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POLLUTION !!!

Posté le 28.07.2008 par ecoville
Frédérick Florin AFP/Archives ¦ Une alerte à la pollution à l'ozone est affichée sur un panneau d'autoroute

La préfecture de police a appelé dimanche les automobilistes à réduire leur vitesse ce lundi en Ile-de-France, en raison des risques de pollution par l'ozone.

«Selon les données transmises par Airparif (Association de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, ndlr), le seuil de pollution atmosphérique dû à l'ozone entraînant la mise en place de la procédure d'information et de recommandation du public est susceptible d'être atteint, en raison des conditions météorologiques (fortes températures et faible vent)» , selon un communiqué de la Préfecture de police.

«Par ailleurs, il est recommandé aux enfants et aux personnes sensibles de privilégier les activités calmes», indique la Préfecture. La pollution par l'ozone résulte de l'action du soleil sur certains polluants automobiles et industriels. Elle croît avec l'intensité du soleil et lorsque les vents sont faibles.

Frédérick Florin AFP/Archives ¦ Une alerte à la pollution à l'ozone est affichée sur un panneau d'autoroute



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 28/07/2008 - 08h26

dernière mise à jour : 28/07/2008 - 08h37



--

CORSE !!!

Posté le 27.07.2008 par ecoville
DR
La presqu'île de Cala Longa est très prisée des propriétaires de villas de luxe.

CELA POURRAIT être une banale histoire de respect du code de l'urbanisme. Mais l'affaire implique des célébrités : le publicitaire Jacques Séguéla et Marc Sulitzer, cousin de l'écrivain Paul-Loup. Elle sort donc de l'ordinaire.

Le Conseil d'Etat a donné raison, vendredi 25 juillet, à une association de défense de l'environnement, en suspendant les permis de construire de deux villas que ces propriétaires projetaient d'ériger sur le littoral corse, à Cala Longa, une presqu'île située sur la commune de Bonifacio (Corse-du-Sud). La construction des deux demeures - de respectivement 568 m2 et 2 064 m2 - est donc arrêtée, au moment où les travaux de terrassement étaient en cours.


L'Association bonifacienne comprendre et défendre l'environnement (ABCDE), qui a attaqué les permis de construire délivrés par la ville de Bonifacio, s'appuie sur une règle simple, en vigueur depuis l'adoption de la loi littoral, en 1986, qui veut que toute nouvelle urbanisation proche des côtes soit réalisée en continuité avec les agglomérations et villages existants, ou en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement.

Ce n'était pas le cas à Cala Longa, zone naturelle très faiblement urbanisée. D'après l'arrêt concernant la future villa de Jacques Séguéla, le terrain à bâtir "est situé dans un secteur éloigné de toute agglomération, caractérisé par un habitat épars et un nombre très réduit de constructions".

Les terrains acquis par MM. Séguéla et Sulitzer avaient été rendus constructibles lors d'une révision du plan local d'urbanisme de Bonifacio, effectué sous la mandature du précédent maire. "Des petites pastilles ont été rendues constructibles au milieu de zones non constructibles : c'était du "sur-mesure"", affirme Me Benoist Busson, l'avocat de l'association.

La décision du Conseil d'Etat est prise après un long feuilleton judiciaire. Les référés intentés par l'ABCDE, sur lesquels le Conseil d'Etat s'est prononcé en cassation, avaient été successivement rejetés par le tribunal administratif de Bastia et la cour d'appel de Marseille. L'affaire doit désormais être jugée au fond par le tribunal administratif, mais les arguments du Conseil d'Etat devraient être suivis et déboucher sur une annulation des permis, selon Me Busson.

ATTAQUES RÉGULIÈRES

"Il s'agit d'une violation de la loi évidente, même pour un étudiant en première année de droit, commente l'avocat. Mais le tribunal administratif n'a rien trouvé à redire au plan local d'urbanisme, et le préfet n'a pas déféré les permis de construire. C'est un gâchis."

