Publié le 07/07/2009 à 00:56 par ecoville
(MAXPPP)
lundi 06 juillet 2009 | Publié 17:20 | Actualisé 19:14
Points
Le permis à points est entré en vigueur le 1er juillet 1992. Les conducteurs confirmés disposent de 12 points, les débutants de 6. Les petits excès de vitesse (moins de 20 km/h au-dessus de la vitesse limite) valent retrait d'un point, regagné au bout d'un an en l'absence de nouvel écart de conduite. Les gros excès de vitesse (plus de 40 km/h au dessus de la vitesse limite) peuvent entraîner le retrait immédiat du permis, pour une durée maximum de 6 mois.
Radars
En 2008, la France comptait 2.310 radars (1.473 fixes et 837 mobiles). En 2012, 4.500 radars seront déployés France (2.550 fixes, 950 mobiles et 1.000 pour franchissements de feux rouges).
Abbatement
Le nouvel arrêté limitant la tolérance sur les appareils de contrôle de vitesse s'applique uniquement à la construction des radars mais ne remet pas en cause l'abattement de 5% accordé aux automobilistes lors des mesures de vitesse, a-t-on assuré lundi en fin d'après-midi de sources ministérielles concordantes. Cet arrêté limite les "erreurs maximales tolérées" pour la construction des radars et a pour but "de prendre en compte les évolutions technologiques des appareils de contrôle de vitesse en intégrant les nouveaux types de radars automatiques et les jumelles lasers", a-t-on indiqué au ministère de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi. La modification de l'abattement actuellement accordé aux automobilistes ne pourrait être réalisée en l'absence d'un arrêté du ministère de la Justice, ajoutait-on au ministère de l'Intérieur.
La marge de tolérance des radars neufs sera plus stricte à partir du 1er janvier 2010 ainsi que pour les radars en service lors de leur première vérification après cette date, une mesure qui inquiète associations d'automobilistes et celles de défense de sécurité routière.
Un arrêté du 4 juin 2009 relatif aux "cinémomètres de contrôle routier", paru au Journal officiel le 23 juin, institue en effet une nouvelle marge de tolérance des radars. Le texte de cet arrêté dispose que "les erreurs maximales tolérées applicables aux radars fixes neufs ou réparés sont de plus ou moins 3 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h ou de plus ou moins 3 % de la vitesse pour les vitesses égales ou supérieures à 100 km/h" (plus ou moins 5 km/h ou plus ou moins 5 % de la vitesse actuellement). Quant aux radars mobiles, l'arrêté prévoit une marge "de plus ou moins 7 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h et de plus ou moins 7 % pour les vitesses égales ou supérieures à 100 km/h" (plus ou moins 10 km/h ou plus ou moins 10 % de la vitesse actuellement).
Augmenter le nombre de retraits de points
Cette marge de tolérance plus stricte - même si elle ne porte que sur 2 km/h pour les radars fixes - devrait automatiquement augmenter le nombre des retraits de points sur le permis de conduire et, partant, celui des permis de conduire. Selon le ministère de l'Intérieur, 9.501.484 points ont été retirés en 2008, soit une baisse de 0,5 % par rapport à 2007. En 2008, 98.057 conducteurs se sont retrouvés sans aucun point sur leur permis (11 % de plus qu'en 2007).
Souci de transparence
L'association 40 Millions d'automobilistes a "mis en garde" les automobilistes sur ces nouvelles marges de tolérance et réclamé une uniformisation des procédures dans un souci de transparence. "Cette mesure, assure l'association, risque de créer une confusion tant dans l’esprit des conducteurs que des forces de l’ordre et demande donc à l’administration l’uniformisation des procédures de contrôle, pour éviter que les premiers ne se sentent encore plus piégés".
Meilleure fiabilité
La Ligue contre la violence routière a relevé que les radars allemands et suisses prennent déjà en compte cette tolérance de 3 % et a regretté "le manque de communication et de pédagogie" du gouvernement sur cette mesure qui risque de renforcer ceux qui dénoncent le "racket" des radars. L’Association Prévention Routière souligne que "cette évolution réglementaire est liée à une meilleure fiabilité des appareils" et "recommande aux automobilistes de bien respecter les vitesses limites, ce qui reste le meilleur moyen d’assurer leur sécurité". Ces deux associations demandent d'ailleurs depuis plusieurs années aux pouvoirs publics que tous les véhicules neufs soient systématiquement équipés d'un dispositif limitant automatiquement la vitesse, selon les endroits.
