Posté le 05.08.2008 par ecoville
Le premier coup de chaud de l'été
Le département a connu hier l'une des journées les plus chaudes de l'été. Météo France a relevé un maximum de 35,1°C à Perpignan. Une chaleur, certes étouffante mais qui n'est pas caniculaire. Le risque incendie devient par contre inquiétant.
On étouffe mais ce n'est pas la canicule !" Sous son bob trempé par la sueur, Patrick souffre pourtant de la chaleur en ce milieu d'après-midi. Balai en mains, il est chargé de l'entretien extérieur d'une cité du Haut-Vernet. "37 degrés, vous dites qu'il fait aujourd'hui ( NDLR : hier ) ? Ça ne m'étonne pas. Quand je suis arrivé tôt ce matin, il faisait déjà 26 degrés. Je savais que ce serait la journée la plus chaude depuis le début de l'été. Mais bon, j'ai déjà connu plus terrible. Là, j'ai bientôt fini ma journée et je peux vous dire que j'ai quand même bien sué. J'ai l'impression d'avoir pris un coup de soleil dans le dos tellement que ça brûle". Patrick n'est pas du genre à se plaindre. Ni à aménager ses horaires en fonction des heures les plus sensibles. Un choix qui n'est toutefois pas partagé par tous les forçats de l'été. À commencer par les salariés agricoles ou du bâtiment.
Les salariés s'adaptent
Qu'ils soient dans les champs de fruitiers, dans les vignes ou sur un chantier, le rythme de la journée de travail s'adapte à la course du soleil. Un raisonnement de bon sens que chaque exploitation ou chaque entreprise applique les semaines de grosse chaleur. Dans certaines entreprises, la convention collective peut d'ailleurs prendre en considération cet aspect. Mais depuis le début de l'été, aucune mesure drastique n'a été signalée. Il faut dire qu'à part hier, le thermomètre n'avait pas atteint des sommets. Et malgré des valeurs oscillant autour des 35 °C depuis plusieurs jours, la préfecture, vigilante à cette soudaine augmentation du mercure, n'a du reste émis aucun message quant à la mise en oeuvre d'une veille sanitaire particulière. "La préfecture reste vigilante. Les services sont en relation constante avec Météo France et nous avons notamment surveillé les températures enregistrées aujourd'hui ( ndlr : hier) . Mais les fortes chaleurs n'ont pas duré et les températures doivent baisser dans les prochains jours. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter", indiquait hier le service communication de la préfecture.
Les enfants aussi
Mais l'étuve de ce début du mois d'août n'est pas pour déplaire à tout le monde. Dans les quartiers de la ville, à Saint-Jacques notamment, les enfants ont rapidement compris les bienfaits de l'eau. On relèvera par exemple l'utilisation à des fins rafraîchissantes des bouches à incendie ou le passage obligé aux abords des fontaines. Et pour être complet, rappelons aussi qu'il faut éviter de sortir durant les heures les plus chaudes et penser à boire régulièrement. Quoi de plus normal pendant l'été !
M. Mehr
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Posté le 05.08.2008 par ecoville
Deux rues dévastées, 200 maisons inhabitables, trois personnes retrouvées mortes dans les décombres. Un phénomène météo d'une ampleur rare.
Posté le 05.08.2008 par ecoville
EPA / SIPA ¦ bouteille, rafraichissement, soleil, température
La vigilance orange dans le département des Bouches-du-Rhône a été levée lundi après-midi. L'alerte canicule débutée dimanche n'est plus d'actualité puisque les températures minimales étaient proches des 20 degrés et les maximales de l'ordre de 30 à 32 degrés. Pour les trois prochains jours, les températures vont amorcer une baisse progressive, a annoncé Météo France.
Des pics de pollution à l'ozone ont été tout de même été enregistrés lundi dans les Bouches-du-Rhône où la concentration d'ozone a dépassé le seuil d'information de la population fixé à 180 microgrammes par mètre cube d'air. Des associations de surveillance de la qualité de l'air ont relevé à 14h des pics à Berre-l'Etang (201 mg/m3) et Rognac-les-Brets (186 mg/m3).
