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ecoville
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outils pedagogique pour comprendre et participer au developpement durable.
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02.02.2007
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139 DOLLARDS !!!

Posté le 07.06.2008 par ecoville
Le prix du pétrole brut a franchi le seuil de 138 dollars le baril pour la première fois vendredi à New York, réalisant un bond de plus de 10 dollars.

Les prix de l'or noir ont, en moins de deux jours, pulvérisé tous les records et mis un terme immédiat à la baisse sensible engagée en début de semaine. Face à l'affaiblissement marqué du dollar, le baril de «light sweet crude», côté à New York, a fini en hausse de 10,75 dollars à 138,54 dollars, après avoir dépassé pendant un bref moment la barre des 139 dollars (139,12 dollars.)

A Londres, le Brent de la Mer du Nord pour même échéance a amélioré son record, à 138,12 dollars le baril. Le précédent record du baril côté à New-York était à 135,09 dollars et pour le Brent du marché londonien il s'élevait à 135,14 dollars. Depuis jeudi, les cours sont en grande partie dopés par la retombée du dollar face à l'euro suite aux déclarations du président de la BCE, qui a ouvert la voie à un durcissement monétaire en Europe.

La chute du dollar, qui joue fortement sur les prix du pétrole, s'est encore accentuée vendredi après les mauvais chiffres de l'emploi américain de vendredi, qui font ressortir une nette hausse du taux de chômage en mai. En effet, celui-ci a bondi à son plus haut niveau en près de quatre ans en mai aux Etats-Unis, à 5,5% de la population active, contre 5,1% attendu par les analystes. Malgré tout, l'économie américaine n'a supprimé que 49.000 emplois, alors que les analystes tablaient sur 60.000 licenciements. C'est toutefois le sixième mois d'affilée que les Etats-Unis perdent des emplois.

Par ailleurs, selon l'agence nationale libyenne du pétrole, la remontée des cours ne devrait pas s'arrêter là. L'institution estime que le pétrole devrait augmenter prochainement jusqu'à un nouveau record à 140 dollars le baril. La banque d'affaires Morgan Stanley vise même plus haut. Elle estime que le baril de brut pourrait atteindre les 150 dollars d'ici le 4 juillet prochain.



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REVOLUTION TECHNOLOGIQUE !!!

Posté le 07.06.2008 par ecoville
Photo : Filippo Monteforte/AFP

Le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka, le 21 avril 2008 à Rome

Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1% de son revenu chaque année, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Si aucune mesure immédiate n'est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130% d'ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70%, a prédit l'AIE dans un rapport publié à Tokyo.

Pour diviser par deux ses émissions de CO2, le monde devrait d'ici 2050 dépenser 45.000 milliards de dollars (28.850 milliards d'euros) additionnels pour développer des technologies énergétiques "propres", soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant cette période, selon l'Agence basée à Paris, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique.

"Atteindre l'objectif de 50% de réductions d'émissions constitue un formidable défi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka.

Cet objectif "nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi.

M. Tanaka a rappelé que la réduction de 50% des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4°C.

Selon le rapport de l'AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17.500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année.

Aucune forme d'énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l'AIE.

Selon le Giec, de vastes régions peuplées de millions d'individus seront englouties par la mer et 20 à 30% des espèces végétales et animales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2°C supplémentaires en 2100 par rapport à la fin du 20e siècle. Mais pays riches et pays pauvres sont divisés sur les mesures à prendre pour empêcher ce scénario.

La rapide croissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, ainsi que la flambée des prix du pétrole et du gaz, sont en train de miner les efforts mondiaux pour réduire la consommation de charbon, une source d'énergie hautement polluante, s'est en outre inquiétée l'AIE.

En Chine et en Inde, "d'énormes réductions doivent être réalisées dans (la consommation de) charbon. Ce ne sera pas facile", a commenté le directeur exécutif adjoint de l'Agence, William Ramsay.

"Leurs marchés ne vont pas adopter facilement ce type de technologies onéreuses" nécessaires pour capter et stocker le CO2, et les consommateurs n'accepteront pas aisément de payer plus cher pour de l'électricité provenant de sources propres, a-t-il expliqué.

"Vous pouvez constater actuellement dans les rues en Inde qu'augmenter le prix de l'énergie est politiquement très dangereux", a ajouté M. Ramsay.

Le gouvernement indien a augmenté cette semaine les prix des carburants, ce qui a déclenché grèves et de protestations.


© 2008 AFP

AUGMENTATION !!!