D.H. avec AFP
Publié le 29/06/2009 à 12:34 par ecoville
En moins d’un mois, l’Oise a été sévèrement touchée par de fortes intempéries. Hier matin, de violents orages ont noyé l’ouest du département, nécessitant une mobilisation des pompiers et noyant de nombreuses habitations. Au total, les secours ont effectué 196 sorties entre 6 heures et 14 heures.
Une partie du Beauvaisis s’est ainsi réveillée les pieds dans l’eau.
Dans le secteur de Formerie, les fortes précipitations ont provoqué une soixantaine d’inondations et quelques dégâts. De 6 heures à 11 heures du matin, les sapeurs-pompiers sont intervenus à cinquante-deux reprises, rien que dans cette ville de la « petite Sibérie ». En moyenne, le niveau d’eau est monté jusqu’à 40 l par mètre carré. L’essentiel des interventions concerne des inondations de caves, sauf dans une maison située en contrebas, rue des Prunettes. Là, le niveau d’eau est monté au-delà d’un mètre dans l’habitation et les dégâts sont considérables.
La maternelle évacuée
Même l’école maternelle de la commune a payé son tribut aux orages. La montée des eaux a contraint une classe à déménager d’urgence vers le réfectoire. « Ça fait trente ans que j’habite ici et je n’avais jamais vu ça, confie une riveraine de la rue des Prunettes. Dès le début de l’orage, j’ai essayé de calfeutrer le dessous des portes avec de vieux draps mais, en à peine une demi-heure, il y avait 10 cm d’eau dans toute ma maison. J’ai passé ma journée avec mon balai, ma pelle et mon seau pour tout nettoyer. »
Plus au sud, les secteurs de Méru et de Précy-sur-Oise ont également trinqué. Trente-quatre interventions de pompiers ont été recensées à Méru et trente-cinq à Précy-sur-Oise. La plupart des interventions concernent des inondations de caves.
A Nogent-sur-Oise aussi, c’était le déluge. La circulation a été arrêtée net par les pluies diluviennes tombées vers 11 heures du matin sur le Bassin creillois. Les piétons pataugeaient jusqu’à mi-mollet. Une Renault Scénic a dû être poussée par un camion, car son moteur était noyé. C’est sur la commune de Précy-sur-Oise que les dégâts ont été les plus importants. « Une trentaine de caves ont été inondées », précise le centre de secours de Précy.
Tous les articles de la rubrique
Le Parisien
Publié le 29/06/2009 à 12:29 par ecoville
Le vélib' à la mode cristolienne sera à l’ordre du jour, ce soir, du conseil municipal de la ville-préfecture. La municipalité veut implanter dans un premier temps neuf stations en libre-service sur son territoire.
Chaque station disposera, en moyenne, de 25 points d’attache, soit un total de 115 vélos à disposition des usagers.
Une autre station (avec 15 vélos supplémentaires) est d’ores et déjà envisagée dans le quartier de la Pointe-du-Lac, où nombre de constructions de logements sont actuellement en cours. C’est l’entreprise JCDecaux * , déjà en charge du mobilier urbain à Créteil, qui a décroché le marché.
« Un dispositif autarcique »
Ce mini-système de Vélib’ local n’est pourtant pas du goût des élues vertes. Pour quelle raison ? Sa limitation au seul territoire de Créteil. « Tournant le dos aux besoins de mobilité des habitants de Créteil, et de tous ceux qui fréquentent les équipements publics, la ville de Créteil choisit de s’isoler dans un dispositif autarcique. Ce faisant, elle prend la responsabilité d’amputer le futur dispositif de vélos en libre-service à l’échelle départementale, seule échelle qui aurait vraiment du sens du point de vue des déplacements à vélo », ajoutent, conjointement, Catherine de Luca et Catherine Calmet.
