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LOI ADOPTE !!!

Posté le 11.04.2008 par ecoville
AFP/JACQUES DEMARTHON
Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, à l'Assemblée nationale, le 9 avril.

L'Assemblée nationale a adopté à une courte majorité, mercredi 9 avril, le projet de loi sur les OGM, à l'issue d'un examen en première lecture qui a fortement divisé le gouvernement et la majorité. Le texte a été adopté avec seulement 21 voix d'écart, par 249 voix pour et 228 voix contre. Il s'agit de la plus courte majorité obtenue sur un texte de loi depuis que la droite a reconquis une majorité à l'Assemblée, en 2002. A titre de comparaison, le projet de loi sur l'immigration, incluant le très controversé dispositif sur les tests ADN, avait été adopté en octobre par 282 voix contre 235.
A la demande des groupes PS et GDR (PCF-Verts), les députés se sont prononcés lors d'un vote solennel : une centaine d'entre eux se sont abstenus ou n'ont pas pris part au vote, une proportion très importante pour ce type de scrutin. Selon l'analyse du scrutin, communiquée par les services de l'Assemblée nationale, 245 députés UMP (sur 316) ont voté en faveur de ce texte. Près d'un élu UMP sur quatre n'a donc pas approuvé le projet de loi. Dix députés UMP ont voté contre, dont François Grosdidier, qui avait indiqué avant le vote qu'il fallait "comptabiliser les abstentions" au sein de l'UMP comme des "votes contre". 31 députés UMP se sont abstenus, dont Etienne Pinte ou Marie-Jo Zimmermann, et 26 n'ont pas pris part au scrutin. Au Nouveau Centre, quatre ont voté pour, un contre, les autres s'étant abstenus ou n'ayant pas pris part au vote. Quatre élus non inscrits ont également exprimé un vote négatif, dont François Bayrou et Jean Lassalle, tous deux membres du MoDem.

"CONFISQUÉ PAR LES ULTRAS"

Côté PS, tous les députés qui se sont exprimés ont voté contre, mais 15 sur 205 n'ont pas pris part au scrutin. C'est le cas notamment de la porte-parole du groupe, Aurélie Filippetti, de Manuel Valls, ou encore de Jean-Christophe Cambadélis. Au groupe GDR (PCF, Verts), 23 députés sur 24 ont voté contre. Un seul n'a pas participé au scrutin mais a fait savoir qu'il voulait émettre un vote négatif.

François Grosdidier a souhaité que, pour la deuxième lecture, le texte ne soit pas "confisqué par les ultras qui ont rompu l'équilibre du Grenelle de l'environnement". L'examen du texte avait suscité de fortes tensions, les députés PS, PCF et Verts, parfois soutenus par quelques collègues de droite, bataillant souvent en vain sous le regard des membres du collectif anti-OGM, dans les tribunes du public. Une crise gouvernementale a précédé le vote de quelques heures : François Fillon a demandé à la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, de s'excuser pour ses critiques, qui visaient notamment son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, et le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, formulées dans un entretien au Monde.

Qualifié "d'imparfait" par le gouvernement, ce texte vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive européenne de 2001 que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national.

SEUIL LIMITE !!!

Posté le 11.04.2008 par ecoville
AFP/Dick DUBROFF
Pour le climatologue américain James Hansen - ici, le 6 avril 2008 - la sensibilité de la planète au dioxyde de carbone est bien réelle.

Comment évaluer la limite à ne pas dépasser ? Pour éviter une "interférence humaine dangereuse" avec le système climatique, le seuil limite de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique est généralement fixé à 550 parties par million (ppm). C'est par exemple l'objectif - déjà ambitieux - que s'est fixé l'Union européenne (UE). Pour James Hansen, un des chercheurs les plus influents de la communauté des climatologues, ce seuil a été estimé avec trop, beaucoup trop, d'optimisme.

Dans des travaux non encore publiés mais dont une version de travail a été mise en ligne, lundi 7 avril, sur le serveur ArXiv, le directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) et ses coauteurs évaluent le seuil de danger à 350 ppm environ. Or ce niveau a été atteint en 1990. Il se situe aujourd'hui à 385 ppm. Et il augmente à raison d'une à deux unités chaque année.

Le dépassement du seuil de 350 ppm n'est, bien sûr, pas immédiatement dangereux. Selon les auteurs, il l'est sur le long terme. "Si le CO2 est maintenu pendant une longue période à un niveau supérieur à cette limite, il y a un risque de se placer sur une trajectoire menant à un dérèglement climatique dangereux et irréversible", décrypte la climatologue Valérie Masson-Delmotte (Commissariat à l'énergie atomique, CEA), coauteur de ces travaux. "Il est possible de revenir à un taux de 350 ppm, assure M. Hansen. Il faut un moratoire sur les centrales à charbon puis supprimer progressivement tous les usages de la houille d'ici à 2020-2030. Il faut aussi revoir nos pratiques agricoles et forestières de façon à séquestrer du carbone."

