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ecoville
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NOUVELLES DU FRONT !!!

Posté le 28.05.2008 par ecoville
Patrick Valasseris AFP ¦ La police évacue des pêcheurs qui bloquaient un dépôt de carburant, le 27 mai 2008 à Fos-sur-Mer


La mobilisation des pêcheurs contre les prix du carburant continue, même si ceux qui ont lancé le mouvement, ceux du Nord-Pas-de-Calais, reprennent le travail mercredi. Ceux qui continent sont rejoints par des agriculteurs et des ambulanciers.

Pour savoir ce qui s'est passé mardi, cliquez ici...


Poissons gratuits à Rennes, retirés de la vente dans le Calvados

Des marins-pêcheurs ont mené mercredi après-midi des actions contre les rayons poissonnerie des grandes surfaces, à Rennes et dans le Calvados. A Rennes ils ont vidé le rayon pour les distribuer aux clients. Dans le Calvados, ils ont négocié avec les directeurs de plusieurs supermarchés le retrait des poissons à la vente.

Blocage de dépots de carburant à Toulouse

Les jeunes agriculteurs envisagent de bloquer les dépôts de Fondeyre et de Lespinasse pendant deux jours.

Opération «péage gratuit» au Boulou

Après leur action dans une grande surface au Nord de Perpignan, des marins pêcheurs de de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault ont ont mis en place une opération «péage gratuit» près de la frontière espagnole, à l'échangeur du Boulou.

Deux blessés légers à Frontignan

Un agriculteur et un CRS ont été légèrement blessés mercredi à la mi-journée, lorsqu'une cinquantaine de CRS ont chargé les agriculteurs qui bloquaient le dépôt pétrolier de Frontignan.

Les routiers espagnols ne bloqueront pas les routes

Le président du syndicat de patrons routiers espagnols Fenadismer, qui a appelé à une grève illimité à partir du 8 juin, a déclaré ne pas prévoir de barrages routiers. Le syndicat demande que le gouvernement impose un tarif minimum pour le transport, qui couvre tous les coûts, y compris l'essence.

Action coup de poing contre des grandes surfaces

Une cinquantaine de marins-pêcheurs de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault se sont emparés mercredi matin des produits de la mer vendus dans une grande surface Carrefour au nord de Perpignan et les ont distribués aux passants devant l'établissement. Ils ont ensuite participé à une «opération escargot» en se dirigeant vers d'autres grandes surfaces de Perpignan, où ils comptaient renouveler leur opération.

Près de Montpellier, des pêcheurs bloquent l'A9

Une opération escargot de pêcheurs du Grau-du-Roi (Gard) perturbait mercredi fortement la circulation sur l'autoroute A9 entre Gallargues et Montpellier, générant onze kilomètres d'embouteillages, a-t-on appris auprès des pêcheurs et des Autoroutes du sud de la France (ASF).

A Frontignan, blocage du dépôt de carburant par les agriculteurs

Les agriculteurs qui avaient bloqué une autoroute puis mis en place une opération péage gratuit sur la barrière de péage de Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier, bloquaient depuis 12H00 le dépôt pétrolier de Frontignan (Hérault). Ils ont dressé un barrage avec des palettes auxquelles ils ont mis feu, sous le regard des CRS.

Les routiers Bulgares manifestent

Des conducteurs routiers ont manifesté à Sofia, Varna et dans plusieurs autres villes, rejoint par des chauffeurs d'autobus. Ils réclament, comme leur gouvernement, une baisse des taxes européennes indirectes (comme la TVA) sur le carburant.

Libération des six marins-pêcheurs placés en garde à vue

Les six marins-pêcheurs interpellés mardi, alors qu'ils vidaient un camion transportant du poisson près de Caen, ont été libérés mercredi et pourraient être convoqués ultérieurement par la justice. Aucune charge n’a été retenue contre eux, mais «l'enquête suit son cours et le parquet pourrait engager des poursuites ultérieurement si cela s'avère justifié», a indiqué à l'AFP le procureur de Caen François Nicot.

En Espagne, les pêcheurs continuent leur «grève illimitée»

Les pêcheurs des ports espagnols de Barcelone, Vilanova et Port de la Selva sont en grève depuis lundi. Ils réclament des «mesures d'urgence» pour faire face à la flambée des prix des carburants, ainsi que des mesures à plus long terme pour assurer la survie du secteur.

Des pêcheurs reprennent le travail dans le Nord-Pas-de-Calais

Les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque ont décidé ce mercredi de reprendre le travail. Une trêve qui devrait durer jusqu'à la réunion des ministres européens de la Pêche les 23 et 24 juin. Cette reprise a été décidée dans un contexte de fortes divisions entre pêcheurs, qui a amené la démission du président du comité des pêches hier.

Les ambulanciers rejoignent le mouvement

Des ambulanciers ont mené une opération escargot dans la Manche sur la nationale N175 entre Avranches et le Mont Saint-Michel. Il y a plusieurs manifestations et opérations escargot ce matin dans le Grand ouest.

Re–Re Blocage à Fos sur mer.

L'accès au dépôt pétrolier de Fos avait été bloqué et débloqué par les CRS deux fois depuis lundi. «On joue au chat et à la souris. On n'a pas ce qu'on veut, c'est-à-dire 40 centimes le litre de gazole pour nos embarcations. Alors on continue», a déclaré le président du syndicat des chalutiers de Martigues, Frédéric Matéo.