Posté le 06.06.2008 par ecoville
Mychèle Daniau AFP/Archives ¦ Un agent SNCF délivre un billet de train à un voyageur, le 9 février 2005 au guichet de la gare de Caen

La note pourrait être salée. La SNCF a reconnu jeudi que l'augmentation du prix du billet de TGV en janvier 2009 «sera supérieure» à celle de janvier dernier, qui était de 2%. Cette hausse est la conséquence directe de la décision du gouvernement, au début de la semaine, d'augmenter le prix des péages ferroviaires, versés par la SNCF à Réseau ferré de France pour la circulation des TGV. Ces péages augmenteront de 60 millions d'euros par an entre 2010 et 2013. «Plus le péage est cher, plus le train est cher. Nous regardons en ce moment comment nous pouvons mettre en place l'augmentation la plus ajustée possible. Nous essaierons d'être le moins mécanique, afin de continuer à attirer le plus de clients dans nos trains», a expliqué Mireille Faugère, directrice des grandes lignes SNCF.

Cette annonce a été faite lors de la présentation du bilan du TGV-Est, qui fête son premier anniversaire. La fréquentation sur cette ligne a atteint 11 millions de voyageurs en un an, soit une augmentation de 48,5 %. La mise en place de la grande vitesse a permis de diviser par deux le temps de parcours entre Strasbourg et Paris, que le TGV réalise en 2h19 dorénavant. Elle a aussi conduit à une augmentation du prix du billet de 25%.

Mychèle Daniau AFP/Archives ¦ Un agent SNCF délivre un billet de train à un voyageur, le 9 février 2005 au guichet de la gare de Caen



Mickaël Bosredon


20Minutes.fr, éditions du 05/06/2008 - 19h07

dernière mise à jour : 05/06/2008 - 19h07

2007 MEILLEURE QUE 2006 !!!

Posté le 05.06.2008 par ecoville
Photo : DR/Relaxnews

La consommation d'énergie des Français a légèrement diminué en 2007 par rapport à 2006. Selon le Bilan énergétique 2007 présenté par le ministère de l'Ecologie, la consommation d'énergie primaire recule de 1,1% en 2007, après - 1% en 2006. En revanche, si l'on ne tient pas compte de l'hiver 2006-2007 particulièrement doux, la consommation stagne à 276,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) (+ 0,1% sur un an). Le transport demeure la bête noire.

Les transports représentent encore 29% de la consommation finale avec une augmentation de 1,5% sur un an, après 0,9% en 2006. Du côté des carburants, les ventes augmentent de 1,4% notamment tirées vers le haut par celles du gazole (+ 3,3%) en raison d'une "diésélisation persistante" du parc automobile tandis que les ventes d'essence baissent de 4,5%.

Le secteur résidentiel-tertiaire reste le plus gros consommateur d'énergie (40% de la consommation) mais son évolution se révèle stable par rapport à l'année précédente (- 0,1%). La consommation d'électricité n'augmente que très légèrement tandis que celle du gaz se stabilise.

Au final, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) sont restées stables, toujours selon le rapport rendu public par le ministère.

Site : www.developpement-durable.gouv.fr


© 2008 Relaxnews

L'EAU DE LYON !!!

Posté le 05.06.2008 par ecoville
Photo : XT/Metro

Dans le cadre d’une consultation nationale, un questionnaire sur la gestion de l’eau sera adressé aux habitants du Grand Lyon.

La nappe phréatique de l’Est lyonnais, source majeure d’eau potable dans le Rhône, va bénéficier d’un plan de préservation pour diminuer les gaspillages d’ici à 2015, a annoncé hier Jean-Marc Chas­tel, de la Direction ré­gio­nale de l’environnement en Rhône-Alpes. Un des trois couloirs de la nappe, dans lequel puisent les communes autour de Saint-Exupéry, enregistre une baisse continue depuis plusieurs années.

“Des mesures vont inciter les agriculteurs à irriguer de plus en plus avec des eaux de surface (Rhône, Ternay), et les industriels à adopter des processus de fabrication économes en eau, explique Jean-François Perrin, responsable de la police de l’eau à la Direc­tion départementale de l’agriculture et des forêts Rhône. L’idée est de privilégier l’utilisation de l’eau de la nappe, de bonne qualité, pour la consommation.” Les usages agricoles et industriels sont déjà passés de 30 millions de mètres cubes en 2003, à 24 millions de mètres cubes en 2007.
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A.F.

