Posté le 08.06.2008 par ecoville
Plus d'une centaine de cyclistes, vêtus uniquement de leurs sous-vêtements, ont défilé pour «dénoncer les nuisances induites par les véhicules motorisés». Trois manifestants ont été interpellés.
Pour lutter contre la dépendance de la société vis-à-vis du pétrole et de l'automobile, ils n'ont pas hésité à donner de leur personne et à dévoilé aux yeux de tous leur anatomie. Environ 150 personnes ont manifesté, à vélo et presque nus, samedi à Paris, à l'occasion de la 2e randonnée cyclo-nudiste. Cependant l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui étant un délit, pas question de dépasser les bornes de la bienséance. La préfecture de police, qui avait autorisé la manifestation, avait prévenu que seuls les hommes étaient autorisés à se mettre torse nu. La plupart des cyclo-nudistes ont donc circulé en short ou slip pour ces messieurs, en petite-culotte et soutien-gorge pour ces dames. «Nous voulons dénoncer la dépendance au pétrole et une société dépendante de l'automobile», a souligné Philippe Collomb, membre de Vélorution.
Selon l'association, la nudité est utilisée «comme symbole de la vulnérabilité des cyclistes et de l'environnement». «Toutes ces manifestations sont pacifistes. Le message est que les cyclistes sont victimes: faire du vélo à Paris est dangereux mais ce n'est pas de leur faute», a confié Véronique Dubarry, adjointe Vert au maire de Paris qui a pris part au cortège, se voilant la poitrine de son écharpe tricolore.
Quelques altercations
Et pour les facétieux qui avaient décidé de braver les consignes de la Préfecture, mal leur en a pris. La police a arrêté trois d'entre eux, qui roulaient dans le plus simple appareil. Ces arrestations ont donné lieu à des altercations entre manifestants et les nombreuses forces de l'ordre, qui encadraient la manifestation ,qui était partie à 15H00 du jardin de Reuilly (XIIe arrondissement) pour arriver au jardin du Luxembourg vers 17H00 où se tenait la fête du vélo. Ces cyclistes récalcitrants encourent au regard de la loi jusqu'à un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.
C'est la deuxième fois que Paris se joint à ce mouvement international présenté comme festif et militant, créé il y a huit ans en Espagne. En 2007, cinq personnes avaient été interpellées.
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Posté le 08.06.2008 par ecoville
Photo : Str/AFP
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Une forte secousse sismique, d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter, a été enregistrée dimanche dans le nord-ouest du Péloponnèse, et une personne a été tuée, selon la chaîne de télévision publique NET.
La secousse, qui a été ressentie dans tout le Péloponnèse et dans d'autres régions du pays, jusqu'à Athènes, s'est produite vers 15h30 heure locale (12h30 GMT) à 205 km à l'ouest de la capitale, près de la ville d'Anvradida, en Elide, a indiqué l'Institut géodynamique de l'Observatoire d'Athène
La violence du séisme a créé des scènes de panique dans les villes et villages de l'ouest et du nord du Péloponnèse, où les habitants sont sortis dans la rue, a rapporté la chaîne publique de télévision.
Le responsable du centre national de santé, Panagiotis Eftathiou, a indiqué que quatre personnes avaient été blessées après avoir sauté par la fenêtre et hospitalisées pour des fractures à l'hôpital d'Amaliada.
"Le séisme a été terrible, on n'en avait jamais senti un aussi fort malgré notre habitude de ce genre de phénomène. Il a duré longtemps et tout le monde est sorti dehors", a déclaré à NET le maire de Pyrgos, Georges Paraskevopoulos.
Le maire a indiqué que l'église d'Agios Nicolaos à Pyrgos avait subi de "gros dégâts" et que plusieurs fissures avaient été signalées dans des bâtiments du centre-ville.
Une heure après le séisme, les pompiers de la région ont signalé des dégâts matériels dans des maisons anciennes de Pyrgos, d'Amaliada, de plusieurs villages et dans la zone industrielle du port de Patras.
