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ROUGE !!!

Posté le 11.05.2008 par ecoville
Lionel Bonaventure AFP/Archives ¦ Bouchon sur l'autoroute près de Perpignan le 29 juillet 2006

Bison futé voit orange au niveau national et rouge en Ile-de-France pour ce dimanche, rouge partout pour lundi... La faute au long week-end de Pentecôte, débuté le 7 mai.


Lionel Bonaventure AFP/Archives ¦ Bouchon sur l'autoroute près de Perpignan le 29 juillet 2006




20Minutes.fr, éditions du 11/05/2008 - 10h25

dernière mise à jour : 11/05/2008 - 10h25

COTES ESPAGNOLES !!!

Posté le 10.05.2008 par ecoville
L'Espagne veut protéger
ses 10 000 km de côtes
De notre envoyée spéciale à Valence, Diane Cambon
09/05/2008 | Mise à jour : 20:54 | Commentaires 2
.
Le gouvernement ressort une loi de protection du littoral de 1988 qui provoque l'ire des propriétaires.

La plage du Saler, à une dizaine de kilomètres au sud de Valence, est quasiment vierge. Déclarée parc naturel en 1980, cette zone de l'Albufera est l'un des rares tronçons de la côte espagnole à avoir échappé à l'urbanisation sauvage. Et pourtant, entre les dunes et les marais salants, quatre tours d'immeuble, une résidence avec des villas et un hôtel cinq étoiles s'imposent dans le paysage. Ces édifices, construits dans le pur style architectural des années 1970, ont été érigés avec la bénédiction de la mairie de Valence, qui voulait faire de cette côte une station balnéaire du tourisme de masse.

Mais, près de trois décennies plus tard, ces édifices aux couleurs pastel dérangent le coup l'œil. Ils font tache avec le projet de récupération du littoral lancé par le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, lequel veut procéder à un grand nettoyage de ses côtes abîmées par le béton. Construits et achetés légalement par de nombreux étrangers désirant se faire une place au doux soleil ibérique, ces logements ont aujourd'hui leurs jours comptés.

En vertu d'une loi du littoral datant de 1988 et jusqu'alors ou­bliée dans les cartons du ministère de l'Environnement, l'exécutif so­cialiste veut redéfinir l'ensemble des zones côtières appartenant au domaine public.

Si le gouvernement souhaite éviter de nouveaux massacres à la bétonneuse le long de ses dix mille kilomètres de côtes, il veut aussi ­faire le ménage avec les constructions anarchiques déjà existantes. Pour y parvenir, l'État entend récupérer tous les terrains urbanisés de la zone protégée. À savoir : tous les édifices construits à moins de 100 mètres de la zone sableuse (dune) ou rocheuse (falaise).

Selon José Ortega, porte-parole du collectif de défense des résidents du littoral, près de 500 000 personnes, de la Galice (Nord) aux îles Canaries en passant par la Costa del Sol ou du Levant, seraient propriétaires d'une maison, d'un commerce ou d'un hôtel édifiés dans la dite zone des 100 mètres protégés. Pour ces propriétaires, l'initiative du gouvernement est un véritable coup de massue. «La plus grande offensive contre la propriété privée de l'histoire démocratique espagnole, s'insurge Martine La­vergne, professeur de français à Valence et propriétaire d'une villa sur la plage El Saler depuis près de 30 ans. «Après trois décennies d'in­vestissements, on vous assure que votre patrimoine ne vaut rien et qu'il appartient au final à l'État.»

Dédommagement symbolique

Les pouvoirs publics offrent aux propriétaires dont les villas sont du mauvais côté de la ligne de protection du littoral un dédommagement symbolique. L'État propose de racheter leur bien au prix du sol de l'époque où ils l'ont acheté. Une proposition jugée scandaleuse par la majorité des propriétaires alors que les prix du logement ont augmenté de 150 % en une décennie. L'autre option envisagée est d'offrir une concession de ­trente ans. Pendant cette période, les particuliers pourront profiter de leurs biens jusqu'à ce que l'État en devienne le propriétaire et décide de sa démolition.