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les séries de données retraçant les grandes évolutions climatiques de la planète sur plus de 50 millions d'années. Pour déterminer un seuil limite, "nous avons examiné la vitesse de déplacement des isothermes, le retrait des glaciers - qui sont très importants pour l'alimentation en eau -, la vitesse d'élévation du niveau des mers, la déstabilisation des calottes glaciaires et la réaction des récifs coralliens", précise Valérie Masson-Delmotte.

Les chercheurs ont également recalculé la "sensibilité du climat" au gaz carbonique. Celle-ci se traduit par le réchauffement moyen que provoquerait un doublement du CO2 par rapport à son niveau préindustriel (entre 270 et 280 ppm). Les modèles utilisés par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) la situent autour de 3 °C. Mais ces calculs ne tiennent pas compte de ce que les climatologues appellent les "rétroactions lentes".

Comme, par exemple, la réduction progressive des calottes glaciaires. Lorsque l'effet de serre augmente, la température augmente : les calottes de glace se réduisent. La Terre perd donc progressivement une part de sa capacité à réfléchir le rayonnement solaire : elle absorbe plus d'énergie lumineuse. Les températures croissent donc plus vite, ce qui accélère la réduction des calottes glaciaires, etc.

"En tenant compte de ce type de rétroactions, la sensibilité climatique n'est plus de 3 °C, comme l'estiment les modèles utilisés par le GIEC : elle est de 6 °C, dit M. Hansen. Mais la question de savoir combien de temps ces rétroactions mettront pour entrer en action demeure ouverte." Pour voir ces "cercles vicieux" se mettre en place et emballer la machine climatique, faudra-t-il attendre la fin de ce siècle ? La fin du suivant ?

Les incertitudes des modèles sont importantes. Ainsi, de récentes analyses sédimentaires publiées par une équipe allemande ont montré qu'une calotte glaciaire antarctique importante (estimée à environ 60 % de la calotte actuelle) avait pu subsister, même brièvement, au cours du crétacé, une période très chaude où la température de l'océan tropical était de plus de 10 °C supérieure à la valeur actuelle.

James Hansen, 67 ans, est un habitué des controverses. Il est le premier scientifique à avoir attiré, en 1988, l'attention des médias et des politiques sur le climat. Très engagé, il a lancé en 2007 une campagne pour demander aux gouvernements allemand et britannique d'interrompre tout programme de construction de centrales à charbon.

Au-delà de ces questions, ses travaux ouvrent une question profonde sans rapport avec la science ou la politique : jusqu'où les hommes du XXIe siècle doivent-ils chercher à prévoir les conséquences de leurs actions ? Evoquer le futur de la planète bien après 2100, comme le font M. Hansen et ses coauteurs, c'est devoir imaginer ce que le climatologue Stephen Pacala appelle "les monstres derrière la porte".
Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 11.04.08.
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DECHETS ITALIENS !!!

Posté le 11.04.2008 par ecoville
Photo : Mario Laporta/AFP

Les déchets s'entassent sur le bord d'une route à Naples, en Italie, le 28 janvier 2008

La Cour Européenne de Justice a condamné jeudi l'Italie pour non respect de la législation sur les décharges, un problème récurrent dans ce pays, sous le coup de plusieurs procédures européennes.

La Commission européenne doit ainsi se prononcer début mai sur les mesures mises en oeuvre par les autorités italiennes pour gérer le traitement des déchets dans la région de Naples (sud).

Selon les premières informations obtenues par l'AFP, les mesures présentées ne sont pas satisfaisantes et une procédure pourrait être lancée contre l'Italie.

L'arrêt rendu jeudi par les juges européens est leur réponse à une première procédure lancée contre l'Italie par la Commission européenne en 2006 pour non respect de ses obligations concernant les décharges.

La législation de 1999 impose aux Etats membres de "prévoir des mesures pour prévenir ou réduire autant que possible les effets négatifs pour l'environnement de la mise en décharge des déchets".

Pour ce faire, trois catégories de décharges sont prévues: pour les déchets dangereux, pour les déchets non dangereux et pour les déchets inertes. La loi précise quels déchets peuvent être admis dans ces trois catégories de décharges.

Les Etats membres doivent faire en sorte que les décharges autorisées ou en exploitation ne puissent fonctionner que si les déchets sont effectivement triés en fonction de ces trois catégories.