Patrick Valasseris AFP ¦ La police évacue des pêcheurs qui bloquaient un dépôt de carburant, le 27 mai 2008 à Fos-sur-Mer




20Minutes.fr, éditions du 28/05/2008 - 13h11

dernière mise à jour : 28/05/2008 - 17h29



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3 EME CHOC PETROLIER !!!

Posté le 28.05.2008 par ecoville
Shaun Curry AFP ¦ Gordon Brown le 15 mai 2008 à Downing Street à Londres

Cette fois-ci, c’est énoncé clairement. L'économie mondiale fait face au «troisième choc pétrolier de ces dernières décennies», a commenté mercredi le Premier ministre britannique Gordon Brown, au lendemain d'un mouvement de protestation des routiers pour une baisse des taxes sur le gazole.

Le premier choc pétrolier mondial date de 1973 lorsque, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes de l’OPEP décrètent un embargo sur les livraisons de pétrole aux pays qui soutiennent Israël. Le début de la révolution iranienne en septembre 1978 provoque le second choc pétrolier, accentué par les tensions liés à la guerre Iran-Irak.

«Il n'y a pas de réponse aisée au problème mondial du pétrole sans une stratégie mondiale complète», a encore déclaré Gordon Brown. C'est pourquoi la Grande-Bretagne fait pression pour qu'une stratégie mondiale pour répondre à l'impact des prix élevés du pétrole, soit au menu du prochain sommet du G8 au Japon, a t-il précisé.

«C’est très cher mais cela pourrait être pire»

Dans un contexte de «demande en hausse et d'offre insuffisante», qui devrait se poursuivre avec le développement économique de l'Asie, «chaque pays doit trouver les moyens d'être plus efficace et de diversifier sa fourniture» d'énergie, observe le Premier ministre. «Ainsi notre but de faire de la Grande-Bretagne une économie à faible émission de carbone devient une priorité économique en plus d'un impératif écologique», ajoute-t-il.

Le baril de pétrole, qui coûtait 10 dollars il y a dix ans, atteint à présent 135 dollars. «C’est très cher mais cela pourrait être pire», explique à 20minutes.fr François Lescaroux, économiste à l’Institut français du pétrole, qui estime que le prix du pétrole peut monter jusqu’au «prix de son substitut» qui n’est pas encore connu.

SAHARA !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
Sahara
crédit : Denis Ristorto
D'après les résultats d'une nouvelle recherche, la transformation du «Sahara vert» de type savane tropicale herbeuse en ce désert chaud qu'il est aujourd'hui s'est effectuée lentement, sur des milliers d'années. Ces résultats viennent contredire les travaux antérieurs selon lesquels le changement d'un Sahara «vert» en un Sahara «brun» a été un processus relativement rapide s'étalant sur quelques centaines d'années uniquement.

Il y a 14 800 ans, le Sahara est devenu une savane tropicale herbeuse parsemée de lacs grâce à une augmentation des pluies de mousson. Une analyse de sédiments marins prélevés sur la côte ouest du Sahara suggérait un assèchement relativement soudain de cette région il y a environ 5 500 ans. Ce changement environnemental rapide a été attribué à des processus de rétroaction positive entre la baisse de la pluviométrie et la dynamique de la végétation.

Dans cette dernière étude, une équipe internationale de scientifiques dirigée par le Dr. Stefan Kröpelin de l'université de Cologne (Allemagne) a étudié les sédiments du lac Yoa dans le nord du Tchad. Contrairement à la plupart des lacs de la région, le lac Yoa ne s'est jamais asséché, en raison de son alimentation par une couche aquifère souterraine. Au cours des 6 000 dernières années, été comme hiver, une couche de sédiments se déposait sur le lit du lac.

L'étude de la composition géochimique de ces sédiments, ainsi que des restes de plantes et d'animaux trouvés, a permis aux scientifiques de reconstituer un registre haute résolution détaillé de l'environnement saharien au cours des 6 000 dernières années. Leurs résultats sont publiés dans la dernière édition de la revue Science.

D'après les conclusions des chercheurs, l'assèchement du Sahara s'est fait progressivement entre 5 600 et 2 700 en arrière, en réponse à une baisse progressive des pluies de mousson tropicale. La baisse de la pluviométrie a conduit au remplacement des arbres tropicaux des prairies herbeuses par la végétation caractéristique du Sahel ; a suivi la perte du couvert herbacé et la mise en place des plantes désertiques pouvant résister aux conditions extrêmes du désert.

Jusqu'à présent, le cas de l'assèchement du Sahara était utilisé pour démontrer que les changements environnementaux peuvent se révéler très rapides si certains points de rupture sont atteints.

Par ailleurs, les scientifiques mettent l'accent sur l'importance des informations concernant la rapidité de ces changements pour mieux comprendre l'interaction entre les systèmes tropicaux et les systèmes de prévisions météorologiques à latitude moyenne.

3 EME RANG !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
Les 4x4 - les véhicules les plus polluants - regagnent du terrain
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info

Selon un communiqué de l'ADEME, en 2007, le million de voitures vendues en France dont les émissions sont inférieures à 140 gCO2/km a été franchi. Ce résultat permet à la France de se maintenir à un niveau moyen d'émissions de 149 gCO2/km pour l'ensemble des voitures vendues (donc neuves) et de figurer au 3è rang des pays européens les plus exemplaires.