Depuis son adoption, la loi littoral fait l'objet d'attaques régulières. Certains parlementaires ont tenté de modifier son contenu par voie d'amendement. Sur le terrain, les contentieux entre les élus locaux et les associations locales de protection de l'environnement, qui tentent de la faire respecter, sont légion.

A Cala Longa, huit autres permis de construire sont dans la ligne de mire des défenseurs du littoral.
Gaëlle Dupont

SOLEIL !!!

Posté le 27.07.2008 par ecoville
D.R.
Dans les îles Cyclades en Grèce, la consommation d'eau estivale est de cinq à dix fois plus élevée qu'en hiver.

En temps normal, environ 150 millions de personnes vivent sur le littoral méditerranéen. En juillet et août, la population explose : quelque 250 millions de visiteurs convergent sur les côtes, faisant de la Méditerranée la première région touristique au monde. Cet afflux constitue une source de revenus indispensable pour les pays concernés, mais exerce une pression de plus en plus forte sur l'environnement, au point qu'écologistes, experts et élus s'en alarment. La surexploitation des ressources en eau les inquiète particulièrement.


Malte, la Libye, les territoires palestiniens, Israël, l'Algérie et la Tunisie sont en situation de pénurie, avec moins de 500 m3 d'eau par an et par habitant.

Le Maroc, l'Egypte, Chypre et la Syrie sont considérés comme pauvres en eau, avec une ressource comprise entre 500 et 1 000 m3/an/habitant.

Les autres pays du bassin disposent de plus de 1 000 m3/an/habitant et sont considérés comme riches en eau, ce qui n'exclut pas des tensions localisées dans le temps et l'espace.

De 1995 à 2004, certains pays ont connu des taux de croissance annuels du tourisme très élevés, comme la Croatie (+ 20 % par an), la Syrie (+ 15,7 %), l'Egypte (+ 11,7 %), l'Algérie et la Turquie (+ 10 %). Selon les projections effectuées par le Plan Bleu, organisation dépendante du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) chargée de la Méditerranée, la fréquentation touristique de la région pourrait atteindre 637 millions de personnes en 2025. Pour Paolo Lombardi, directeur du bureau méditerranéen de l'organisation écologiste WWF, le tourisme sera dans les années à venir "le principal facteur de dégradation écologique des côtes méditerranéennes".

Une première conséquence saute déjà aux yeux des visiteurs : 42 % du littoral sont bétonnés. Hôtels, résidences secondaires, commerces et infrastructures se concentrent sur la bande côtière, détruisant des écosystèmes particulièrement riches. Les embouteillages génèrent pollution atmosphérique et gaz à effet de serre. Les ressources halieutiques, trop sollicitées, souffrent. Les déchets, abondants, finissent la plupart du temps en mer.

Les touristes arrivent en été, au moment où l'eau se fait rare, dans des pays où la ressource est déjà limitée. "La concentration des visites, à la fois dans le temps et dans l'espace, aggrave les situations existantes", relève Pierre Icard, du Plan Bleu. Chaque touriste consomme environ 300 litres d'eau par jour, soit le double des populations locales (jusqu'à 880 litres pour le tourisme de luxe). Le remplissage des piscines, l'arrosage des golfs et des espaces verts réclament également beaucoup d'eau.

Dans les Cyclades, en Grèce, la consommation d'eau estivale est de cinq à dix fois plus élevée qu'en hiver. Cette demande, ajoutée à la consommation locale, conduit à une surexploitation des nappes souterraines qui entraîne une salinisation croissante des eaux douces. L'afflux de population contribue également à la pollution de celles-ci, les eaux usées étant souvent rejetées sans traitement dans le milieu naturel.