En raison de la pollution à l'ozone, il est recommandé à la population d'éviter les activités sportives intenses, de limiter l'usage de la voiture et de réduire la vitesse de 30 km/heure, et aux industriels de réduire leurs émissions de polluants.
EPA / SIPA ¦ bouteille, rafraichissement, soleil, température
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 04/08/2008 - 17h09
dernière mise à jour : 04/08/2008 - 17h09
Posté le 04.08.2008 par ecoville
¦ Les pompiers extraient le corps d'un adjoint au maire d'Hautmont, l'une des quatre victimes de la mini-tornade, qui a dévasté tout un quartier de la ville hier soir.
Quatre personnes sont mortes et neuf autres ont été blessées dans l'effondrement de leurs maisons, à la suite d'une mini-tornade qui a causé d'importants dégâts dans la nuit de dimanche à lundi à Hautmont (Nord) et dans les environs, selon un bilan provisoire de la préfecture du Nord.
Quatre communes concernées, Haumont est la plus touchée
Quatre communes sont concernées dans le département du Nord: Maubeuge, Neuf-Mesnil, Haumont, Boussières- sur-Sambre. Mais la plus violemment touchée est Haumont. «Une quarantaine de maisons se sont effondrées», confirme à 20minutes.fr la cellule de crise de la préfecture du Nord. Et de poursuivre: «Des agents et des fourgons dégagent les voieries et se chargent de régler les coupures EDF. L'hôtellerie du parc pourra accueillir 60 à 80 personnes.»
Près de 200 sapeurs-pompiers sont mobilisés pour effectuer des opérations de recherches, de déblaiement et de prise en charge d'habitants dont les maisons ont été endommagées.
L'adjoint au maire et son épouse décédés
Le corps d'une habitante de Hautmont, dans le Nord, a été découvert lundi matin vers 8h dans les décombres de sa maison. Moins d'une heure auparavant, le corps de son mari, un adjoint au maire de Haumont avait été découvert par les sapeurs-pompiers, quelques heures après la découverte du corps d'une femme, tuée sur le coup dans l'effondrement de sa maison.
¦ Les pompiers extraient le corps d'un adjoint au maire d'Hautmont, l'une des quatre victimes de la mini-tornade, qui a dévasté tout un quartier de la ville hier soir.
V.Z avec agence
20Minutes.fr, éditions du 04/08/2008 - 08h15
dernière mise à jour : 04/08/2008 - 12h15
Posté le 04.08.2008 par ecoville
« La chaleur n'est pas exceptionnelle pour un mois d'août. » À la station météo France de Fréjorgues, hier, à Montpellier, Thierry Portal se voulait rassurant face aux pics de température enregistrés dans la journée. Avec 35°C à Alès dans le Gard et Prades-le-Lez dans l'Hérault, 36°C à Uzès, 34°C à Narbonne et dans le Minervois, le thermomètre est resté très élevé dans la région. Le Gard est même passé en vigilance jaune, premier seuil d'alerte pour Météo France, moins à cause d'une situation inquiétante qu'« en raison de la proximité avec les Bouches-du-Rhône limitrophes et placées en vigilance orange », précise toutefois Thierry Portal.
L'alerte (1) est maintenue aujourd'hui même si on est « loin des records » enregistrés les années précédentes. Parce qu' «
avec des températures minimales avoisinant, au lever du jour, les 20 à 22 °C et des tem pératures maximales en cours d'après-midi de 32 à 34°C voire légèrement supérieures, la chaleur attendue pour les prochains jours pourra être parfois pénible à supporter », précise Météo France. La préfecture des Bouches-du-Rhône rappelle les consignes à respecter en période de forte chaleur : fermer les volets, baisser les lumières électriques, éviter de sortir aux heures les plus chaudes, passer deux ou trois heures par jour dans un endroit frais (grand magasin, cinéma...), boire régulièrement.
La chaleur se maintiendra dans les jours qui viennent : aujourd'hui, 35°C à 36°C sont annoncés en plaine dans l'Hérault, et entre 20°C et 24°C la nuit. Dans le Gard, 30 à 36°C et 22°C. Sur le littoral audois, 34 °C et 24°C... Même les épisodes orageux annoncés en milieu de semaine feront difficilement chuter le mercure, avant le retour du très beau samedi.