Une équipe de secours des forces spécialisées dans les catastrophes (Emak) a été dépêchée vers le petit village de Fostena pour dégager une petite fille coincée dans une maison, ont indiqué les pompiers.
Le directeur des recherches de l'Observatoire d'Athènes, le sismologue Gerassimos Papadopoulos, a indiqué que l'épicentre du séisme se situait à une profondeur d'environ 10 km et que l'on devait "s'attendre à une activité sismique intense ces prochains jours".
Plusieurs répliques ont été enregistrées, dont la plus forte était de 4,7 sur l'échelle de Richter, a indiqué M. Papadopoulos.
Il a appelé les populations à "garder leur sang-froid" et demandé aux autorités d'intervenir rapidement pour contrôler les bâtiments de la région. Une équipe d'ingénieurs a été constituée pour contrôler les écoles de la région, a indiqué le ministère de l'Education.
La Grèce est le pays européen où l'activité sismique est la plus forte, avec la moitié des tremblements de terre recensés sur le continent.
© 2008 AFP
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Toru Yamanaka AFP ¦ Les représentants des cinq pays participants au sommet d'Aomori sur les prix du pétrole, le 7 juin 2008
A eux seuls, ils consomment la moitié de l'énergie mondiale. Les Etats-Unis, le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l'Inde se sont dits samedi «très inquiets» des prix du pétrole et ont appelé à l'élimination progressive des subventions sur les carburants.
Le cours du brut, qui a été multiplié par cinq depuis 2003, a franchi un nouveau record vendredi à New York, à 138,54 dollars. Les analystes s'attendent à ce qu'il atteigne les 150 dollars d'ici juillet. «Nous sommes tous très inquiets du niveau actuel des prix du pétrole», ont affirmé dans une déclaration commune les ministres de l'Energie des Etats-Unis, du Japon, de la Chine, de la Corée du Sud, et un haut représentant du gouvernement indien, réunis à Aomori (nord du Japon).
>> Troisième choc pétrolier: ce n'est plus une fiction. Lisez notre décryptage...
«Ces prix sont sans précédent et vont à l'encontre des intérêts des pays consommateurs (de pétrole) mais aussi des pays producteurs», poursuit le communiqué. Dans son discours d'ouverture, le ministre japonais de l'Industrie, Akira Amari, a parlé de «facteur de risque majeur pour l'économie mondiale».
Le Japon, qui importe pratiquement tout son pétrole, réclame la levée des subventions sur les carburants, pratiquées dans beaucoup de pays en développement, qui poussent selon lui artificiellement à la hausse les prix du baril. Dans leur déclaration commune, les cinq ont reconnu que «dans un futur proche, il serait bon d'abandonner progressivement les subventions sur les prix des énergies conventionnelles». Les représentants indien et chinois ont toutefois souligné qu'il n'était pas question de renoncer aux subventions dans l'immédiat.
Réunion du G8 dimanche
Zhang Guobao, vice-président de la Commission nationale chinoise pour la réforme et le développement, s'est gardé de fournir un échéancier pour la levée des subventions. «La Chine est encore un pays en développement avec des industries faibles, comme l'agriculture et les transports publics, les taxis», a dit M. Zhang aux journalistes, en insistant sur l'importance de «la stabilité sociale et économique».
Dimanche, ce sera au tour des ministres de l'Energie des pays industrialisés du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) de se pencher sur la question. Une réunion élargie à la Chine, à l'Inde et la Corée du Sud se tiendra ensuite.
Toru Yamanaka AFP ¦ Les représentants des cinq pays particiapants au sommet d'Aomori sur les prix du pétrole, le 7 juin 2008
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 07/06/2008 - 18h17
dernière mise à jour : 07/06/2008 - 18h25
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Philippe Desmazes AFP ¦ Des cyclistes nus pédalent à Madrid pour réclamer plus de sécurité à vélo, le 7 juin 2008
Ce week-end, c'est la Fête du vélo. Mais c'est aussi la fête pour les badauds de Paris et Madrid qui ont pu admirer samedi un cortège de cylistes nus qui manifestaient ainsi pour réclamer plus de sécurité pour les vélos circulant en ville, a constaté l'AFP.