L'EXEMPLE DU CLUB MED

L'augmentation conjointe de la population locale et de la fréquentation touristique à venir fait craindre des conflits d'usage. Si la demande en eau est stabilisée, voire en baisse sur une partie de la rive nord de la Méditerranée, elle devrait doubler en vingt ans en Turquie, en Syrie, en Libye, au Maroc et en Algérie. La concurrence avec le secteur agricole, principal consommateur d'eau (63 % des volumes), est redoutée. "L'Espagne ou la Tunisie doivent déjà arbitrer entre les différents usages, ce qui sera de plus en plus fréquent, explique Pierre Icard. Les gains liés au tourisme sont évidents, mais on ne calcule pas ce qu'on perd en sécurité alimentaire, par exemple."

Certaines solutions sont déjà mises en oeuvre. La Tunisie, par exemple, qui accueille 7 millions de touristes par an, veut ramener la consommation de 560 litres par lit occupé et par jour à 300 litres. "Si nous ne maîtrisons pas la consommation, nous aurons des problèmes d'ici une quinzaine d'années", affirme Jean Mehdi Chapoutot, expert en développement touristique dans ce pays.

La modernisation des réseaux de distribution, où les fuites entraînent le gaspillage de 30 % à 40 % de l'eau, est encouragée financièrement par l'Etat. Les eaux issues de 45 des 75 stations de traitement du pays sont réutilisées pour l'arrosage des terrains de golf et des jardins ou la recharge des nappes souterraines. La réutilisation est également très développée en Egypte et en Israël, et elle a commencé à Chypre, en Syrie, à Malte, en Libye et en Espagne.

La généralisation d'appareils économiseurs d'eau pourrait permettre de diminuer de moitié la consommation, selon l'Agence européenne de l'environnement. Relever les tarifs est un autre levier. Mais cela peut conduire les hôteliers à effectuer des forages et à pomper sans contrôle dans les nappes. "Il existe plusieurs niveaux d'action possibles : les Etats, les collectivités, les entreprises, note Pierre Icard. Mais dans un contexte très concurrentiel, où l'on peut changer de destination facilement, le pouvoir des politiques publiques est assez faible."

Pour Paolo Lombardi, du WWF, il revient aux Etats de "fixer un cadre qui permettra de mieux équilibrer les différents usages du territoire, sans oublier la biodiversité". "Mais les entreprises ont un grand rôle à jouer ; certaines avancent", ajoute-t-il.

Le Clud Med, par exemple, dont une trentaine de villages sont implantés en Méditerranée, utilise des économiseurs d'eau, des détecteurs de fuites, et réutilise les eaux usées. Selon Agnès Weil, responsable du développement durable de l'entreprise, la sensibilisation des touristes au respect de l'environnement est importante. "C'est un travail sur le long terme : les statistiques ne vont pas bouger d'un coup, mais c'est un discours que les gens sont prêts à entendre aujourd'hui, et qui est même attendu", affirme-t-elle.
Gaëlle Dupont

GRECE !!!

Posté le 27.07.2008 par ecoville
Photo : Nikos Kaseris/AFP

Des feux de forêt à Rhodes, en Grèce, le 26 juillet 2008.

Effarés par les incendies qui dévastent leur île depuis six jours, les habitants de Rhodes (Grèce) pleuraient dimanche la disparition de leurs forêts et accusaient les autorités d'incompétence.

"Les informations sont si mauvaises que j'ai éteint ma radio", se lamente un vieillard qui vent des pastèques dans le village de Paradeisi. "Nous n'avions pas ces problèmes sous l'occupation italienne (1912-1948) parce que les Italiens nous obligeaient à débroussailler les terrains."

Le bourdonnement incessant des avions de lutte contre les incendies se fait entendre au-dessus des têtes. L'intervention des canadairs a permis de protéger les zones habitées dans l'est de l'île, où se trouvent quelques-unes des villégiatures qui attirent des centaines de milliers de touristes tous les ans.

Mais plus de 5.000 hectares de forêt et de broussailles sont partis en fumée et les hôteliers redoutent l'impact négatif sur le tourisme à Rhodes, l'une des premières destinations touristiques en Grèce.