«Cette solution est injuste car, durant cette période, je ne peux ni revendre mon bien ni demander des crédits pour faire des travaux et encore moins le céder à mes en­fants», s'indigne Roger Zimmermann, directeur général de l'hôtel 5 étoiles Sidi. Mais, pour ce Suisse allemand, le pire de cette loi est son effet rétroactif. «Mon hôtel a été construit en 1974 et aujourd'hui il est victime d'une lo, qui date de 1988 et qui entre en vigueur 20 ans après !», fulmine-t-il. Au sein du ministère de l'Environnement et de l'Agriculture, on tente de rassurer les résidents affectés en promettant qu'il n'y aura aucune destruction massive ni d'expropriations immédiates.

Toutefois, José Fernandez, di­recteur du Département du littoral, assure que le nettoyage des côtes est l'une des priorités du nouveau gouvernement. L'État disposerait d'un budget de cinq milliards d'eu­ros pour rendre vierge quelque 220 millions de mètres carrés de côte. Pour l'instant, seule une cen­taine d'édifices ont été démolis par les pelleteuses publiques. La plupart de ces logements avaient été bâtis sans permis de construire.

De leurs côtés, les résidents affectés par la loi ont pris les de­vants pour ne pas voir «spolier» leurs biens. Le collectif a déposé une plainte au Parlement européen pour atteinte à la propriété privée et dénoncer l'effet rétroactif de la loi. Leur re­quête est pour l'instant restée ­lettre morte.

BIOCARBURANTS !!!

Posté le 09.05.2008 par ecoville
En pleine crise alimentaire mondiale, le débat sur les agrocarburants tourne à la foire d'empoigne en Europe. Mercredi 7 mai à Bruxelles, les Vingt-Sept ont tenté en vain de se mettre d'accord sur un durcissement des critères susceptibles d'encadrer la production de carburants destinés à couvrir 10 % de la consommation des transports d'ici à 2020. L'objectif a été fixé voici un an, afin de promouvoir les énergies renouvelables.

A ce stade, le débat se focalise sur la définition des critères de certification des agrocarburants. "Le consensus progresse sur le principe de normes strictes, mais l'on reste divisés sur les modalités", résume un diplomate. La discussion oppose les pays qui défendent, à l'instar de la France, de l'Allemagne et des nouveaux Etats membres, des filières nationales de production et ceux qui misent sur les importations pour combler leurs besoins. C'est le cas du Royaume-Uni, des Pays-Bas, ou des pays scandinaves.

Les premiers militent pour des critères rigoureux afin de limiter l'impact des agrocarburants sur le prix des produits alimentaires, ou la déforestation. Les seconds se méfient de toute entrave au libre commerce, et mettent en avant les risques de contentieux auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Avec la France, certaines capitales ont suggéré de s'approvisionner dans les seuls pays ayant ratifié au moins dix conventions ou traités internationaux dans le domaine de l'environnement et des droits sociaux. Le protocole de Kyoto de lutte contre le réchauffement climatique, les textes sur le travail des enfants, ou les libertés syndicales seraient pris en compte.

Cependant, un tel dispositif, considéré comme de l'"impérialisme vert" par les pays émergents, a peu de chances de voir le jour sous cette forme. Il est vivement contesté par les Etats européens importateurs, et par la Commission. "Un durcissement des critères ne doit pas rendre impossible le respect des 10 %", indique-t-on dans l'entourage du commissaire chargé de l'énergie, Andris Piebalgs.

Ce dernier a déjà proposé d'interdire les agrocarburants en provenance de régions indispensables à la biodiversité, ou menacées de déforestation. Une option moins contraignante consisterait à obliger l'ensemble des producteurs, et non plus les pays fournisseurs, à respecter une série de standards en matière de droits sociaux, de pollution de l'air, de l'eau, ou des sols.