Sous le slogan «Nus face au trafic, justice dans les rues», les manifestants madrilènes ont traversé la ville. «Nous dénonçons le fait que nos rues aient été séquestrées par les voitures, qui bouchent les villes et les transforment en lieux hostiles et dangeureux», ont indiqué les organisateurs sur leur site internet.
Reconnaissant que l'idée de manifester nu est surtout un moyen d'attirer l'attention des médias, les «cyclo-nudistes» disent «proposer un modèle de ville où les personnes puissent récupérer leur espace», grâce en particulier «au vélo, un moyen de transport urbain écologique, sain, et amusant». Il s'agissait de la 5e manifestation de «cyclo-nudistes» espagnols et de la deuxième dans les rues de Paris.
La mairie de Paris défend son bilan
Annick Lepetit, adjointe au maire de Paris en charge des transports, a estimé vendredi que l'augmentation des accidents de cyclistes au premier trimestre 2008 dans la capitale devait être comparée à la hausse du trafic de vélo. «L’actualité met en avant les problèmes de sécurité mais l'augmentation des accidents de cyclistes constatée au premier trimestre 2008 doit être mise en regard avec la hausse significative du trafic des vélos : entre 2001 et 2007, le nombre de cyclistes a augmenté de 94%!», écrit-elle dans un communiqué.
>> Vous étiez sur place? Envoyez-nous vos photos (pas trop zoomées) au 33320@20minutes.fr. ou par MMS au 33320...
Philippe Desmazes AFP ¦ Des cyclistes nus pédalent à Madrid pour réclamer plus de sécurité à vélo, le 7 juin 2008
V.G. (avec agence)
20Minutes.fr, éditions du 07/06/2008 - 17h25
dernière mise à jour : 07/06/2008 - 17h33
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Le projet d'autoroute A65, reliant Pau à Langon (Aquitaine) a obtenu le feu vert du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo. Le mercredi 4 juin, celui-ci a annoncé que le projet était "confirmé". Les contournements autoroutiers de Toulouse et de Bordeaux sont eux abandonnés. Ils ne correspondent plus au développement durable, indique le texte, parce qu'ils "privilégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable, l'utilisation non raisonnée de l'espace, notamment par l'étalement urbain préjudiciable à la biodiversité".
Le texte ne dit pas pourquoi ces motifs ne s'appliquent pas à l'A65. Longue de 150 km, elle doit traverser des zones où vivent des espèces menacées. Le ministère explique que pour compenser ses "impacts résiduels", "des espaces naturels seront pris en gestion par le concessionnaire à une échelle sans précédent pour reconstituer des habitats propices" aux espèces protégées. Ces espaces pourraient atteindre 1 400 hectares. M. Borloo s'appuie sur le Conseil national de protection de la nature (CNPN), qui a donné un avis favorable le 20 mai, par 6 voix pour et 4 contre. Le 19 mars, lors d'un premier examen, ce conseil avait refusé son agrément.
"MONTAGE DOUTEUX"
Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine (PS), a exprimé son contentement, défendant, sur France 3 Aquitaine, jeudi, le caractère environnemental de l'A65 : "Sur une autoroute, le péage c'est une écotaxe", poursuivant : "On va gagner vingt kilomètres, donc quelque part on va moins polluer." De son côté, Alain Juppé, maire de Bordeaux, dans un communiqué, s'est "réjoui des décisions" du ministère.