La Cour européenne de Justice a donné raison à Bruxelles, en affirmant que l'Etat italien "a manqué aux obligations qui lui incombent".

L'incapacité de l'Italie à se conformer aux règles européennes exaspère les autorités européennes.

"La mise en cause de la responsabilité du crime organisé ne doit pas masquer la cause la plus directe, à savoir l'absence d'action et l'absence de volonté politique", a dénoncé en janvier le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.

Naples et sa périphérie sont régulièrement envahies par les ordures depuis 1994 en raison de dysfonctionnements chroniques, largement dus à l'infiltration de la mafia napolitaine, la Camorra, dans le juteux marché du recyclage des déchets.

LUXEMBOURG (AFP)
© 2008 AFP

LA TELE VEUT PASSER AU VERT !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
Photo : CAPA DRAMA

“Green”, vous avez dit “green” ? Sujets incontournables dans les allées du MipTV 2008, le marché des programmes de télévision qui se tient au Palais des festivals de Cannes, jusqu'à demain, les problématiques d’environnement prennent d'assaut les petits écrans du monde entier. En France, où le sujet était déjà une “tendance de fond” selon les professionnels du secteur, les choses évoluent.

Plus de pédagogie
“Longtemps, il n'y a eu que des programmes anxiogènes. Maintenant, on essaie de se projeter de plus en plus vers l'avenir, avec des émissions plus pédagogiques, qui montrent réellement à quoi s'attendre et permettent de s'y préparer. Et de plus en plus, les chaînes nous demandent d'aller dans ce sens-là”, insiste Jean-Paul Billault, producteur chez Capa, dont le dernier docu-fiction, Les temps changent, fait un carton sur la Croisette. Et de plus en plus, les diffuseurs se concentrent sur ces programmes éducatifs, du comment trier ses déchets à comment se déplacer autrement et comment consommer autrement.

Montrer la réalité
Après le choc d’une vision d’avenir redoutée, l’heure est donc maintenant de passer à l’action. Et même si, selon Yann Arthus-Bertrand, le photographe star de La Terre vue du ciel, il reste “délicat de faire passer des messages sans montrer la réalité des choses, sans risquer d’effrayer”.

Et dans cette quête d’apprentissage, la télé aura très certainement un rôle de premier plan. Selon Jean-Paul Billault, “l'image a aujourd’hui pris une ampleur phénoménale. Avant, on disait que la banquise était en train de fondre, maintenant on voit qu'elle fond. Ce n'est plus de la science-fiction”.

Fabien Binacchi

Fabien Binacchi
Metrofrance.com, à Cannes

FAMILLE NOMBREUSE !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
Vincent Nguyen AFP/Archives ¦ Des voyageurs sur un quai de la gare de Lyon à Paris, le 14 juillet 2007

Le désengagement de l'Etat dans le financement de la carte famille nombreuse et autres tarifs «sociaux» (congés annuels, étudiants ou trajets domicile-travai) de la SNCF suscite l'inquiétude des associations familiales et de consommateurs sur les modalités de leur remplacement, dont les familles ne veulent pas faire les frais.

Plus de trois millions de personnes bénéficient en particulier de la carte famille nombreuse, qui offre plusieurs avantages mais permet surtout de profiter de réductions sur les billets de trains, comprises entre 30 et 75% selon le nombre d'enfants.

«Pas à la charge de tous les contribuables»

Jusqu'à présent, l'Etat versait une indemnité à la SNCF (70 millions prévus en 2008), mais le gouvernement a annoncé vendredi son intention de cesser ce financement. La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a appelé la compagnie ferroviaire à créer «des produits commerciaux pour les familles nombreuses, qui gardent les avantages (de la carte famille nombreuse) et qui ne soient pas à la charge de tous les contribuables», avec «une mise en place progressive» entre 2009 et 2012.

De son côté, la SNCF a indiqué qu'elle allait consulter les associations de consommateurs afin de «construire une nouvelle offre» tarifaire en lieu et place des tarifs sociaux, sans s'avancer sur la forme que prendrait sa «nouvelle offre» (carte commerciale ou tarifs spéciaux).

Remplacée par une carte commerciale payante

Les associations familiales et d'usagers craignent justement que la carte famille nombreuse soit remplacée par une carte commerciale, donc payante, avec un nombre de places limité et des contraintes horaires, à l'instar des cartes 12-25, Senior, Escapades et Enfant+.

Dénonçant «les économies faites sur le dos des familles», l'Unaf (Union nationale des associations familiales) juge que «la tarification famille nombreuse doit rester indépendante d'une politique commerciale, par nature changeante».

«Les plus démunis pénalisés»

Le syndicat Sud-Rail et la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) ont dénoncé conjointement «un nouveau recul qui pénalisera les plus démunis de nos citoyens».