Les Etats membres divergent aussi sur l'efficacité des agrocarburants en matière de lutte contre les gaz à effet de serre. Les pays scandinaves et le Royaume-Uni ne veulent certifier que les produits permettant une réduction de 50 % des émissions de CO2 par rapport aux énergies fossiles. D'autres, comme la France, souhaitent s'en tenir dans un premier temps au seuil actuel de 35 %, afin de développer leur production en attendant les agrocarburants de seconde génération. Et refusent de durcir ce critère avant l'horizon 2015-2020.

L'objectif de 10 % d'agrocarburants risque d'être mis en cause, en particulier par les eurodéputés. "Ce seuil est irréaliste", estime l'élu écologiste Claude Turmes, rapporteur au Parlement européen du projet de directive sur les énergies renouvelables.

Les détracteurs des agrocarburants ont reçu l'appui du conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU, Jeffrey Sachs : pour cet économiste américain, les programmes de promotion adoptés en Europe et aux Etats-Unis "n'ont pas de sens dans des conditions de famine mondiale". Un argument qui fait bondir la Commission.

"Les biocarburants semblent être devenus un bouc émissaire", a rétorqué, mardi, Mariann Fischer Boel, la commissaire en charge de l'agriculture. Pour elle, l'envolée du prix des céréales est essentiellement liée au développement de l'Inde et de la Chine, aux mauvaises conditions climatiques, ou à la spéculation.
Philippe Ricard

PETROLE !!!

Posté le 09.05.2008 par ecoville
AP/VAHID SALEMI
Puits de pétrole en Iran. Goldman Sachs prévoit un baril à 200 $ d'ici deux ans.

Arjun N. Murti a eu du nez. Analyste chez Goldman Sachs, c'est lui qui avait prédit, en mars 2005, que le baril de brut (159 litres) atteindrait 105 dollars, alors qu'il était encore à 57 dollars. Sans doute péchait-il encore par excès d'optimisme, puisqu'il indiquait que ce "super spike", ce "sommet", n'interviendrait qu'en 2009. La flambée s'est accélérée, et le baril a volé de record en record. Il a atteint 124,61 dollars, jeudi 8 mai, dans les échanges électroniques d'après-séance à New York, et un prix identique vendredi matin en Asie.

M. Murti, auréolé de son flair, fait de nouveau trembler les marchés new-yorkais et londonien. Dans une note publiée lundi 5 mai par la banque d'affaires américaine, l'analyste juge possible que les prix de l'or noir atteignent 150, voire 200 dollars, dans les six à vingt-quatre prochains mois. Cette prévision menaçante a poussé des investisseurs à acheter encore plus de "barils papier" et a alimenté la flambée des cours.

Prévision d'oiseau de mauvais augure ? On accuse volontiers Goldman Sachs, un intervenant de poids sur les marchés pétroliers, de lancer des prévisions pessimistes pour faire flamber les cours et accroître ses gains. La banque n'est pas la seule à faire ces prévisions. Sans hausse des capacités de production et de raffinage ni redressement du dollar par rapport aux autres devises, les prix s'envoleront, jugent nombre d'experts, d'investisseurs et de dirigeants des pays producteurs. Un scénario noir pour une économie mondiale en phase de ralentissement.

Dans un récent entretien au quotidien algérien El Moudjahid, le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) estime que "le prix du baril est désormais indexé à la hausse ou à la baisse du dollar". Une baisse de 1 % du dollar provoque une hausse de 4 dollars par baril, poursuit l'Algérien Chakib Khelil, avant de conclure : "Dans le cas d'une hausse de 10 % du dollar, il y a fort à parier que le prix du baril chutera de 40 dollars."

Le cartel de Vienne (42 % de la production mondiale) continue de juger qu'"il n'y a pas de pénurie de pétrole sur le marché" et que la mise en vente de barils supplémentaires n'aurait aucun impact sur les prix. Il maintient sa prochaine réunion en septembre, tout en se déclarant "prêt à agir si le marché éprouve le besoin de mesures supplémentaires".