En revanche, les opposants à l'A65 - associations environnementales et partis situés à gauche du PS - s'indignent. Selon Julien Milanesi, porte-parole de l'Alternative régionale Langon-Pau, "il est incroyable que ce projet ne soit pas réévalué au regard du prix du pétrole". Les prévisions de trafic justifiant l'A65 ont en effet été effectuées sur la base d'un baril de pétrole à 30 dollars, alors qu'il est aujourd'hui à 120. "Le montage financier du projet est douteux, estime Noël Mamère, député (Verts) de Bègles (Gironde). Il y a dans le dossier économique des choses plus qu'approximatives, qui méritent qu'on s'interroge."
Il apparaît par ailleurs que le ministère a pesé sur le CNPN pour que celui-ci donne un avis favorable au projet amélioré par les mesures de compensation proposées. Plusieurs de ses membres ont été reçus individuellement par la directrice adjointe du cabinet de M. Borloo, Marie-Claire Daveu, avant la réunion du 20 mai du comité. "Ils ont été démarchés personnellement par Mme Daveu, qui voulait qu'on accepte l'autoroute, dit Gilles Benest, secrétaire général du CNPN et représentant de France Nature Environnement (FNE), qui l'avait lui-même rencontrée. Il s'agit incontestablement de pressions." Le cabinet explique : "Si chaque fois que quelqu'un vient au ministère, il se sent sous pression... On écoute tout le monde." En fait, tous les membres n'ont pas été convoqués, tels les représentants d'une grande association, la Sepanso (Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud-Ouest), notoirement opposée au projet.
Le ministre devait signer dans les jours prochains l'arrêté "de destruction d'espèces protégées", permettant de démarrer le chantier. Les opposants fondent encore quelque espoir dans un recours déposé auprès de la Commission européenne, et vont continuer les actions des "planteurs volontaires", consistant à planter des arbres sur les espaces défrichés. Un rassemblement de protestation aura lieu à Bostens (Landes) le 28 juin.
Hervé Kempf
Posté le 07.06.2008 par ecoville
C’est son combat pour la défense des grands singes et de l’environnement qui l’a rendue célèbre. Samedi 7 juin, cette grande dame donne une conférence à Paris (1). Au menu : la sauvegarde de la planète, bien sûr, mais aussi la qualité de notre alimentation.
Paru le 05.06.2008, par Elizabeth Gouslan
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C’est une légende vivante. Soixante-quatorze ans et une silhouette de teenager, Jane Goodall traverse le hall du Lutetia, au pas de charge, vêtue d’un K-Way rouge, s’assied et commande un thé. Cheveux blancs en queue-de-cheval, poignets de tanagra, un pendentif hindou en céramique accroché au cou, l’éthologiste humaniste installe sur son fauteuil un chimpanzé en peluche usé jusqu’à la corde et un casque de moto. Insolite. Elle est accompagnée de Jeroen Haijtink, 26 ans, responsable en France de « Roots &Shoots », programme éducatif environnemental et humanitaire réservé aux jeunes, de la maternelle au lycée, dans quatre-vingt-quinze pays au total.
Au quotidien, les jeunes passionnés, à l’image de Jeroen, agissent dans le domaine de l’environnement, depuis la collecte de cartouches d’encre jusqu’à la création de jardins de papillons : il s’agit d’apprendre, dès le berceau, à aimer son prochain et à sauvegarder la planète. Jane Goodall raconte son formidable itinéraire. Elle ne dételle jamais. Tout à l’heure, elle repartira pour l’Afrique. Jeroen la conduira à l’aéroport… à moto.