Hervé Mariton, député UMP de la Drôme et rapporteur spécial du budget des transports, s'est dit lui aussi opposé à la suppression de ces tarifs. La veille, les Verts s'étaient dits «consternés» par la décision du gouvernement, déplorant «que l'on passe en matière de transport ferroviaires d'une logique de service public en faveur de l'usager à une logique purement marchande qui réduit l'usager au client et qui laisse à quai les moins bien lotis».

Vincent Nguyen AFP/Archives ¦ Des voyageurs sur un quai de la gare de Lyon à Paris, le 14 juillet 2007



Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 09/04/2008 - 18h18

dernière mise à jour : 09/04/2008 - 19h47

GAZ AUGMENTATION !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
(Photo Andrieu/AFP)

La prochaine hausse du prix du gaz en faveur de la planète ? Alors que le gouvernement a annoncé hier une hausse moyenne de 5,5 % des tarifs du gaz au printemps, une étude du Credoc* montre que les Français privilégient le con­fort sur les économies d'énergie. L'organisme souligne qu'« en dépit d'une sensibilité écologique croissante, les comportements des ménages ne sont pas encore orientés vers des pratiques économes ». La température moyenne des logements est passée de 19° à 21 °C entre 1986 et 2003. Et le Cre­doc note entre 1973 et 2003, une augmentation de + 85 % par m2 des consommations d'électricité pour les usages de confort, en raison de la multiplication des équipements électroniques et vidéo.



- ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 09/04/2008 - 07h12

dernière mise à jour : 09/04/2008 - 07h12

LAS VEGAS SECHERESSE !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
SIMON NORFOLK/NB PICTURES/CONTACT PRESS IMAGES
Sur les bords du lac Mead, principale source d'approvisionnement en eau de Las Vegas, la baisse du niveau du Colorado a laissé une trace sur la roche. Le lac est à 50 % de sa capacité moyenne après huit années de sécheresse.

On ne plaisante pas avec les fuites à Las Vegas. Francis Reyes, 24 ans, est l'un des "flics de l'eau" de la ville. Au volant de sa voiture, il traque les gaspillages. Sa ronde ne l'amène pas si souvent que cela sur le célèbre Strip, l'artère visitée chaque année par 39 millions de personnes, où les casinos rivalisent de gigantisme et d'extravagance. Car ce ne sont pas les jeux d'eau du Bellagio, la fausse lagune du Venitian ou la piscine à remous du Mandalay Bay qui pompent inconsidérément. L'eau de ces hôtels-casinos tourne en circuit fermé. Les plus grosses éponges sont de banales pelouses.

Francis Reyes a repéré un filet scintillant dans un caniveau. Il sort de sa voiture, caméra numérique au poing. "Investigateur numéro 6 618, le 7 mars à 11 h 55, débite-t-il dans le micro. Fuite dans un système d'arrosage au croisement des boulevards O'Bannon et Decatur." Le propriétaire est épinglé pour la quatrième fois, il recevra une amende de 640 dollars (410 euros). Les multirécidivistes peuvent payer jusqu'à 5 000 dollars (3 200 euros).

C'est que l'heure est grave. Le grand parc d'attractions qu'est Las Vegas avait pris l'habitude de dépenser l'eau sans compter. La capitale économique du Nevada, l'Etat le plus sec de l'Union, est aujourd'hui rattrapée par son environnement. L'eau manque.

Pour comprendre, il faut se rendre au bord du lac Mead, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de la ville. Son bleu profond tranche dans le paysage désertique. La région ne reçoit que 10 centimètres de pluie par an. C'est la construction du barrage hydroélectrique d'Hoover sur le fleuve Colorado, achevé en 1935, qui a entraîné la création du lac et permis le développement de Las Vegas. Mais aujourd'hui le providentiel château d'eau est à moitié vide. A ce rythme, l'une des deux conduites qui approvisionnent la ville sera bientôt inutilisable : son entrée va se retrouver au-dessus de la surface du lac en 2010.

Le puissant Colorado est mal en point. Chaque année, au printemps, sous l'effet de températures toujours plus élevées, la neige des montagnes rocheuses s'évapore au lieu d'alimenter le fleuve. La sécheresse dure depuis huit ans. Une étude publiée le 12 février par des chercheurs du centre Scripps d'océanographie de San Diego estime à 50 % les chances pour que le lac Mead s'assèche complètement d'ici à 2021.

Et pendant que le lac se vide, Las Vegas grossit à un rythme ahurissant : 8 000 nouveaux arrivants s'installent tous les mois, un record aux Etats-Unis. Les lotissements neufs dévorent la vallée. L'industrie touristique et le bâtiment sont les deux moteurs de cette croissance, seulement ralentie par la crise immobilière actuelle.