« On prévoit des maximales élevées, mais pour qu'il y ait un risque sanitaire, il faut que la chaleur dure plusieurs jours, qu'elle persiste aussi la nuit. Actuellement, à la tombée du jour, la brise de terre est suffisamment forte pour amener un peu de fraîcheur, ce n'était pas le cas en 2003 », assure Thierry Portal, qui rappelle que les seuils d'alerte varient en fonction de la localisation géographique : 34 °C le jour et 22°C la nuit à Marseille, mais 35°C et 22°C à Montpellier, 36°C et 23°C à Nîmes, 36°C et 21°C à Avignon... On n'en est pas là. Cinq ans presque jour pour jour après le tragique épisode caniculaire de 2003, le spécialiste tempère : « Aujourd'hui, il n'y a pas de quoi s'alarmer. »
S. G. avec AFP
(1) En raison d'un risque de canicule, Météo France maintient les Bouches-du-Rhône en alerte orange ce lundi, pour la deuxième journée consécutive.
Posté le 04.08.2008 par ecoville
Le corps d'une habitante de Hautmont, dans le Nord, a été découvert lundi matin vers 8h dans les décombres de sa maison, endommagée par une mini-tornade, ce qui porte à trois le nombre de personnes décédées, selon l'AFP, qui cite la préfecture du Nord.
Moins d'une heure auparavant, le corps de son mari, un adjoint au maire de Haumont avait été découvert par les sapeurs-pompiers, quelques heures après la découverte du corps d'une femme, tuée sur le coup dans l'effondrement de sa maison.
Les recherches se poursuivaient sur place pour retrouver son épouse. «On pense qu'elle est également ensevelie», a indiqué la préfecture à l'AFP.
Hautmont est la ville la plus touchée par une mini-tornade qui a endommagé plusieurs dizaines de maisons au total, dans la nuit de dimanche à lundi.
Neuf personnes ont été blessées, dont deux gravement, selon un bilan de la préfecture.
Près de 200 sapeurs-pompiers étaient mobilisés pour effectuer des opérations de recherches, de déblaiement et de prise en charge d'habitants dont les maisons ont été endommagées.
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 04/08/2008 - 08h15
dernière mise à jour : 04/08/2008 - 08h43
Posté le 03.08.2008 par ecoville
Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Une personne agée se repose devant la fenêtre de son domicile, le 20 juillet 2006 à Paris
Météo France a placé le département des Bouches-du-Rhône en alerte orange pour la journée de dimanche en raison d'un risque de canicule, selon un bulletin émis samedi. Cette alerte devrait se terminer lundi à 07h.
«Avec des températures minimales avoisinant, au lever du jour, les 20 à 22°C et des températures maximales en cours d'après-midi voisines de 32 à 34°C voire légèrement supérieures, la chaleur attendue pour les prochains jours pourra être parfois pénible à supporter, particulièrement dans la zone qui s'étend de la région marseillaise à l'étang de Berre», précise Météo France tout en soulignant que ces températures seront cependant «loin des records» déjà enregistrés les années précédentes dans la région.
Boire beaucoup d'eau
Par ailleurs, Météo France précise qu'un «vent modéré de nord-ouest apportera un peu de ventilation, ce qui pourra limiter cette sensation désagréable».
L'institut météorologique recommande notamment aux adultes et aux enfants de «boire beaucoup d'eau» et aux personnes âgés d'éviter de sortir aux heures les plus chaudes.
>> Et vous que faîtes-vous quand il fait très chaud? Donnez vos conseils si dessous...
Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Une personne agée se repose devant la fenêtre de son domicile, le 20 juillet 2006 à Paris
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 03/08/2008 - 00h02
dernière mise à jour : 03/08/2008 - 10h08
Posté le 31.07.2008 par ecoville
Le fleurissement, une façon de mettre en valeur le patrimoine d'une commune, comme ici, à Durtal (Maine-et-Loire). :
Le respect de l'environnement est un argument de poids au concours des villes et villages fleuris. Reportage dans les pas du jury, à Durtal.
