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VAGUE GEANTE !!!

Posté le 04.05.2008 par ecoville
Au moins huit personnes sont mortes et 12 autres ont été blessées dimanche dans le nord de la Corée du Sud. Ces touristes et pêcheurs ont été emportés par une vague qui a déferlé sur un quai, selon les garde-côtes.

L'accident s'est produit près de Daecheon, à environ 190km au sud de Séoul, la capitale. 15 autres personnes sont portées disparues.





Avec agences


20Minutes.fr, éditions du 04/05/2008 - 10h57

dernière mise à jour : 04/05/2008 - 10h57

AUSTRALIE !!!

Posté le 03.05.2008 par ecoville
AFP/ANOEK DE GROOT
Le koala, animal icône de l'Australie, serait menacé par la hausse des températures.

L'Australie pourrait-elle perdre ses animaux icônes comme le wallaby, le koala ou le petit bilby aux charmantes grandes oreilles ? Les avertissements se multiplient tandis que les scientifiques s'alarment des effets du réchauffement climatique sur la faune locale. Dans un rapport récent, le WWF évoque ainsi le cas de onze espèces, dont le kangourou arboricole et les tortues marines, menacées d'extinction avec la hausse des températures. Le Csiro (équivalent australien du CNRS) a aussi publié en avril un rapport alarmant sur le système national de réserves naturelles.

Uniques, la faune et la flore australiennes ont évolué de façon isolée durant des millions d'années avant que l'arrivée des Européens, à la fin du XVIIIe siècle, ne perturbe les milieux naturels. "Nous avons le taux d'extinction d'animaux le plus élevé au monde", remarque Michael Archer, doyen de la faculté des sciences de Nouvelle-Galles-du-Sud.

On estime que 27 espèces de mammifères ont disparu en deux siècles, sous l'effet des défrichements intensifs et de l'introduction d'espèces nuisibles, comme le chat ou le renard. D'autres espèces ne survivent plus que dans des zones très restreintes, et des centaines sont considérées comme en danger. "Les pressions ici sont donc déjà très importantes, et le réchauffement climatique va faire empirer les choses", avertit Peter Brown, un des auteurs du rapport du Csiro.

Parmi les dangers liés au réchauffement climatique, on note l'augmentation de la fréquence des incendies et la destruction de l'habitat de nombreuses espèces. "Le cacatoès noir pourrait voir disparaître 99 % de son habitat", prévient Tammie Matson, zoologiste pour WWF. Autre motif d'inquiétude, la croissance des animaux nuisibles. Le vénéneux crapaud-buffle, introduit dans les années 1930, était jusqu'ici demeuré dans une moitié nord du pays, plus chaude que le sud. A mesure que les régions plus fraîches se réchaufferont, il pourrait étendre son territoire et menacer davantage encore de lézards et de serpents.

Même dans le cas où l'habitat serait préservé, ce sont les ressources alimentaires qui risquent de manquer. Quand ce ne sont pas tout simplement les plantes qui perdront leurs qualités nutritionnelles. C'est ce qui guette le koala, qui ne figure cependant pas sur la liste des animaux en danger. Avec l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les feuilles d'eucalyptus - son seul menu - deviennent moins nutritives. "A terme, il est possible qu'il ne parvienne plus à se nourrir", affirme Lesley Hughes, professeur de biologie à l'université Macquarie et spécialiste de la question du changement climatique.

En réaction, le Csiro et le WWF préconisent le développement de nouvelles zones de conservation, alors que 11 % du territoire est déjà protégé. Le ministère de l'environnement a d'ailleurs fait un pas en ce sens en annonçant un plan de 106 millions d'euros pour le système national de réserves. "Il faudrait également privilégier les espèces locales pour le secteur agricole", plaide Michael Archer, qui propose, par exemple, d'opter pour la viande de kangourou afin de remplacer celle des moutons, accusés d'endommager les sols.

RECYCLAGE AUTO !!!

