Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Rogers Stirk Harbour & partners : une métropole «polycentrique». Le projet s'articule autour de dix principes, parmi lesquels : restructurer la gouvernance de l'Ile-de-France; compléter le réseau de transport ; créer un «Paris métropole polycentrique» ; construire des communautés équilibrées ; rééquilibrer l'économie régionale... Roger Stirk Harbour Partners
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Le Grand Paris imaginé par Roland Castro, Ile de Vitry. Huit «entités cohérentes» (à droite, l'Écoplanète du port de Gennevilliers), s'étalant dans un périmètre de 40 kilomètres qui rassemble 8 millions d'habitants, formeront le Grand Paris. Pour appuyer son projet, le cabinet propose une «grande souscription nationale» afin de «transformer l'habitant en bâtisseur». Des «transports poétiques» (trois boucles de tram), des «transports rapides» (un métro aérien sur l'A86) et «fluviaux» (un port à Roissy) irrigueront ce Grand Paris. Atelier Castro Denissof Casi
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Groupe Descartes, Yves Lion : 20 villes durables. Le Groupe Descartes, Yves Lion veut changer d'échelle en créant «20 villes durables» d'environ 500 000 habitants afin de recréer un sentiment d'attachement au territoire. Le changement passe par une refonte des réseaux et des temps de transport qui doivent être réduits à moins d'une demi-heure par jour. © A. Grondeau /Groupe Descartes
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Atelier Christian de Portzamparc : un train aérien. Sa réflexion d'urbaniste s'organise autour de six «fenêtres de projet» constituant des «carottages» de la réalité métropolitaine (Massy-Saclay, Orly-Rungis, Grigny-Évry, Roissy-Le Bourget, Pantin-Bobigny et Paris Nord-Aubervilliers) d'une taille de 5 × 10 km. Par ailleurs, le cabinet propose un train aérien (photo du haut) au dessus des périphériques, léger et rapide et une nouvelle gare implantée à Aubervilliers pour desservir les métropoles nord-européennes. Atelier Christian de Portzamparc
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Studio O9 : Une ville poreuse. Les Italiens Bernardo Secchi et Paola Vigano ont dessiné la topologie d'une ville «poreuse» qui donne de «l'espace à l'eau» et qui multiplie «les échanges biologiques». Leur ville se transforme par stratification et doit adapter ses tissus au défi énergétique. Le projet se penche aussi sur les transports : «La maille de l'espace à vitesse moyenne des tramways et des RER peut modifier radicalement la façon de pratiquer et d'habiter le Grand Paris. Quant aux TGV, ils passeront par Paris intra-muros pour éviter la rupture de charge qui affaiblit l'efficacité de la grande vitesse.» Studio09 Bernardo Secchi Paola Viganò
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
AUC, Djamel Klouche : repenser un modèle concentrique. Derrière ces trois lettres, se cache l'équipe la plus jeune conduite par Djamel Klouche avec des paysagistes comme Pascal Cribier, des universitaires et des graphistes. Pour parler de la «métropole parisienne = métropole héritée», l'AUC utilise un vocabulaire souvent pompeux et confus. Difficile de comprendre vraiment ce que sont «collecteurs métropolitains, les songlines franciliennes ou les stimulations des substances urbaines» . L’AUC
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Lin Finn Geipel : un laboratoire de l'après-Kyoto. Le cabinet allemand estime que le Grand Paris doit devenir «le laboratoire avancé des questions clés de la Métropole de l'après-Kyoto». Pour ce faire, son projet comporte un développement urbain combinant de «denses agglomérations avec des espaces de moindre intensité, paysagers et flexibles». Le projet se veut très environnemental, avec des intensités vertes (notre photo) et des fleuves à capacité «autonettoyante» et «autorégénérative». Linn Finn Geipel-Giulia/Andi
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
Antoine Grumbach : une vallée de la Seine, de Paris au Havre. Le cabinet a imaginé une vallée de la Seine qui s'étend de Paris intra-muros jusqu'au Havre (notre photo) : «Paris, si elle veut rester dans le peloton restreint des villes de rang mondial au XXI e siècle, doit se projeter dans la très grande échelle de la mondialisation, dont le transport maritime est l'épine dorsale. Toutes les métropoles internationales sont portuaires. Il faut réconcilier l'intensité urbaine et la proximité de la nature.» Antoine Grumbach
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
MVRDV avec ACS + AAF : Compacter Paris. L'équipe hollandaise de Winy Maas préconise un recentrage de la capitale mais laisse le jeu ouvert. Son programme «City Calculator» présente, sous la forme d'une démo , plusieurs schémas d'optimisation de l'urbanisme. Le Grand Paris «peut devenir une des villes les plus qualitatives, vertes et compactes au monde», si elle veut s'en donner les moyens. Pour se faire, les Hollandais en appellent à l'adoption du «Big Intensification Act». Un concept qui reste à définir… MVRDV Grand Paris
Publié le 30/04/2009 à 12:00 par ecoville
AFP/MORI Crédits photo : AFP
Les plus grands travaux d'infrastructure en Ile-de-France depuis la création du RER dans les années 1960 devraient durer dix ans, à compter de 2012.