Des vélos en libre-service à l’échelle du département, ce système est effectivement dans les starting-blocks. En janvier, le conseil général a confié à la société Inddigo une étude d’opportunité sur ce sujet. Toutefois, si le marché prévoit d’identifier la localisation et la pertinence des stations, il doit également envisager l’interface avec les autres systèmes, comme le Vélib’ parisien qui s’installe dans onze communes du département limitrophes de Paris, mais aussi celui qui devrait voir le jour à Créteil.
« La liaison entre les différents systèmes me paraît indispensable. J’habite Créteil, mais je travaille à Charenton. La ligne 8 du métro me permet déjà de prendre les transports en commun, mais si je peux éviter la cohue en faisant un peu de sport, pourquoi pas ? » développe Estelle, 31 ans et habitante du quartier de l’Echat. « Il y a beaucoup de choses à faire à vélo, ne serait-ce qu’à Créteil. La priorité serait d’avoir de bonnes pistes cyclables », conclut Noa, étudiant du Mont-Mesly.
* L’entreprise JCDecaux a la charge de l’exploitation du réseau Vélib’ à Paris.
Publié le 29/06/2009 à 12:20 par ecoville
Photo : F.B/METRO
Venir lézarder, oui, mais en bus c’est mieux. Fumer sur sa serviette, d’accord, mais en prenant soin de jeter ses mégots ailleurs que dans le sable... Hier, les ambassadrices de la campagne Inf’eau mer sont venues distiller les règles du savoir-vivre écologique sur la plage de la Bocca. L’initiative est menée tout l’été sur le littoral par la Région, les communes et des associations. “Elle permet de donner les principales consignes à respecter, mais aussi d’engager une conversation plus générale autour du développement durable”, relève Sandra Miomandre, du conseil scientifique des Îles de Lérins.
Pour encourager les vacanciers à être vigilants, les équipes d’Inf’eau mer ne viennent pas à leur rencontre les mains vides. “Nous proposons des sacs en coton issus du commerce équitable afin d’éviter l’usage des sacs en plastique”, explique Maria-Héléna Murciano, chargée de mission environnement au service municipal de l’écologie urbaine. Nous distribuons aussi des cendriers de poche.”
Pas dans le sable, les mégots
Les mégots, que trop de fumeurs “enterrent dans le sable”, peste Sandrine Matic, de l’association Méditerranée 2000, sont l’une des bêtes noires de la campagne Inf’eau mer. “Moi, je les mets au pied du parasol et je les récupère en partant, jure Valère, ce Mouginois de 37 ans. Si nous avons pique-niqué, nous ramenons les déchets à la maison pour faire le tri.”
Irréprochable, le comportement de cet habitué n’est pourtant pas encore répandu sur les plages. Car même si les cribleuses (machines de nettoyage) passent chaque matin aux aurores sur le sable, il y a toujours quelques détritus qui se retrouvent abandonnés. “Il y avait une poubelle à trois mètres, j’ai vu un groupe de jeunes laisser leurs ordures au beau milieu de la plage”, tempête cet autre vacancier. Si les choses ont bien changé ces dernières années, comme le constate les ambassadrices, certaines habitudes continuent d’avoir la vie dure...
A tous d’y remédier !
Calendrier de la campagne sur www.infeaumer.org
PUBLICITÉ
Fabien Binacchi
Fabien Binacchi
Metrofrance.com, à Cannes
Publié le 29/06/2009 à 12:19 par ecoville
Un panneau annonce la limitation de vitesse sur le boulevard périphérique, le 10 août 2008 à Paris, à cause du pic de pollution
Photo : Pascal Guyot/AFP
La préfecture de police a appelé samedi les automobilistes à réduire leur vitesse dimanche et lundi en Ile-de-France, en raison de risques de pollution par l'ozone.
Seuil de pollution
Citant les données transmises par l'Association Airparif, la préfecture souligne que le seuil de pollution atmosphérique dû à l'ozone entraînant la mise en place de la procédure d'information du public est susceptible d'être atteint dimanche, et probablement lundi, en Ile-de-France.
"A titre préventif, le Préfet de police recommande aux automobilistes d'adopter une conduite souple et de réduire leur vitesse", ajoute la Préfecture dans un communiqué.