D'ordinaire prudent sur la question des prix, le président du Cambridge Energy Research Associates (CERA), Daniel Yergin, un expert reconnu du secteur, n'a pas exclu non plus un pic à 150 dollars en 2008.

De toutes parts, les signaux indiquent que les prix resteront très élevés dans les mois à venir. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), qui dépendant du Département de l'énergie (DoE), vient de relever de 9 dollars ses prévisions du prix du pétrole cette année : "Nous projetons désormais que le prix du baril, qui s'est échangé à 72 dollars en moyenne en 2007, vaudra 110 dollars en 2008".

Les bonnes nouvelles, comme un léger rebond du billet vert ou la reconstitution des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis, sont sans effet sur les cours. Seules les mauvaises sont retenues : la persistance de tensions autour du programme nucléaire iranien et les incertitudes sur une stabilisation politique en Irak, les attaques des mouvements rebelles dans le sud du Nigeria qui entraîne depuis deux ans une baisse de l'extraction du brut et les difficultés du Venezuela à pomper plus.

"NOS ENFANTS EN AURONT BESOIN"

La récente décision de l'Arabie saoudite de ne pas dépasser un plafond de production quotidien de 12,5 millions de barils entre 2009 et 2020 a également jeté un froid. Le royaume wahhabite reste en effet le premier exportateur mondial de brut. Et avec 22 % des réserves mondiales, il est le seul à pouvoir compenser une rupture d'approvisionnement éventuelle d'exportateurs fragiles comme l'Iran, l'Irak ou le Venezuela. Or, il ne veut plus jouer seul ce rôle de swing producer. Le roi Abdallah a récemment lancé aux responsables pétroliers du pays : "Chaque fois qu'il y a de nouvelles découvertes, laissez-les dans le sol car nos enfants en auront besoin."

L'Indonésie envisage de quitter l'OPEP, non seulement parce qu'il n'est plus exportateur net de brut depuis 2004, mais qu'il veut accroître sa production au-delà du quota alloué par l'organisation. Le déclin de la production au Mexique et surtout en Russie (depuis janvier), le deuxième producteur mondial, préoccupent aussi les pays occidentaux. Dans ce pays, la pression fiscale est considérable sur les compagnies pétrolières. Elle peut dépasser 80 %. La situation n'a pas échappé à Vladimir Poutine. "L'heure est venue de prendre la décision de baisser les impôts dans ce secteur pour stimuler la hausse de l'extraction et du raffinage", a annoncé le nouveau premier ministre russe, jeudi, devant la Douma.

Les cours peuvent-ils retomber à des niveaux moins pénalisants pour l'activité économique ? Les experts débattent à l'envi de l'écart entre un prix théorique d'environ 80 dollars, reflet du rapport entre offre et demande, et le prix réel, supérieur à 120 dollars. L'écart de 40 dollars s'expliquerait par la spéculation et la baisse du dollar. Ce qui fait dire à certains que le marché n'est pas à l'abri d'une brutale correction de 40 dollars si les investisseurs se tournent de nouveau vers les marchés d'actions.

DÉCLIN DE LA PRODUCTION

Les économistes de la banque Natixis se demandent si le prix actuel n'a pas déjà atteint son niveau théorique. A l'appui de leur thèse, ils soulignent la probable sous-estimation de la demande pétrolière de certains pays dans les statistiques officielles, la Chine en particulier. Directeur de la recherche de la banque d'investissement, Patrick Artus note que "l'activité utilisatrice de pétrole (transports, industrie) y a été multipliée par 3,85 de 1996 à 2007". Compte tenu de la faible amélioration de l'efficacité énergétique du pays, "sa consommation de pétrole aurait dû être multipliée par 2,87", alors qu'elle ne l'a été que par 1,53. C'est "extrêmement faible", conclut-il, en calculant que la Chine pourrait brûler chaque jour non pas 7,4 mais 13,8 millions de barils.