A.F.
Metrofrance.com

ALERTE EUROPEENE !!!

Posté le 05.06.2008 par ecoville
Hrvoje Polan AFP/Archives ¦ La centrale nucléaire de Krsko, photographiée le 19 mars 2004

Le fait vaut surtout pour sa mise en avant par l’Union européenne. Mercredi, la Commission a déclenché le système d'alerte européen sur les risques radioactifs après un incident survenu dans une centrale nucléaire en Slovénie, à Krsko. Cette alerte a nécessité la mise à l'arrêt complet du site.


Pourtant, selon une porte-parole de la centrale, la panne concerne «une fuite de liquide sur le circuit de refroidissement primaire». Aucune incidence sur l'environnement n'a été détectée dans cet établissement situé à une centaine de kilomètres au sud de la capitale, Ljubljana, a-t-elle ajouté.

«Pas d'indice d'un incident grave»

A la suite de l’alerte, le gouvernement allemand a mobilisé mercredi soir ses services compétents pour une première évaluation. Selon les informations rassemblées, a indiqué plus tard le porte-parole du ministère allemand de l'Environnement, il semble que le système de refroidissement de la centrale soit «sous contrôle» et qu'il n'y ait pas de fuite radioactive. «Il n'y a pas pour l'instant d'indice d'un incident grave», a-t-il précisé.

Hrvoje Polan AFP/Archives ¦ La centrale nucléaire de Krsko, photographiée le 19 mars 2004



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 04/06/2008 - 23h16

dernière mise à jour : 04/06/2008 - 23h16

EVIDENCE !!!

Posté le 04.06.2008 par ecoville
crédit : OMM

Des changements significatifs des systèmes physiques et biologiques depuis 50 ans sont aujourd’hui établis, pour tous les continents et la plupart des océans, avec une concentration des observations sur l’Europe et l’Amérique du nord. Ces changements sont observés essentiellement dans les régions où la température a augmenté significativement et ils vont, en très grande majorité, dans le sens attendu des effets du réchauffement. Cette étude conclut que le réchauffement d’origine anthropique constaté à l’échelle globale depuis une cinquantaine d’années a déjà produit des effets significatifs, observables sur les systèmes terrestres physiques et biologiques. Un chercheur de l’INRA est un des auteurs de ce résultat paru dans la revue Nature du 15 mai 2008.

Cette publication peut être considérée comme un prolongement des conclusions du GIEC en 2007, issues du groupe de travail sur les impacts, adaptation et vulnérabilité. La quasi-totalité des auteurs de l’article paru dans Nature appartenaient à ce groupe du GIEC, dont Bernard Seguin, responsable de la mission « changement climatique et effet de serre » de l’INRA. A l’occasion de ce travail collectif, l’analyse de la bibliographie - qui représente la fonction essentielle des rédacteurs des rapports du GIEC - avait permis de constituer une base de données, à partir d’une sélection d’articles contenant des études documentées sur les réponses des systèmes physiques (cryosphère, hydrologie, processus côtiers) et biologiques (aquatiques, terrestres, agriculture et forêt) de 1970 à 2004.

A partir d’environ 80 publications répertoriées, les chercheurs ont introduit dans la base de données quelque 29 500 séries observées, qui ont été localisées géographiquement et mises en relation avec les évolutions climatiques mesurées pendant la même période.
L’analyse quantitative approfondie parue dans Nature à partir de cette base de données permet d’obtenir des résultats statistiques très significatifs : plus de 90% des 29 500 séries observées vont dans le sens attendu des effets du réchauffement : précocité des stades de débourrement de la végétation, avancée des dates de floraison des arbres fruitiers et dates des vendanges, augmentation du taux de sucre dans les baies de raisin et de l’acidité, augmentation de la productivité des forêts estimée à partir de données satellitaires, diminution de la longueur des glaciers, variation de la composition chimique des océans et variations des populations de poissons. Il est très improbable pour l’Amérique du nord et l’Asie (p

LA FIN D'UN MONDE !!!

Posté le 04.06.2008 par ecoville
crédit : Sebastiano Pitruzzello
Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés.

On estime qu’il reste environ 160 milliards de tonnes de pétrole conventionnel à extraire. En supposant que la consommation mondiale reste à son niveau actuel - 4 milliards de tonnes par an - il nous reste donc à peine plus de 40 ans de consommation. Or, selon l’AIE, la consommation mondiale de pétrole pourrait passer de 4 à 6 milliards de tonnes d’ici 2030 à cause notamment du développement économique accéléré de l’Asie.