Madame Figaro. On vous connaît pour vos combats humanitaires : nommée en 2002 Messager de la paix par Kofi Annan, vous œuvrez pour la sauvegarde de l’environnement. Mais depuis toujours, vous êtes aussi l’une des plus célèbres observatrices des chimpanzés et des grands singes…
Jane Goodall. - Laissez-moi d’abord vous présenter ce petit chimpanzé en peluche tout usé ! C’est mon doudou, mon porte-bonheur. Il s’appelle Mr. H et m’a été offert, il y a quinze ans, par Gary Haun. Cet homme, qui appartenait à la marine américaine, est subitement devenu aveugle. Au lieu de renoncer, il a décidé de devenir magicien. Puis il s’est lancé dans les sports de l’extrême : ski de fond, escalade, plongée sous-marine, saut en chute libre… Il est fantastique. Son Mr. H m’a accompagnée dans cinquante-huit pays, et nous venons de créer Mr. H Junior, une réplique de cette antique peluche, parce que Mr. H et moi, nous devenons vieux. Junior est porteur d’un message. Il dit : « S’il vous plaît, aidez-nous à diffuser l’espoir et la paix à travers le monde. » Il a l’air d’un gamin assis sur son popotin, non ?
Quand vous étiez jeune, il y avait deux millions de chimpanzés. Aujourd’hui, on n’en recense que deux cent mille.
- Moins : cent cinquante mille, je le crains. C’est un symptôme de ce qui se passe dans le monde. On ruine la biodiversité et ce qui a été créé depuis des millions d’années disparaît, des arbres qui ont plus de deux mille ans agonisent. Au Congo, des entreprises françaises et allemandes chassent les bonobos et les chimpanzés, abattent les arbres pour construire des routes.
"Mangez ce qui a poussé ou qui a été élevé sainement."
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Quelles furent vos découvertes les plus étonnantes quand vous étudiiez les chimpanzés en Afrique ?
- Ma plus grande stupeur fut de réaliser qu’ils adoraient le pouvoir pour le pouvoir, exactement comme l’espèce humaine. On savait depuis longtemps qu’ils surveillaient leur territoire, qu’ils luttaient entre eux pour une femelle, pour la domination dans le clan. Mais l’amour du pouvoir… Ça, je ne pouvais pas l’imaginer.
Cela se matérialise de quelle façon ?
- Il existe des castes, et il se trouve que les singes appartenant à une hiérarchie inférieure peuvent accéder au sommet de la pyramide en éliminant le chef. C’est une compétition qui ressemble en tout point à la concurrence entre les mâles humains.
Votre fondation et votre dernier livre (2) plaident pour une vie en harmonie avec la nature. N’est-ce pas utopique ?
- Non, ce n’est pas idéaliste. C’est le contraire qui est hérétique. En supprimant une petite plante insignifiante, c’est l’animal qui se nourrit d’elle que vous allez supprimer également. L’écosystème est un château de cartes. Une seule tombe et tout s’écroule.
Sommes-nous plus vigilants aujourd’hui ?
- Pas du tout, nous sommes bien loin du but ! Je vais vous confier une anecdote édifiante. Mon éditeur avait envie de couper mon chapitre sur le foie gras, parce que les Français n’auraient pas aimé qu’on les critique sur ce point sensible. Il l’a finalement laissé mais il a insisté pour qu’on supprime l’horrible photo montrant un canard avec un tube enfoncé dans la gorge. Je lui ai dit : « Si on supprime celle-là, alors on les enlève toutes. » Voilà pourquoi mon livre ne contient aucune illustration ! Je le répéte ici : mangez ce qui a poussé ou qui a été élevé sainement.
Êtes-vous végétarienne ?
Petite, en Angleterre, je mangeais de la viande. Mais l’Afrique m’a appris à me nourrir autrement. Il m’arrive de manger des œufs, mais seulement de poules élevées librement. Jamais de chair d’animaux.
Vous prônez la slow food... C’est-à-dire ?
- Il s’agit d’une nourriture dépourvue d’engrais chimiques et de pesticides. À l’opposé de la « fast food » qui repose sur des animaux nourris d’hormones et même d’antibiotiques. C’est pourquoi le mouvement « slow food » nous permettrait de faire des économies de santé ! Il serait bon d’introduire des programmes dans les écoles, à l’image du chef anglais Jamie Oliver.
Qu’est-ce qui fait obstacle à cet art de vivre ?