Le texte recommande par ailleurs aux enfants et aux personnes sensibles de privilégier "les activités calmes".
PUBLICITÉ
La pollution par l'ozone résulte de l'action du soleil sur certains polluants automobiles et industriels. Elle croît avec l'intensité du soleil et lorsque les vents sont faibles.
© 2009 AFP
Publié le 18/06/2009 à 10:48 par ecoville
La gare RER de Saint-Germain-en-Laye s’apprête à connaître un sérieux lifting. Alors que les travaux préparatoires sont en cours depuis début juin, le chantier doit commencer dans les semaines à venir. Il est prévu d’améliorer l’accueil des usagers et de revoir la configuration de la place du Château. Cette opération, d’un coût de 5,5 millions d’euros, devrait s’achever en 2011.
Faire cohabiter piétons, vélos, bus et voitures
La ville de Saint-Germain-en-Laye a été l’une des premières localités d’Ile-de-France à bénéficier du RER. Mais, aujourd’hui, la station qui accueille chaque jour 18 000 passagers doit être réaménagée en raison de l’incessante augmentation du nombre de voyageurs qui utilisent les transports en commun pour rejoindre Paris ou le quartier d’affaires de La Défense. « Aux heures de pointe la cohabitation entre les piétons, les deux-roues, les bus et les automobilistes n’est pas des plus facile, autour de la gare », explique Emmanuel Lamy (UMP), le maire de la ville. Parmi les usagers de la gare, 51 % viennent à pied, 32 % en bus, 14 % en voiture et environ 1 % à vélo. Il est fréquent de voir des voitures s’arrêter en double file ou même dans les couloirs réservés aux transports urbains. Quant aux cyclistes, ils éprouvent les pires difficultés pour poser leur bicyclette. Les vélos sont agglutinés les uns contre les autres place du Château. « Dans le souci de favoriser la circulation des bus et d’organiser le stationnement des deux-roues, des nouvelles zones de dépose vont être créées et un parking à vélos de 250 places gratuites sera aménagé en sous-sol », informe le maire.
L’accueil des usagers sera également amélioré dans le hall de la gare. La RATP doit entre autres rénover l’espace d’information et les quais, mais aussi revoir la signalétique afin de mieux les orienter vers les autres moyens de transport. Le coût du chantier est pris en charge par la ville, le Syndicat des transports d’Ile-de-France, le conseil régional et la RATP.
Que les voyageurs se rassurent, les travaux ne perturberont pas le fonctionnement de la gare ni la circulation des trains.
Publié le 18/06/2009 à 10:45 par ecoville
Dix-huit mètres de long, 28 t au maximum et une capacité de 160 passagers. Ce bus articulé Solaris est spacieux, lumineux, confortable et presque silencieux. Mais surtout il essaie de concilier le besoin de se déplacer avec la nécessité de protéger la Terre. Après s’être équipé d’autobus au gaz naturel à Meaux il y a plus de dix ans, le groupe Espace (Marne-et-Morin, Darche-Gros) a décidé de renouveler sa flotte avec des bus hybrides à moins de 500 000 € pièce.
Une première en Ile-de-France. Strasbourg en utilise depuis janvier dernier. Marne-et-Morin en fera circuler d’ici à la fin de l’année. Et Coulommiers devrait suivre début 2010.
Electricité et gazole
Le principe de cette nouvelle technologie consiste à combiner deux énergies : électricité et gazole. « Les moteurs Diesel émettent désormais moins de particules que ceux au gaz, détaille Christian Weintz, le gérant de Solaris, constructeur des autobus. Grâce à l’hybridation, la consommation de carburant diminue de 20 %. C’est énorme, on ne peut pas faire mieux actuellement. » Solaris garantit des réductions de 50 % de CO2 et de dioxyde d’azote ainsi que de 97 % de microparticules.
Autre grand intérêt de ce nouveau type de transport : il n’a besoin d’aucune source externe d’alimentation électrique. « Il fonctionne comme une grosse dynamo de vélo. Le moteur Diesel assure la production de courant. A la décélération, il freine et génère de l’énergie stockée dans les batteries pour la prochaine accélération », explique le gérant de Solaris.