"Cette forêt mérite nos larmes", dit George, patron d'un restaurant sur la place de Paradeisi.

La justice a condamné vendredi un homme de 61 ans, habitant du village d'Agios Isidoros, à quatre ans de prison assortis d'une amende de 15.000 euros pour avoir déclenché l'incendie par négligence.

"C'était un incendie violent et ils auraient dû le maîtriser dès le premier jour", clame Savvas Grigoriadis, un agriculteur de 52 ans du village de Theologos. "Mais le vieil homme qui a mis le feu a essayé de l'éteindre lui-même avant d'appeler les pompiers."

Selon des responsables locaux, les destructions auraient pu être limitées aux alentours du village d'Agios Isidoros où l'incendie a éclaté, mais la coordination déficiente entre les pompiers a permis aux flammes de s'échapper vers les régions montagneuses inaccessibles.

"Le feu nous a pris de court le premier jour parce que les avions bombardiers d'eau étaient cloués au sol en raison de l'épaisseur de la fumée. Si nous avions eu des hélicoptères à ce moment-là, nous l'aurions maîtrisé", a déclaré le préfet adjoint de l'île, Fotis Hatzidiakos, au micro de Skai Radio.

Plus de 500 pompiers, 100 soldats et 16 avions - y compris quatre canadairs d'Italie et de France et un hélicoptère chypriote - ont été mobilisés pour venir à bout des flammes.

Attisé par des vents violents, le feu s'est dangereusement approché de trois villages dans l'est de Rhodes pendant trois jour et a failli atteindre la mer, provoquant l'évacuation de trois hôtels vendredi.

Les risques d'incendies sont particulièrement élevés en Grèce en raison des faibles précipitations, des températures élevées et des vents violents, qui ont provoqué des centaines de feux.

L'an dernier, les incendies avaient fait 77 morts et brûlé 270.000 hectares de forêts et de terrains agricoles.


© 2008 AFP

PEKIN !!!

Posté le 27.07.2008 par ecoville
Photo : Teh Eng Koon/AFP

Le stade olympique plongé dans la brume le 19 juin 2008.

Un responsable chinois a annoncé que des mesures supplémentaires pourraient être imposées pour limiter la pollution à Pékin (Chine), encore noyé dans la brume à moins de deux semaines du coup d'envoi des Jeux Olympiques, selon des médias chinois dimanche.

"Si nous faisons face à des conditions climatiques extrêmement défavorables qui rendent plus difficile la dispersion des particules polluantes, nous adopterons des mesures encore plus draconiennes", a déclaré Du Shaozhong, chef adjoint du Bureau de protection de l'environnement de Pékin, cité par le site internet du Quotidien du peuple.

Des mesures supplémentaires sont "en cours de préparation", a précisé le responsable sans fournir plus de détails, selon le journal.

"La qualité de l'air à Pékin doit être améliorée. L'air est bon 70% de l'année mais pendant les 30% restants, la qualité de l'air ne répond pas encore aux normes", a déclaré M. Du, selon le site internet de Radio Chine International.

Dimanche, une épaisse brume blanche limitait la visibilité à quelques centaines de mètres à Pékin, alors que le village olympique accueillait les premiers athlètes chinois.

La capitale chinoise a déjà adopté plusieurs mesures pour tenter d'assainir l'air, notamment un système de circulation alternée, le retrait de 300.000 véhicules trop polluants ou la fermeture d'usines autour de Pékin.

L'an dernier, Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, n'avait pas exclu un report des épreuves d'endurance en cas de pollution trop élevée.

Les autorités chinoises publient régulièrement des rapports sur l'amélioration de la qualité de l'air qui vont souvent à l'encontre des impressions des résidents de la ville.


© 2008 AFP

FUITE !!!

Posté le 27.07.2008 par ecoville
Photo : Mario Tama/AFP/Getty Images

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Plus de 300 membres des services d'urgence tentaient vendredi de contenir une grave pollution au fioul à l'embouchure du Mississippi, dans le sud des Etats-Unis, près de La Nouvelle-Orléans, provoquée par une collision entre un pétrolier et une barge.