- Les gens trouvent que la nourriture bio est trop chère. Et puis ils ne sont pas prêts à changer leur mode de vie. Une amie tanzanienne a visité récemment les États-Unis. À son retour, elle a dit qu’elle n’avait rien compris à cette société. « Pourquoi ces gens passent-ils leur vie à courir, à travailler, à gagner plus pour acheter des choses dont ils n’ont pas besoin et à manquer de temps pour élever leurs enfants ? » a-t-elle demandé. C’est vraiment un monde de fous : acheter, gagner, posséder !
Avoir au lieu d’être. Au contact des animaux, on apprend sans doute l’inverse ?
- J’ai toujours été une contemplative, une adoratrice de la nature. Ce monde si matérialiste sans spiritualité ne peut pas me convenir. Il est vrai que les animaux nous apprennent la joie de l’instant. À leur manière, les chimpanzés sont des adeptes du bouddhisme !
(1) Au Grand Rex, 1, bd Poissonnière, 75002 Paris. Projection du film Le Peuple singe à 17 heures ; conférence à 20 heures. Entrée libre mais réservation obligatoire sur evenement@janegoodall
(2) Institut Jane Goodall, 1, rue du Général-Bertrand, 75007 Paris. Site : www.janegoodall.fr
« Nous sommes ce que nous mangeons », éditions Actes Sud. .
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Nicolas Hulot tente d'empêcher l'enlisement du « Grenelle de l'environnement » dans les sables administratifs.
L'écologiste refuse de constituer une liste avec les Verts et Daniel Cohn-Bendit aux européennes.
HULOT s'est-il fait mener en bateau ? Lors de sa dernière rencontre avec Nicolas Sarkozy, au mois de mars, Nicolas Hulot était en pétard : « Le “Grenelle”, ce ne sont que de belles paroles, rien n'avance », lui avait-il dit. Le chef de l'État l'avait « mal pris », confie un proche de Hulot, et les deux hommes s'étaient quittés dans une ambiance « tendue ». Mercredi prochain, rendez-vous a été pris à nouveau entre Nicolas Sarkozy et l'ex-présentateur de l'émission télévisée « Ushuaïa ». Entre ces deux rendez-vous, Nicolas Hulot a pris le large, pour préparer un film sur le réchauffement climatique. Il a aussi réfléchi à la prochaine étape politique de son action. Que faire pour relancer le « Grenelle » ? Et quid des prochaines élections européennes ?
Le premier lobbyiste écolo de France était sorti épuisé de la précampagne présidentielle, « à force de subir les pressions contradictoires de ceux qui le poussaient à se présenter et ceux qui voulaient l'en dissuader », raconte un proche. Après le « Grenelle de l'environnement », il a applaudi le gouvernement et salué la détermination de Sarkozy à appliquer les recommandations du pacte écologique, signé par ce dernier pendant la présidentielle. Mais, depuis, rien ne semble aller comme l'espérait Hulot. Le premier projet de loi sur le « Grenelle » était prévu en janvier, il a été ensuite renvoyé au mois de juin, et il devrait finalement n'être examiné qu'en septembre. « Et ce ne sera que la partie la plus générale du “Grenelle” », observe un spécialiste du dossier. « Les projets de lois vraiment normatifs attendront 2009 », ajoute ce dernier. « Les obstacles ne viennent pas du président. Mais on ne peut pas dire que Matignon soit aussi enthousiaste, quant aux députés !, c'est un euphémisme de dire qu'ils ne sont pas enthousiastes ! », confie Nicolas Hulot au Figaro .
Si Hulot cherche à relancer le « Grenelle », il n'entend toujours pas entrer en politique, à l'occasion des élections européennes, en juin 2009. « Ma tendance, c'est de ne pas y aller, je ne veux pas agiter une menace implicite de candidature comme à la présidentielle », confie encore Nicolas Hulot, qui estime encore que « l'on peut faire de la politique sans aller au suffrage ». Le porte-parole de l'écologie transpolitique a d'ailleurs peu goûté l'opération « récupération », tentée par les Verts, qui voulaient l'enrôler dans une liste commune. De même, il a courtoisement décliné l'offre de Daniel Cohn-Bendit, qui lui proposait de faire liste commune aux élections européennes. « Mon rôle est de créer de la médiation, de la convergence », explique Hulot, pour justifier ses rencontres aussi bien avec Olivier Besancenot qu'avec Jean-Louis Borloo.