Les émigrants viennent pour l'emploi abondant, le coût raisonnable de la vie, la faiblesse des impôts et l'été perpétuel. De partout. On croise des serveuses de Brooklyn, des croupiers chinois, des chauffeurs de taxi d'Abyssinie. La ville compte 2 millions d'habitants, contre 770 000 en 1990. Il n'y a pas assez d'écoles, pas assez de médecins pour faire face. Et bientôt plus assez d'eau.

Le sujet fait régulièrement la "une" des journaux, mais les hommes politiques locaux restent discrets. Ils renvoient sur Patricia Mulroy, la directrice de la Southern Nevada Water Authority (SNWA), parfois surnommée "la tsarine", le plus souvent appelée "Pat". Et en matière d'eau, seul ce que dit Pat Mulroy compte.

La tsarine, 54 ans, reçoit en jean et baskets et s'en excuse - elle s'apprête à partir dans la vallée de la Mort en Californie. Cheveux courts, teint hâlé, voix et gestes assurés, elle va droit au but. "En ce qui concerne le changement climatique, Las Vegas est dans l'oeil du cyclone, affirme-t-elle. Pouvons-nous garantir qu'il n'y aura pas de pénurie dans les années qui viennent ? Non. Personne n'avait prévu la sécheresse que nous connaissons. Nous devons nous préparer au pire." Avec une pugnacité que même ses adversaires reconnaissent, Pat Mulroy cherche donc de l'eau.

D'abord, il faut parer au plus pressé, en construisant une troisième prise au fond du lac Mead. Ensuite, encourager les économies. Les casinos ne consomment que 3 % de l'eau de la ville. De l'avis général, cette industrie est plutôt économe. En revanche, l'usage domestique, qui prélève 70 % des réserves, est la principale cible. "Las Vegas est comme une adolescente, elle doit apprendre à vivre avec des contraintes", affirme Pat Mulroy.

C'est l'eau utilisée à l'extérieur des maisons qui est en cause. La SNWA mène donc la guerre au vert, en offrant 1,5 dollar pour chaque dixième de mètre carré de gazon transformé en "paysage désertique" de graviers et de plantes grasses. Le prix de l'eau a augmenté. Mais cette politique, qui donne des résultats, permet seulement de gagner du temps. Car de nouveaux habitants s'installent, et par leur seul nombre réduisent à néant ces efforts.

Las Vegas ne peut pas compter sur le Colorado. La loi du fleuve, qui date de 1922, le partage entre sept Etats. A l'amont, l'état du Colorado en prélève 51,75 %, l'Utah 23 %, le Wyoming 14 %, le Nouveau Mexique 11, 25 %. A l'aval, la Californie a droit à 59 %, l'Arizona à 37 % et le Nevada... à 4 %. Mais aucun ne cédera un centimètre cube. Il faut négocier âprement, et mettre beaucoup d'argent sur la table. Le Nevada a par exemple versé 350 millions de dollars à l'Arizona pour qu'il stocke son eau en excédent dans une "banque" souterraine. En cas de pénurie, cette réserve sera partagée.

Mais cela ne suffira pas. Las Vegas va devoir aller chercher son eau au coeur du Nevada, à 500 km au nord, dans un gigantesque aquifère qui pourrait alimenter la ville "pour toujours, s'il est géré correctement", affirme Pat Mulroy. Le coût de la construction d'un pipeline (800 km de tuyaux) est estimé à plus de 3 milliards de dollars. L'argent n'est pas un problème pour Las Vegas, qui génère 70 % des revenus du Nevada. Et dans l'Ouest américain, le dicton dit que "l'eau coule vers l'argent".

Ce n'est pas si simple. La ville trouve des adversaires sur son chemin. "Le niveau de la nappe souterraine va baisser, explique le biologiste Jim Deacon, professeur émérite à l'université de Las Vegas. Les sources se tariront, les zones humides s'assécheront, les racines des plantes seront à sec." Le professeur estime que des centaines d'espèces animales et végétales sont menacées. Le pipeline "anéantira la biodiversité régionale", conclut-il. Mais l'argument, contesté par la SNWA qui affirme prévoir toutes les précautions nécessaires, n'est pas suffisant pour remettre en question le projet. "Ce n'est pas facile de faire entendre ce genre de discours ici", glisse Jeff Van Ee, retraité de l'Agence américaine de protection de l'environnement.