Alors que ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, a mis en place le 1er janvier 2008 le fameux système de bonus/malus, fondé sur les émissions de CO2 par km des véhicules neufs, l'ADEME rapporte que l'offre des constructeurs sur ce point s'est améliorée.
Ainsi, 207 modèles de voitures (homologuées en 2007) émettant moins de 120 gCO2/km sont proposées à la vente, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2007. 3 véhicules Diesel passent sous la barre des 100 gCO2/km, tous équipés de filtres à particules. Ce qui n'est pas forcément évident, puisque seulement 28% des véhicules diesel en vente sont équipés...

Aujourd'hui, selon l'ADEME, les émissions moyennes standard de l'ensemble parc (voitures neuves et d'occasion) sont de 160 gCO2/km. Si les émissions "standard" du parc étaient de 130 gCO2/km, le gain sur les émissions de gaz à effet de serre serait de l'ordre de 14 MtCO2 , soit une baisse de plus de 20%.
Les Français achètent de plus en plus de voitures performantes
1 million de voitures vendus en 2007 (près de 50 % des ventes 2007 contre 47 % en 2006) appartiennent aux classes "vertes" A, B, C de l'étiquette CO2/énergie. Cela représente une augmentation de 21 % en 6 ans.
Ainsi, la classe la plus représentée n’est plus la classe D mais la classe C avec plus de 30 % des ventes ; la classe jaune (D) a perdu 13 % de parts de marché en 6 ans tandis que les classes rouges (E, F, G) représentent moins du quart des ventes en 2007, elles ont diminué de 8 % en 6 ans.
La France dans le peloton de tête des pays européens
La moyenne des émissions de CO2 des véhicules vendus en France en 2007 est de
149 gCO2/km, soit le même niveau qu’en 2006. On constate que celles des voitures Diesel ont augmenté de 1 gCO2/km par rapport à 2006 alors que celles des voitures essence ont diminué de 2 gCO2/km.
Avec ces résultats, la France figure parmi les pays européens les plus exemplaires en termes d’émissions de CO2 des véhicules vendus après le Portugal (143 gCO2/km) et l'Italie (147 gCO2/km). Il convient de noter cependant que ces résultats en France et en Europe (environ 160 gCO2/km) sont encore éloignés des objectifs 2008 de 140 gCO2/km fixés dans l’engagement volontaire des constructeurs automobiles auprès de la Commission européenne.
Les constructeurs français, bons élèves
Les 2 constructeurs français PSA et Renault présentent une nouvelle fois les meilleurs résultats CO2 au niveau des ventes de véhicules en France. PSA est leader avec un taux stable depuis 2006 à 140 gCO2/km, suivi de Renault qui, lui, enregistre une baisse de 1 gramme par rapport à 2006 avec 143 gCO2/km suivi de Fiat (146 gCO2/km) et Toyota (148 gCO2/km).
72 % des véhicules vendus en classe B sont français. Les modèles les mieux vendus sont les Renault Clio Diesel (88 590 unités), Peugeot 207 Diesel (57 512 unités) et enfin les Citroën C3 Diesel (34 664 unités).
Enfin, la première voiture essence, la Peugeot 107 (109 gCO2/km) est au 7è rang et est vendue à 16 316 exemplaires.
Les évolutions du marché 2007
- En 10 ans, la part du Diesel a augmenté de 35 % ! En 2007, la “Diesélisation” du parc gagne de manière sensible les voitures de gamme supérieure. Ainsi, les trois quarts des véhicules vendus en France l'année dernière sont des voitures Diesel dont 28 % seulement sont équipés de filtres à particules (5 % de plus qu'en 2006). Cet engouement pour le Diesel, pourtant très polluant (particules fines) devrait se tasser avec le rapprochement des prix à la pompe avec le Super.
Par ailleurs, seuls 30 % des modèles Diesel disponibles sur le marché sont équipés de FAP (+4 % par rapport 2006). Cependant, à partir de 2009, la norme européenne EURO5 imposera un seuil d’émissions de particules de 5 mg/km (soit 5 fois mois qu’aujourd’hui) nécessitant l’installation d’un filtre sur tous les nouveaux modèles de véhicules Diesel vendus.
- Le marché des véhicules hybrides continue à se développer. Il enregistre une hausse de 12 % par rapport à 2006 pour un total de 7159 unités vendues (Toyota Prius, Honda Civic Hybrid, Lexus GS 450h, Lexus LS 600h, Lexus 4x4 RX400h) sur plus de 2 millions de voitures vendues, soit 0,3% du marché.
- Contrairement à 2006, le marché des 4x4 regagne du terrain (6,7 % du marché au lieu de 5,5 % en 2006 soit une hausse de 1,2 points). La moyenne des émissions des véhicules vendus dans cette gamme, reste la plus élevée du marché même si elle passe de 210 gCO2/km en 2007 contre 217 gCO2/km en 2006.
- Enfin, la course à la vitesse maximale continue : 88 % des véhicules vendus peuvent rouler à plus de 160 km/h (86 % en 2006) ce qui ne favorise pas la baisse des émissions de CO2. En effet, plus la vitesse maximale est élevée plus le moteur est puissant ; la consommation de carburant est alors plus élevée et le véhicule émet plus de CO2 : 10 km/h de plus en vitesse maximale c’est 0,3 à 0,5 l/100km.
L'offre des véhicules a basse emissions de co2 se developpe
D’après les homologations de l’année 2007, 207 modèles de véhicules dont les émissions sont inférieures à 120 gCO2/km sont commercialisés cette année, contre 139 l’année dernière soit une augmentation de 49 % de l’offre des constructeurs, tendance qui devrait s’accélérer avec le bonus-malus.
En savoir plus
Notes
Pour permettre à chacun de choisir son véhicule, l'ADEME édite gratuitement le guide 2008 des consommations conventionnelles et des émissions de gaz carbonique (CO2) des voitures particulières neuves mises en vente en France.