La demande chinoise, dopée par la préparation des Jeux Olympiques de Pékin, reste très soutenue, comme celle des nations émergentes et des pays pétroliers eux-mêmes en plein boom économique. Aux yeux des observateurs, le problème crucial reste celui de la consommation, trop soutenue par rapport à une production freinée par le manque d'investissements, le coût de développement de nouveaux projets et un "nationalisme pétrolier" exacerbé.

Le coussin de sécurité en cas de défaillance d'un pays producteur n'excède pas 2 millions de barils par jour (2,3 % de la consommation). Pour compenser le déclin des champs pétrolifères exploités, il faudrait mettre tous les deux ans en production l'équivalent de ce qui sort des puits saoudiens. Faute de nouveaux gisements géants exploitables à des coûts raisonnables, l'or noir ne cessera de s'apprécier. La prévision d'Arjun N. Murti se réalisera, mais à quelle échéance ?

AIDE !!!

Posté le 09.05.2008 par ecoville
Une femme birmane assise au milieu des décombres de sa maison, à Bogalay, région la plus touchée par le cyclone Nargis. (AFP)
La Croix-Rouge française et Médecins du Monde ont obtenu l'autorisation d'envoyer du renfort médical pour porter secours aux survivants du cyclone.

La Croix-Rouge française et Médecins du Monde ont obtenu l'autorisation vendredi d'envoyer du matériel d'approvisionnement en eau potable et une équipe médicale accompagnée de matériels et de médicaments en Birmanie. La junte birmane semblait pourtant bien prête à sacrifier le peuple birman vendredi matin : les autorités avaient fermé la porte aux équipes de secours et journalistes de pays étrangers.

La Croix-Rouge française (CRF) dit envoyer dans la capitale économique «20 tonnes de matériel d'approvisionnement en eau potable», qui «permettra de produire 600.000 litres d'eau potable par jour, répondant aux besoins de 40.000 personnes chaque jour». Médecins du Monde a également obtenu le feu vert des autorités birmanes pour l'envoi d'une équipe médicale composée de deux logisticiens et d'un médecin, qui accompagneront un chargement de matériels et de médicaments à destination du Delta de l'Irrawaddy.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a annoncé vendredi l'envoi vers la Birmanie d'un bateau de la marine française chargé de 1.500 tonnes de produits et de matériel qui pourrait arriver «mercredi ou jeudi». Selon Bernard Kouchner, «le problème est de savoir où ces tonnes de produits arriveront et comment elles seront distribuées. L'idéal est évidemment de passer par les ONG. C'est ce sur quoi nous essayons de travailler pour que ce soit elles qui, au moins, supervisent la distribution».

Les militaires birmans réceptionnent l'aide humanitaire

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a, lui, annoncé vendredi la suspension de ses vols vers la Birmanie en raison de restrictions «inacceptables» imposées par les militaires birmans.

Ces derniers, qui exercent un pouvoir sans partage sur l'un des pays les plus fermés au monde depuis près d'un demi-siècle, entendent gérer eux-mêmes les aides matérielles et financières promises par millions d'euros. «La Birmanie donne la priorité à la réception d'aides d'urgence et fait des efforts acharnés pour les faire transporter sans délai par ses propres travailleurs dans les zones affectées», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un texte publié par le quotidien officiel New Light of Myanmar.

Selon Le Point, la cargaison du premier avion envoyé par l'ONU a été confisquée à 90% par les militaires. «Selon un observateur présent à Rangoon, les militaires veulent non seulement contrôler l'arrivée de l'aide, fût-elle au compte-gouttes, mais aussi en faire bénéficier leurs propres familles», explique l'hebdomadaire sur son site Internet.

Selon le dernier bilan officiel provisoire, le cyclone Nargis a fait près de 23.000 morts et plus de 42.000 disparus. Ces chiffres sont pourtant très loin d'autres estimations, notamment de celle d'une diplomate américaine à Rangoun qui craint plus de 100.000 morts. Jeudi, un porte-parole de l'ONU a estimé qu'au moins un million de personnes avaient besoin d'aide.