Certes, ces estimations ne tiennent pas compte des réserves sous forme de pétrole non conventionnel, schismes bitumineux, pétrole profond, ni des progrès qui peuvent intervenir dans le taux de récupération des gisements mais ces variables ne changent pas fondamentalement la donne et ne pourront que nous faire gagner une ou deux décennies supplémentaires. L’exploitation de ce pétrole non conventionnel a en outre un coût énergétique et environnemental considérable.

Globalement la consommation énergétique de l’humanité s’élève à un peu plus de 10 gigatonnes d’équivalent pétrole par an et le pétrole représente donc, à lui seul, près de 40 % de cette consommation mondiale.

Nous pouvons bien sûr parier, comme le font les Etats-Unis, sur l’innovation technologique, pour accélérer le basculement vers "l’aprés pétrole" mais s’en remettre exclusivement à la technologie (qu’il s’agisse du charbon "propre, de la séquestration de carbone, de l’hydrogène ou des énergies renouvelables), sans remettre en cause fondamentalement nos modes de vie, relève à mon sens de l’illusion dangereuse. Nous devons en effet changer radicalement de perspective d’approche et admettre que le vrai défi consiste d’abord à réorganiser nos économies et nos sociétés de manière à réduire à la source nos besoins en énergie et à instaurer en principe généralisé la recherche de la sobriété énergétique et d’une croissance économique écocompatible.

Sachant qu’un humain sur deux vit à présent dans les villes, cela suppose notamment une réorientation profonde de nos conceptions et politiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de transports afin de contenir l’étalement urbain et de repenser nos villes de façon à optimiser leur efficacité énergétique et leur empreinte écologique en concevant des unités urbaines qui intégreront, au lieu de les dissocier, les pôles de travail, de logement et de loisirs.

Cette question de l’urbanisme et des transports est capitale en matière énergétique et environnementale. Une étude du MIT a par exemple montré que la consommation énergétique moyenne d’un habitant d’Atlanta, ville américaine à l’urbanisme dispersé, était 7 fois plus grande que celle d’un habitant de Barcelone, ville méditerranéenne à l’urbanisme dense. Même si cela n’est pas facile dans un pays où beaucoup de familles rêvent de vivre dans une maison individuelle, nos responsables politiques doivent avoir le courage d’ouvrir ce débat sur la densification urbaine. En trente ans, la distance moyenne parcourue en voiture pour se rendre de son domicile à son travail a été multipliée par trois et nous devons absolument inverser cette tendance qui n’est plus tenable, ni économiquement ni écologiquement.

Nous devons également avoir le courage d’ouvrir un vrai débat démocratique sur la question de la restriction de l’usage de l’automobile dans les centres ville et de l’instauration de péages urbains modulables en fonction du nombre de passagers, de l’heure ou du type de véhicule. On peut imaginer aller plus loin en accordant des réductions d’impôts ou de taxes aux entreprises ou particuliers particulièrement sobres en matière énergétique. Il faut également, grâce à un cadre législatif et fiscal adapté, favoriser l’essor du télétravail afin qu’il représente d’ici 10 ans 20 % du temps consacré aux activités de services publics et privés.

De récentes études scientifiques montrent que, compte tenu des délais liés à l’inertie thermique des océans, si nous voulons stabiliser le climat, il nous faut non seulement réduire de moitié au niveau mondial nos émissions de gaz à effet de serre mais tendre à une production énergétique totalement décarbonnée d’ici la fin de ce siècle.

Pour atteindre de tels objectifs, le développement massif, même de plusieurs ordres de grandeur, de la production d’énergie renouvelable (y compris le nucléaire), bien qu’absolument nécessaire, n’est qu’une réponse partielle et insuffisante et nous devons d’abord réorganiser en profondeur nos économies et nos sociétés autour du concept de sobriété énergétique et de productivité informationnelle et cognitive en réduisant à la source nos besoins globaux en énergie et en améliorant de manière considérable l’efficacité et le rendement énergétique dans l’ensemble des activités humaines.

Notre civilisation va devoir apprendre à produire et à transformer le maximum d’information en connaissance et en richesses en utilisant le minimum d’énergie et en recherchant systématiquement la valeur ajoutée écologique qui devra simultanément préserver la biodiversité gravement menacée, valoriser et utiliser les matériaux et produits naturels et intégrer le recyclage et l’ecocompatibilité de l’ensemble des productions industrielles et humaines dès leur conception.