« L'absence de vision globale du gouvernement »
En réalité, la difficulté du moment, pour Nicolas Hulot, est d'empêcher que le « Grenelle de l'environnement » ne se perde dans les sables administratifs. « Nous avons été naïfs », concède un proche du « télécologiste », qui ne voit venir qu'un ensemble dépareillé de mesures ponctuelles. « La taxe sur les essieux pour les poids lourds en 2012, ce n'est plus l'essentiel ! », résume-t-il. Les mesures adoptées par le gouvernement sont « des réponses de guignols » aux enjeux du réchauffement climatique, enchérit le philosophe Dominique Bourg, un proche d'Hulot, membre de sa fondation et qui participe, avec l'ancien journaliste Jean-Paul Besset, aux réunions du groupe qui a accompagné Hulot pendant la présidentielle.
« Ce qui est désespérant, c'est l'absence de vision globale du gouvernement », note de son côté Jean-Marc Jancovici, un autre fidèle d'Hulot. Quand le « Grenelle » parle d'une augmentation nécessaire de la taxe sur les hydrocarbures, le gouvernement propose aux pêcheurs de baisser le prix de l'essence. « Comment Jean-Louis Borloo peut-il juger bonne la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un fond européen pour baisser la TVA sur les hydrocarbures ? », se demande Jancovici. « Le gouvernement n'arrive pas à dire aux pêcheurs et aux routiers qu'il va falloir qu'ils fassent leur métier autrement. »
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Le prix du pétrole brut a franchi le seuil de 138 dollars le baril pour la première fois vendredi à New York, réalisant un bond de plus de 10 dollars.
Les prix de l'or noir ont, en moins de deux jours, pulvérisé tous les records et mis un terme immédiat à la baisse sensible engagée en début de semaine. Face à l'affaiblissement marqué du dollar, le baril de «light sweet crude», côté à New York, a fini en hausse de 10,75 dollars à 138,54 dollars, après avoir dépassé pendant un bref moment la barre des 139 dollars (139,12 dollars.)
A Londres, le Brent de la Mer du Nord pour même échéance a amélioré son record, à 138,12 dollars le baril. Le précédent record du baril côté à New-York était à 135,09 dollars et pour le Brent du marché londonien il s'élevait à 135,14 dollars. Depuis jeudi, les cours sont en grande partie dopés par la retombée du dollar face à l'euro suite aux déclarations du président de la BCE, qui a ouvert la voie à un durcissement monétaire en Europe.
La chute du dollar, qui joue fortement sur les prix du pétrole, s'est encore accentuée vendredi après les mauvais chiffres de l'emploi américain de vendredi, qui font ressortir une nette hausse du taux de chômage en mai. En effet, celui-ci a bondi à son plus haut niveau en près de quatre ans en mai aux Etats-Unis, à 5,5% de la population active, contre 5,1% attendu par les analystes. Malgré tout, l'économie américaine n'a supprimé que 49.000 emplois, alors que les analystes tablaient sur 60.000 licenciements. C'est toutefois le sixième mois d'affilée que les Etats-Unis perdent des emplois.
Par ailleurs, selon l'agence nationale libyenne du pétrole, la remontée des cours ne devrait pas s'arrêter là. L'institution estime que le pétrole devrait augmenter prochainement jusqu'à un nouveau record à 140 dollars le baril. La banque d'affaires Morgan Stanley vise même plus haut. Elle estime que le baril de brut pourrait atteindre les 150 dollars d'ici le 4 juillet prochain.