Posté le 03.05.2008 par ecoville
Les voitures trouvent un nouvel avenir à la casse
Elsa Bembaron
29/04/2008 | Mise à jour : 09:37 |
.
Que deviennent nos vieilles voitures ? Leurs épaves ne finissent plus abandonnées dans les campagnes. Désormais, les automobiles sont démontées, dépecées, dépolluées, recyclées…

Une directive européenne de 2000 sur les véhicules hors d'usage (VHU) prévoit que 85% du poids d'une voiture en fin de vie soient «valorisés».

Cela signifie que les différentes pièces et matériaux seront réutilisés. En 2015, ce pourcentage sera porté à 95%. Ce qui constitue un défi pour les constructeurs qui doivent désormais aussi concevoir leurs automobiles en fonction de leur futur recyclage.

Renault conçoit d'ores et déjà des modèles dont 95% de la masse est recyclable. « Dans cet esprit, explique le constructeur, chaque élément réalisé dans un matériau doit être aisément dissociable d'autres pièces réalisées dans des matériaux différents. » Pour que le recyclage conserve un intérêt économique et pas seulement écologique, il doit être relativement facile à mettre en place.

Dans les faits, le «traitement d'un véhicule en fin de vie», se déroule en quatre grandes étapes. La voiture est d'abord dépolluée, c'est-à-dire débarrassée de tous leséléments dangereux pour l'environnement qu'elle contient. Les batteries en plomb, désormais interdites dans les nouveaux véhi­cules, sont ainsi traitées séparément. Il en va de même pour les huiles de moteurs et le liquide de refroidissement…
Déchiquetée et broyée
Le véhicule est ensuite démonté. Certains éléments comme le démarreur ou le carburateur, peuvent être utilisés comme pièces de rechange. L'envolée du prix des pièces neuves et le vieillissement du parc automobile français rendent cette opération rentable. Le propriétaire d'une voiture de plus de dix ans n'ayant pas nécessairement en­vie d'engager des frais importants pour une réparation peut préférer acheter une pièce d'occasion plutôt qu'une neuve.

La carcasse est déchiquetée et broyée. Les différents matériaux qui la composent sont séparés les uns des autres. Ce sont surtout les métaux qui sont récupérés lors de cette phase. Magnétique, l'acier est retiré par aimantation. Au contraire, l'aluminium est littéralement expulsé des tapis de tri par des décharges électriques. Les autres métaux le cuivre essentiellement sont aussi extraits lors de cette phase. La flambée des prix des métaux depuis 2003 rend leur récupération de plus en plus intéressante. D'autant que ceux-ci sont très faciles à réutiliser.

En simplifiant, il suffit de refaire fondre de la ferraille d'acier ou d'aluminium pour obtenir de l'acier ou de l'aluminium ! Une nouvelle vie s'ouvre alors à eux. Votre lave-linge était peut-être une portière de voiture dans une autre vie, sans parler des fils électriques en cuivre de votre appartement.
Collecte des pneumatiques
Quatrième et dernière étape : le tri des résidus. Certains éléments sont encore valorisables. Ainsi, Indra, une entreprise de revalorisation d'automobiles, transforme le PVC de tapis de sol de voitures en roues de chariots de supermarchés ! De plus en plus de plastiques peuvent être réutilisés, mais la majorité est encore incinérée ou utilisée comme source d'énergie.

Les pneus, enfin, ont leur propre filière de revalorisation avec Aliapur. Cette société a été créée en 2003 par les grands manufacturiers pour en organiser la collecte et le traitement. Les pneumatiques récupérés se réincarnent ainsi en tapis mécanique en caoutchouc ou en terrains de sport…

LA COUR DES GRANDS !!!

Posté le 03.05.2008 par ecoville
«Je n'ai sans doute pas dit les choses comme il le fallait, mais je l'ai dit », confie Nathalie Kosciusko-Morizet. Crédits photo : Le Figaro
Un mois après avoir créé la polémique, la secrétaire d'État à l'Écologie est l'invitée dimanche du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI.