CRIMES ECOLOGIQUES !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
crédit : Commission européenne
Après huit années de négociations, le Parlement européen est parvenu à un accord avec les Etats membres sur l’introduction d’une législation qui obligerait les gouvernements nationaux à appliquer des sanctions pénales à ceux qui provoquent des dommages délibérés ou involontaires à l’environnement.

L’accord provoquera la fureur des conservateurs britanniques qui se sont battus corps et âme contre ce qu’ils ont taxé d’ « intrusion » dans le droit pénal national.
Mais les partisans de mesures européennes, notamment la Commission européenne, ont affirmé qu’elles sont nécessaires pour empêcher les contrevenants de profiter des « dispositions pénales éparses et disparates. »

Pour calmer les opposants, la directive convenue stipule clairement que les sanctions pénales ne peuvent être imposées qu’en cas de « dégradation substantielle », de décès ou de blessures graves et se limitent aux domaines pour lesquelles l’UE est compétente, laissant la législation nationale intacte dans d’autres domaines.

Selon le texte convenu, la liste des crimes punissables comprendra :
- Le rejet ou l’émission illégale de substances dans l’atmosphère, le sol ou l’eau d’une manière susceptible de causer « la mort ou de graves lésions à des personnes » ou une « dégradation substantielle » de l’environnement ;
- le transfert de déchets ;
- la mise à mort, la destruction, la possession et le commerce illicite de spécimens d’espèces de faune et de flore protégées, excepté quand les faits concernent une quantité négligeable de ces spécimens et ont une incidence négligeable sur l’état de conservation de l’espèce ;
- tout comportement causant la dégradation substantielle d’un habitat au sein d’un site protégé, et ;
- la production, l’importation, l’exportation, la mise sur le marché ou l’utilisation de substances appauvrissant la couche d’ozone.

Toute incitation ou complicité en la matière seront toutes les deux considérées comme une infraction pénale.
Pas de sanctions minimum
A l’origine, la Commission avait espéré imposer des peines d’emprisonnement allant de un à dix ans ou des amendes de 300 000 € à 1,5 million €, en fonction de la gravité de l’infraction.

Cependant, dans un compromis final, qui cherche à respecter l’arrêt de la Cour de justice européenne, le niveau des sanctions est laissé à la discrétion des Etats membres. La directive demande simplement à ce qu’elles soient « efficaces, proportionnées et dissuasives ».
Il faut « plus d’ambition » dans la lutte contre la pollution causée par les navires
Dans un vote séparé le 20 mai – date choisie pour la première Journée européenne de la mer – les eurodéputés ont adopté un rapport sur les propositions de la Commission concernant une nouvelle stratégie maritime, qui critique l’absence de mesures concrètes pour réduire la pollution causée par les navires.

Ils insistent sur le fait que la politique maritime doit apporter une « contribution déterminante à la réduction des émissions de gaz à effet de serre », en particulier en intégrant les navires dans le système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS), comme c’est le cas avec le secteur de l’aviation.

Les eurodéputés ont également appelé la Commission à introduire des normes d'émissions d’oxydes d’azote minimales pour les navires utilisant les ports européens et à promouvoir les carburants marins de meilleure qualité avec une teneur en soufre réduite. Pour encourager la mise en oeuvre, ils proposent d’introduire des taxes et des redevances à tous les navires qui naviguent dans des eaux européennes ou qui mouillent dans les ports communautaires.

Ils soulignent également que la Commission doit encore prendre des mesures pour limiter la pollution maritime d’origine terrestre et l’appellent à présenter un plan d’action.
Un démantèlement des navires plus sûr
Dans un autre vote du 21 mai, les eurodéputés ont appelé la Commission à prendre des mesures afin d’empêcher les pays européens de rejeter des déchets toxiques sur les plages de l’Inde, du Bangladesh et du Pakistan, où la grande majorité des navires rouillés immatriculés dans l’UE sont envoyés pour être démantelés.