Durtal (Maine-et-Loire), ses 3 400 âmes, son château médiéval, ses ruelles ravissantes et... ses deux fleurs. Deux seulement ? « C'est déjà bien », vous répondrait sûrement Monsieur le maire, André Logais. Car on parle ici de la récompense du concours régional des villes et villages fleuris qui se déroule jusqu'à la fin du mois de juillet. 288 communes des Pays de la Loire sont actuellement labellisées, 112 seront visitées cette année.
12 h, place des terrasses. Ce mardi, soleil et ciel bleu sont de sortie à Durtal. Les membres du jury viennent d'arriver. Ils sont accueillis par le maire et Mathieu Bouvet, du service fleurissement. C'est parti pour la balade.
Fleurissement écolo
Au préalable, André Logais loue les efforts de sa commune, qui concourt pour une troisième fleur. « Nous allons vers plus de développement durable. Par exemple, dans le terreau nous avons inséré un rétenteur d'eau afin de réduire les arrosages. De trois, on est passé à deux par semaine. Nous venons également d'implanter dans un lotissement une citerne de 60 000 litres recueillant l'eau de pluie et destinée aux services techniques de la ville. » Le jury écoute et acquiesce. Car le développement durable est désormais un point essentiel dans la nouvelle grille d'évaluation que le jury des Pays de la Loire teste cette année.
12 h 30, après un passage au pied du château, direction le quartier Saint-Léonard. Récemment réhabilité, il s'intègre aujourd'hui parfaitement dans le paysage. Céline Levrard-Duvacher, du Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement de la Sarthe, note le changement.
Pas de temps à perdre, la visite est chronométrée. Le maire conduit maintenant ses hôtes vers un lotissement. Dans la voiture, chaque juré a les yeux rivés vers l'extérieur. Rien ne semble leur échapper. « Pourquoi vous n'utilisez pas des paillages biodégradables à la place des bâches lissées plastiques », lâche Catherine Piau, conseillère régionale et présidente du concours. André Logeais hoche la tête. « J'entends bien. » On ne le lui dira pas deux fois.
« On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a »
13 h 30, la visite est terminée. Le jury doit maintenant faire le point sur cette visite éclair. Et là, c'est secret défense. « Il y a une vraie volonté du maire et du conseil municipal de progresser, reconnaît Pascal Mallard, jardinier espace verts quatre fleurs à La Haye-Fouassière, en périphérie nantaise. J'ai également noté un bon travail sur les couleurs. » On n'en saura pas plus.
14 h 30. Après le déjeuner, il est temps de passer à la commune suivante : Cornillé-les-Caves, une fleur au compteur. Autre lieu, autre ambiance. Avec ses 430 habitants, le village travaille son fleurissement à une échelle plus réduite. « On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a », résume Bernard Marionneau, deuxième adjoint. Ni les suspensions florales, « trop urbaines », ni la poubelle plantée au milieu de l'espace jeux, « trop visible », ne semblent trouver grâce aux yeux de Céline Levrard-Duvacher. Mention spéciale quand même pour le muret refait, qui intègre « des plantes vivaces en pleine terre. Ça se fond mieux dans le paysage ».
Et le développement durable dans tout ça ? « Vous savez, à Cornillé, on n'arrête pas d'y penser », conclut, ironique, le deuxième adjoint.
François GAPIHAN.
La remise des prix du concours régional des villes et villages fleuris aura lieu au mois d'octobre.
Posté le 31.07.2008 par ecoville
REUTERS/MIHAI BARBU
Une rue inondée dans le village de Siretu (Roumanie), le 28 juillet 2008.
La Roumanie est actuellement touchée par une série d'inondations dont les conséquences commencent à inquiéter sérieusement les autorités. Environ 12 000 personnes ont été évacuées de leurs villages, situés dans le nord et le nord-est du pays, la région la plus affectée par les intempéries. Officiellement, quatre personnes ont trouvé la mort, quelques dizaines de ponts ont été détruits et un millier de kilomètres de routes ont été bloqués. En Ukraine, également touchée, les inondations ont fait 22 victimes.