Depuis qu'elle est entrée dans la vie politique, Nathalie Kosciusko-Morizet agace son camp : défenseur du principe de précaution cher à Chirac, elle n'a pas que des amis parmi les députés UMP.

Nicolas Hulot, en revanche, l'adore. Le 9 avril dernier, la secrétaire d'État à l'Écologie a poussé plus loin la provocation à l'égard de son camp, en dénonçant, à propos de l'attitude de son mi­nistre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et de Jean-François Copé, le ­pré­sident du groupe UMP, un «concours de lâcheté et d'iné­légance». Cette se­maine encore, Jean-Louis Borloo avoue, dans les colonnes de Paris Match, avoir été «blessé» par la sortie de sa secrétaire d'État.

«À un moment, je me suis sentie seule, à tort ou à raison. Je n'ai sans doute pas dit les choses comme il le fallait, mais je l'ai dit», confie-t-elle au Figaro. Malgré des excuses et des regrets, la jeune ministre de bientôt 35 ans assume, sur le fond, une position qui a toujours été la sienne sur les OGM, et qui a le mérite de la constance. Les sondages lui ont donné raison.

Seizième au palmarès des personnalités

Selon une enquête BVA pour l'Express, elle apparaît d'emblée en 16e position dans le palmarès des personnalités dont les Français souhaitent qu'elles aient davan­tage d'influence dans la vie politique française. Elle réussit même à faire jeu égal avec Xavier Bertrand, et à dépasser Brice Hortefeux. Elle est aussi la seule secrétaire d'État à apparaître dans le palmarès pas même la très médiatique Rama Yade. Avec sa blondeur altière, «l'Amazone» du gouvernement n'a pas la rondeur d'un Xavier Bertrand. Mais en décochant sa flèche, elle est entrée dans la cour des grands. Demain, elle sera l'invitée du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI.

Elle est peut-être l'une des dernières à pouvoir ainsi afficher ses états d'âme. Nicolas Sarkozy l'a dit à plusieurs reprises à l'attention de tous les ministres et notamment des secrétaires d'État : la prochaine fois, c'est la porte. En attendant, élue maire de Longjumeau en mars, avec seulement 39 voix d'avance, et nommée secrétaire générale adjointe de l'UMP, la ­toute jeune secrétaire d'État a moins de temps pour s'in­vestir dans la vie de son ministère. Certains craignent déjà que ce cumul des responsabilités lui fasse perdre de vue l'une des missions centrales mais moins médiatique  de son secrétariat d'État : réussir la fusion du tout petit ministère de l'Environnement avec l'énorme ministère de l'Équipement.

MOINS DE PESTICIDE !!!

Posté le 03.05.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews

Les fruits et légumes commercialisés en France contiendraient moins de résidus de pesticides en 2006 par rapport à 2005, selon les différents plans de surveillance réalisés par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

Dans la catégorie "Fruits et légumes frais", alors que le nombre d'échantillons analysés est plus important en 2006 par rapport à 2005 (4.749 contre 3.098), seulement 6% sont non-conformes, contre 6,7% un an plus tôt. Ce taux était de 7,8% en 2002 sur 3.773 échantillons.

Pour ce qui est des légumes, les poivrons et piments, les lentilles, ainsi que les aubergines, représentent principalement les aliments dépassant les taux autorisés tandis qu'a contrario les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates ont des taux inférieurs à la moyenne.

Du côté des fruits, des taux supérieurs à la moyenne ont été enregistrés pour les fraises, les mandarines et les poires. A l'inverse, les oranges, les avocats et les pommes ont des taux inférieurs.

La DGCCRF s'est également intéressée aux résidus de pesticides et de brome dans les salades d'hiver. Là encore, comme pour les fruits et les légumes frais, le pourcentage de non conformité recule par rapport à l'année précédente alors que le nombre d'échantillons contrôlés est plus important. Sur les 222 échantillons (contre 184), 19,82% sont non conformes (contre 20,1% en 2005).