Ce n'est pas tout. Le centre du Nevada est habité. Plusieurs dizaines de milliers d'éleveurs y prélèvent de l'eau souterraine pour irriguer les terres qui produiront leur fourrage. Ils n'ont pas envie de partager. "Comment croire qu'ils vont prendre notre eau sans affecter la vie ici ?, lance l'éleveur Cecil Garland depuis son ranch de la vallée du Serpent, à 500 km au nord de Las Vegas. Tout mourra autour de nous. Et creuser plus profond nous coûtera trop cher. Nous serons ruinés."

L'insolite attelage agriculteurs écologistes a une solution : que Las Vegas cesse de grandir. "Avons-nous le droit de nous développer aux dépens des zones rurales ?", interroge Launce Rake, ancien journaliste devenu lobbyiste écologiste. L'affrontement dépasse la question de l'eau. "Nous avons des enfants, du bétail, des églises, un pays (children, cattle, churches and country), dit Cecil Garland. A Las Vegas, ils vivent de la pacotille, de la goinfrerie, du jeu et des filles (glitter, glutonny, gambling and girls)."

Tout cela est très émotionnel, reconnaît Pat Mulroy. C'est la campagne contre la ville, l'histoire ancienne contre le nouvel Ouest." La ville en veut aussi aux fermiers. "Il faut irriguer tellement d'hectares pour maintenir une vache en vie ! Jusqu'à présent toutes les économies ont été réalisées grâce à l'imagination et aux efforts des villes", lance la gestionnaire. De fait, l'eau du fleuve Colorado est utilisée à 85 % par le monde agricole. "Les gens ont besoin de manger", répond celui-ci.

Les travaux du pipeline doivent commencer en 2010, pour une mise en service en 2015. Mais les opposants sont décidés à se battre devant les tribunaux.

Ralentir la croissance de la ville n'est même pas envisagé. "Quiconque préconise cette solution est marginalisé", affirme Jeff Van Ee. Las Vegas est fière de sa réussite, au moment où d'autres villes affrontent la crise. Elle croit toujours en sa "formule magique" : "Plus de visiteurs, plus d'habitants, plus de profits", résume Launce Rake.

"Comment empêcher les gens de s'installer dans une ville qu'ils aiment, dans un pays libre ?", argumente Jon Summers, le porte-parole du puissant sénateur du Nevada, Harry Reid, chef de file de la majorité démocrate au Sénat. "Aucune métropole n'a jamais arrêté volontairement son développement, renchérit Pat Mulroy. Nous pouvons seulement contrôler le mode de croissance, qui doit être plus économe en eau et en espace."

Le monde aurait tort de croire que Las Vegas est une anomalie, une pécheresse assoiffée née par accident du désert, qui doit retourner au désert, disent ses habitants. "Ce qui nous arrive va arriver très vite à d'autres", prévient Patricia Mulroy. Le Colorado faiblissant approvisionne 30 millions de personnes dans tout le sud-ouest des Etats-Unis. A ses voisins, Las Vegas envoie un message : l'Ouest américain doit d'urgence se préparer au manque d'eau.
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Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 10.04.08.
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ARCELOR MITTAL POLLUE EN PLUS !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
AFP/MICHAL CIZEK
Les aciéries d'Arcelor-Mittal dans la banlieue sud de la ville d'Ostrava en République tchèque, le 12 février 2007.

Un millier de Tchèques ont manifesté, mardi 8 avril à Ostrava, pour protester contre la pollution causée principalement par les aciéries d'Arcelor-Mittal, sises dans la banlieue sud de la ville.

Ostrava, au coeur d'un bassin minier et sidérurgique, est l'une des agglomérations des plus polluées d'Europe, avec Nowa Huta-Katowice (Pologne) et Milan (Italie). Organisée par une association d'habitants du quartier de Radvanice qui jouxte l'usine, bâtie au début des années 1950 et vendue en 2002 au président du groupe numéro un mondial de l'acier, Lakshmi Mittal, cette manifestation est la première du genre dans la ville.

"Beaucoup d'habitants estiment qu'Ostrava a toujours été polluée, et, la situation s'étant à première vue améliorée depuis la chute du communisme, la dégradation de l'environnement ne les émeut plus", explique Radim Chrapek, porte-parole de l'association Air. "Mais si aujourd'hui on ne voit plus ses pas dans la poussière noire qui se déposait partout dans les années 1950 et 1960, les microparticules sont bien là, précise le fondateur d'Air, Vladimir Burda. Elles s'incrustent dans les façades, les arbres, la terre, et surtout dans nos poumons."

Pour la pédiatre Eva Schallerova, "la situation est alarmante". Installée depuis vingt-cinq ans à Radvanice, elle se bat depuis de nombreuses années pour que les autorités sanitaires et publiques prennent conscience de l'impact désastreux de la pollution sur la santé : "Je soigne aujourd'hui la troisième génération de personnes exposées aux retombées de la production des aciéries et je n'ai jamais vu autant d'enfants malades."