Le rapport appelle l’UE à stimuler sa propre capacité de démantèlement et de s’assurer que tous les navires européens sont prénettoyés et débarrassés des déchets dangereux s’ils doivent être envoyés dans les pays pauvres. En effet, le taux d’accident mortel y est beaucoup plus élevé que dans l’UE et un travailleur sur six est contaminé par l’amiante.
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Source
L’UE accepte de sanctionner les crimes écologiques - EurActiv.com
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Auteur
EurActiv.com

AMELIORER LES BATIMENTS !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
crédit : Caroline Darré
Dans le cadre des conclusions du Grenelle de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, a signé le 19 mai, quatre arrêtés en vue d’accélérer l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments privés et publics.
Le bâtiment : premier consommateur d'énergie en France
Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie en France parmi l'ensemble des secteurs économiques. Il consomme actuellement 68,2 millions de tonnes d'équivalent pétrole, soit 42,5 % de l'énergie finale totale. C'est chaque année plus d'une tonne d'équivalent pétrole consommée par chaque Français.
Il génère 123 millions de tonnes de CO2, soit 23 % des émissions nationales. Ces émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990. Chaque Français libère ainsi dans l’atmosphère environ deux tonnes de CO2, sur un total de plus de 6 tonnes de CO2 par français.
Parmi les différents gaz à effet de serre émis par les bâtiments, le CO2 représente le gaz majoritaire, à hauteur de 96 %, en raison du contenu élevé en carbone des combustibles fossiles consommés pour le chauffage (gaz, fioul) ainsi que de l'électricité utilisée lors des périodes froides.
L’énergie est consommée pour 2/3 dans les logements et pour 1/3 dans le secteur tertiaire. Cette proportion reste sensiblement constante depuis vingt ans.
On compte actuellement en France 30,7 millions de logements, dont 25,8 millions de résidences principales, 3 millions de résidences secondaires et 1,9 millions de logements vacants. Le parc total des résidences représente une surface d'environ 2,66 milliards de m², à comparer aux 850 millions de m² de surface chauffée du secteur tertiaire.
La consommation moyenne d’énergie primaire des résidences principales pour le chauffage et l’eau chaude est de 240 kWh/m² (hors bois) ; elle est de 164 kWh/m² en énergie finale.
Les constructions neuves ont représenté chaque année sur la période 1990-2002, 300 000 logements en moyenne et 12,4 millions de m² de bâtiments tertiaires chauffés. La construction de logements connaît ces dernières années une très forte hausse avec 430 000 mises en chantier en 2006. La construction neuve est soumise depuis 1974 à des réglementations thermiques (RT) de plus en plus exigeantes. La dernière, la RT 2005, conduit à des logements dont la consommation en énergie primaire est située entre 80 et 130 kWh/m2/an dans le cas d’un chauffage à énergie fossile et entre 130 et 250 kWh/m2/an en cas de chauffage électrique, la fourchette dépendant de la situation climatique.
Les démolitions n’étant que de 0,1 à 0,2% du parc, le poids des bâtiments construits antérieurement aux réglementations thermiques est donc très important. Il pourrait constituer entre 60 à 75 % du parc en 2050. Pour parvenir au « Facteur 4 » en 2050 (diminuer par 4 les émissions de gaz à effet de serre), il est donc nécessaire d’une part d’orienter rapidement la construction de bâtiments neufs vers des solutions à énergie positive, et d’autre part d’engager un programme de réhabilitation du parc existant.
Les quatre arrêtés relatifs à l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments privés et publics
Un premier arrêté prévoit l’obligation de réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour les bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé après le 1er juillet 2007. Le DPE a déjà été rendu exigible pour les ventes de biens immobiliers depuis le 1er novembre 2006, et pour les locations de logements depuis le 1er juillet 2007.

Un deuxième arrêté stipule que les gestionnaires des bâtiments publics importants devront désormais afficher le DPE dans le hall d’accueil du bâtiment, de manière visible du public. Cet affichage vise à sensibiliser le public, les occupants et le gestionnaire du bâtiment sur les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre qu’engendre le bâtiment, et sur les mesures d’économies d’énergie à prendre, notamment lors des périodes d’inoccupation du bâtiment.

Un troisième arrêté prescrit la réalisation systématique, pour les bâtiments neufs de plus de 1000 m², d’une étude de faisabilité de diverses solutions d’approvisionnement en énergie de leur projet de bâtiment, avant le dépôt de la demande de permis de construire. L’objectif de cette étude est de fournir au maître d’ouvrage tous les éléments d’appréciation lui permettant de choisir le système énergétique le plus adapté, notamment au regard des objectifs de maîtrise des consommations d’énergie, d’emploi des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Un quatrième arrêté, qui sera prochainement publié au Journal officiel, fixe des objectifs de performance énergétique à atteindre lors des travaux importants de rénovation thermique. L’objectif de cette nouvelle réglementation est de profiter de la réalisation de travaux très lourds pour ramener les performances énergétiques des bâtiments au meilleur niveau, grâce en particulier à l’utilisation des meilleurs équipements et techniques possibles.

« La publication de ces textes constitue une étape supplémentaire dans la mise en oeuvre des conclusions du Grenelle Environnement concernant l’amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment. Désormais, tout le monde, propriétaire, locataire, gestionnaire ou occupant de bâtiment public, peut connaître la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment qu’il veut acheter, louer ou fréquenter, mais aussi disposer de conseils pour réduire les factures d’énergie du bâtiment et son impact sur la planète. Et lors des grosses rénovations, il faudra désormais viser la meilleure performance énergétique possible », a déclaré Jean-Louis BORLOO.