La présence de résidus de pesticides a surtout été détectée dans les laitues, puis les rougettes, les batavias et les feuilles de chêne. "La salade d'hiver apparaît ainsi comme l'un des produits végétaux où le pourcentage de non conformité est particulièrement élevé".

Site : www.minefe.gouv.fr

Relaxnews
© 2008 Relaxnews

TORNADE !!!

Posté le 03.05.2008 par ecoville
Steve Helber AFP/Pool/Archives ¦ Après le passage d'une tornade à Suffolk, en Virginie, le 29 avril 2008


Au moins sept personnes ont été tuées, dont une adolescente de 15 ans, vendredi dans l'Arkansas (sud), où près d'une vingtaine de tornades se sont abattues causant d'importants dégâts, ont indiqué les autorités locales.

Deux personnes ont été tuées lorsqu'une tornade a frappé leur maison de plein fouet à Conway County, une zone rurale au nord-ouest de Little Rock, la capitale de cet Etat du sud des Etats-Unis, selon les responsables des secours locaux.

Une adolescente de 15 ans a d'autre part été tuée dans son sommeil par un arbre qui est tombé sur sa chambre à 04H30 du matin à Siloam Springs dans le nord-ouest de cet Etat du centre du pays, selon le journal local, l'Arkansas Democrat-Gazette, citant la police.

Son frère de 10 ans qui dormait dans la même chambre a été légèrement blessé et hospitalisé, a ajouté la source policière citée par le journal.

Par ailleurs, la police locale a également confirmé la mort de trois autres personnes de la même famille dans la région voisine de Van Buren County. "Leur maison a été totalement détruite" a déclaré sur CNN Bradley Scott, le shérif local qui a indiqué que six autres personnes avaient été hospitalisées.

Au moins une autre personne a également trouvé la mort dans la ville voisine de Hensley, tandis que d'importants dégâts ont été relevés dans la ville de Damascus et au moins une centaine de maisons ont été détruites à Cleburne County.

Il s'agit de la troisième vague de tornades à frapper la région cette année, ont précisé les autorités locales. Le 5 février dernier, une puissante tornade avait tué 13 personnes et fait des dizaines de blessés dans l'Arkansas. En avril, plusieurs tornades ont également frappé le centre de cet Etat, faisant des dégâts mais pas de victimes.

Dix-neuf tornades en tout ont balayé pendant la nuit quatre Etats du centre et du sud des Etats-Unis, le Kansas, l'Oklahoma, le Missouri et l'Arkansas, et se dirigeaient vers l'Illinois, au nord, a précisé la chaîne ABC.

"Les rues sont difficiles d'accès et certaines sont coupées. Il y a énormément de dégâts un peu partout" a déclaré pour sa part Robert King, porte-parole de la police de Gladstone, dans le Missouri au journal Kansas City Star.

Steve Helber AFP/Pool/Archives ¦ Après le passage d'une tornade à Suffolk, en Virginie, le 29 avril 2008



© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 03/05/2008 - 09h48

dernière mise à jour : 03/05/2008 - 10h18

OCEANS !!!

Posté le 02.05.2008 par ecoville
Crédits photo : Cedric PASQUINI/REA
Le ralentissement de la circulation océanique donnerait dix ans de répit au climat.

Une nouvelle fois, le Gulf Stream, ou plutôt la circulation thermohaline dont ce courant trans­atlantique n'est qu'une branche, provoque des remous. Le réchauffement pourrait, en effet, être partiellement compensé pendant dix ans par une baisse des températures océaniques en Europe et en Amérique du Nord. Telle est la conclusion plutôt provocatrice d'une étude publiée jeudi dans la revue Nature.