Près de 1.600 tonnes d'hydrocarbures ont été déversés dans le fleuve quand un pétrolier battant pavillon libérien, le "Tintomara", et une barge de la compagnie American Commercial Lines, tirée par un remorqueur, se sont heurtés mercredi, selon les garde-côtes américains.

L'accident n'a fait aucun blessé, selon la même source. Le pétrolier de 183 mètres n'a pas été endommagé, mais la barge a été quasiment brisée en deux et une épaisse nappe de fioul s'en est dégagée. Après avoir été interdit sur 160 km, de La Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud) au Golfe du Mexique, le trafic fluvial a été rouvert vendredi midi (16H00 GMT), mais au compte-gouttes, selon les garde-côtes. Des barrages flottants ont été installés afin de contenir la pollution.

"Les personnes à bord (du remorqueur) n'étaient pas tout à fait en règle (avec la législation) lorsque l'incident est survenu", avaient indiqué jeudi dans un communiqué les garde-côtes, après avoir ouvert une enquête. De même source, les opérateurs du bâtiment ne possédaient pas le bon type de permis pour naviguer sur le fleuve. Le Bureau américain chargé de la sécurité du transport (NTSB) a également lancé une enquête.

De son côté, les responsables de La Nouvelle-Orléans, dont le maire Ray Nagin, ont indiqué aux habitants que l'eau du robinet restait potable, bien qu'une tenace odeur d'hydrocarbures flotte dans l'air de la métropole, déjà éprouvée à la fin de l'été 2005 par l'ouragan Katrina. Mais selon les médias locaux, de nombreux habitants se sont précipités dans les magasins pour acheter de l'eau en bouteille.

La fermeture du port de La Nouvelle-Orléans a pour conséquences des pertes de quelque 100 millions de dollars par jour, et l'impact économique sur toute la zone touchée atteint 275 millions de dollars quotidiens, a affirmé le président du port, Gary LaGrange, cité par le journal local New Orleans Times-Picayune.

Vendredi matin, l'épave de la barge restait bloquée en plein milieu du fleuve, tandis que les services de secours s'efforçaient de circonscrire la pollution. Parallèlement, l'armateur de la barge tentait de mettre en place des opérations de renflouage. "Des personnes supplémentaires vont arriver régulièrement toute la journée" pour participer à la lutte contre la pollution, a affirmé à l'AFP un porte-parole des garde-côtes, Thomas Blue. Selon lui, quelque 300 personnes ont déjà été dépêchées sur les lieux.

A chaque fois qu'il y a une fuite, il existe des inquiétudes pour l'environnement", a ajouté M. Blue. Plus de 20 km de barrages flottants ont été déployés sur le Mississippi, mais seuls 10.000 litres de fioul avaient pu être récupérés vendredi matin, selon le porte-parole.

Des opérations ont également été mises en place pour prendre en charge des oiseaux et animaux marins mazoutés.


© 2008 AFP

NUCLEAIRES !!!

Posté le 27.07.2008 par ecoville
Olivier Laban-Mattei AFP/Archives ¦ Un signe indiquant la présence de déchets radioactifs


Les incidents nucléaires qui se sont multipliés ces dernières semaines en France posent la question de la radioactivité des déchets stockés ou entreposés sur 899 sites, tandis que certaines matières faiblement radioactives restent disséminées dans l'environnement.

Entreposés après avoir été fondus dans du verre, les déchets hautement radioactifs issus du coeur des centrales nucléaires ne représentent que 0,2% du volume total mais dégagent près de 92% de la radioactivité.

Aujourd'hui détenus par Electricité de France, Areva ou le Commissariat à l'énergie atomique, ils doivent être stockés à plusieurs centaines de mètres sous terre par l'agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Actuellement, l'Andra dispose de deux centres de stockage pour les déchets de faible activité à "vie courte" (dont la radioactivité est divisée par 2 en moins de 30 ans) et d'un autre pour les déchets à très faible activité.