Malheureusement, des freins importants retardent la rénovation du parc existant, notamment chez les particuliers, comme le coût exhorbitant de l'acquisition d'un logement qui ne permet pas de financer des travaux ensuite ; les crédits d'impôts accordés restent assez faibles et peuvent être difficiles à déclarer pour tout à chacun ; enfin le pouvoir d'achat est ressenti comme de plus en plus faible...
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Auteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)

LES SALARIES IMPRIMENT TROP !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Bien que 90 % des salariés européens déclare avoir pris conscience de l’impact écologique du gaspillage papier en entreprise, une nouvelle étude européenne montre que les comportements des salariés vis à vis des impressions n'évolue que trop faiblement, rejetant la faute sur les autres collègues...

Avec l'arrivée de l'informatique, on pensait et on affirmait que les consommations de papier diminueraient significativement. Si certaines opérations ont profité de cette révolution, l'importance de l'impression papier n'a pas confirmé cette assertion.

Lexmark et Ipsos ont publié le 13 mai les résultats d’une étude réalisée auprès de 5676 salariés interrogés dans 13 pays européens sur leurs comportements et leurs habitudes en matière d’impression sur le lieu de travail. Cette étude reprend une partie des indicateurs établis lors d’une précédente enquête menée début 2006 dans six pays d’Europe sur les attitudes des salariés face au gaspillage papier et de son impact économique et environnemental. Les résultats de cette nouvelle étude montrent qu'en deux ans les comportements et les habitudes des employés européens ont évolué.
Le gaspillage papier en Europe ne diminue que de façon limitée
Le nombre moyen de pages imprimées au travail par les salariés européens a diminué au cours des deux dernières années mais cette réduction reste faible et le nombre de pages imprimées demeure élevé avec 31 pages imprimées par salarié en 2007 contre 34 en 2006. Ce qui représente sur l'année plus de 35 kg de papier imprimé.
L’évolution du nombre de pages imprimées varie selon les secteurs d’activité. Le commerce qui était le secteur d’activités qui imprimait le plus il y a deux ans avec 47 pages imprimées par salarié par jour, voit le nombre de pages imprimées par salarié diminuer en deux ans pour passer à 34 pages. En revanche, le secteur des services est désormais le premier consommateur de papier avec 36 pages imprimées par jour par salarié bien que le nombre de pages imprimées ait diminué en deux ans (moins dix pages).

Les trois pays européens où les employés salariés sont les plus nombreux à estimer qu’il y a encore beaucoup d’impressions inutiles dans leur entreprise sont la Pologne (84%), l’Autriche (61%) et la France (60%). En revanche, ce palmarès change quelque peu quand il s’agit de juger sa contribution personnelle au gaspillage: la Pologne arrive en tête mais avec un score plus faible (51%), suivie de l’Autriche (32%) et de la Suède (32%). Ces résultats montrent que le décalage persiste entre la perception du gaspillage dans l’entreprise et de la contribution personnelle de chaque salarié au gaspillage papier. Au niveau européen, plus d’un salarié sur deux estime que le nombre d’impressions inutiles est toujours trop important dans leur entreprise mais, d’un point de vue personnel, seul un quart d’entre eux a l’impression de contribuer au gaspillage. Un comportement relativement classique quant il s'agit de porter un jugement sur soi-même : le comportement d'autrui est davantage mis en cause que le nôtre.
De plus, les pays les plus conscients de leur impact environnemental sont aussi ceux dont les employés se jugent le plus sévèrement.