L'équipe de chercheurs menée par Noel Keenlyside, du Leibniz Institute of Marine ­Science en Allemagne, fonde ­cette affirmation sur les résultats d'un nouveau modèle qu'elle a mis au point. Celui-ci permet de mieux connaître l'impact sur le réchauffement de la circulation thermohaline, également baptisé «tapis roulant». Ce courant part des tropiques et remonte vers les hautes latitudes où, une fois refroidies et salées, les eaux plongent en profondeur avant de redescendre vers le sud. Selon eux, ce courant devrait se ralentir. Avec pour effet un refroidis­sement des eaux de l'Atlantique nord. Leur constat se base sur les relevés de la température de surface des eaux. Or les scientifiques pensaient jusqu'à présent que seule l'observation des eaux en profondeur permettrait d'alimenter les modèles.

«Nos résultats montrent que les températures globales risquent de se stabiliser ou se refroidir au cours des dix années à venir du fait de fluctuations naturelles, mais à long terme les tempéra­tures devraient continuer à augmenter», concluent les scientifiques. En clair, le répit pour la planète ne serait que de dix ans. Une évolution susceptible de tempérer ouragans, canicules et intempéries. Sans pour autant altérer la tendance à long terme au réchauffement.
Résultats «encourageants»

Tout en jugeant ces résultats «encourageants» sur l'amélioration des prévisions, Richard Wood, climatologue au Met ­Office britannique, estime dans un commentaire à ce sujet dans la revue Nature, que «des points substantiels méritent clarification». Et de mettre en garde : «La circulation thermohaline ne dépend pas seulement de la température, mais également de la salinité des océans.»

Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un ralentissement de ce courant océanique est avancée, relançant les spéculations sur les risques de refroidissement qu'un tel phénomène est susceptible d'induire. C'est le chercheur Harry Bryden, du Centre océanographique national britannique, qui l'avait lancée avec fracas en 2005. Si l'on en croit ses travaux, le courant, ou dérive, Atlantique nord aurait déjà perdu un tiers de son intensité depuis le milieu des années 1950. Paul ­Tréguer, directeur scientifique du réseau européen de chercheurs Eur-Oceans, est réservé sur ce point. Selon lui, la dérive Atlan­tique nord n'est pas, contrairement à une idée reçue, la seule responsable de la douceur de nos côtes. On estime en effet généralement que ce courant justifie les 15 °C de différence de tempéra­ture hivernale existant entre Paris et Montréal, pourtant situées aux mêmes latitudes. Or, pour Paul Tréguer, son rôle serait limité à 20 % dans l'évolution des températures d'ici à 2050, les 80 % restants étant à ses yeux imputables à la circulation atmosphérique. De quoi limiter la portée de ces travaux sur les températures futures du Vieux Continent.

SMOG A VIENNE !!!

Posté le 01.05.2008 par ecoville
AP/Ronald Zak
Jour de smog à Vienne, dimanche 27 avril, alors que des milliers de coureurs traversent le Danube lors du marathon de Vienne.

L'Autriche s'éloigne à grands pas des objectifs de Kyoto, et cela pourrait lui coûter cher. Tirant la sonnette d'alarme, le ministre de l'environnement prépare une loi pour contraindre les régions (Länder) à assumer leur part d'obligations.

En un sens, un récent rapport - accablant - de la Cour des comptes tombe à pic : il livre au ministre de l'environnement, Joseph Pröll, des arguments pour faire pression sur les Länder. "La stratégie qui reposait sur la bonne volonté a montré ses limites : il faut identifier clairement les compétences", a déclaré M. Pröll au sortir du sommet gouvernemental sur le climat, le 17 avril. Un projet de loi définissant les objectifs à atteindre par secteur et pour chaque Land devrait être soumis au Parlement à l'automne pour entrer en vigueur fin 2008.

C'est que le compte à rebours a commencé. Durant la période 2008-2012, l'Autriche s'est engagée auprès de l'Union européenne à réduire de 13 % ses émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 1990. En 2006 (année du dernier bilan), l'Etat alpin a émis 91 millions de tonnes de gaz carbonique, soit 32 % de plus que ses objectifs.