Mais, à ce stade de réflexion, il faut éviter tout malentendu idéologique ou philosophique : un tel objectif ne signifie nullement la soumission au mythe dangereux du retour à une nature idéalisée, toute puissante et vierge qui n’a jamais existé. Depuis le néolithique, l’homme n’a cessé de transformer profondément la nature et son environnement pour survivre puis améliorer ses conditions de vie et ceux qui, s’enfermant dans de nouvelles formes d’intégrisme et de conservatisme, et remettent en cause la nécessité de l’innovation et du progrès scientifique, notamment dans les sciences du vivant, se trompent de combat et veulent répondre de manière simpliste et dogmatique à des défis planétaires complexes et globaux.

Pour réussir cette mutation de civilisation, l’espèce humaine doit plus que jamais mobiliser toutes ses capacités d’innovation, non seulement dans les domaines scientifiques et techniques mais aussi dans les domaines sociaux, économiques et démocratiques, pour concevoir de nouveaux modes et outils de gouvernance, de régulation et de contrôle socio-politiques. Il nous appartient, sans nous enfermer dans des cadres de pensée réducteurs, de faire preuve d’audace créatrice et d’être à la hauteur morale et intellectuelle des immenses défis que notre planète doit relever.

LE DIESEL N'EST PLUS INTERESSANT !!!

Posté le 04.06.2008 par ecoville
AFP/FRANCK PERRY
Du côté des taxis, qui estiment que la hausse des carburants a alourdi leurs charges de 30 %, la grogne monte également, même si pour l'instant l'organisation au niveau local tarde à se mettre en place.

Il va falloir s'y habituer. 70 euros pour un plein de gazole sur une Renault Clio, 100 euros pour une Peugeot 607... Inimaginable il y a quelques mois, ce constat interpelle doublement les automobilistes qui ont choisi de rouler au diesel. Non seulement, le prix à la pompe de leur carburant habituel atteint des sommets mais, surtout, il talonne - voire, parfois dépasse - celui du super 95 alors qu'en avril 2007, le litre d'essence était encore 21,5 centimes plus cher.

Ce rééquilibrage bouscule les données qui, jusqu'alors, déterminaient le choix d'un modèle, et amène forcément à se demander dans quelles conditions il est encore rentable de rouler avec un moteur diesel.

Le boom du diesel. L'explosion du prix du litre de gazole - imputable à la flambée des cours du brut mais aussi aux capacités de raffinages insuffisantes qui amènent les pétroliers à importer des produits raffinés - intervient au moment où l'on n'a jamais vendu autant de voitures diesel en France. Leur proportion parmi les ventes de véhicules neufs, qui était de 50 % en 2000 et de 74 % en 2007, a bondi à 80 % depuis le début de l'année.

Cette croissance sans précédent est largement due au système de bonus malus mis en place par l'Etat afin d'encourager les achats de modèles les moins polluants. D'où l'impression tenace, chez les néo-convertis au diesel, de s'être fait piéger.

Le budget carburant. Proportionnelles à la consommation énergétique, les émissions de CO2 sont plus élevées pour un moteur essence que pour un diesel, sensiblement moins gourmand. Une Twingo en version essence, réclame 5,7 litres aux 100 km contre 4,3 litres pour le modèle diesel, certes un peu moins puissant, soit un différentiel de 1,4 litre. Pour une Golf, l'écart atteint 1,8 litre, et il est encore plus important pour une grosse familiale. Conclusion : à prestations comparables, le budget carburant demeure moins élevé pour un modèle diesel, même avec un prix au litre égal à celui du super. Les innovations (injection directe à très haute pression, réduction des effets de friction, pneus à faible résistance au roulement) ont porté leurs fruits. L'exemple le plus spectaculaire est à chercher chez BMW, marque très huppée mais dont une bonne partie de la gamme peut prétendre au "bonus écologique" (émissions inférieures à 130 grammes de CO2 au kilomètre). Ainsi, la BMW Série 118d (143 ch) se contente, en conduite normale, d'une consommation d'environ 5,5 litres aux 100 km et bénéficie d'une prime à l'achat de 700 euros. Une performance technique qu'il faut saluer, mais qui amène aussi à s'interroger sur un dispositif qui aboutit à subventionner l'achat de modèles dont le prix d'achat peut dépasser les 32 000 euros...

L'achat et l'entretien. Un modèle diesel coûte plus cher à l'achat (l'écart est au moins de 1 500 à 2 000 euros par rapport au modèle essence). En outre, son entretien, plus fréquent, est aussi nettement plus onéreux. Malgré l'effet des bonus (de 200 à 1 000 euros), ce différentiel demeure élevé.