En France, même si 60% des salariés déplorent toujours autant le nombre d’impressions inutiles dans l’entreprise, le nombre de pages imprimées par salarié par jour a diminué de 31 à 28 depuis 2006. Les salariés français sont plutôt de bons élèves comparés à la moyenne européenne de 31 pages par jour par salarié mais des efforts restent à fournir pour rivaliser avec les 20 pages de leurs homologues norvégiens.
Les directions des entreprises peinent à montrer l'exemple
D’après les résultats de cette nouvelle étude Lexmark / Ipsos, près de la moitié des entreprises européennes (49%) a revu sa politique d’impression en 2007.
La grande majorité des salariés européens (90%) est consciente des conséquences du gaspillage de papier sur l’environnement. Pourtant, parmi les entreprises ayant modifié leur politique d’impression, moins de la moitié a encouragé ses salariés à réduire le nombre de pages qu’ils impriment. Elles sont encore moins nombreuses à promouvoir ce changement en prônant l’utilisation d’imprimantes multifonctions (MFPs) ou l’impression recto-verso par défaut.
Parmi toutes les entreprises qui ont adopté une stratégie de réduction des impressions, seules 12% ont investi dans des solutions d’impression par identifiant personnel qui permet à chaque salarié de se responsabiliser et gérer ses impression personnelles. Il n’est pas surprenant dès lors, que deux tiers des salariés européens (62%) pensent encore pouvoir réduire leurs impressions de 30% tout en restant productifs.
Les bonnes pratiques en matières d'impression
- Modérer la consommation de papier. Dans les bureaux, l'imprimante, de plus en plus accessible, nous pousse à "sortir" de nombreux documents numériques, au cas où. Or, trop souvent ces impressions sont inexploitées tout en négligeant le formidable moyen de stockage qu'est notre ordinateur via une bonne gestion de nos fichiers. Il en résulte un important gâchis puisque chaque année selon l'ADEME, nous consommons, au total, environ 80 kg de papier par personne.
- Utiliser du papier recyclé. Faîtes connaître le papier recyclé à votre service achats, et/ou achetez-en pour votre consommation personnelle. Plus de 40% du bois exploité commercialement sert à la fabrication de papier. Or, le papier recyclé nécessite 20 fois moins d'arbres, 10 fois moins d'eau et 2 fois moins d'énergie que le papier blanc ordinaire, pour un prix quasi identique.
- Utiliser le verso des feuilles imprimées. Quasiment toutes les feuilles que nous utilisons ne sont imprimées que sur le recto. Or, nous en jetons des quantités importantes puisque par exemple, le papier constitue 80% des déchets produits par une administration. Pourquoi ne pas conserver ces feuilles comme brouillon en se réservant le verso ? Faites l'expérience et vous verrez le nombre de feuilles de brouillon qui s'accumulent ainsi et que vous pourrez même utiliser pour des ré-impression en mode brouillon sur le verso ! Mieux encore : imprimer directement en mode recto-verso si votre imprimante le permet.
- Publier une charte environnementale. Moins de la moitié des entreprises européennes dispose d’une telle charte : 78% en Suède, 34% seulement en Italie selon l'enquête Lexmark / Ipsos
- Près de deux tiers des salariés européens estiment qu’ils pourraient diminuer leurs impressions d’un tiers tout en restant productif. Les entreprises devraient essayer de mieux cerner leurs besoins et créer des initiatives pour soutenir leurs bonnes intentions.
- L’éducation est clé dans la réussite d’une stratégie de réduction des impressions : un tiers des salariés européens (33%) travaillant dans une entreprise n’ayant pas modifié sa politique d’impression récemment ne voit pas de raison de changer leurs habitudes d’impression et plus de la moitié (54%) estime que l’impression n’est pas une priorité pour leur entreprise.
En savoir plus
Notes
Etude réalisée par Ipsos auprès de 5676 salariés interrogés dans 13 pays européens sur leurs comportements et leurs habitudes en matière d’impression sur le lieu de travail. Les interviews ont été réalisées par téléphone et sur Internet du 24 octobre au 17 novembre 2007 auprès de salariés issus d’échantillons représentatifs de chacun des pays suivants : France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Suède, Norvège, Danemark, Autriche, Belgique, Pays-Bas, Pologne et Portugal.
Référence
Observatoire des comportements durables des salariés européens - IPSOS
Liens
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Auteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)

RENFLEMENTS DU SOL !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
Barrasford (Royaume-Uni), envoyé spécial

Trois renflements du sol, couverts d'herbes folles, dans un coin abandonné de carrière. Rien de plus banal, apparemment. Sauf pour David Manning, professeur de géologie à l'université de Newcastle (Royaume-Uni), pour qui ils ont été la source d'une très grande surprise. Ces tumulus concrétisent une expérience que le scientifique mène depuis 2002 dans cette carrière de matériaux pour travaux routiers.


David Manning y testait un mélange de compost et de poussières de carrière, afin d'évaluer s'il ferait une bonne couverture après la fermeture de la carrière. En 2007, revenant sur le site, il a constaté que s'étaient formés des cristaux de carbonate de calcium, c'est-à-dire de craie, dans des proportions tout à fait inattendues. Une analyse ultérieure a montré que les carbonates provenaient des plantes, et non de la roche.

Cette observation a conduit le géologue à penser qu'il y avait là un moyen totalement nouveau d'absorber du gaz carbonique : la stimulation du processus naturel de fixation de carbone par les plantes. Les plantes absorbent le CO2 par photosynthèse, on le sait. Mais elles en exsudent une partie sous forme d'acide organique. Pourquoi ? "C'est le résultat d'un stress, explique David Manning. Quand elles manquent de nourriture, elles relâchent un acide qui va dissoudre la roche sous-jacente et libérer des éléments nutritifs, comme le phosphore."

Dans la plupart des sols, ce carbone retourne dans l'atmosphère. Mais dans ceux qui sont riches en calcium, l'acide, qui contient le carbone, réagit avec le calcium en formant des carbonates de calcium qui se déposent sous les racines. Des analyses isotopiques ont montré que ce piégeage de carbone est conséquent : il pourrait ainsi atteindre 150 kg par an et par hectare dans un champ de blé.

Les carbonates du sol restent stables pendant de très longues périodes et constituent donc un puits géologique quasi permanent de carbone. "On pourrait les utiliser, de manière passive, de la même manière qu'on utilise les roselières, dans le lagunage, pour capter les métaux lourds des eaux polluées", affirme David Manning.

En enrichissant les sols en calcium, on pourrait en effet stimuler ce processus. Ce calcium pourrait provenir des carrières de roches volcaniques, qui en produisent de grandes quantités à travers les poussières qu'elles génèrent. Les chantiers de démolition seraient susceptibles de constituer une autre source de calcium, tout comme la sidérurgie.

UN MODÈLE INFORMATIQUE

Selon David Manning, les 2,5 millions d'hectares de blé cultivés en Angleterre pourraient ainsi absorber 14 millions de tonnes de CO2, soit près de 3 % des émissions du pays. Mais on pourrait aussi fixer le carbone dans les terrains de restauration végétale des carrières ou des chantiers.