Au-delà de ces statistiques, la Roumanie risque d'être confrontée à un désastre écologique majeur. "Une brèche s'est formée dans la digue de protection du lac Colbu 2 et l'eau, qui contient des résidus de métaux lourds et probablement du cyanure, s'est déversée dans le lac Colbu 1, représentant un danger pour toute la région, a déclaré, mardi 29 juillet, le président roumain Traian Basescu. Il faut agir rapidement pour empêcher que ce deuxième barrage ne cède aussi, sinon nous risquons d'être confrontés à un désastre écologique."
8 MILLIONS DE TONNES DE DÉCHETS
Selon le président du conseil départemental de Maramures, Mircea Man, plus de 8 millions de tonnes de déchets miniers contenant des métaux lourds sont stockées dans ces lacs de décantation, dont la fonction est de conserver des eaux polluées. "Si ces résidus s'écoulaient dans les rivières de la région, ils provoqueraient une pollution grave des eaux intérieures, mais aussi transfrontalières", a-t-il averti.
La Roumanie a déjà connu, en 2000, un scénario catastrophe comparable. A l'époque, le déversement d'un lac de décantation de Baia Mare, ville du nord-ouest du pays, avait provoqué une grave pollution au cyanure. Plusieurs rivières, dont le Danube, avaient été touchées, et des milliers de poissons avaient succombé, notamment en Hongrie.
Ce genre de situation est encore plus compliqué à résoudre aujourd'hui, en raison de la communication difficile entre la Roumanie et l'Ukraine voisine. Plusieurs des rivières à l'origine des inondations traversent les deux pays. "Les autorités ukrainiennes nous donnent peu d'informations ou pas du tout, s'est plaint Cristian David, le ministre roumain de l'intérieur. Nous ne sommes pas avertis et nous ne pouvons que constater les dégâts."
Lundi 28 juillet, plusieurs villages situés au nord de la Roumanie ont été envahis par les eaux, et leurs habitants n'ont pu être avertis à temps pour prendre les dispositions nécessaires. Kiev a rejeté la demande de Bucarest, qui souhaitait envoyer des spécialistes côté ukrainien, afin d'être informé des variations de débit des rivières.
Les relations entre les deux pays se sont envenimées à cause d'un différend portant sur le partage du plateau continental de la mer Noire. La Roumanie et l'Ukraine ont entamé un procès devant la Cour internationale de justice de La Haye, dont elles attendent la décision dans les mois à venir. La partie du plateau continental au coeur de la querelle, d'une superficie de 12 000 km2, recèlerait environ 100 milliards de mètres cubes de gaz.
"La décision de la Cour de La Haye permettra à la Roumanie et à l'Ukraine de commencer à exploiter ces gisements", affirme Bodgan Aurescu, secrétaire d'Etat auprès du ministre roumain des affaires étrangères. Mais avant que les deux pays commencent à extraire le précieux gaz, il leur faudra bien trouver une solution commune pour faire face au défi des intempéries.
Mirel Bran
Posté le 31.07.2008 par ecoville
Se baigner en eaux propres
La tête dans les nuages et les pieds dans l’eau… Mais, si possible, une eau propre. Pour répondre à l’exigence de qualité des eaux de baignade, la Direction générale de la santé, en charge des contrôles officiels, vient de lancer un site Internet. Un clic (baignades.sante.gouv.fr) et apparaît une fiche d’informations sur les 3 200 sites contrôlés. On y trouve les résultats des prélèvements de l’année en cours (bons, moyens ou mauvais), le détail des analyses et le classement des années précédentes. On s’y renseigne aussi sur les aménagements des plages (surveillance, interdiction aux chiens, W-C, douche…).
Autre site, autre style : les Pavillons bleus (www.pavillonbleu.org). Ce site recense cette année 78 communes, dont la qualité des eaux de baignade et les efforts en matière d’éducation à l’environnement méritent l’approbation du label Pavillon bleu. Mais attention seules les collectivités territoriales qui l’ont souhaité sont classées sur ce site. Autrement dit, nager dans des eaux sur lesquelles ne flotte pas le Pavillon bleu ne signifie pas pour autant y risquer sa santé.