Le kilométrage. Compte tenu de ces variables, seuls les "gros rouleurs" ont donc intérêt à rester des inconditionnels du diesel. Selon des évaluations réalisées parl' Argus de l'automobile, il faut rouler 150 000 kilomètres pour qu'une petite Citroën C1 diesel soit rentable par rapport au modèle essence. Pour une Twingo, il faudra parcourir plus de 33 000 kilomètres pour qu'un modèle diesel soit vraiment profitable, et le seuil atteint 60 000 km pour une Volkswagen Golf, 45 000 km pour une Peugeot 207 ou 90 000 km pour une Ford Focus.

Des chiffres à comparer avec le kilométrage moyen des Français - en recul régulier, du fait du prix de l'essence - qui se situe autour de 12 500 kilomètres par an. En clair, une proportion non négligeable de consommateurs se précipite sur le diesel sans y avoir manifestement intérêt.

Le retour des moteurs essence. Les constructeurs ont déjà anticipé un reflux des ventes de modèles diesel en améliorant la technologie des moteurs essence. Plus petits pour une performance inchangée, parfois dotés d'un turbocompresseur, ils sont moins polluants et plus économes. L'entrée en vigueur, en 2009, des normes Euro5, plus contraignantes dans le domaine des particules imbrûlées et des émissions d'oxydes d'azote (NOx), va imposer des investissements qui vont surtout renchérir le coût de fabrication des moteurs diesel.

L'essor des motorisations hybrides (essence/électricité) et, à plus long terme, des modèles urbains à traction électrique, pourrait contribuer à réduire la part du diesel qui, à l'heure actuelle, représente un peu plus de 50 % de la totalité du parc automobile français.
Jean-Michel Normand

TOTAL !!!

Posté le 04.06.2008 par ecoville
Total appelé à la rescousse pour financer la prime
à la cuve
F. M.
04/06/2008 | Mise à jour : 07:55 | Commentaires 3
.
Le gouvernement souhaite que la compagnie pétrolière française verse entre 140 et 200 millions d'euros.

Désireux à tout prix de parer la spirale inflationniste du baril, source de vifs mécontentements, le gouvernement a décidé d'en appeler à Total. Et vigoureusement. Hier, Luc Chatel, le secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, a tout simplement demandé que la compagnie française prenne à sa charge l'augmentation de 150 à 200 euros de la prime à la cuve. Soit une somme allant de 140 à 200 millions d'euros.

La majoration substantielle de cette aide destinée aux 680 000 foyers non imposables chauffés au fioul avait été annoncée à la fin du mois de mai par Nicolas Sarkozy. Cette prime avait déjà été doublée au début de l'année, passant de 75 à 150 euros, pour un coût évalué à 102 millions d'euros. D'abord financée par l'État, cette prime l'est aujourd'hui par les différentes compagnies pétrolières.

Chez Total, c'est peu de dire que l'on s'est montré étonné de cette initiative gouvernementale. Tout simplement parce qu'aucun contact inaugural n'avait été noué en ce sens. L'entreprise n'a même pas pris la peine de réagir officiellement. Sans doute parce qu'étant l'entreprise française la plus profitable, elle est habituée à être dans le viseur du gouvernement. Et encore plus quand le baril atteint des hauteurs longtemps considérées comme inimaginables.
Nouveau remède
Ce qui ne l'empêche pas de rappeler qu'au titre de 2007, elle a versé une centaine de millions d'euros pour financer la prime à la cuve. Estimant au passage avoir fait un geste significatif. En revanche, pour 2008, avant les propos de Luc Chatel, aucun montant particulier n'avait été réclamé aux pétroliers.

Quoi qu'il en soit, chez Total, on ne se fait guère d'illusions. Appelé hier à la rescousse pour financer la prime à la cuve, la compagnie française s'attend dans les prochains jours à être mise en demeure de prendre en charge tel ou tel nouveau remède à la flambée du baril.

Dans un passé proche, le gouvernement avait pris l'habitude de convoquer les pétroliers en leur demandant de lisser au maximum les augmentations des carburants. Cette année, il ne l'a pas encore fait. Mais il pourrait parfaitement sortir à nouveau cette carte. Sachant que, voici quelques années, Thierry Desmarest, alors président de Total, excédé par cette démarche, n'avait pas hésité à agiter le spectre de la délocalisation de l'entreprise.
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