D’ici cinq ans, c’est toute la flotte qui devrait être hybride. « C’est 20 % plus cher mais comme il consomme moins, ça s’équilibre », rassure le vendeur.
Publié le 18/06/2009 à 10:42 par ecoville
Deux mois après leur mise en service, les Vélib’ de Vanves ont été inaugurés hier matin au parc des sports André-Roche, par Bernard Gauducheau, maire (NC) de Vanves, en présence d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris. « C’est un véritable succès, souligne Bernard Gauducheau. Nous avons enregistré près de 4 600 utilisations en mai et juin promet d’être encore meilleur.
» La ville dispose de 7 stations, soit 160 vélos en libre service.
Publié le 18/06/2009 à 10:39 par ecoville
Il devrait ouvrir à la fin du mois, certainement le 27, quelques jours après l’exercice de secours qui doit se tenir ce soir à la demande de la préfecture. La première partie du tunnel de l’A 86, 4,5 km de trajet souterrain entre Rueil-Malmaison et Vaucresson réalisé par la société Cofiroute, accueillera alors ses premières voitures moyennant un péage de 1,50 € à 4,50 € le passage.
« Le Parisien » a pu parcourir en avant-première ce tube, baptisé Duplex, car il se sépare en deux étages : le bas pour le sens Rueil-Vaucresson, le haut pour le sens Vaucresson-Rueil. Impressions.
15 heures à Rueil-Malmaison : l’entrée en matière. Premier contact avec Duplex : sa barrière du péage. A quelques mètres de prises d’air ressemblant à des panneaux solaires installés sur un talus, les guérites et les barres attendent l’automobiliste. Ici, ni poids lourd ni moto. Question de gabarit et de sécurité. Mais avant de s’élancer, il faudra s’acquitter de la dîme. Les tarifs dépendront de l’heure et de la fréquence de passage. A l’unité, la traversée coûtera environ 4,50 € aux heures de pointe, 3 € le reste de la journée et 1,50 € la nuit. Avec abonnement, le coût aux heures de pointe devrait revenir à un peu moins de 3 €. Mais attention, la note peut s’alourdir si vous franchissez la barre des 70 km/h autorisés. Un panneau à l’entrée annonce la présence de radars automatiques. Où se trouvent-ils sur les 4,5 km à parcourir ? On n’en saura pas plus.
15 h 2 : un démarrage en pente douce. Nous pénétrons dans la gueule du monstre : d’énormes ventilateurs et une pente légère qui emmène dans les profondeurs. Le plafond est très bas : 2,55 m de hauteur. La lumière du jour disparaît rapidement dans le rétroviseur. Les deux voies et la bande d’arrêt d’urgence descendent et tournent légèrement dans un parfait ensemble. Quelques secondes plus tard, nous roulons au niveau inférieur. Impossible de croiser une voiture. Ceux qui se dirigent vers Nanterre circuleront au-dessus, sur la partie haute du tunnel coupé en deux.
15 h 6 : pointe à 70 km/h. Notre voiture prend peu à peu de la vitesse. Une pointe à 70 km/h : l’impression d’accélération est amplifiée et incite à lever le pied. Les deux files enchaînent les courbes. « On en a créé certaines pour rompre la monotonie », précise notre accompagnateur de Cofiroute. Car ici, tout est pensé pour éviter l’impression d’enfermement. La faible hauteur est compensée par des voies larges et bien éclairées. L’appréhension du début s’estompe. « Le principal facteur de stress, ce sont les camions et, là, il n’y en a pas », assure notre guide.
Selon Cofiroute, seuls 3 % des automobilistes testés auraient ressenti une certaine appréhension dans le tunnel.
15 h 7 : 87 m sous la terre. 2,25 km : sur la paroi, le mot « Milieu » s’étale en lettres stylisées. On est à mi-parcours et on ne ressent toujours pas la sensation d’étouffement tant redoutée. Un coup d’oeil au téléphone portable ramène soudain sur ou plutôt sous terre : ici on ne capte rien. A cet endroit précis, nous sommes sous la place du Marché de La Celle-Saint-Cloud, le point le plus profond du tunnel, soit à 87 m sous terre.