Les Länder, compétents en matière de réglementation et de subventions dans le domaine de la construction, sont accusés d'inertie. Ils n'ont rien mis en oeuvre pour économiser l'énergie dans ce secteur. Or c'est ce poste qui permettrait à sept des quinze anciens membres de l'UE, dont la France, d'atteindre leurs objectifs.

Le plus grand "responsable" de l'écart par rapport aux objectifs est le trafic routier. Les émissions de ce secteur ont augmenté de 83 % par rapport à 1990, et représentent un quart du CO2 dégagé dans l'atmosphère. Voies de transit pour le transport routier européen, les vallées alpines autrichiennes pâtissent de leur situation géographique et du prix attractif des carburants dans le pays.

Dans le contexte inflationniste actuel, le ministre des transports, Werner Faymann, exclut pourtant une augmentation des taxes sur l'essence. Il souhaite relever les tarifs autoroutiers pour les transporteurs à 50 centimes le kilomètre, mais sa marge de manoeuvre est mince : toute hausse doit faire l'objet de négociations avec Bruxelles. Et son ambition d'amener particuliers et transitaires à délaisser la route pour le rail se heurte à la modestie de son budget.

Selon un rapport du ministère de l'environnement, l'Autriche se classe avant-dernier des quinze anciens membres de l'Union européenne en ce qui concerne l'atteinte des objectifs de réduction d'émissions de CO2. Peut-elle encore inverser la tendance ? La nouvelle loi, estime-t-on au sein du gouvernement, permettra de doubler les économies d'énergie d'ici à 2015.

Auparavant, l'Autriche devra compenser le dépassement des seuils d'émission pour la période 2008-2012 en achetant des certificats sur le marché international. Sur la base de 23 millions de tonnes d'excédent en 2006, le coût est évalué à 2 milliards d'euros, soit 0,7 % du PIB.
Laurence Monnot

PROJET GRENELLE !!!

Posté le 01.05.2008 par ecoville
Photo : Stephane de Sakutin/AFP


Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a bouclé mercredi "dans les délais" le projet de loi d'orientation du Grenelle de l'Environnement, mais les écologistes s'inquiètent du flou sur les moyens à mettre en place.

Ce projet de loi "reprend fidèlement les conclusions" du Grenelle et sera soumis au Parlement avant l'été comme le président de la République s'y était engagé, a déclaré M. Borloo lors de sa présentation à la presse.

"Nous avons besoin de cette révolution écologique", a-t-il plaidé. Il faut rentrer dans une économie sobre: on ne peut pas continuer comme cela avec le prix du pétrole qui explose, les émissions de CO2 qui continuent d'augmenter".

"L'ensemble du chantier est un programme d'investissements qui sera fondé pour l'essentiel sur les économies d'énergie induites" et devrait créer environ 500.000 emplois d'ici 2020, a-t-il ajouté.

"Une société économe en électricité, en fuel, en eau, en déchets, en énergie, c'est une société qui dépense moins d'argent", a-t-il martelé.

Le secteur du bâtiment, environ un quart des émissions de gaz à effet de serre en France et 40% de l'energie consommée, est visé en priorité.

De nouvelles normes d'isolation vont être imposées dans le neuf.

Un gros effort de rénovation va être entrepris dans l'ancien afin de réduire "d'au moins 38%" d'ici 2020 les consommations énergétiques du parc actuel.

"L'Etat va montrer l'exemple, a indiqué M. Borloo: 120 millions de m2 de bâtiments publics seront réhabilités, financés par les économies d'énergie ainsi réalisées".

Les particuliers seront incités à suivre le mouvement: "quand vous isolez votre logement, vous consommez moins de chauffage et votre facture se réduit", a-t-il commenté.

Côté transports, la priorité ira au rail: l'Etat entend créer 2.000 km de lignes supplémentaires pour les trains à grande vitesse (TGV) d'ici 2020 pour relier les capitales régionales.