Appel de l'Onu

La communauté internationale se démène pour pouvoir porter massivement secours aux victimes. Jeudi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, essayait d'entrer en contact avec le chef de la junte, le généralissime Than Shwe, pour tenter de le convaincre. Les Nations unies s'apprêtent également à lancer un appel de fonds à la communauté internationale afin de venir en aide pendant six mois à 1,5 million de Birmans sinistrés.

Malgré l'ampleur de la catastrophe, les militaires prévoient toujours d'organiser un référendum samedi sur une nouvelle Constitution. Ils ne l'ont reporté, au 24 mai, que dans les municipalités les plus touchées. Vendredi, ils ont même lancé un appel à voter «oui» ce week-end. «Approuver la Constitution de l'Etat est une obligation nationale de l'ensemble de la population», peut-on lire sur un bandeau à la Une du New Light of Myanmar, qu'ils contrôlent étroitement.

Selon les généraux, l'adoption d'une nouvelle Constitution ouvrira la voie à des «élections multipartites» en 2010. La formation de l'opposante Aung San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix toujours assignée à résidence, estime que le texte pérennisera au contraire la mainmise de l'armée sur le pouvoir.

VOLCAN !!!

Posté le 09.05.2008 par ecoville

Photo : Raul Bravo/AFP


L'activité du volcan Chaiten, dans le sud du Chili, s'est accrue mardi matin, avec une puissante éruption de cendres et de lave, obligeant les autorités à décréter l'alerte maximum et à évacuer totalement la ville de Chaiten, à 1.300 km au sud de Santiago.

"L'alerte maximum a été décrétée", dans la localité de Chaiten, située à 10 km au pied du volcan entré en éruption vendredi, a déclaré à l'AFP le chef de l'Office national des urgences (Onemi) de Santiago, Jorge Muñoz.

Les sirènes d'urgence ont retenti, et "par mesure de sécurité, l'évacuation immédiate de toute la population qui demeurait dans la ville de Chaiten a été décrétée, soit approximativement 384 personnes regroupant les habitants, les équipes d'opérations d'urgence, les autorités et les équipes de presse qui étaient restés sur la zone", a déclaré un porte-parole de l'Onemi.

AGGRAVATION !!!

Posté le 09.05.2008 par ecoville
Noah Seelam AFP ¦ Avion indien à destinantion de la Birmanie avant son départ de New Dehli le 8 mai 2008


La Birmanie reste un pays partiellement fermé. Malgré les fortes pressions internationales, la junte militaire au pouvoir ne laisse entrer l'aide étrangère qu'au compte-goutte.

Le bilan de la catastrophe s'alourdit de jour en jour: d'après certaines organisations humanitaires, au moins 100.000 personnes seraient mortes à la suite du passage du cyclone Nargis. Toute la journée de vendredi, suivez l'évolution de la situation en direct sur 20minutes.fr.


12h30: Angela Merkel critique l'attitude de la Chine et de la Russie à l'ONU
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé «irresponsable» vendredi un blocage du Conseil de sécurité de l'ONU où plusieurs pays emmenés par la Chine et la Russie ont refusé de discuter de l'aide humanitaire à la Birmanie. «Je soutiens expressément l'initiative française d'impliquer le Conseil de sécurité dans la crise. Un blocage du Conseil de sécurité est irresponsable», a-t-elle dit dans un communiqué. Merkel a annoncé qu'elle évoquerait cette question au au cours d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

11h30: De fortes pluies prévues pourraient encore aggraver la situation
De fortes pluies annoncées dans la semaine qui vient pourraient encore aggraver la situation en Birmanie, a averti vendredi un porte-parole de l'ONU à Bangkok. «Nos équipes météorologiques nous ont dit qu'il était probable qu'il y ait d'assez fortes pluies dans les sept prochains jours», a indiqué Richard Horsey à l'AFP. «Cela va être un gros problème avec les routes non pavées», a déclaré M. Horsey. «Ces fortes pluies pourraient compliquer les choses pour tous ces gens sans abri». L'ONU a par ailleurs annoncé vouloir lancer un appel de fonds à la communauté internationale afin de venir en aide pendant six mois à 1,5 million de Birmans.