Donner un port à Paris et transformer la capitale en ville «polycentrique». Les annonces de Nicolas Sarkozy peuvent se résumer en ces deux idées-forces et lancent les plus grands travaux d'infrastructure jamais engagés en Ile-de-France.
Première révolution : Paris aura son port à l'instar des grandes capitales mondiales. «Le Havre, c'est le port du Grand Paris, et la Seine est l'axe nourricier autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner», a expliqué mercredi le président de la République. La réalisation du canal Seine-Nord associée à un nouveau TGV vers Le Havre devrait rapprocher Paris de son port et renforcer les échanges de la France avec l'Europe du Nord. Pour Nicolas Sarkozy, il s'agit d'éviter que le développement économique de Londres à Milan «ne prenne la France en écharpe par l'est».
La seconde révolution, le projet Blanc de 140 kilomètres de métro automatique autour de Paris, a également été officialisée. Cette ligne finalement «aérienne» connectera entre eux les aéroports de Roissy et d'Orly et permettra aux Franciliens de traverser l'Ile-de-France sans transiter par le centre de Paris.
Les projets associés à ce réseau en huit ont à chaque fois un double effet : connecter davantage d'habitants à de nouvelles lignes et décharger celles déjà existantes et souvent saturées.
Le prolongement du RER E jusqu'à la Défense puis Mantes-la-Jolie va soulager le RER A. Les habitants de l'Est parisien iront jusqu'à la Défense sans prendre le RER A, tandis que les habitants de l'Ouest et du Nord-Ouest pourront arriver directement au cœur de Paris. Une manière également de désengorger la gare Saint-Lazare devenue emblématique de la saturation du réseau francilien.
Partenariat public-privé
La même philosophie anime le projet de ligne TGV entre Orly et Roissy. Celle-ci va connecter directement le réseau TGV nord vers Lille, est vers Strasbourg et sud vers Lyon, au réseau ouest à destination de Nantes et de Bordeaux. Aujourd'hui, les TGV empruntent des voies communes aux trains de fret et au RER. Embouteillage et retard garantis. La fin de cette coexistence va permettre de décongestionner le RER C, dont la fréquence passera à terme de 2 à 12 trains par heure.
Le président de la République a repris à son compte les projets chers à la SNCF de tangentielles nord et ouest, deux lignes de train interbanlieues. Il a également confirmé la création d'une liaison rapide entre l'aéroport de Roissy et le cœur de Paris (CDG Express). Une annonce a dû aussi faire tendre l'oreille aux cheminots de la SNCF et aux agents RATP : «Il faut que les transports en commun fonctionnent la nuit.» Pour l'heure, ni la SNCF ni la RATP n'ont souhaité s'exprimer sur ce sujet. Aucun engagement en revanche n'a été pris pour une liaison directe entre Montparnasse et Saint-Lazare mais une «réflexion» va être lancée.
L'ensemble de ces travaux devrait coûter 35 milliards d'euros. Nicolas Sarkozy a indiqué que nombre de ces projets étaient rentables et feraient l'objet d'un partenariat entre le public et le privé. Selon lui, il va falloir dix ans pour réaliser ces travaux qui commenceront en 2012. Une loi fixant les modalités de la maîtrise d'ouvrage et les moyens de financement sera votée à l'automne. Un nouvel établissement public devrait même être créé. Si les engagements présidentiels sont tenus, jamais de tels projets d'infrastructure ne seront sortis de terre aussi rapidement.