"Presque 40 % de mes jeunes patients souffrent d'allergie, essentiellement d'asthme", souligne-t-elle. "Parmi les nouveau-nés, ce sont ceux conçus en décembre-janvier qui souffrent le plus de maladies liées à la pollution (eczéma, asthme, immunité affaiblie...)", ajoute Mme Schallerova. A certaines périodes de l'hiver, les taux de concentration de microparticules et autres toxines peuvent dépasser dix fois les normes environnementales.

En 2007, les limites (50 microgrammes par mètre cube) ont été dépassées 216 jours. Le seuil de tolérance est de 35 jours par an. Pour 2008, le "crédit a déjà été épuisé" à la mi-février, indique Ivana Michalkova, adjointe au maire de l'arrondissement de Radvanice. Une étude de l'Institut de santé a établi que les sols et les eaux étaient contaminés en métaux lourds et en hydrocarbures polyaromatiques. En particulier, les doses de benzo (a)pyrène, hautement cancérigène, dépassent 90 fois la limite sanitaire.

MODERNISATION PROMISE

Face à ces chiffres et à la pression grandissante des élus, le nouveau directeur général d'ArcelorMittal Ostrava, Sangay Samaddar, a promis, lundi, lors d'une conférence de presse à l'Université technique d'Ostrava, d'investir plus de 3 milliards de couronnes (140 millions d'euros) dans la modernisation des installations et dans le traitement des émissions. C'est plus que les investissements réalisés au cours des cinq dernières années.

"La priorité était de mettre la technologie à niveau pour produire efficacement, sauver l'entreprise que nous avions reprise au bord de la faillite, et payer les emprunts", a reconnu M. Samaddar.

Estimant que l'image de l'entreprise est mauvaise, il a tenu à associer des chercheurs et des universitaires, "pour trouver les meilleures solutions techniques" et pour servir de garants à la promesse de réduire de moitié les émissions de microparticules d'ici à 2010.

Arcelor-Mittal devrait signer prochainement un accord-cadre avec les autorités de la ville et de la région pour sceller ses engagements en faveur d'un assainissement de ses installations.
Martin Plichta
Article paru dans l'édition du 10.04.08.
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CHINE PROLIFERATION !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
D.R.
Importée intentionnellement pour fournir un complément alimentaire au bétail, la jacinthe d'eau a proliféré au point d'entraver la navigation sur les canaux de Chine méridionale, comme ici, dans la province du Fujian.

Vendredi 8 août, pour l'ouverture des Jeux olympiques, les autorités chinoises auront fait des efforts considérables pour agrémenter le paysage urbain pékinois. Depuis que la capitale chinoise a été choisie pour accueillir les JO, un total de 60 tonnes de semences diverses et plus de 31 millions de plants d'espèces ornementales ont été importés pour être introduits dans Pékin et ses environs... Avec, pour chaque lot, le risque de voir accidentellement s'implanter, dans le pays, parasites ou ravageurs des cultures.

Chiffres

Les "envahisseurs" profitent de la hausse considérable des échanges commerciaux en Chine et de l'ouverture de nombreuses voies de transport.

Air. Le nombre de Chinois ayant emprunté un vol domestique était de 2,3 millions en 1978 et de 138 millions en 2005. Le nombre de visiteurs étrangers a presque triplé entre 1995 et 2004, où il était de 17 millions environ.

Terre. La taille du réseau de voies rapides est passée d'un millier de kilomètres en 1988 à 40 700 km en 2005.

Mer. Le volume des denrées transitant par les ports de commerce chinois est passé de 311 millions de tonnes en 1985 à 2 538 millions de tonnes en 2004. Le volume de fret acheminé par route vers l'intérieur de la Chine depuis le port de Shanghaï est passé de 73 millions de tonnes en 1980 à près de 330 millions de tonnes en 2005.

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Dans l'édition d'avril de la revue Bioscience, des chercheurs américains et chinois attirent l'attention sur ces risques méconnus liés à l'organisation des Jeux et dressent l'état des lieux des invasions biologiques (ou "bio-invasions") dans l'empire du Milieu. Depuis quelques années, environ 400 espèces - animales et végétales - se sont adaptées aux écosystèmes du territoire chinois et prolifèrent aux dépens des espèces locales mais aussi des activités agricoles ou forestières. "Le coût total des bio-invasions pour l'économie du pays est estimé à environ 14 milliards de dollars par an", dit Richard Mack, professeur à l'université de l'Etat de Washington et coauteur de ces travaux.