10h: Un avion de l'ONU pillé par la junte birmane
Quatre avions de l'ONU se seraient posés en Birmanie. Mais d'après les révélations du «Point», un de ces avions, rempli de biens alimentaires aurait été pillé à 90% par la junte birmane. L'hebdomadaire explique que les militaires se servent pour assurer la survie de leurs familles, pour revendre ces biens mais aussi pour bien signifier à l'opinion internationale que l'aide qui atterrit en Birmanie est étroitement contrôlée par l'armée locale.

9h40: Un avion de la Croix-Rouge a atteri à Rangoun
L'avion de l'ONG a atterri jeudi soir avec cinq tonnes d'équipement d'urgence à bord. Un second chargement de huit tonnes d'aide a été placé à bord d'un vol commercial au départ de Kuala Lumpur (Malaisie), via Bangkok. Son arrivée est prévue dans la matinée de vendredi, a indiqué la Fédération internationale de la Croix-Rouge. Jeudi, Washington avait annoncé que les autorités birmanes leur avait refusé l'envoi d'un avion humanitaire.

8h30: La junte serait «plus fexible» avec l'aide étrangère
Message rassurant en provenance de Thaïlande, le pays limitrophe où se masse les journalistes étrangers interdits de Birmanie. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères estime que la junte militaire birmane est en train de devenir «plus flexible» à propos de l'aide étrangère aux victimes du cyclone Nargis, après en avoir discuté avec son homologue birman.

4h45: La Birmanie accepte les vivres, mais pas les hommes
La Birmanie n'est «pas prête» à accepter des équipes de secours ainsi que des journalistes, de pays étrangers indique le ministère birman des Affaires étrangères. «Actuellement, la Birmanie donne la priorité à la réception d'aides d'urgence et fait des efforts acharnés pour les faire transporter sans délai par ses propres travailleurs dans les zones affectées». Le gouvernement birman délivre néanmoins des visas aux compte-goutte à des membres d'ONG.
Noah Seelam AFP ¦ Avion indien à destinantion de la Birmanie avant son départ de New Dehli le 8 mai 2008



V.G. (avec agence)


20Minutes.fr, éditions du 09/05/2008 - 10h08

dernière mise à jour : 09/05/2008 - 13h04

BIRMANIE !!!

Posté le 08.05.2008 par ecoville
Jean-Pierre Clatot AFP ¦ Embouteillages sur l'autoroute A7, à Saint-Rambert-d'Albon, dans le sens des départs le 28 juillet 2007


Bison Futé a classé «rouge» les départs et les retours du long week-end du 7 au 12 mai, selon un communiqué du Centre national d'informations routières (Cnir).

«La période associe deux jours fériés, jeudi 8 mai et lundi 12 mai, lundi de Pentecôte», souligne le Cnir, estimant que «les départs se feront sur deux jours, mercredi et jeudi».

Jeudi orange en province, rouge en Ile-de-France

Jeudi est classé orange dans le sens des départs, tout comme dimanche dans celui des retours, voire rouge en Ile-de-France, avec des difficultés attendues entre 16h et 18h, selon le Cnir.

Lundi, terme de ce long week-end, est considéré comme «rouge» sur tout le territoire dans le sens des retours, surtout après 15h00, prévient Bison futé.
Jean-Pierre Clatot AFP ¦ Embouteillages sur l'autoroute A7, à Saint-Rambert-d'Albon, dans le sens des départs le 28 juillet 2007



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 05/05/2008 - 14h55

dernière mise à jour : 08/05/2008 - 10h46

BOUCHON WEEK END !!!

