toutes les mesures appropriées de lutte antipollution soient prises. La directive dresse une liste des mesures à envisager à cet égard.
Contexte
La nouvelle directive sur la qualité de l’air est l'une des mesures phares de la stratégie thématique en matière de pollution atmosphérique adoptée par la Commission en septembre 2005. Elle fixe, pour l’horizon 2020, des objectifs ambitieux, économiquement rationnels, en faveur de l’amélioration de la santé publique et de la qualité de l’environnement.
La directive sera publiée au Journal officiel de l'UE en mai 2008 parallèlement à une déclaration de la Commission concernant le stade d'élaboration et d'adoption d'autres mesures de lutte contre les émissions provenant de diverses sources.
Il existe déjà une législation communautaire en matière d'émissions d'échappement dues aux véhicules légers, mais en décembre 2007, la Commission a présenté une proposition législative visant à renforcer l'efficacité de la législation sur les émissions industrielles et une autre sur la limitation des émissions d'échappement provenant des moteurs de véhicules utilitaires lourds.
Au niveau international, l'Union européenne suit avec intérêt les progrès enregistrés par l'Organisation maritime internationale (OMI) dans la réduction de la teneur maximale en soufre des combustibles marins.
Posté le 18.04.2008 par ecoville
Palplanches-bois (ou tunage-bois)
crédit : Titico
A l’occasion de la semaine du développement durable et du colloque sur « les techniques végétales adaptées aux voies navigables et grands cours d’eau » qui s’est tenu au Laboratoire des Ponts et Chaussées de Nancy les 2 et 3 avril 2008, le service des voies navigables de France a profité de cette vitrine pour vanter les mérites du génie végétal dans la restauration de sites écologiques… Ou quand les berges lorraines accueillent la fibre de coco…
L’entretien des canaux et des rivières du Nord Est est réalisé depuis un certain temps déjà dans un souci de respect de l’environnement et de gestion durable des écosystèmes qui y sont associés. Depuis 1989, divers chantiers de végétalisation des bords de la Meurthe et du canal de la Marne au Rhin ont été réalisés avec succès, ce qui a valu à la Direction Nord Est de VNF d’être certifiée ISO 14001 jusqu’à son renouvellement l’année dernière.
Aujourd’hui, elle met en avant cette technique de revégétalisation en prenant l’exemple des berges du canal de Messein (Meurthe et Moselle, 54), à travers des démonstrations publiques in situ. Le principe repose sur le fait de ne plus faire de barrière entre l’eau et la terre. Cela sous entend donc de bannir l’utilisation des palplanches* et des blocs de béton, rigides et stériles.
A Messein, où le chantier est en cours, on a veillé à respecter plusieurs étapes pour mettre en place le protocole. Tout d’abord, les vestiges de ferrailles, de béton et d’arbre sont enlevés pour nettoyer le terrain. Ensuite, on redonne une pente au talus grâce à des pieux de châtaignier avant de « tapisser » la berge d’un tapis en fibres de coco biodégradables, préalablement ensemencées de graminées.
L’habillage « géotextile » mis en place, les agents peuvent alors commencer la plantation de plantes hélophytes (qui poussent les pieds dans l’eau), tels que des Carex, roseaux, salicaires des marais ou encore des sagittaires, espèces ayant un pouvoir racinaire profond. Trois mois plus tard, le violet, le jaune et le vert des fleurs viendront égayer les berges des canaux !
Quel est l’avantage de ce type de méthode ?
Les plantes semées sur le tapis de coco vont, grâce au développement de leurs racines, armer la terre des berges qui vont se consolider. Le tapis, qui disparaîtra dans le temps, va quant à lui protéger le talus d’un éventuel ravinement en cas de pluie jusqu’à l’enracinement des végétaux. L'avantage est aussi du côté écologique car elle va permettre de reconstituer un écosystème prêt à recevoir pucerons, coccinelles, lombrics, papillons, amphibiens et autres oiseaux qui ne trouvaient pas de quoi se nourrir dans les palplanches. Les poissons n'auront plus qu'à ouvrir la bouche pour attraper les insectes ainsi revenus... Mais aussi les hameçons des pêcheurs à l'affût !
Voilà une technique novatrice qui mérite d'être mise à l'honneur du fait de son originalité, de son efficacité, de son entretien (un fauchage par an) et de son coût inférieur aux anciennes méthodes. Elle respecte entièrement l'environnement et démontre encore une fois que des solutions existes pour prendre soin de l'environnement tout en tirant profit de sa fonctionnalité.
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Notes
Une palplanche, comme son nom l'indique, est composée de pal et de planches. Pour le système en bois, c'est un enchaînement de pieux conçu pour être plantés dans la terre, liés entre eux par des sortes de planches. Les palplanches permettent de constituer un mur de soutien pour les berges. Il existe un système en métal où l'on retrouve un enchaînement de gouttières s'enclenchant entre elles par des nervures latérales.