Le plus vieux, situé à La Hague, est plein depuis le début des années 1990 tandis que les deux autres, en cours de remplissage, se trouvent dans l'Aube.

Les trois sites de stockage existants et deux à venir (pour les déchets à très longue durée de vie actuellement entreposés) "ont été prévus pour traiter tous les déchets du parc actuel de centrales nucléaires, jusqu'à la fin de leur existence", selon Bruno Cahen, directeur sûreté qualité environnement de l'Andra.

Une grande quantité de déchets restent actuellement entreposés près des centrales nucléaires, des centres de recherche ou de l'armée, ou sont regroupés en surface en attendant leur stockage définitif.

Par ailleurs, la France compte 200 anciennes mines d'uranium. La dernière a fermé en 2001. 19 d'entre elles qui comportent des résidus sont surveillées.

Mais lors de l'extraction de l'uranium, des pierres dites "stériles" ont aussi été remontées à la surface à côté du "yellow cake", le minerai à enrichir.

Une partie de ces caillasses a été utilisée pour construire des remblais (comme pour les routes ou les parkings) dont la radioactivité, faible, reste par endroits jusqu'à plusieurs centaines de fois supérieurs à celle du granit, selon la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad).

"Il nous semble tout à fait légitime de demander l'enlèvement de ces remblais qui vont être radioactifs pendant des milliards d'années", a déclaré à l'AFP Bruno Chareyron, de la Criirad.

Il ajoute que pour Areva, "le coût serait dérisoire, alors que les coûts de gestion sur des millions d'années pour la société seront autrement plus élevés".

A Saint-Priest-la-Prugne, dans le massif du Forez (Loire), six sites ont été décontaminés par Areva et deux autres doivent encore l'être, sur environ 80 où des "stériles" ont été utilisés.

Insuffisant, selon la Criirad, qui demande à l'exploitant nucléaire, "d'assumer ses responsabilités jusqu'au bout".

Areva, qui emploie 100 personnes et dépense 40 millions d'euros par an pour la surveillance des anciennes mines, estime que la radioactivité près des anciennes mines est proche des valeurs naturelles.

Le groupe reproche à la Criirad "d'utiliser les mesures sur le thème de la peur", selon Yves Dufour, son porte-parole sur les activités minières.

L'augmentation de la radioactivité dans les anciennes régions minières est de l'ordre du millisievert par an, une quantité inférieure à la radioactivité naturelle moyenne, souligne M. Dufour.

Olivier Laban-Mattei AFP/Archives ¦ Un signe indiquant la présence de déchets radioactifs



© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 26/07/2008 - 10h32

dernière mise à jour : 27/07/2008 - 20h47

ECONOMIE !!!

Posté le 24.07.2008 par ecoville
Crédits photo : Le Figaro
La consommation de gazole et de super est restée anormalement soutenue jusqu'en mai. Une rupture à la baisse est en train de s'amorcer.

Les compagnies pétrolières n'en reviennent pas : les automobilistes français ont continué de carburer comme si de rien n'était. Durant les cinq premiers mois de l'année leur consommation de gazole et de supercarburants a augmenté de 0,04% en volume sur la même période de 2007. C'est très peu en soi, mais énorme compte tenu des prix. Le litre de gazole a bondi de 1,08 à 1,45 le litre de gazole en un an (+ 34 %) et le supercarburant est passé de 1,31 à 1,49 euro (+ 12,9%), selon les relevés de l'UFIP.