15 h 8 : tous au refuge. Quelques centaines de mètres plus loin, des idéogrammes vert et rouge accrochent le regard : une issue. En cas de problème, l’automobiliste pourra pénétrer dans un sas sécurisé reliant les deux niveaux.
Les 4,5 km comptent 150 caméras, des dispositifs lumineux et des dizaines de capteurs qui détectent le plus petit mouvement ou arrêt suspect. Toutes ces informations sont transmises à un PC. Dans cette salle, un gigantesque plan informatisé permet de suivre le trafic en temps réel. Des véhicules de secours sont prêts à intervenir à tout moment à chaque bout du tunnel. On préfère malgré tout ne pas avoir à tester.
15 h 15 : le retour à l’air libre. « Fin provisoire d’autoroute » prévient une inscription noire sur fond jaune : car la partie de l’ouvrage n’est qu’une première phase. Un deuxième tunnel de 5,5 km est en cours d’aménagement pour relier l’A 13 à Jouy-en-Josas, près de Versailles, dans les Yvelines, dans un délai d’environ deux ans. Une dernière accélération et deux panneaux verts surplombent le bitume. A gauche direction Versailles, à droite sortie Vaucresson. On est tout de même satisfait de retrouver l’air libre après un petit quart d’heure sous terre. En temps normal, si l’on roule entre 50 km/h et 70 km/h, on traversera le tunnel en moins de cinq minutes. Un trajet qui en surface peut parfois se compter en heures.
Publié le 18/06/2009 à 10:33 par ecoville
La station de métro Concorde est fermée tout ce week-end. En cause : une première mondiale entre Château-de-Vincennes et La Défense. C’est ainsi que la RATP présente la transformation en une ligne entièrement automatique de la ligne 1 du métro, la plus ancienne (1900), la plus centrale et la plus fréquentée (725 000 voyageurs par jour).
« Nous avons déjà réalisé trois ans de travaux qui ne se voyaient pas, désormais ils vont se voir », prévient Yves Ramette, le directeur général adjoint de la RATP. Chaque station sera tour à tour fermée entre le vendredi soir et le lundi matin. La régie a aussi dévoilé dans la nuit de vendredi à samedi l’une des toutes premières rames MP 05 qui équiperont la ligne rénovée. Les 16 premières sans cabine de pilotage (sur 49) entreront en service début 2011 et auront remplacé la totalité des rames actuelles avec conducteur en mars 2012. Fabriquées par Alstom à Valenciennes (Nord), elles reprennent la carcasse des rames d’un seul tenant de la ligne 14 (Saint-Lazare - Olympiades).
Elles bénéficieront en revanche des dernières avancées technologiques et affichent un design nouveau, conçu par Yo Kaminagai, avec des sièges rayés aux couleurs acidulées (vert tendre, rose fuchsia, violet…), un plancher aux tons rouille, des écrans de télévision, des caméras de surveillance et un éclairage soutenu.
Quant aux rames actuelles, elles seront transférées sur la ligne 4 (Porte-d’Orléans - Porte-de-Clignancourt).
Pour Gérald Churchill, le chef d’orchestre du chantier, « le véritable challenge est de transformer une ligne déjà en exploitation sans interrompre le trafic », ce qui n’était pas le cas de la ligne 14 créée de toutes pièces en 1998.
Une à une, les 25 stations voient donc leur sol rehaussé d’environ 5 cm, et des façades transparentes de 1,70 m de haut équipées de portes palières enfermeront bientôt la voie. Des travaux qui ne peuvent être réalisés que la nuit.
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, promet à l’issue de ce chantier de 150 millions d’euros (plus 479 millions pour le matériel roulant), entièrement financé par la Régie, une ligne 1 « plus sûre, plus régulière et plus flexible ». Le directeur du métro, Serge Lagrange, se défend d’avoir voulu réaliser « une ligne antigrève » mais, de fait, la disparition des 250 conducteurs, acceptée par les syndicats, élimine les questions de planning et permet d’injecter dans l’instant de nouveaux trains en cas de surcroît de voyageurs. A terme, une rame passera toutes les 85 secondes à l’heure de pointe.