Posté le 18.04.2008 par ecoville
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Les Français connaissent assez bien leur exposition aux inondations là où ils résident. C’est avant tout la part de la population exposée et le nombre d’inondations subies au niveau de la commune de résidence qui forgent le sentiment d’exposition de la population. Les dispositifs de gestion et d’information sur les inondations demeurent cependant encore peu connus.
Ce constat est issu d'une enquête publiée par l'Institut français de l'environnement (IFEN).
Posté le 18.04.2008 par ecoville
Auteur non identifié
Selon les scientifiques, les données montrant que la terre se réchauffe sont «incontestables». La constatation de l’augmentation de la température moyenne de l’air et des eaux à l’échelle mondiale, de la fonte des glaces et de l’augmentation du niveau des mers et des océans nous aide à comprendre les problèmes à venir et à nous y préparer. Outre les changements observés, le climat a déjà des conséquences sur la santé. À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Margaret Chan, a souligné aujourd’hui que ces changements attaquent les fondements de la santé publique et nous offrent un aperçu des défis qu’il faudra relever à grande échelle.
Selon le Dr Chan, «le problème essentiel peut se résumer en quelques mots : le changement climatique met directement en péril la santé. La planète va se réchauffer progressivement mais les effets des phénomènes climatiques extrêmes – augmentation du nombre de tempêtes, d’inondations, de sécheresses et de canicules – seront brutaux et durement ressentis. Ces deux évolutions peuvent avoir des répercussions sur des éléments aussi fondamentaux pour la santé que l’air, l’eau, les denrées alimentaires, le logement ou l’absence de maladie», a-t-elle ajouté.
Les êtres humains sont déjà exposés aux effets de maladies sur lesquelles le climat a une influence et qui provoquent déjà des millions de décès. Ainsi, la malnutrition provoque plus de 3,5 millions de décès par an, les maladies diarrhéiques plus d’1,8 million et le paludisme près d’un million.
Les exemples qui suivent nous donnent un aperçu de ce que sera notre avenir:
- Canicule en Europe en 2003 : les estimations semblent indiquer que la canicule de l’été 2003 a provoqué le décès d’environ 70 000 personnes de plus que la normale.
- Fièvre de la Vallée du Rift en Afrique : les flambées importantes de cette maladie sont généralement associées aux pluies, dont la fréquence devrait augmenter sous l’effet du changement climatique.
- Ouragan Katrina en 2005 : cet ouragan a fait plus de 1800 morts et a entraîné le déplacement de milliers d’autres personnes. L’infrastructure sanitaire a aussi été sévèrement touchée ; en effet, plusieurs établissements ont été détruits dans la région.
- Paludisme sur les hauts plateaux de l’Est africain : ces trente dernières années, l’augmentation des températures a également créé des conditions plus propices à la présence de populations de moustiques dans la région, et donc à la transmission du paludisme.
- Épidémies de choléra au Bangladesh : ces épidémies sont étroitement liées aux inondations et à l’insalubrité de l’eau.
Cette évolution et ces événements risquent de devenir plus fréquents et de s’intensifier sous l’effet du changement climatique, même si ce changement n’en est pas le seul responsable. Ils grèveront encore davantage les ressources consacrées à la santé qui, dans certaines régions, sont déjà très limitées.
Selon le Dr Chan, «le changement climatique est bien un phénomène mondial mais ses conséquences ne seront pas partout les mêmes. En bref, le changement climatique risque d’aggraver des problèmes de santé déjà considérables, en grande partie concentrés dans le monde en développement et difficiles à combattre», a-t-elle ajouté.
Pour tenter de faire face à cette situation, l’OMS coordonne et soutient des travaux de recherche et des évaluations sur les mesures les plus efficaces pour protéger la santé face au changement climatique, notamment pour les populations vulnérables telles que les femmes et les enfants vivant dans les pays en développement, et conseille ses États Membres sur les modifications à apporter à leur système de santé pour protéger leur population.
L’OMS et ses partenaires – dont le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture et l’Organisation météorologique mondiale – conçoivent actuellement un plan de travail et un programme de recherche pour mieux estimer l’ampleur et la nature de la vulnérabilité en matière sanitaire et recenser des stratégies et des outils pour préserver la santé. L’OMS reconnaît la nécessité urgente qu’il y a à soutenir les pays pour qu’ils trouvent les moyens de surmonter les difficultés. L’amélioration des systèmes de surveillance et de prévision et le renforcement des services de santé élémentaires peuvent permettre de protéger la santé. Dans les années à venir, l’OMS collaborera étroitement avec ses États Membres pour trouver des moyens efficaces d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets sur la santé.
Comme l’a dit le Dr Chan, «par son action et son soutien aux États Membres, l’OMS est déterminée à faire tout son possible pour protéger la santé face au changement climatique.»