Président de l'Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, ne cache pas son étonnement : « On ne constate pas d'impact décisif des prix (sur la demande). Mais il n'est pas sûr que cette tendance se poursuive ». Il y a même de bonnes chances pour que le marché des carburants ait marqué une rupture en juin, dont les statistiques ne seront pas connues avant la semaine prochaine. Des estimations partielles montrent une «baisse assez nette» des achats de gazole le mois dernier, murmure- t-on à l'UFIP. La véritable surprise est que ce «décrochement» ne soit pas intervenu plus tôt.
Une foultitude de raisons
Les experts de la Direction de l'énergie de Bercy, avancent une foultitude de raisons. Ils invoquent pêle-mêle la reprise de l'emploi depuis deux ans qui induit des besoins de transports domicile-travail, ou encore l'augmentation des vitesses alors que l'effet dissuasif des radars tend à s'émousser. De même le développement des biocarburants, dont le rendement est moindre pour les moteurs, entraîne un surcroît de consommation.



En tant qu'économiste du Comité français des constructeurs automobiles, Pierre-Louis Debar n'est pas réellement surpris : «À court terme, la réaction de la demande est proche de zéro. Mais à plus d'un an, ce qu'on appelle l'élasticité-prix dépasse 0,4, c'est-à-dire que lorsque les prix augmentent de 1% la demande de carburants diminue de plus de 0,4%.» D'ores et déjà il semblerait que les chauffeurs professionnels d'autobus et de poids lourds adoptent des conduites «moins nerveuses» .

À l'INSEE, on considère aussi qu'en rythme de croisière, les automobilistes réduisent de 0,4% leurs achats de produits pétroliers lorsque les prix augmentent de 1%. D'où la tendance baissière de la demande depuis 2002, début du « troisième choc pétrolier », avec un recul de 1,8% et de 2,7% en 2004 et 2005. À cet égard l'absence de réaction à la flambée des prix des cinq premiers mois de l'année apparaît anormale et provisoire. Comme le souligne l'INSEE, les dépenses de carburants pèsent en moyenne pour 3,5 % des budgets consommation des ménages, soit un chiffre total de 35 milliards d'euros sur une masse de 1 000 milliards d'euros (année 2006). C'est dire l'impact destructeur d'une hausse d'un tiers du gazole sur les finances des familles, pratiquement un point de pouvoir d'achat. Contrairement à l'adage de Jean-Paul Sartre « l'existence précède l'essence » les Français avaient dans un premier temps privilégié l'essence aux dépens des autres produits de leur existence. Cet arbitrage semble en train de s'inverser.

SEISME !!!

Posté le 24.07.2008 par ecoville
Photo : AFP/Infographie

Localisation du séisme qui a frappé le nord du Japon le 23 juillet 2008

Un violent séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle ouverte de Richter s'est produit dans la nuit de mercredi à jeudi dans la préfecture d'Iwate, dans le nord du Japon, faisant au moins 13 blessés, ont annoncé l'Agence météorologique japonaise et les services de secours.

Le tremblement de terre s'est produit à 00H26 heure locale (15H26 GMT). Son hypocentre a été localisé à 120 km de profondeur sous la préfecture d'Iwate, a indiqué l'Agence. Aucune alerte au tsunami n'a été déclenchée.

"Nous avons pris en charge 13 personnes après le séisme", a indiqué Katsuyasu Sasaki, un responsable de l'Hôpital municipal de Hachinohe, dans la préfecture d'Aomori voisine de celle d'Iwate.

Le séisme a atteint par endroits l'intensité "6 supérieur" sur l'échelle sismique japonaise qui compte sept degrés, selon des chiffres révisés publiés par l'Agence météorologique. Une secousse d'une telle violence est susceptible d'endommager sérieusement routes, lignes électriques et bâtiments.

Les télévisions japonaises ont montré des images d'habitants effrayés dans les rues, de nombreux objets tombés des étagères dans des supermarchés et des bureaux, et quelques corniches effondrées et vitres brisées. Un incendie a par ailleurs été signalé à Hachinohe, selon un responsable municipal.

Les médias japonais ont rapporté que les nombreuses installations atomiques situées dans la préfecture d'Aomori, notamment l'usine de recyclage de combustible nucléaire de Rokkasho, n'avaient subi aucun dégât apparent.