Bien choisir ses crèmes solaires
Les études sont formelles : si se tartiner abondamment de crème solaire préserve la peau des dangers du soleil, les conséquences sur l’environnement peuvent être dramatiques. Une équipe de chercheurs italiens a ainsi démontré que, dans des zones touristiques fréquentées (Égypte, Thaïlande, Indonésie), la présence d’écran solaire dans l’eau menace les récifs coralliens. En cause : les substances chimiques qui filtrent les ultraviolets détruisent aussi les microalgues indispensables à la vie des coraux. Mieux vaut utiliser une protection de type minéral plutôt que chimique.
Ces produits sont naturels, filtrent toutes les familles d’ultraviolets et agissent immédiatement après application sans pénétrer la peau. Ils avaient en revanche tendance à laisser sur la peau un voile blanchâtre, un défaut corrigé dans les versions actuelles. On peut notamment citer la crème Photoderm Mineral de Bioderma, la première à combiner un facteur de protection solaire (FPS) 50 + et une composition 100 % minérale. De son côté, l’Occitane do Brasil propose des écrans minéraux associés à des ingrédients brésiliens biologiques tandis que la gamme Prosun de Melvita est labellisée bio avec des écrans 100 % naturels.
Polluer moins pour échapper aux méduses
C’est la hantise des baigneurs, et on la redoute cette année. Pelagia noctiluca, plus connue sous son petit nom de méduse, va encore traîner ses filaments urticants et sa carcasse gélatineuse du côté de nos lieux de vacances favoris, notamment la Méditerranée. Jusqu’à présent, ces désagréables créatures ne restaient en moyenne que cinq ou six ans dans un même secteur avant de disparaître, alors que cette année sera la huitième consécutive. Cette persistance accompagnée d’un sérieux « boom démographique » a amené les scientifiques à se pencher sur la question. Si le cycle de vie de l’animal est encore mal connu, tous les chercheurs s’accordent à reconnaître que la méduse se développe au gré des modifications de l’environnement et notamment avec le réchauffement climatique.
La surpêche, qui réduit le nombre de ses prédateurs (tortues, requins, thons…), est également considérée comme un facteur central de la prolifération de cet invertébré. Pour espérer déloger cet intrus coriace, il va falloir se montrer particulièrement écologique. Régulation de la pêche et ralentissement du réchauffement climatique : c’est le prix à payer pour éviter les brûlures estivales.
S’équiper « vert » sur la plage
Une serviette de plage, oui, mais en coton bio, c’est mieux. La boutique en ligne Ekyog a pensé aux écobaigneurs avec un moelleux drap de bain, disponible en trois couleurs. Quant aux jeunes vacanciers (jusqu’à 6 ans), ils pourront se voir équiper d’un peignoir en coton bio.
Du côté des sandales de plage, pourquoi ne pas opter pour les méduses en Plasticana. Pour améliorer son recyclage, le plastique utilisé est à base de fibres de chanvre. Ne pas rater non plus cette année le cendrier de plage. Avec ses multiples couleurs et sa forme de cône glacé à planter dans le sable, il recueille cendres et petits déchets.
Surfer sur la vague écolo
Avec ses pratiquants épris de nature et de grands espaces, le surf véhicule de longue date une image écologique. Pas étonnant que le fabricant Rip Curl en profite pour se pencher sur la question du recyclage des vieilles combinaisons en Néoprène. Pour inciter les surfeurs à ramener ces produits polluants, la société offre à ceux qui accomplissent la démarche (dans ses magasins du Sud-Ouest) une paire d’espadrilles dont la semelle est fabriquée en Néoprène recyclé. Le créateur de planches « vertes » Ecomoana veut aller plus loin en fabricant des modèles bio. Cette société californienne propose déjà des planches fabriquées en « expanded polystyrène », une matière plus recyclable et plus résistante que le polystyrène traditionnel. Le tout est tenu en place par de la résine à 50 % bio, à base de soja, de maïs et de sucre. D’ici peu, une résine 100 % bio devrait voir le jour.
En attendant, les surfeurs moins aguerris pourront toujours se former au surf-camp de Soustons (Landes). Cette école se propose de sensibiliser ses stagiaires au respect de l’environnement. Au programme : douche rapide à l’eau chaude solaire, tri sélectif, petitdéjeuner bio, découverte de l’écosystème des dunes et covoiturage pour se rendre à la plage.