FIN DE L'ISOLEMENT

Plus encore que son ampleur, c'est la vitesse d'évolution du phénomène qui inquiète : les chercheurs sont parvenus à la corréler étroitement avec la croissance des échanges commerciaux, explosive depuis une dizaine d'années. En 1999, environ 200 espèces animales ou végétales étrangères et potentiellement invasives étaient interceptées aux frontières chinoises ; plus de 2 000 l'ont été en 2005.

Le commerce n'est pas toujours en cause. Nombre d'introductions ont été délibérées, parfois même encouragées par le pouvoir central pour pallier le problème environnemental. Certaines espèces d'herbes d'Amérique du Nord ont par exemple été mises en culture dans l'ouest de la Chine pour prévenir l'érosion des sols. L'une d'elles, Spartina alterniflora Loisel, est devenue invasive dans l'est du pays, causant des dommages aux écosystèmes côtiers. La belle et redoutable jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes) a également été amenée à dessein. "Les paysans ont été encouragés à la cultiver sur les plans d'eau pour fournir un complément alimentaire au bétail", explique Richard Mack. Hélas, le bétail ne l'apprécie guère et elle a tant proliféré qu'elle entrave désormais la navigation sur les canaux de Chine méridionale, tout en menaçant le fonctionnement de certains barrages hydroélectriques.

Le phénomène est d'autant plus soudain en Chine que le pays "a pendant longtemps été isolé d'un point de vue économique, de même qu'il représente un espace biogéographique relativement isolé avec la mer d'un côté, la montagne de l'autre", explique Philippe Jarne, chercheur au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE).

La rupture de cet isolement n'est pas tout : les transports intérieurs, vecteurs de dissémination, se développent et se modernisent rapidement.

"Les conséquences pour la Chine vont être lourdes, car c'est encore un pays majoritairement rural : les déprédateurs des cultures y trouvent un environnement très favorable, ajoute M. Jarne. De plus, la biodiversité locale est très riche, et on peut prévoir une forte érosion du nombre d'espèces."

Selon Richard Mack, Pékin prend peu à peu la mesure du problème et surtout de ses répercussions économiques. "Il n'y a pas de fatalité, juge le chercheur. Il faut mettre en place et faire respecter les quarantaines et prendre le même type de mesures lorsqu'une espèce est accidentellement introduite que lorsqu'un foyer épidémique se déclare."

Et quand bien même une espèce aurait déjà pris pied sur le territoire, de telles mesures demeureraient justifiées. Des travaux de chercheurs du CEFE, publiés mi-mars dans la revue Current Biology, montrent en effet que l'adaptabilité d'une espèce importée à son nouveau milieu - donc sa capacité à devenir invasive - est d'autant plus grande que le nombre d'introductions distinctes y est élevé.
Stéphane Foucart
Article paru dans l'édition du 08.04.08.
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GOOGLE ET ONU !!!

Posté le 09.04.2008 par ecoville
L'agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) va, en collaboration étroite avec Google, utiliser l'application Google Earth afin de suivre les mouvements de réfugiés et de population à travers le monde. Le projet, intitulé Google Earth Outreach, a été conçu afin de faciliter les opérations humanitaires, mais aussi faire connaître aux 350 millions de personnes ayant téléchargé Google Earth la situation des millions de personnes obligées de fuir leur foyer ou leur pays, à cause de guerres, de crises ou d'événements climatiques majeurs. Pour le haut commissaire adjoint de l'ONU, L. Craig Johnstone, "en montrant notre travail dans son contexte géographique, nous pouvons vraiment mettre en évidence les défis que nous rencontrons sur le terrain et la manière dont nous les relevons".
Le programme fournira des images satellite réactualisées – dont la résolution sera poussée à son maximum – des différents points chauds et zones de la planète où ont lieu des mouvements de population importants, comme au Darfour (Soudan), en Irak ou encore en Colombie. Il permettra notamment de visualiser l'impact de ces déplacements sur les pays voisins. L'UNHCR mais aussi les agences humanitaires présentes sur le terrain ou possédant des informations sur les déplacements de population auront également la possibilité d'intervenir sur les cartes en y ajoutant des commentaires, des images et des vidéos, notamment pour expliquer la situation et leur travail sur place en présentant les régions environnantes, les différentes parties et la vie quotidienne d'un camp de réfugiés. Le logiciel permettra aussi de visiter par exemple le camp de réfugiés de Djabal, dans l'est du Tchad, et de se rendre compte de la difficulté de fournir de l'eau potable aux 15 000 réfugiés présents dans le camp.

Pour suivre la crise au Darfour, une application avait déjà été élaborée dans Google Earth il y a un an, à l'initiative du Musée américain du mémorial de l'Holocauste de Washington.


Olivier Dumons
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