Posté le 08.05.2008 par ecoville
Jean-Pierre Clatot AFP ¦ Embouteillages sur l'autoroute A7, à Saint-Rambert-d'Albon, dans le sens des départs le 28 juillet 2007


Bison Futé a classé «rouge» les départs et les retours du long week-end du 7 au 12 mai, selon un communiqué du Centre national d'informations routières (Cnir).

«La période associe deux jours fériés, jeudi 8 mai et lundi 12 mai, lundi de Pentecôte», souligne le Cnir, estimant que «les départs se feront sur deux jours, mercredi et jeudi».

Jeudi orange en province, rouge en Ile-de-France

Jeudi est classé orange dans le sens des départs, tout comme dimanche dans celui des retours, voire rouge en Ile-de-France, avec des difficultés attendues entre 16h et 18h, selon le Cnir.

Lundi, terme de ce long week-end, est considéré comme «rouge» sur tout le territoire dans le sens des retours, surtout après 15h00, prévient Bison futé.
Jean-Pierre Clatot AFP ¦ Embouteillages sur l'autoroute A7, à Saint-Rambert-d'Albon, dans le sens des départs le 28 juillet 2007



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 05/05/2008 - 14h55

dernière mise à jour : 08/05/2008 - 10h46

RENFORCEMENT DE LA PREVENTION !!!

Posté le 04.05.2008 par ecoville
Nettoyage de la pollution à Donges fin mars 2008
crédit : AFP
Suite à la pollution de l’estuaire de la Loire, Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, demande un contrôle renforcé des installations pétrolières et un nouvel effort de prévention des pollutions.

La pollution survenue à Donges était due à la rupture d’une canalisation d’hydrocarbures. Cet accident montre que ces équipements sont sensibles et qu’ils doivent faire l’objet d’une surveillance adaptée. Jean-Louis Borloo demande donc que les exploitants des sites pétroliers (raffineries, dépôts) fournissent aux Directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) des informations précises quant aux mesures techniques et à la surveillance de l’état des canalisations pour prévenir les risques de fuites. A partir de cette enquête et des constats que feront les inspecteurs sur place, des mesures de surveillance et de protection complémentaires pourront être imposées aux exploitants, partout où cela se justifiera.

Au vu du résultat des premiers contrôles effectués à Donges, le préfet de Loire-Atlantique a prescrit déjà plusieurs mesures à Total, par arrêté du 16 avril : ne plus utiliser certaines canalisations, dont l’état n’est pas jugé satisfaisant ; proposer des mesures de renforcement, partout où cela apparaît nécessaire ; enfin, poursuivre le contrôle des équipements et inspecter la totalité les canalisations aériennes de la raffinerie. Cette campagne d’inspection devra être terminée le 31 juillet 2008 et ses résultats immédiatement adressés à l’administration.

De plus, Jean-Louis Borloo a demandé aux services de l’Etat de préparer avec le préfet de Loire-Atlantique, d’ici juin 2008, un « retour d’expérience » global de la pollution de Donges. Il s’agit de tirer tous les enseignements de cet accident sur le plan national, et définir les actions à mener par l’Etat pour renforcer la prévention des pollutions.

La prévention des pollutions accidentelles faisait déjà partie des priorités nationales, fixées par Jean-Louis Borloo à l’inspection des installations classées. Dans une circulaire du 23 janvier 2008 adressée à tous les préfets, le ministre d’Etat a demandé un effort particulier :
- sur le contrôle de l’état du fond des bacs d’hydrocarbures
- sur le contrôle de l’étanchéité des réservoirs contenant des produits potentiellement polluants, ainsi que des cuvettes de rétention, qui permettent de contenir les produits pouvant avoir fui.

Plus de 500 inspections inopinées sont prévues sur ce thème en 2008.

Le 16 mars, une importante fuite d’hydrocarbures à la raffinerie de Donges (Loire Atlantique) avait pollué l’estuaire de la Loire. Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire s’était rendu sur place afin de constater l’étendue des dégâts.
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