Dans l'agriculture, l'objectif est d'augmenter la part du bio à 6% des surfaces cultivés en 2013 contre 2% actuellement et à 20% en 2020, tandis que les 30 produits phytopharmaceutiques "les plus préoccupants" seront retirés du marché d'ici fin 2008.

Ce projet de loi est conforme au Grenelle, reconnaissent les associations écologistes, mais elles s'inquiétent du flou concernant les moyens.

"On n'a peu ou pas de moyens mis en avant par l'Etat pour réussir ce changement de civilisation", a estimé Yannick Jadot, de Greenpeace.

Par exemple, dans le bâtiment, "il n'y a aucune aucune précision sur les outils que l'Etat mettra à disposition des propriétaires pour les aider à rénover leurs bâtiments", a-t-il indiqué.

Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE - 3.000 associations), "il va falloir trouver des financements. Le chantier ne fait que commencer et il est gigantesque".

"C'est seulement quand les projets de loi Grenelle II et III" qui doivent décliner les modalités techniques et réglementaires de ces objectifs, seront rédigés "qu'on pourra calculer combien tout cela va coûter", a-t-il fait remarquer.

La loi d'orientation (Grenelle I) devait être présentée mercredi au Conseil économique et social, puis au Conseil d'Etat avant d'être examinée en Conseil des ministres fin mai avec le paquet Grenelle II, consacré aux dispositions réglementaires dans le bâtiment et les transports, pour une première lecture à l'Assemblée nationale avant l'été.

Un Grenelle III, concernant notamment l'agriculture, arrivera au Parlement à l'automne.

Par Emmanuel ANGLEYSPARIS (AFP)
© 2008 AFP

ECONOMIE DE CHAUFFAGE !!!

Posté le 01.05.2008 par ecoville
Robert François AFP/Archives ¦ Construction de logements au Havre le 10 novembre 2005

Douche froide. Le volet «logement» de la loi Grenelle de l’environnement présentée ce mercredi prône bien la révolution des économies d’énergie, mais sans donner le mode d’emploi. «On a un beau château de cartes, mais on attend de voir ce qu’il y a dessous pour être sûr qu’il ne va pas s’écrouler», résume Thierry Salomon, président de l’association de promotion des économies d’énergie Negawatt, et qui a participé au Grenelle. Explications.

Que dit la loi?
Dès 2012 (2010 pour les bâtiments publics et tertiaires), les constructions neuves devront consommer moins de 50 kilowattheures (kwh) par an et par mètre carré pour le chauffage, l’eau chaude, l’éclairage et la ventilation, contre 80 à 250 kwh (selon les zones climatiques) avec les règles actuelles. A partir de 2020, tout nouveau bâtiment devra produire plus d’énergie qu’il n'en consomme, grâce à des sources renouvelables (solaire etc).

La facture de chauffage va-t-elle baisser?
Pour les logements existants, des incitations sont prévues afin d’encourager les rénovations thermiques. Le nouveau crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier (mai 2007) et le prêt à taux zéro doivent être adaptés. Mais aucune précision n’a été donnée ni sur les investissements éligibles, le montant des avantages ou les critères d’attribution. Aucun détail non plus sur les outils bancaires qui permettront de financer des travaux grâce aux futures économies sur les charges. Et les mesures spécifiques pour les logements les plus énergivores ne sont pas présentées.

Enfin, le gouvernement doit encore expliquer comment un propriétaire ou un bailleur social pourra récupérer une partie du coût des travaux auprès des locataires.
Autant de points qui feront toute la différence, et qui ont été renvoyés à une loi d’application, prévue «sous peu», selon le ministère.

Robert François AFP/Archives ¦ Construction de logements au Havre le 10 novembre 2005



Angeline Benoit


20Minutes.fr, éditions du 30/04/2008 - 19h42

dernière mise à jour : 30/04/2008 - 19h47
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