Reste à faire vérifier la validité de la méthode par un réseau de laboratoires. Les chercheurs vont constituer des sols artificiels, fortement enrichis en calcium, et y faire pousser du blé, du lupin et du sedum (une plante grasse), afin de mesurer les quantités de carbone fixées. Cela permettra d'élaborer un modèle informatique définissant la vitesse et l'importance de la formation de carbonate de calcium dans des sols de différentes compositions. " Cette méthode de lutte contre le changement climatique pourrait être très peu onéreuse", estime David Manning.

Cette expérimentation montre bien le nouvel intérêt que suscitent les sols, dont les climatologues découvrent qu'ils sont un acteur majeur du cycle du carbone. Les sols de la planète contiennent plus de gaz carbonique que l'atmosphère et la végétation terrestre : 1 500 milliards de tonnes pour les sols organiques et 720 pour les sols carbonatés, contre 500 dans toute la végétation.
Hervé Kempf

LA DEFENSE SE RENOUVELLE !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
Photo : Jacques Demarthon/AFP/archives

L'architecte français Jean Nouvel a remporté le concours pour la construction de la tour Signal, d'une hauteur de 300 mètres, dans le quartier d'affaires de La Défense (ouest de Paris), a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

L'architecte, lauréat du prix Pritzker 2008, la plus prestigieuse récompense mondiale du secteur, sera associé aux investisseurs Medea et Layetana, pour ce projet dont La Défense veut faire l'emblème de son renouveau.

Le Parisien a annoncé le nom de l'architecte retenu dans son édition de mardi, citant le cabinet de Jean Nouvel.

L'annonce officielle doit être faite à 10H00 à la Cité de l'Architecture par Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et patron de l'Etablissement public pour l'aménagement de La Défense (Epad).

Jean Nouvel était en concurrence avec quatre autres projets, portés par les architectes Jacques Ferrier, Norman Foster, Daniel Libeskind et Jean-Michel Wilmotte.

Son projet prévoit une tour de 301 mètres, d'une surface de 140.000 mètres carrés, répartis en bureaux (50.000 m2), logements (33.000 m2), hôtel (39.000 m2), équipements publics (8.000 m2), commerces et restaurants (10.000 m2).

Parmi les exigences du cahier des charges de l'Epad figurait celle d'une tour mixte, faisant cohabiter différentes activités à l'intérieur du même bâtiment.

Le jury, présidé par Patrick Devedjian, était également composé des maires UMP de Puteaux et Courbevoie, villes où s'étend le quartier d'affaires, de représentants de l'Etat et du monde de l'architecture, ainsi que de l'association des utilisateurs de La Défense (Aude), qui regroupe les sociétés présentes sur le site, comme la Société Générale, Total ou Areva.

La construction de la Tour Signal, dont l'objectif de livraison est fixé à 2015, s'inscrit dans le cadre plus large d'un plan de renouveau de La Défense, lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy alors qu'il occupait les fonctions de président du conseil général des Hauts-de-Seine et de l'Epad, et de ministre de l'Intérieur, en charge de l'Aménagement du territoire.

Véritable manne pour les investisseurs, ce plan prévoit la construction de 450.000 m2 de bureaux nouveaux ou issus de démolitions-reconstructions et 100.000 m2 de logements à horizon 2015.


© 2008 AFP

ROLLAND GARROS !!!

Posté le 27.05.2008 par ecoville
Photo : Thomas Coex/AFP



Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et le président de la Fédération française de tennis Christian Bîmes, ont lancé lundi à Roland-Garros l'opération "Balle jaune" qui consiste à récupérer les balles usagées pour les recycler.

Accompagné pour l'occasion des joueurs français Gilles Simon et Mathilde Johansson, MM. Borloo et Bîmes ont déposé des balles de tennis dans un container placé dans l'enceinte de Roland-Garros et qui servira à la collecte durant la quinzaine du tournoi.

Toutes les balles récupérées seront recyclées et reconverties en sols sportifs qui, dans le cadre de cette opération, seront mis à disposition d'enfants en difficultés via l'association "Premiers de cordée".

L'objectif est de récolter 80.000 balles à la fin de la compétition. Environ 14 millions de balles sont produites chaque année en France et leur dégradation naturelle prend plusieurs siècles.

"Ces petites balles jaunes, c'est pour sauver la balle bleue, la planète, a expliqué le ministre. Cette histoire de balle, c'est très important. Tout le monde a une balle de tennis chez soi, une vieille balle qui traîne. Il faut que des millions de Français prennent l'habitude, que ça déclenche d'autres gestes dans d'autres comportements de la vie. C'est pour ça que c'est particulièrement important."

D'autres containers ont été installés dans les clubs de tennis de France et une dizaine d'autres opérations du même genre auront lieu avec l'objectif, à terme, de récupérer cinquante pour cent des balles fabriquées en France.

La FFT a également signé lundi un engagement sur trois ans pour un programme environnemental qui débutera par un "bilan carbone" sur les émissions de gaz à effet de serre lors de Roland-Garros.

Après le rugby, la FFT est la deuxième fédération sportive à s'engager sur des actions éco-responsables et M. Borloo a demandé au secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, que toutes les fédérations de sport soient sollicitées pour prendre de telles initiatives.


© 2008 AFP
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