Posté le 07.06.2008 par ecoville
Photo : Filippo Monteforte/AFP
Le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka, le 21 avril 2008 à Rome
Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1% de son revenu chaque année, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Si aucune mesure immédiate n'est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130% d'ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70%, a prédit l'AIE dans un rapport publié à Tokyo.
Pour diviser par deux ses émissions de CO2, le monde devrait d'ici 2050 dépenser 45.000 milliards de dollars (28.850 milliards d'euros) additionnels pour développer des technologies énergétiques "propres", soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant cette période, selon l'Agence basée à Paris, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique.
"Atteindre l'objectif de 50% de réductions d'émissions constitue un formidable défi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka.
Cet objectif "nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi.
M. Tanaka a rappelé que la réduction de 50% des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4°C.
Selon le rapport de l'AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17.500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année.
Aucune forme d'énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l'AIE.
Selon le Giec, de vastes régions peuplées de millions d'individus seront englouties par la mer et 20 à 30% des espèces végétales et animales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2°C supplémentaires en 2100 par rapport à la fin du 20e siècle. Mais pays riches et pays pauvres sont divisés sur les mesures à prendre pour empêcher ce scénario.
La rapide croissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, ainsi que la flambée des prix du pétrole et du gaz, sont en train de miner les efforts mondiaux pour réduire la consommation de charbon, une source d'énergie hautement polluante, s'est en outre inquiétée l'AIE.
En Chine et en Inde, "d'énormes réductions doivent être réalisées dans (la consommation de) charbon. Ce ne sera pas facile", a commenté le directeur exécutif adjoint de l'Agence, William Ramsay.
"Leurs marchés ne vont pas adopter facilement ce type de technologies onéreuses" nécessaires pour capter et stocker le CO2, et les consommateurs n'accepteront pas aisément de payer plus cher pour de l'électricité provenant de sources propres, a-t-il expliqué.
"Vous pouvez constater actuellement dans les rues en Inde qu'augmenter le prix de l'énergie est politiquement très dangereux", a ajouté M. Ramsay.
Le gouvernement indien a augmenté cette semaine les prix des carburants, ce qui a déclenché grèves et de protestations.
© 2008 AFP
Posté le 06.06.2008 par ecoville
Mychèle Daniau AFP/Archives ¦ Un agent SNCF délivre un billet de train à un voyageur, le 9 février 2005 au guichet de la gare de Caen
La note pourrait être salée. La SNCF a reconnu jeudi que l'augmentation du prix du billet de TGV en janvier 2009 «sera supérieure» à celle de janvier dernier, qui était de 2%. Cette hausse est la conséquence directe de la décision du gouvernement, au début de la semaine, d'augmenter le prix des péages ferroviaires, versés par la SNCF à Réseau ferré de France pour la circulation des TGV. Ces péages augmenteront de 60 millions d'euros par an entre 2010 et 2013. «Plus le péage est cher, plus le train est cher. Nous regardons en ce moment comment nous pouvons mettre en place l'augmentation la plus ajustée possible. Nous essaierons d'être le moins mécanique, afin de continuer à attirer le plus de clients dans nos trains», a expliqué Mireille Faugère, directrice des grandes lignes SNCF.
Cette annonce a été faite lors de la présentation du bilan du TGV-Est, qui fête son premier anniversaire. La fréquentation sur cette ligne a atteint 11 millions de voyageurs en un an, soit une augmentation de 48,5 %. La mise en place de la grande vitesse a permis de diviser par deux le temps de parcours entre Strasbourg et Paris, que le TGV réalise en 2h19 dorénavant. Elle a aussi conduit à une augmentation du prix du billet de 25%.
Mychèle Daniau AFP/Archives ¦ Un agent SNCF délivre un billet de train à un voyageur, le 9 février 2005 au guichet de la gare de Caen
Mickaël Bosredon
20Minutes.fr, éditions du 05/06/2008 - 19h07
dernière mise à jour : 05/06/2008 - 19h07