Le séisme a été fortement ressenti dans pratiquement toute la moitié orientale du Japon. Il a notamment longuement fait tanguer les gratte-ciels de Tokyo, à quelque 500 km au sud de l'épicentre.

Il s'est produit à proximité du lieu où une secousse de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter s'était produite le 14 juin, faisant au moins 13 morts et 10 disparus.

Situé à la jonction de quatres plaques tectoniques, le Japon subit chaque année 20% des tremblements de terre les plus violents recensés dans le monde.


© 2008 AFP

PEKIN !!!

Posté le 24.07.2008 par ecoville
Les habitants de Pékin pouvaient profiter dimanche de rues sans embouteillages, au premier jour de la mise en place d'un système de circulation alternée visant à réduire pollution et encombrements pendant les jeux Olympiques (8-24 août).

Même pour un jour de week-end, le trafic était inhabituellement fluide dans les rues de la capitale chinoise, la nouvelle règle interdisant de circulation les voitures un jour sur deux en fonction du dernier chiffre de leurs plaques d'immatriculation, pair ou impair.

"C'est super. C'est comme conduire en plein milieu de la nuit. Cela va apporter un grand soulagement pour les jeux Olympiques", s'est félicitée Fan Wenling en montant dans sa voiture pour se rendre à son travail.

Cette nouvelle réglementation, appliquée jusqu'au 20 septembre, fait partie d'une campagne plus large destinée à assainir l'air dans une des villes les plus polluées au monde et habituellement enveloppée d'un brouillard âcre, qui s'apprête à accueillir 10.000 athlètes.

Pour faire face à la progression attendue de quatre millions de voyages quotidiens dans les transports en commun -- pour atteindre 20 millions --, trois nouvelles lignes de métro ont été inaugurées samedi.

Egalement à partir de dimanche, certaines entreprises doivent modifier les horaires de travail -- en commençant une heure plus tard et en terminant une heure plus tôt -- pour alléger les embouteillages. Les employeurs sont aussi invités à permettre à leur personnel de prendre leurs congés annuels pendant les Jeux.

Le Comité international olympique a prévenu que les épreuves d'endurance, notamment le marathon, pourraient être suspendues en cas de mauvaise qualité de l'air afin de protéger les sportifs.

Avec la circulation alternée, les autorités chinoises espèrent réduire le trafic de plus d'un million de voitures, contre 3,3 millions habituellement.

Le ciel semblait déjà plus clair dimanche au-dessus de la mégalopole de 17 millions d'habitants, mais il était difficile d'attribuer cette percée aux nouvelles conditions de circulation ou à la météo.

L'impact de la nouvelle mesure pourra être plus facilement mesuré lundi, quand les Pékinois prendront ou non la route.

Un test grandeur nature réalisé en août 2007, un an avant les Jeux, n'avait pas été concluant: la réduction autoritaire du nombre de voitures pendant quatre jours à Pékin n'avait pas sensiblement amélioré la qualité de l'air.

Mais les autorités assortissent cet été la nouvelle règlementation d'autres mesures, comme l'arrêt des industries les plus polluantes autour de Pékin ou de tous les travaux de construction dans la ville.

Dimanche, seuls les véhicules aux plaques d'immatriculation finissant par un chiffre pair étaient autorisés à rouler et des policiers en moto surveillaient le trafic aux principaux carrefours.

Une amende de 100 yuans (14 dollars), une somme dissuasive pour de nombreux Chinois, est prévue pour les contrevenants, a prévenu le bureau des transports de la ville.

La circulation alternée ne s'applique toutefois pas aux taxis, et certains chauffeurs se réjouissent de cette aubaine.

"Je pense qu'il sera possible de se faire plus d'argent mais on devra probablement travailler plus pour ça", a souligné Ma Guiwei, conductrice d'un taxi. "Il sera de toute façon plus agréable de conduire dans de meilleures conditions de trafic pour un certain temps", a-t-elle ajouté.


© 2008 AFP
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